Un coeur si froid
( Note de l'autrice : Bonjour !! Je voulais juste dire que j'écrirai les deux fanfictions en même temps. Bonne lecture ! )
Les grandes portes dorées du palais d'Aphrodite s'ouvrent, nous laissant entrer vers une grande salle de réception. Celle-ci est décorée de belles fleurs de tiaré accompagnées d'orchidées rouges et des fontaines de nectar sont présentes. Des canapés en velours bleu rois sont disposés, en dessous des lustres de cristal rouges cerises accrochés au plafond. Au centre de cette salle trône un kiosque en pierre blanche, celui-ci est l'hôte de l'incontournable jeu des vérités d'Aphrodite.
Moi, j'ai attaché mes cheveux blancs dans une queue de cheval haute mais je n'ai pas touché à ma frange, mes lunettes sans monture fixées sur le nez. J'ai délaissé les robes traditionnelles, trop ennuyantes à mon gout, pour un costume bicolore deux pièces très chic. Je porte une veste cintrée et un pantalon ajusté bleu roi profond, rappelant la noble matière des canapés. Ma chemise rouge cerise en satin fluide capte le reflet des lustres au-dessus de nous, son col pointu est élégamment ouvert. J'ai aussi glissé, dans la boutonnière de mon revers, une fleur blanche, pour faire écho à la décoration.
Nostradamus est à mes côtés, il avait besoin de quelqu'un pour le faire rentrer sans que ça paraisse suspect. Voyant le monde et ( surement ) les possibilités de bêtises, il se détache de moi et me dis :
" - Je te lâche, Thor à ramené son marteau, et j'ai envie de me dégourdir les jambes."
" - D'accord, mais je ne te sauve pas si tu te fais électrifié."
" - Oh, tu me blesses !" Me réplique - t - il, faignant l'indignation. Avant de partir en faisant un clin d'oeil complice.
Je m'approche des fontaines de nectar, Quin shi huang est aussi présent.
" - Hao !! Ce nectar est délicieux ! Tu devrais goûter, Freyjà." S'exclame Quin Shi Huang sans relever son bandeau, me reconnaissant à mon aura. Il se resserre un verre.
" - Non merci Qui shi, je prendrais à boire un peu plus tard."
" - Dommage, tu sais qu'il est meilleur frais."
Je me retourne, Hermès est là, son éternel air poli et calme plaqué sur le visage, il affiche un sourire tranquille. Il se rapproche un peu plus pour pouvoir discuter avec nous.
" - J'aime beaucoup ton costume, Freyjà."
" - Merci, Hermès, moi j'apprécie beaucoup ta cravate fleurie. C'est en accord avec le thème."
" - Je pense que c'est toi qui est le plus en accord avec le thème ma chère."
" - Hao ! Nous approuvons complètement ton style " Me complimente Quin Shi.
Je leur souri, et nous continuons à discuter. Au bout d'une demi-heure, mes soeurs, font elles aussi leur entrée, elles sont toutes élégamment vêtues de robes de soirées. Ma grande soeur, Aliona, s'approche de moi :
" - Très belle tenue, petite soeur."
" - Merci, toi aussi tu as une jolie robe."
" - Alors, toujours pas de signes de ta meilleure amie ?" Me taquine Oksana, ma petite soeur.
Je m'apprête à lui répondre, quand les grandes porte de l'entrée s'ouvrent, laissant les valkyries du nord entrer.
" - Quand on parle du loup;" Disent en même temps les jumelles, Amida et Amina.
Brunhilde marche fièrement en tête de ses soeurs. Elle porte une robe bleue nuit en velours, ajustée en coupe sirène, qui souligne parfaitement sa silhouette élancée avec la rigueur militaire qu'elle aime tant. Ses longs cheveux sombres cascadent librement sur son dos. Ses yeux, bizarrement, se pose immédiatement sur moi, puis descendent vers ma main gauche, là on est la bague qu'elle m'a donnée enfants.
Oui, Brunhilde et moi étions amies, c'est une longue histoire, mais je vais vous la résumer assez simplement. Brunhilde et moi étions inséparables, et celle-ci, croyait que les meilleures amies se mariaient entre elles ( trop mignon ! ), d'où la bague de mariage à mon annulaire gauche. Et pourquoi on se déteste ? Disons qu'elle n'as pas beaucoup apprécié le fait que je me sois auto - vendue à des dieux quand nous étions plus jeunes. Elle prend cela pour une trahison, car nous nous étions promis de passer notre vie ensemble, et le fait que je porte toujours la bague est, pour elle, ma manière à moi d'enfoncer les clou.
Elle passe devant moi, et me dit, d'un ton dédaigneux :
" - Tiens la traîtresse du sud, comment se fait-il que tu sois là ? Laisse moi deviner, tu est venue voir si tes maîtres divins ont besoin de leur toutou favori ?"
" - Non, je vérifie seulement que tu as toujours ta rigidité de fille coincée."
Elle ouvre la bouche pour répliquer mais aucun son ne sors, à la place, elle se rapproche de moi, ses yeux descendant, malgré elle, vers la fameuse bague, un éclair de nostalgie passe dans ses yeux. Je me recule par réflexe, mon coeur accélérant malgré lui. Lentement, elle lève la main et pointe son index contre ma poitrine, et me murmure, d'une voix qui est audible seulement pour moi :
" - Écoutes moi bien, traîtresse, tu vois cette bague ? "
" - Oui ?"
" - Je t'interdis de dire à qui que ce soit que je te l'ai donnée, même si c'est du passé, compris ?"
" - Oui."
Elle se recule, essuyant sa main d'un geste de revers contre sa robe, et s'éloigne vers ses soeurs.
Nostradamus arrive comme une balle, ayant enfin réussis à échapper au courroux de Thor. Il me dit, à bout de souffle :
" -Le marteau.. Mjöllnir... est très lourd, je me demande.... comment fait Thor pour le soulever d'un seule bras ?."
" - Bah, il est juste plus musclé que toi ."
" - Pardon ?!" Me réplique - t - il, contractant ce qui s'apparente à des biceps ( pour lui ).
Nous partons ensuite rejoindre mes soeurs. Elles sont toutes près de la piste de danse. Pelageya et Oksana commentent les tenues des invités, oscillant entre compliments et jugement sec. Zara, Yulia et les jumelles, elles, sont installées sur un des canapés, discutant entre elles. Kamila, Alexendra, Evegena et Anna sont en train de danser. Ma grande soeur Aliona, elle, observe tout ce beau monde.
" - Salut, Ali !" Dit Nostradamus.
" - Bonsoir, Nostradamus. Comment vas - tu ?"
" - Effroyablement bien." Répondais - je à sa place.
Il nous donne pour seule réponse un sourire coupable d'enfant, et pars se servir à boire.
" - Dis, tu lui as fais quoi à Brunhilde pour qu'elle te fixe comme ça ? " Me demande Aliona, curieuse.
Je me tourne vers l'endroit ou Brunhilde se trouve, et effectivement, elle me fixe. Quand nos regards se croisent, elle ne détourne même pas les yeux. Sentant que je vais sérieusement commencer à rougir si elle continue, je lève ma main gauche et mets en évidence mes doigts. Celle-ci manque de s'étouffer en buvant son nectar. Je e retourne, satisfaite.
" - Non, elle est normale."
" - Bon; si tu le dis."
Soudain, une idée me traverse l'esprit. Nostradamus reviens.
" - Nostradamus, va chercher les jumelles et Yulia, j'ai une idée."
Il se met déjà à rire : " Ouh, une farce ? Je suis partant !"
Il revient deux minutes plus tard, avec les jumelles et Yulia.
" - Alors, pourquoi ne pas prétendre que Nostradamus vous a volé à toutes les trois quelque chose ?"
" - Tu veux en venir ou ?" Disent en coeur les jumelles.
" - Bah, je sais pas, bref, il vous a volé un truc, et vous le courser. Vous filez entre les invités, trouvez le moyen d'arriver à Brunhilde pendant qu'elle boit, ou qu'elle tient son verre, et là, Nostradamus, tu la bouscule."
" - Et comme ça elle renverse son verre, il se met à rire hystériquement, quelle idée de génie freyjà. Les jumelles, Yulia, en piste."
" - Oui !!" Répondent - elles en coeur.
" - Elle va te tuer." Me dit Aliona.
" - Bah ! C'est pas grave, au moins j'aurais pu rigoler une dernière fois."
Nostradamus, les jumelles et Yulia, feintent une dispute, avant que Nostradamus ne fasse semblant de crier et que les jumelles et Yulia ne le course. Ils se réussissent à se frayer un chemin parmi les invités, manquant de faire tomber Arès au passage. Ils arrivent finalement vers Brunhilde, Nostradamus, lui fonce dessus pile au moment ou elle boit, malheureusement, celle-ci à des réflexes. Elle se décale légèrement sur le côté, faisant en sorte que Nostradamus s'écrase au sol dans un " aïe" sonore.
Je rigole seule, trop heureuse d'avoir réussie à piéger Nostradamus. Elle se retourne vers moi, ses yeux me fusillant. Elle s'avance vers moi.
" - Alors comme ça on envoi ses soeurs et son ami pour m'embêter au lieu de se salir les mains ? Le sud se comporte comme une princesse on dirait."
" - Et le nord ne sais apparemment pas se détendre. Sérieusement, détends-toi bru-bru."
Ses yeux se plissent.
" - Bah quoi ? Le nord manque cruellement de répartie aujourd'hui."
" - Tu sais quoi ? Viens."
Avant que je ne puisse répondre, elle me prends par le bras, et me ramène en dehors de la soirée.