Malédiction.

Chapitre 7 : Révélations.

Par Manue

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Je fixai Sophie, attendant qu'elle commence. Tout le monde était tendu. La main de Zac se tendit vers la mienne mais je me dégageai. S'il parut blessé, je ne le vis pas.

« Tu as du remarquer que notre famille était différente des autres. Que chaque membre aimaient la forêt. Notre aisance à si mouver. (J'acquiesçai.) Tu as aussi vu le comportement des gens à notre égard : effrayés, comme si nous étions une menace.

Je retenais mon soufle. Ce fut mon père qui répondit à ma question muette.

« Nous sommes les Dae des fauves. Les Daefawn. Nous nous transformons en la créature que tu as vu dans ton rêve. »

Je fixai mon bol de chocolat. Au bout d'une longue minute, je me raclai la gorge.

« Ainsi donc, vous vous transformez en fauve... Daefawn.

Je regardai Zac. Il baissa les yeux.

« J'ai été adopté par Sophie à la mort de mes parents. Je ne suis pas lié avec toi par le sang. »

Cette nouvelle était encore plus ahurissante que celle des fauves. Je sentis mon visage durcir.

« Combien d'autre mensonges, encore ?

Je me pris la tête entre les mains.

« J'ai du mal à croire tout ça... (Je déglutis) Le truc des rêves, c'est quoi, alors ?

Je me relevais doucement. Zac accompagna mon mouvement. Trop rapide, trop de chose à la fois.

« Je... vais prendre une douche.

Et je les plantai là.

 

 

 

 

 

 

 

Sous la douche, toute la tension qui m'habitait me quitta, entrainé surement par les gouttes qui ruisselaient jusqu'au sol. Je ne parvenais pas à m'imaginer me transformer en quoique ce soit de sauvage et violent. Ma récente dispute avec Zac avait fais ressortir des traits de mon caractère que je n'avais jamais vu auparavant. Je me doutais cependant, que pour pouvoir survivre, il ne fallait pas que je lutte contre cette partie de moi même qui m'était encore inconnue. Au contraire, il me fallait apprendre à l'accepter, savoir l'utiliser pour ne pas en perdre le contrôle. Voilà. Le contrôle. Se laisser submerger pour pouvoir mieux découvrir l'étendu et canaliser mes émotions.

Plongée dans mes pensées, je ne vis pas Zac en entrant dans ma chambre.

Lorsque nos regards se croisèrent, je serrais contre moi ma serviette, devenant aussitôt rouge pivoine.

« Qu'est ce que tu fais là ? Demandai je en dérapant légèrement sur le dernier mot. »

Son regard me parcourut de la tête au pied, indéchiffrable.

« Je viens dormir.

Je rougis aussitôt.

« Pas dans ce sens là. Je parle plutôt de t'étriper pour ne m'avoir rien dit.

Je me détournai de lui pour prendre des affaires. Effectuant des acrobatie digne d'un contorsionniste, je parvins à m'habiller sommairement sous ma serviette. En me retournant, je vis que Zac s'était rassis sur le lit. Je pris une grande inspiration.

« Pourquoi me le dire maintenant ?

Il sourit. Je sentis aussitôt mon coeur s'accélérer. Les paroles de Dev me revinrent aussitôt en mémoire. Zac se pencha légèrement.

« C'est que, lorsqu'il s'agit de toi, je suis incapable de réfléchir. »

Je déglutis difficilement. Du bout des doigts, il mit une mèche de cheveux humides derrière mes oreilles.

« Je vais chercher un matelas ! M'écriai je.

Il sauta sur ses pieds, tremblant d'une fureur mal contenue. Terrifiée, je me levai et m'éloignait de lui d'un pas.

« Mais on s'est vite rendu compte que ça nous faisait bizarre, continuai je d'une voix tremblotante. Que malgré l'attirance qu'il avait pour moi et moi pour lui, se comporter autrement qu'en ami n'était pas naturel. Dev a été très correct. C'est de ma faute. J'aurais pu dire non. Il me l'a fait savoir à plusieurs reprise. »

Je le vis se calmer, doucement. Son regard était toujours furieux mais son corps se détendit. Il me tendit la main.

« Il est temps de dormir, grogna t il. Et évite ce genre de sujet.

Hésitante, je regardai sa main tendu. Finalement, je la saisis.

 

J'aurais du mettre un pantalon de pyjama. En simple tee shirt et boxer, ma peau touchait celle de Zac qui était en simple caleçon. Troublée, je ne parvins pas à trouver le sommeil. Je sentais que Zac non plus.

« Tu crois qu'en trois jours, mes sens vont se développer ?

Il ne me tenait pas dans ses bras, gardait même une certaine distance malgré l'étroitesse de mon lit. Un long frisson me parcourut.

« Zac ?

Il se redressa sur un coude. Je vis ses yeux dans l'obscurité de la chambre. Ses yeux verts lumineux. Ses deux magnifiques émeraudes.

« Moi aussi. »

Timidement, je posais une main sur sa joue. Il ferma les yeux et se rallongea. Ma main glissa sur sa nuque et je me blottis contre lui. Dans un soupir, il enlaça ma taille. Son étreinte était si forte que je me sentis aussitôt rassuré.

« J'ai peur, Zac. Je...

Je souris en enfouissant mon nez dans sa gorge. Un petit rire m'échappa.

« Fait partager, demanda t il en recula juste assez pour me regarder dans les yeux.

Un sourire fendit son visage.

« Je ne ronronne jamais.

A demi assise, je baissais les yeux vers lui. Le drap jusqu'aux hanches, le visage tourné vers moi, les yeux à demi fermé sur un regard mystérieux. Prudemment, sa main vint caressé mon bras.

« Nous n'avons pas non plus les mêmes notions des choses. Par exemple, pour moi, dix ans d'écart ne constituent pas un fossé entre nous. Le fait que tu ais grandit sous mes yeux non plus.

Nos yeux s'accrochèrent. Comme lorsque Dev s'était penché vers moi, je sentis mon coeur s'affoler, en attente. Sa main quitta mon bras pour se poser sur ma joue. J'eus un petit sourire.

« Tout ça est si melo dramatique ! Plaisantai je.

Il m'attira à lui. La voix de Dev me chuchotta de ne pas trop m'approcher, de ne pas entre ouvrir mes lèvres, de mettre de la distance.

Mais je n'y arrivais pas. Même lorsque je pensais qu'il était mon oncle, j'avais toujours eu cette envie qu'il soit autre chose. Sa bouche frôla mon front.

Contrairement à Dev, Zac n'était pas un type qui se laissait refuser quoique ce soit. Contrairement à mon ami, Zac pouvait m'embrasser sans penser au conséquences. Cette idée me fit un peu peur mais en même temps ne me répugnait pas, mais alors pas du tout. Je fermais les yeux tandis qu'il m'allongea tout contre lui.

Quand je serais un fauve, alors peut être toute ces barrières humaines s'envoleraient...? Je pourrais voir Zac autrement que comme mon compagnon de jeu, comme un membre de ma famille, comme mon frère, non ? M'enfin, à ce moment là, j'aviserais. Mais d'ici là, il allait falloir que je reste prudente. Je lui tournais doucement le dos. Il me prit par la taille en enfouissant son visage dans mon cou.

Mais mes lèvres était hors d'atteinte.

« Bonne nuit, Zac.

Et, effectivement, ce fut ma meilleure nuit depuis que les cauchemars avaient commencé...

 

 

 

 

« Ah mais non, Harry ! M'écriai je en brandissant mon torchon. Tu vas pas commencer à te mêler de ma mercedes !

Je jetai le chiffon sur une table et me remit au travail.

Ce matin, j'avais laissé Zac endormi pour filer jusqu'au garage. Harry m'a rejoint quelques minutes plus tard et me tapai sur les nerfs depuis.

« Je dois te le dire en combien de langue ? Je survivrai ! »

Mon oncle, mon vrai, grogna mais ne répondit pas. Et dire qu'ils devaient tout faire pour ne pas m'embêter !

Je le regardai en coin, l'observant bidouiller la voiture d'un client. Il ne semblait pas concentré, perdu dans ses pensées. Je soupirai.

« Harry... (Il se redressa et se tourna vers moi.) Tu n'as vraiment aucun soucis à te faire. Au pire, vous me mettez sous tranquillisant, ou vous me shootez à je ne sais quoi, et attendez que ça passe !

Un sourire étira ses lèvres. Le premier que je voyais depuis deux semaines. Je lui souris en réponse, et me remis au travail.

Ça faisait deux heures que le silence se prolongeait, quand Zac débarqua.

Ses cheveux noirs pointaient dans tous les sens autour de son visage parfait au yeux à demi fermé. Mon ventre se noua quand son regard vert se posa sur moi. Un sourire paresseux se dessina sur sa bouche parfaite. Troublée par les révélations de la veille et par ma réaction face à son sourire, je replongeait sous mon capot, consciente qu'il se plaçait à mes côtés. Sa chaleur m'irradiait et me fit perdre ma concentration. Je perdis un outils dans le moteur. Je poussai un juron en me relevant brusquement. Sans le vouloir je me tournai vers Zac qui haussa un sourcils moqueur.

« On s'est levée du mauvais pied ?

Je relevai la tête pour le regarder en face. Avant, ce genre d'échange me semblait totalement innocent. Désormais... Il sourit.

« Je vais t'aider. »

Il glissa la main dans le moteur.

« Zac, je suis plus fine que toi, je peux le... »

Il enleva la main, avec l'outils.

« Comment...? murmurais je, incrédule.

Je clignais des yeux plusieurs fois, bouche bée.

« Zac, Sophie a bien dit d'éviter les transformations, gronda Harry.

Je lui pris l'objet des mains et me remis à bricoler. Mais son regard sur ma nuque me déstabilisait grandement et, au final, je poussai un soupir en refermant le capot.

« D'accord. J'peux pas bosser tranquille. »

Je posai tout sur une table, m'essuyais les mains et, sans même jeter un regard à Zac, fila vers la maison.

Je l'entendis ricaner, surement heureux de l'effet qu'avait eu ses révélations de la veille sur mon comportement. Hors de question qu'il puisse être spectateur de ma gêne plus longtemps.

Fourrant mes mains dans les poche de mon baggi, je grommelai contre ma réaction complètement illogique.

J'avais dormi avec lui durant dix sept ans.

Je m'étais blotti contre lui durant ces même dix sept années.

Je lui avais clairement dis que je l'aimais énormément. Il était au courant que ce n'était pas dans le même sens de ce qu'il ressentait lui. Alors POURQUOI je me sentais gênée ? Mon oncle... non. Zac avait beau être impulsif, il savait que mon père ou même Sophie ne tolèrerait pas qu'il se mette à devenir plus entreprenant. A moins que... Qu'ils s'en foutent. Ou qu'ils n'attendent que ça, justement. Ainsi, je ne mettrais personne d'autre dans le secret, je ne ferais pas les mêmes « erreurs » que mon père. Je grognai devant la logique de ce nouveau raisonnement. Même si Sophie considérait Zac comme son propre fils, il ne l'était pas, et son regard ne changerait pas vis à vis de moi ou Zac. Mon père pouvait cependant être gêné par la tournure de la chose... Pouvait ? Je reprends : mon père POURRAIT être gêné par la tournure de la chose si jamais elle se produisait ! Mieux ! Il serait mécontent si Zac tentait de faire changer notre relation dans un avenir improbable !

J'essayais vainement de mettre cette phrase dans la forme la plus hypothétique qui soit. Zac et moi ? Inconcevable.

Même si...

Je repensais à Dev. Notre couple n'aurait pas été inconcevable, lui. Mais il nous était trop étrange de nous considérer plus qu'ami.

Penser à Dev me rappela la promesse faite au milieu de la nuit.

Je me détournais de la porte devant laquelle je m'étais figée pour filer vers la forêt, tout en sortant mon portable de la poche. M'enfonçant dans les rangées serrées des arbres, je l'appelais. Je ne pouvais lui dévoiler cette malédiction, mais le reste, en tout cas...

« Yep ? Marmonna la voix endormi de mon ami.

Je raccrochai, un sourire au lèvre. L'appel avait eu l'effet escompté. Retour à la réalité.

Demain, j'irai en cours. Je serais avec Dev et Alex. Ce dernier haussera un sourcil devant mes secrets. Il commentera à sa façon, Dev ne sera pas d'accord sur beaucoup de point, générant une pseudo dispute jusqu'à ce que je parte sans eux et qu'ils s'arrêtent pour me suivre.

Aussi bizarre que soit l'ambiance dans ce lycée, je m'y étais adapté et commençai même à apprécier les petites habitudes.

Penser que dans quelques jours, ma vie risquait de s'éteindre n'atténua que peu mon humeur de nouveau au beau fixe. Ils étaient l'une des raisons pour lesquelles je survivrais. Je commençais à peine à bâtir un monde fragile autour de ces deux mecs. Et je n'allais pas tout laisser s'écrouler parce que j'étais une prématurée.

Je serais même un prématurée survivante et des plus puissantes. Les autres Dae frissonneraient de peur en entendant mon nom. Aucun ne tentera de détruire mon monde et mes deux amis.

Prématurée et Maudite, certes, mais résolue à se battre.

 

 

[Voilà ! Bon, comme tous les précédents chapitres, je n'ai pas eu le courage de reprendre l'orthographe et la grammaire. De même que certaines formulations et des fautes de frappe... Un de ces jours peut être. Veuillez me pardonner -_-' J'espère que la suite vous plaira, l'action va commencer, et il y aura enfin le lien avec la saga de Stephenie Meyer.]




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