Ceux qui brûlent dans la lumière par

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Univers Parallèle / Romance / Fantasy

22 Une victoire amère

Catégorie: M , 4741 mots
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Une victoire amère


Père m’a convoquée dans la salle du trône. Décidément, il ne me laissera jamais respirer. Voilà deux ans qu’oncle Maze a été bannie du royaume pour des raisons plus qu’obscur ! Je ne lui pardonnerai jamais d’avoir commis un tel acte ! Il était ma bouffée d’air frais dans cette sphère d’aristocratie hypocrite. Le pilier qui m’empêchait de me faire écraser par un devoir infligé par mon seigneur de père. Pourquoi veut-il absolument me marier avec un inconnu venue d’un autre royaume ! Il n’a plus d'héritier depuis le départ de son frère, je suis sa seule enfant, sa chair et son sang. C’est normalement à moi que devrait revenir le trône de Ludroth. Ai-je vraiment envie de devenir reine ? Même si je le désire, je veux pouvoir choisir ma propre destinée. Je veux connaitre l’amour véritable et non un homme imposé. Pourquoi ? Pourquoi ne suis-je pas assez bien pour lui !? Depuis ma tendre enfance, il me force à endosser un rôle qui ne me sied guère. Soit une princesse idiote qui porte des jolis vêtements, sourit et tais-toi. Apprends à coudre, joue d’un instrument, marie-toi et donne des héritiers. Je ne suis pas cette dame-là, j’aime étudier la politique et la stratégie, apprendre l’histoire de notre royaume, le tir l’arc et monter à cheval. Je ne suis pas une potiche qui sert de décoration. Quand mes yeux dévient sur cette robe aux couleurs de notre maison, je la saisie de rage et la jette contre un mur. J’ouvre mon armoire et enfile la tenue que mon oncle m’a offerte. Peut-importe ce que dira père, je n’en ai cure, comme mon oncle me l’a toujours répété : “réalise tes convictions“. C’est ce qu’il a fait d’ailleurs, il était destiné à monter sur le trône mais il n’a jamais été intéressé par le pouvoir. C’est un érudit, un historien préférant voyager et découvrir le monde plutôt que rester les fesses posées sur un trône. Dès fois, j’aimerai n’être jamais née en tant qu’Archon de Fortonerre mais juste être une jeune fille banale. “

Ce n’est qu’un rêve, un écho de mon passé. Pourtant, il était si intense que j’ai cru que j’étais de retour sur Utrion durant un court instant. Je suis soulagée de mon retour dans la réalité mais cette rêverie m’a laissé un goût amer de mélancolie. Je ne comprends pas pourquoi mon subconscient m’a replongée dans des états d’âme d’un autre temps qui me semble si lointains maintenant… Mais en y repensant ici, sur Azeroth, je suis libéré du fardeau avec lequel mon père m’avait volontairement obstrué les épaules. Je suis enfin celle que j’ai toujours eu envie d’être et de surcroît je suis tombée amoureuse d’un homme incroyable et un lien indescriptible nous unis. Je suis sûr que mon père doit jubiler depuis le monde des morts de voir sa tendre enfant concrétiser une possible union avec un Roi d’un autre monde. Mais il doit également être rouge de colère de me voir si épanouie dans la vie que je mène loin de ses interdictions. J’ai accomplie beaucoup de choses depuis ma traversée de la porte des ténèbres, j’espère faire plus encore. L’idée de m’unir avec Anduin par amour ne me déplait guère, mais, en plus d’être son épouse, je serai Reine, c’est une grande responsabilité avec son lot de contrainte et de devoir. Je ne sais pas… Et puis, rien n’est fait rien et rien n’est sûr, je veux juste vivre notre idylle comme elle vient… rien ne presse.

Je me suis tellement perdu dans mon introspection que je n’ai guère remarquée que je suis totalement seule dans le bureau du jeune Roi. Où sont-ils passé ? Je me relève d’un bond, ce n’était pas une bonne idée, mon corps est totalement endolori. Chaque mouvement est douloureux et comme si ça ne suffisait pas, je suis poisseuse à cause de la sueur et de tous ce sang séché. Mon odeur est des plus nauséabonde. J’ai grand besoin d’un bain ! Je jette un coup œil vers la fenêtre en soupirant d’agacement. Il fait nuit noire, c’est trop tardif pour déranger ma dame de chambre pour faire couler un bain. Contrairement à Millie, elle est beaucoup moins aimable et bien plus vieille. Si je la dérange, elle n’aura de cesse de ronchonner. Tant pis, je prendrais sur moi jusqu’à demain matin, même si l’idée de rester ainsi me déplaît fortement. Je ferai mieux de chercher Anduin et de rejoindre Yaedrel. Au moment où je m'apprête à saisir la poignée, la porte s’ouvre brusquement. Je recule pour ne pas me la prendre en pleine figure. La silhouette de mon amant se dessine dans l’encadrement et les lumières magique des torches derrière lui dansent sur sa chevelure dorée. 

•        Ah vous êtes debout, j’allais justement vous réveillez. Me dit Anduin.

•        J’ai dormis longtemps ? Demandé-je.

•        Non, je dirais une vingtaine de minutes. Désolé de vous avoir laissé seule, je raccompagnais Grisetête.  

Je fais un signe de la main rapide pour lui faire comprendre que ce n’est pas grave, un sourire aimant s’affiche sur son doux visage. Il me tend le bras et ouvre la paume de sa main. A l’intérieur se trouve ma broche. Sans perdre un instant je l’attrape joyeuse, heureuse de l’avoir à nouveau en ma possession. Je m’en serai tellement voulu si je l’avais égarée définitivement.

•        Yaedrel l’a retrouvé et me la confiée. Apparemment, il voulait que ça soit moi qui vous la rende.

•        Qu’il est prévenant. Dis-je en souriant. Je devrais le rejoindre, retourner dans mes appartements et me reposer. Répondé-je.

Même si au fond de moi, je veux rester encore un peu en sa compagnie, il vaut mieux que je m’en aille. Notre relation est encore secrète, ça évitera bien des ennuis à Anduin. Le blondinet passe sa main dans ses cheveux pour dégager les mèches qui lui obstruent la vision mais là plus part ne l’entende pas de cette oreille est retombe immédiatement sur son front. Ce qui attire mon attention, c’est le visage rougissant d’Anduin et son air embarrassé.

•        Peut-être aimeriez-vous prendre un bain ? Demande-t-il avec candeur.

Je souris, je me doute très bien que sa question est totalement innocente, qu’il n’a aucune arrière-pensée, pourtant, une envie soudaine de le taquiner fait éruption en moi. 

•        Vous et moi, ensemble ? Demandé-je, taquine.

•        Quoi ? Non…ce n’est pas ce que je voulais dire…. Loin de moi cette idée, enfin pas que je vous…Devrais-je me taire ? Bafouille Anduin en rougissant de plus bel.

Devant la réaction amusante d’Anduin, je ne peux me retenir de rire. Ses deux iris d’azur se pose sur moi avec timidité mais il y a quelque chose de plus dans son regard, comme une lueur de désir qui s'évanouie aussi vite que mes éclats de rire. Il racle sa gorge alors que je sens le rouge me monter à mon tour aux joues. Je crois qu'il est préférable de s’abstenir de pousser la plaisanterie plus loin.

•        Je plaisante, Anduin. Merci pour la proposition mais je ne voudrai pas déranger vos domestiques à une heure aussi tardive. Ne vont-ils pas répandre des rumeurs calomnieuses à notre sujet ? ça vous causerez du tort si vous me faites couler un bain dans vos appartements. Rétorqué-je, gênée de la situation.

•        Ne vous en faites pas pour ça, Lynawen, nul besoin de domestique. Exclame-t-il en souriant.

•        Comment ça ? Demandé-je, intriguée.

Il me prend la main et nous sortons tous les deux de la pièce pour retourner dans le couloir. Les corps et le sang ont disparue, tout est d’une propreté inégalable comme si les événements qui se sont produit il y a de cela plusieurs heures avaient été effacés de la mémoire des lieux. S’en est presque déroutant… je garde mes sombres pensées pour moi. Anduin ouvre une autre porte. Mes yeux sont ébahis, cette salle de bain est, ma foi, incroyablement luxueuse. Même à Fortonerre nous n’avions rien d’aussi tape à l’œil. La salle est légèrement circulaire, très spacieuse et lumineuse dû aux lumières magiques. Contre un mur, une grande baignoire ronde dans un socle hexagonal qui est couronné de colonnes et tout ça dans un marbre à la teinte rosée. Deux tête de lions en or, la gueule béante, sont accompagnés de mécanismes étranges. Des tringles dorées vêtu de rideaux en soie bleu font la jonction entre chaque pilier. Il y a aussi beaucoup de commode avec tout autant de miroir. Avec ça, on peut s’inspecter sous tous les angles, pensé-je avec sarcasme. Des d’objet décoratif sont disposés dans des niches dans les murs. Je regarde Anduin bouche bée…

•        Mon père aimait le luxe, peut-être un peu trop. Dit-Anduin en plaisantant.

•        Comment allez-vous remplir une baignoire de cette taille ?

•        Eh bien, cette baignoire est une invention gnome. Vous savez à quel point ils sont talentueux. Dans les murs, il y a tout un système de tuyauterie qui achemine l’eau. On l’active avec un de ses mécanismes et l’autre permet de chauffer l’eau. Et le trou au centre de l’évacuer. M’explique Anduin.

•        Ils sont vraiment ingénieux. Rétorqué-je, stupéfaite. Après tous, les gnomes font volés des navires, alors acheminer de l’eau doit être un jeu d’enfant.

Anduin lâche un petit rire à ma remarque, il sort d’une commode une serviette blanche et la pose sur un petit tabouret. Il bouche le trou du centre de la baignoire et actionne ensuite le mécanisme afin de faire venir l’eau. Elle sort telle une cascade de la bouche des félins. Anduin glisse sa main dans l’eau pour en vérifier la température avant de déverser un produit qui l'a fait mousser. Elle est désormais revêtu d’un manteau d’un blanc immaculé. Il tourne ensuite le bouton qui permet à l’eau de couler. Le flot qui jaillit de leur mâchoire finit par se tarir.

•         Je vais prévenir Yaedrel et lui demander de vous apporter des vêtements de rechange.

Je hoche de la tête en guise d’approbation. Mon attention se porte ensuite sur ma veste qui est un vrai calvaire à déboutonner. À cause de ses maudites douleurs, chaque bouton a le droit à mes doléances. Les mains d’Anduin retire les miennes et défait lui-même les derniers récalcitrants afin de m'aider à retirer le plus doucement possible ma veste ensanglantée. Il détache les lacets de ma chemise, faisant glisser une de mes manches, dénudant partiellement mon épaule meurtrie. Mes joues s’empourprent et son contacte contre ma peau me fais frémir mais, lorsque que ses doigts effleurent mon hématome une douleur vive me traverse le corps à tel point que mes yeux larmoient. Le blondinet essuie mes larmes du revers de sa main.

•        Il n’est vraiment pas joli… Dit le jeune roi, soucieux. Je ne peux pas les faire disparaître mais je peux au moins vous soulager.  

Sans perdre un instant, sa main s’imprègne de lumière et mon corps est enveloppé de sa douce magie chaleureuse, ma souffrance s’envole. Il dépose un baiser sur mon front avant de se diriger vers la porte.

•        Prenez tout votre temps, Lynawen.

Il abaisse la poignée avant de se faufiler à l’extérieur. Je fixe cette dernière avec un sourire avant de continuer à me déshabiller. Je pose mes vêtements sur un tabouret et grimpe sur le socle hexagonal avant de pénétrer dans la baignoire en son sein. Je laisse mon corps se détendre dans l’eau chaude et savonneuse, ça fait vraiment un bien fou. Sur le rebord, des lotions pour les cheveux mais également de nombreux savons secs de toutes les couleurs et aux motifs variés attendent d'être choisis. Leurs odeurs titillent mes narines de plaisir de moult senteurs florales, fruitées et d'herbes aromatiques : La rose, le jasmin, la fleur de lys, la pomme ou encore la pèche, la lavande mais aussi le romarin. Je saisie le plus usé entre eux, il a une douce odeur boisée. J’esquisse un sourire, c’est l’odeur d’Anduin… J’humidifie le savon avant de le frotter contre ma peau. Je rougie en imaginant le nombre incalculable de foie où Anduin l’a utilisé sur son corps nu… Cette pensée fugace me fait maladroitement lâcher le savon des mains et tombe dans l’eau du bain dans un plop. Je m’immerge totalement sous l’eau, le cœur battant à la chamade, mes pensées reviennent subitement sur le discours émouvant d’Anduin qui m’a fait revenir à la raison. Me rappelant étrangement mot pour mot, je ressors brusquement éclaboussant le sol. Il m'a tutoyé !? Interpellé-je intérieurement. Je ne m’en étais pas rendu compte dans le feu de l’action mais maintenant que je suis à tête reposée… Mon rythme cardiaque s’accélère à nouveau et heureusement que je suis seule. Mon visage cramoisi pourrait être le phare qui guide les navires jusqu’à bon port. À l’aide de ma main, je tâtonne pour retrouver le savon, je l’attrape et ces vilaines divagations revienne au galop… Lynawen, bon sang ! Ce n’est pas le moment d’imaginer Anduin de cette façon…C’est déplacé. Je me donne une tape sur la joue pour me sortir cette image de la tête… Essayant de finir ma tâche première, me laver et rien d’autre. Je mouille ma chevelure et attrape une des lotions pour cheveux d’Anduin avant de l’appliquer. D’un coup on frappe à la porte suivit de la voix de Yaedrel.

•        Dame Lynawen, j’apporte vos vêtements. Puis-je entrer ? Demande-t-il.

•        Un instant ! Dis-je en haussant la voix pour qu’il entende.

Je me relève et me penche un peu pour tirer les rideaux de soies bleues qui encadre la baignoire avant de me plonger à nouveau dans l’eau qui commence à devenir tiède.

•        Vous pouvez rentrer. Dis-je.

J’entends la poignée tourner et les sabots de mon protecteur résonner sur le sol accompagné par le plissement du tissu qu'on dépose sur un meuble. La porte se ferme à nouveau sans qu'il n'ait ajouté un mot. Je finis de me rincer en vitesse avant de me faufiler hors du bain. J’attrape la serviette qu’Anduin avait mise à ma disposition. Je remarque que mes vêtements sales ont disparue, sauf ma broche qui est posée sur le tabouret, ça doit être l’œuvre de Yaedrel. En enfilant mes vêtements propres, je ne peux m’empêcher de repenser à mon affrontement contre le réprouvé, malgré le danger et la peur qui avait enserrer mon être, je suis toujours aussi déterminée à me rendre à Lordaeron. Il faut que je lui en parle avant son départ. Je soupire d’agacement à cette idée, ça ne va pas être facile. Je termine de me sécher les cheveux et arrange ma coiffure. J’attrape la broche que je mets dans la poche de mon gilet en laine et quitte la salle de bain. La voix d’Anduin et Yaedrel rebondissent dans le couloir. Je me laisse guider pour les rejoindre. Tous deux sont dans son bureau. Je passe le seuil et leurs regards se posent sur moi. Le jeune Roi m’invite à venir avec eux. Je me laisse tomber sur le fauteuil dont j’avais déjà eu l’usage quelques heures auparavant. Poser sur son bureau, une corbeille à fruit.

•        Avez-vous faim ? Me questionne Anduin.

Je hoche de la tête et Anduin saisie une pomme rouge avant de me la lancer. Je l’attrape habilement au vole avant de le remercier. À la vue de cette appétissante pomme, mon ventre se met à gargouiller et c’est sans perdre une seconde que je croque dedans à pleine dents, ça fait tellement de bien d’avoir enfin quelque chose dans l’estomac. Mon amant me sourit mais je ne lui rends hélas pas, je suis trop accaparée à me turlupiner la tête pour trouver les mots adéquats à ma requête et j’appréhende sa réaction comme celle de Yaedrel. Je sais pertinemment qu’ils me la refuseront. Je fixe ma pomme comme si elle était la plus scintillante des pierres précieuses. Je prends une grande respiration avant de soupirer accablement.

•        Je...Je souhaite participer à la bataille de Lordearon, Exclamé-je, enfin.

Anduin et Yaedrel se tuent. Leurs lourds regards pesant se tournent dans ma direction plongeant les lieux dans un silence de mort.

•        J’aimerai apporter mon aide en tant soigneuse pendant la bataille pour Lordaeron, répété-je.

Je contemple fixement les deux hommes. Anduin me regarde de ses yeux azurés devenues rond, tel deux saphirs. Sa bouche reste neutre sans sourire ni grimace ou encore rictus nerveux. Peut-être un bon présage ? Ce n’est pas vraiment le cas pour Yaedrel. Ses sourcils se crispent, ses yeux qui émanent d’une lumière bleutée, s'assombrirent tel un ciel nuageux. Des rides se forment sur son front, sa peau d'un bleu pâle passe à un bleu presque violacé.

•        Vous n'y pensez quand même pas, j'espère. S'exclame Yaedrel sur un ton sec. Vous venez tout juste de vous remettre d'un combat qui aurait pu vous coûter la vie.

•        Je suis encore vivante à ce que je sache. Le coupé-je.

•        Là n'est pas la question, rétorque-t-il. À Lordearon, il n'y aura pas qu'un assassin. Il y aura des tirs, des projectiles magiques, des sorts, des soldats et peut être même d'autres surprises dont seul Sylvanas à le secret... Il y aura dans tous les coins une chose qui sera capable de vous tuer...Je refuse catégoriquement que vous y alliez.

•        Je veux rejoindre les guérisseurs, pas crapahuter sur le champ bataille. Insisté-je sur ce détail.

•        Notre cher Yaedrel à raison. Acquiesce Anduin qui maintient son menton d'une main les yeux fermés. Je ne souhaite pas organiser vos funérailles...Je ne pourrai pas m’empêcher de m’inquiéter pour vous, je peux pas me le permettre. J’ai mon devoir à accomplir, des vies entre les mains et je me refuse de vous perdre.

Ses deux-là m'énervent, ils me n’écoutent pas. Je suis pertinemment consciente du danger, Je suis prête à risquer ma vie pour sauver un monde qui m'est inconnu, qui n’est pas le mien mais qui est devenue mon foyer. Je souhaite utiliser mon don pour venir en aide aux innocents. Pourtant, ils continuent à me prendre pour une poupée fragile, une enfant apeurée à qui on veut lui éviter tous les vices, qu'on serait prêt à enfermer juste pour le prétexte de la protéger. Je veux être libre de mon choix ! Je ne veux plus qu'on choisisse à ma place.

•         Je commence à en avoir marre, crié-je, J'ai dit que je viendrai à Lordearon ! Je veux me porter volontaire en tant que prêtresse de la lumière ! Je commence à en avoir plus qu'assez que vous me preniez pour une enfant vulnérable. Je viens de défaire un assassin de cette "Reine Banshee". J'ai vu mon monde se faire détruire par des démons, brûler dans le feu démoniaque, combattue des bandits. Mais je n’aspire pas à combattre, je ce que je désire c’est soigner. Ici, j'ai un nouveau foyer, j’ai trouvé ma vocation et j’ai des personnes que j'aime. Dis-je tout en les fixant. Alors s’il faut que je parte en guerre pour accomplir ce que j’estime juste, je le ferai !

Je ne m'en suis pas rendu compte sur l’instant, mais ma gorge s’est asséchée à la fin de ses paroles. Tous ce qui était en moi est sorti d'un seul coup. Je me sens mieux, la pression évacuée. Je reprends une inspiration et pose mon regard de nouveau sur mes interlocuteurs. Ils sont bouchés bée... Mais Yaedrel reprend vite du poil de la bête.

•        Tous ceci ne vous rends pas invincible, Dame Lynawen, cessez vos enfantillages. Gronde à nouveau Yaedrel.

•        Suffit ! Intervient Anduin. Lynawen, vous avez raison. Vous avez le droit de choisir votre chemin, qui suis-je pour vous en priver ? Mise à part votre Roi ? Dit-il sur un ton de plaisanterie forcé. Même si c’est à contrecœur, j’accepte mais à certaines conditions.

•        Votre Altesse, vous n’êtes pas sérieux !? S’emporte Yaedrel.

Le géant bleu furieux sort en trombe de la pièce en claquant la porte avec force derrière lui. Tout cela m’attriste, il m’a lui-même former pour faire face à la guerre et pourtant il refuse que j’y fasse front… J’ai envie de lui courir après lui faire comprendre mais pas tout suite j’en ai pas finis avec histoire alors je tourne la tête à nouveau vers un Anduin tourmenté, chagriné et cette vue me fend le cœur….

•        Anduin, quel sont vos conditions ? Demandé-je alors.

•        Premièrement, vous aurez un détachement de quelques gardes en plus de Yaedrel pour veiller sur vous. Deuxièmement, il vous sera interdit de quitter les camps, vous voulez soigner, non ? Alors vous soignerez les blessés qui afflueront. Troisièmement, vous prendrez votre pierre de foyer, quelle ne quitte jamais votre poche et promettez-moi… Non, je vous ordonne de vous en servir si la bataille tourne en notre défaveur. Quatrièmement, vous porterez une armure de cuir, j’enverrai mon forgeron prendre vos mesures. Est-ce bien claire ?

•        Comme de l’eau de roche, je ne désire rien d’autre que vous aidez et aider les gens qui m’ont ouvert les bras si chaleureusement…

•        Je sais, Lynawen, je vous admire beaucoup pour ça… mais j’ai quand même peur si j’échoue… L’Alliance… Vous…. Dis Anduin la voix tremblante.

•        Je crois en vous, j’en suis convaincue vous serez à la hauteur de ce défi. Essayé-je de le rassurer.

•        Embrassez-moi, Lynawen… Me demande subitement Anduin.

Je me lève, pose la pomme à moitié grignoté sur son bureau et le contourne. Je me penche alors vers lui et appuie mes lèvres sur les siennes longuement avant de les retirer. Le jeune Roi me dévore de ses iris bleutées. Anduin se relève, souffle les flammes des chandeliers, avant de pousser ses affaires qui obstrué le centre de son bureau. Seules les rayons lumineux des deux lunes nous éclairées à travers les carreaux de la fenêtre. Il m’attrape par les hanches et me soulève dessus. Son geste est tellement inattendu que je me mets à rougir de sachant pas comment je dois réagir. Lorsque que ses lèvres se posent avec timidité pour la première fois dans ma nuque mon cœur s’affole brusquement. Ses lèvres sont si chaudes et quand sa langue humide effleure ma peau je me sens défaillir. Anduin retrouve bien vite le chemin de ma bouche je ferme les yeux m’abandonnant à notre baiser langoureux et ses caresses maladroites. Mes mains s’agrippent à son manteau pour ne pas basculer en arrière et la lumière se mêle à nouveau à notre passion décuplant ma sensation de bien-être. On doit être plu étincelant que toute les étoiles de la voûte céleste d’Azeroth… 

Ses lèvres se détache des miennes avant de se poser sur mon front et la lumière se dissipe. Ce moment magique et romantique s’est transformé en silence gêné. Anduin est rouge comme une tomate et moi de même. Il se détourne vers la fenêtre, évitant mon regard.

•        Il se fait vraiment tard… Vous devez être exténuée. Il serait sage de regagner votre chambre. Balbutie Anduin.

•        Vous… vous avez raison.

Je glisse doucement pour regagner le sol, Anduin est dos à moi et n’a pas l’air de vouloir me faire face. Même si j’ai envie de voir son visage je n’insiste pas et regagne la porte.

•        Bonne nuit Anduin. Dis-je avec affection.

•        Bonne nuit ma douce Lynawen. Répond-il d’une voix tendre. 




/ Voilà, un chapitre "tranquille" et romantique. J'espère sincèrement que vous avez apprécié. Promis, le chapitre sur la bataille de Lordaeron n'est plus dans très longtemps mais faudra encore patienter un peu. Comme habitude, n'hésitez pas à laisser votre avis en commentaire et je me répète mais ça fais toujours très plaisir. Bonne soirée/journée à vous et encore merci de prendre le temps de me lire./


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