Malédiction.

Chapitre 11 : L'éveil.

Par Manue

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Le matin, ce fut la chaleur d'un rayon de soleil qui me réveilla. Et le bras masculin entourant ma taille.

Je clignais doucement les paupières, un sourire serein étirant mes lèvres.

Mon regard descendit vers ma taille et je reconnus la peau hâlée de Zac, son réseau veineux si sexy et la musculature fine et souple de son corps.

Je me blottit plus confortablement sur son torse nu en poussant un soupir de bien être. La moquette était douce sous moi, et je me sentais enfin... entière.

Que je sois nue ne me semblait pas anormal. Que le sol me serve de matelas non plus.

Je fixais le mur face à moi.

Puis les souvenirs affluèrent.

Ma transformation. La douleur, la peur de mes proches, la sauvagerie de mes pensées, la soif de chair et de violence... Mais j'avais survécu. Je tendis la main devant moi, surprise qu'elle n'est pas changée. Toujours cette même peau crémeuse, ces mêmes ongles courts, ses longs doigts fins... Je remontait le long de mon bras. Plus de trace de cette fourrure dorée soyeuse, de ses muscles puissant, de cette force animale.

Bizarrement, cela me semblait anormal. Le corps de ce fauve qui était le mien me manquait. Cette impression de toute puissance, d'être capable de tout écraser sur mon chemin, que mes ennemis ne pouvait pas m'atteindre...

Je frissonnais.

« ça va ? »

Je tournai le visage vers la voix.

Zac était penché vers moi, en appuie sur son coude. Je ne l'avais pas senti bouger. En revanche, son odeur, si particulière et sensuelle, me frappa. Je levais la main que j'avais tendu pour aplatir les épis rebelles de ses cheveux corbeau.

Ma vue exceptionnelle m'envoya enfin l'image parfaite de mon Zac.

Pour être beau, il l'était. Et même au delà. Chacun de ses traits étaient parfaits. Ses yeux émeraudes bordées de longs cils a demi plissés brillaient encore de sommeil. Il ferma les yeux sous ma caresse, tendant la joue pour que ma paume le frôle.

Je souris.

« Mieux que depuis dix sept ans. Et toi ?

Ses lèvres frôlèrent mon front.

Un ronronnement monta dans ma gorge.

Un rire chaud et rauque monta dans la sienne.

« Mais tu ronronnes !

Je pouffais et me tournai complètement vers lui, grisée par les fragrances de son odeur. Je sentis son souffle dans mon cou, puis il frôla mon oreille. Quand nos bouches ne furent qu'à quelques millimètres l'une de l'autre je fermais les yeux, impatiente.

Brusquement, la Elspeth que j'étais avant ma transformation revint.

Je poussais un cri et recula.

Zac écarquilla les yeux de surprise mais ne tenta pas de me retenir.

Je cachais ma nudité comme je le pus, les joues en feu.

« Et merde...

Il passa une main dans ses cheveux, faisant onduler ses muscles sous sa peau. Ma bouche s'assécha, les yeux hypnotisés par ce simple mouvement. Je remontais doucement vers son visage. Il me souriait, amusé.

« Renies tu toujours ton attirance pour moi ? »

Je secouai vivement la tête. Son sourire s'élargit.

« C'est déjà ça.

Il se pencha, un air prédateur rendant son visage encore plus envoutant.

« Mais tu seras à moi, un jour ou l'autre. »

Je frissonnais devant son assurance et me détournai. Sa main frôla mon bras.

Je sursautai et me levai. Mes vêtements étaient en loques autour de nous. Je me précipitai à ma penderie pour attraper mon peignoir. Il s'esclaffa devant ma gêne soudaine.

« J'ai vu tout ce qu'il y avait à voir, gamine. (Il se redressa, d'une grâce si féline que je ne doutais pas un seul instant que son instinct Dae s'était réveillé.) Et j'ai déjà vu d'autre femme avant toi, ne soit pas aussi gênée. »

Une brusque jalousie enfla dans mon estomac.

D'autre femme nues.

Je me retournais dignement vers lui.

« Je ne suis pas les autres. Et ce que tu as vu, tu ne l'as pas exploré.

Je rougis de plus belle.

« Tu es... impossible ! M'écriai je en faisant un pas vers lui, menaçante.

Il se releva d'un bond, se planta face à moi. Je reculai vivement, choquée. Je ne l'avais jamais vu se comporter ainsi, si peu... humain. Il se pencha vers moi, sexy en diable.

« La seule façon de me faire taire serrait de m'embrasser, ma belle. »

Ma main cueillit sa joue.

On se fixa, choqué. Je me redressais du mieux que je pus.

« Je préfère cette méthode. »

Il s'esclaffa. Incrédule, je le regardais s'écrouler sur le lit, quelques mètres derrière lui.

« Alors ça ! Si j'avais cru qu'une femme me giflerait pour quelques paroles ! (Il me sourit, avec cet air amusé qui commençait à m'agacer.) Maintenant que tu es une Dae à part entière, je peux me permettre de m'exprimer comme je l'entends, El. Ma promesse ne tenait que pour te permettre de rester en vie.

Il rit une nouvelle fois.

Je soupirais en secouant mes cheveux.

« Si j'avais su que tu étais aussi chiant...

Je grognais et me tourna vers la porte.

« Je peux aussi t'exposer le fond de ma pensée.

Sa voix était tout prêt. Je me retournai vivement, choquée de sa proximité. Il avait bougé si rapidement que l'air n'avait pas eu le temps de se déplacer. Nos corps se frôlaient presque et je sentis cet envie, ce besoin, de le toucher tout nouveau.

Son odeur me frappa encore une fois, tout comme la chaleur de son corps. Mon instinct me dictait la conduite à suivre. À savoir : m'abandonner à l'étreinte rassurante de ses bras. Mon esprit s'embrouillait tendis qu'il se penchait vers moi.

C'est mon oncle, pensais je à répétition. Je l'ai toujours connu.

Ou pas, au vue de son changement brusque de comportement. Son souffle souleva les mèches qui encadraient mon visage.

Vite, réagit. Sinon, il sera trop tard.

Mais déjà, ma tête basculait en arrière, répondant à un ordre de mon inconscient, mes lèvres s'entrouvraient et mes paupières papillonnaient, hésitant encore à céder. Mais ce n'était pas la première fois que je l'embrassais. La veille, j'avais même voulu aller plus loin. Tremblante, je laissais cette idée faire sa place.

Oui, je le voulais. Mais mes blocages humains refusaient de le comprendre.

Soudain, une douleur vive frappa à l'arrière de mon crâne.

Je baissais la tête, me la prenant entre mes paumes.

Me voyant vaciller, Zac m'attrapa les coudes.

« El ? »

La douleur s'accrut jusqu'à devenir insupportable.

Derrière le voile de brume, je vis l'expression affolée de Zac.

« Sophie ! »

Son cri augmenta la douleur, de même que les bruits de pas précipités.

Je sentis que ma grand mère était dans la pièce grâce à mes nouvelles perceptions.

Sa main fraiche toucha mon front et sa voix, mécontente, sermonna Zac.

« Qu'as tu fais encore ?

Elle retourna à la porte et haussa les épaules.

« Avec moi, oui. »

Et elle referma le panneau de bois d'un geste sec.

Zac n'avait pas bougé, me tenant toujours les coudes. Je me tournais vers lui. Son visage était sérieux.

« Désolé. Je ne pensais pas à ça.

Ses yeux accrochèrent les miens. Je vis son impatience et le conflit qui l'agitait.

« Tu ne peux pas attendre encore ? Murmurais je.

Son cri semblait si désespéré que je faillit presque abandonner. Mais je serrais les poings et levai le menton.

« Parce que si tu m'aimes vraiment comme tu le dis, tu respecteras mes choix. »

J'entendis tout à coup un son incongru sortant de sa gorge. Un feulement animal. Je reculai, apeurée.

« Comment peux tu remettre en question l'amour que je te porte ? Gronda t il, la voix rauque. Comment peux tu me prendre par les sentiments ? Elspeth, je t'aime, je te veux, je veux que tu m'appartiennes. Et je refuse de perdre les occasions qui se présentent juste parce que tu te sens encore trop humaine pour accepter le fait que c'est réciproque. »

Je le fixai, muette. Que pouvais je répondre à ça. Il avait raison. Mais...

La migraine revint doucement, s'infiltrant en moi comme un serpent.

Je secouais la tête, écartant le brouillard de mes pensées. Ce n'était rien. Une chose à la fois.

« Je ne reviendrais pas sur ma décision, fis je, les dents serrées. Pour ton propre bien être, comprends le.

Il me fixa, impassible. La première fois que j'avais vu son visage prendre cette expression, c'était la veille, lorsque je l'avais blessé. Je sentis une larme couler sur ma joue.

Tremblante, je m'approchais.

« J'ai besoin de toi, Zac. J'ai besoin que tu me consoles. Que tu m'aides. Je n'ai pas besoin que tu me force à prendre quoique ce soit en conscience. Je veux juste que tu me caresses les cheveux en murmurant : tout ira bien. Que tu me prennes dans tes bras quand je craque. Que tu me fasses rire pour tout oublier. J'ai besoin du Zac que j'ai toujours connu, mon confident, mon frère, mon meilleur ami. »

Mais son expression n'avait pas changé d'un iota. Je tombais à genou devant lui, tendant une main. Mais il se leva en me bousculant.

« Ne compte pas sur moi pour satisfaire tes petites besoin égoïste, Elspeth. Tu ne peux pas m'obliger à faire ça. »

Et il partit.

Je fixai la porte, incrédule.

Il m'avait abandonné.

Littéralement, physiquement, et psycologiquement.

Je m'effondrai, à moitié sur le sol, à moitié sur le lit.

Zac, mon Zac, m'avait abandonné. Je pleurais en silence, détruite. Puis mon regard se posa sur mon telephone.

Il fallait que je me change les idées. Mais nous étions mardi. J'avais séché les cours.

Devdan ne pouvait se permettre de sécher les cours.

Alex si.

Je composai son numéro avant même de m'en rendre compte. Il décrocha dès la première tonalité.

« Alexander. »

Simple et direct. Je souris en entendant sa voix d'archange.

« Alex, c'est El.

Son ton inquiet me fit ricaner.

« Non pas vraiment.

Je laissais m'échapper un sanglot de soulagement.

« Mais... Tu pleures ? S'écria t il.

Et il raccrocha. Je m'esclaffai doucement. C'était bien lui, cette brusquerie et cette franchise. J'enfilai un jean et un tee shirt blanc, peigna difficilement mes cheveux avant de les attacher en une longue tresse.

À peine avais je enfilé ma veste que la sonnerie retentit.

Je descendis les marches quatre à quatre, mais Zac avait déjà la main sur la poignet. Effarée, je le regardais, impuissante, ouvrir la porte sur mon fascinant ami.

Les sourcils froncés, je le vis détailler Alex d'un air mécontent.

« C'est pour quoi ? Grogna t il.

Le silence se fit, tendu. Je me précipitai sur mes chaussures, croisant les doigts pour que Zac ne le fasse pas fuir.

« En quel honneur ? Grommela Zac.

Je restais estomacquée et levai le menton pour les fixer.

Zac ouvrait la bouche, tel un poisson hors de l'eau. Alex me vit enfin et m'adressa un bref sourire.

« Je viens te sauver, ma chérie. »

Ce petit surnom venant de sa bouche balaya la tension qui m'habitait et j'éclatais de rire.

« Tu as amené le destrier blanc ?

Je me relevai, choquée.

Décidément, cette matinée était riche en sentiments et découvertes.

Alex me tendit la main, avec un sourire éblouissant. Je jetai un coup d'oeil à Zac qui me dévisageait avec ferveur.

« Ne pars pas » disait ses yeux. « Reste avec moi. »

Mais je pris la main tendu.

La peau glaciale d'Alex entra en contact avec la mienne avec douceur. Et il me tira jusqu'à se voiture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pensive, je regardais le paysage défiler. Alex respectait mon silence. Je me tournais vers lui, admirant son profil pâle, ses yeux d'un dorée tirant sur l'ambre ne quittait pas la route face à lui. Je souris.

« Je mérite tout ça, donc ? »

Il me jeta un coup d'oeil amusé.

« Je ne savais pas que vous m'appréciez autant, continuais je.

Alex sourit en me regardant.

« Avec mon physique, j'ai souvent affaire à des gens agressifs. Il me faut plus que du bluff pour m'éloigner de toi. »

Je ne répondis pas et m'enfonçai plus profondément dans le siège.

Moi, je savais que Zac ne bluffait jamais. Si Alex ne l'avait pas aussi sechement remis à sa plac, mon oncle l'aurait renvoyé à sa voiture à coup de poings. Je l'avais vu dans sa posture et dans son regard.

J'inspirais profondément. Le mélange de miel, de lavande et de soleil qu'était l'odeur de mon ami me détendit. Je fermais les yeux, me noyant dans cette fragrance si douce.

« El ? Je peux te demander ce qu'il a fait cette fois ? »

Je rouvris les paupières et le regarda en coin.

Son visage impassible et patient était tourné vers la route.

Je soupirais.

« En résumé, j'ai été malade hier soir. Il a dormi avec moi. Et ce matin, il a relancé ses avances. On s'est disputé.

il hocha doucement le menton.

« Je comprends. La conclusion de la dispute ?

Ses mains serrèrent le volant et sa bouche se tordit en une grimace de rage.

« Comment a t il osé te faire ça ? Gronda t il à mi voix. Te tourner le dos alors qu'il se prétant t'aimer ?

Je fermais les yeux, ma migraine revenant au galop.

Une main frôla la mienne, si légère que je sursautais.

« Ne t'en fais pas. Ce n'est rien. Ça va s'arranger. »

Je le regardais, les yeux voilés de larmes. Je les essuyais vivement.

« Bon sang, je ne suis pas une pleurnicheuse... marmonnais je, gênée. »

Il rit doucement et se gara enfin.

Je regardais le paysage autour de nous. Nous étions à l'orée de la forêt. Je souris.

« Tu as lu dans mes pensées, c'est pas possible.

Je sautais hors de la voiture, les muscles frissonnant devant l'envie, le besoin, de courir et de hurler jusqu'à tomber de fatigue. Mais je me contentais d'attendre qu'Alex me rejoigne, avec sa lenteur toute humaine. Je soupirais, me rendant compte les efforts que j'allais devoir faire pour paraître normale, moi aussi.

Puis je secouais la tête, désireuse de tout oublier.

Alex me tendit sa main.

Je la pris, et on s'enfonça dans la forêt.

Il me désignait chaque plantes, me donnant son nom latin et ses propriétés ainsi que d'autres détails.

Émerveillée, je laissais sa voix magnifique me bercer, tendis que mon corps se mouvait avec une grâce toute nouvelle dans l'environnement sauvage qui nous entourait.

Au bout d'un moment, je l'interrompis.

« Tu connais tellement de chose, le complimentais je. On dirait que tu as tout vu, tout connu.

Il sourit et reprit ses explications. On arriva devant un arbre immense et majestueux. Je souris et frôla son écorce du bout des doigts.

Je sentais Alex me fixer avec attention.

« On se pose un peu ici ? »

Sans répondre, il se laissa tomber contre l'arbre, entre deux racines. Je vins me caler prêt de lui, le frôlant à peine.

L'étrange intimité qui s'installait entre nous me mis dans un état second.

Je ne pensais à rien sinon à sa présence rassurante, à son odeur, aux gazouillements des oiseaux au dessus de nous.

Sa main prit tendrement la mienne.

Je me tournais vers lui.

Son regard était pensif.

« El, je... »

Brusquement, un cri déchira le silence de la forêt.

Je me levai brusquement.

« C'était quoi ? »

Un autre hurlement d'agonie s'éleva, se répercutant jusqu'à nous. Il n'était pas si loin que ça, à quelques centaines de mètre.

Puis vint l'odeur de sang. Le sang frais et humain.

Je me tournais vers Alex, affolée. Lui, il était humain. Quoique soit la chose qui avait attaqué cet homme...

« Retourne à la voiture, ordonnais je sans m'en rendre compte.

Il se tourna vers moi, ses yeux noirs écarquillés, incrédule.

« Fais moi confiance, Alex, je t'en pris.

Je ne pus même pas le retenir.

« Alex, non !! »

Mais il était déjà hors de ma vue.

L'odeur du sang m'embrouillait l'esprit, je ne pus que rester immobile, fascinée.

Puis, soudain, je sentis une autre odeur.

Une odeur reptilienne, horrible.

Une odeur mauvaise.

Même si je n'avais jamais sentis cette épouvantable odeur, le Dae en moi la reconnu.

C'était la marque des Dae-snake.

Je feulais, agressive.

Mon corps frissonnait, prêt à se métamorphoser pour affronter cet ennemi mortel.

Je retirais ma veste, et le reste de mes affaires rapidement.

La partie rationnelle de mon cerveau fonctionnait parfaitement, et je savais qu'il fallait qu'Alex ne sache rien de mon secret. Et voir mes vêtements déchirés...

Je me mis à quatre pattes, sachant déjà ce que je devais faire.

La douleur derrière mon crâne fusa, aveuglante.

Puis, l'instant d'après, j'étais un fauve.

Je me redressais, toute puissante.

Mon esprit était un étrange mélange de sauvagerie et d'humanité.

Ma première pensée fut que mon ami allait être face à un monstre en la personne des pire créature que la terre n'est jamais engendré.

Je m'élançais.

Les arbres défilaient autour de moi, je ne sentais plus que cette envie de percer les écailles du Dae meurtrier.

Quand j'arrivais enfin à l'endroit du drame, je ne vit que le corps de la jeune fille étendu sur le sol, Alex penché au dessus.

Il ne voyait pas le serpent vaguement humanoïde dont l'odeur était caché par le vent, lové dans les buisson.

Moi si. Nos regards se croisèrent.

Un sourire étira sa bouche sans lèvres, dévoilant deux crocs où goutait son venin mortel.

Je me glissais dans la forêt, l'entrainant, j'espérais, avec moi.

J'entendais son corps glisser sur le sol, à quelques mètres. Quand j'estimais que nous étions assez loin pour qu'Alex ne nous vit pas, je me tordis violemment et me jeta sur le Dae, avec un feulement de rage.

Je plantais mes crocs dans la chair tendre de son épaule.

Un hurlement monstrueux sortit de sa gorge.

Je secouais violemment la gueule et le jeta au loin. Il se redressa immédiatement, sifflant de colère.

Je grondais, tapis, prête à un nouvel assaut.

Mais il partit. Il me fuyait. Je feulais, criant victoire.

Il n'était pas mort, mais il avait eu peur de moi.

Je voulu me mettre à sa poursuite mais la voix d'Alex perça dans la pénombre de la forêt.

« El ! Appelle la police et une ambulance ! »

J'hésitais entre achever le monstre ou garder mon secret.

Avec un bref grognement, je retournais vers mes vêtements.

Je parvins à retrouver forme humaine et à m'habiller avant qu'Alex ne revienne.

Le portable à l'oreille, je me tournais vers lui.

« Qu'est ce c'était ?

Je hochais le menton, le laissant passer devant moi.

Tournant la tête vers la direction où le serpent avait fuit, je pensais, j'espérais, assez fort pour qu'il m'entende.

« On se retrouvera, connard. Et je te ferais la peau. Je me suis éveillée pour ton arrivée. Fais moi confiance, tu ne t'en tireras pas avec juste une morsure. »

Puis je courus rejoindre Alex.




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