Comté de l’or. Cette ville, d’habitude calme et paisible, devient le théâtres de fêtes et de chants à certaines périodes de l’année, notamment lors de la Sansaint, un événement où adultes et enfants se déguisent pour se faire peur, rire et manger des bonbons tout en se racontant des histoires de monstres et de fantômes.
Chaque année, lors de cet événement, Comté de l’or est décorée pour correspondre au thème. De nombreuses citrouilles sont ainsi placées dans la ville, arborant des visages bien différents, allant d’une bouche simple avec quelques dents et des yeux triangulaires, aux sourires maléfiques, les yeux froncés et les dents pointues. Les bougies placées à l’intérieur, guident les passants à travers les rues de la ville, tout en faisant naître en eux un sentiment d’angoisse et d’insécurité comme s’ils étaient observés.
Des guirlandes aux motifs variés, des fantômes, des chauves-souris ou même des murlocs, sont pendus aux volets des habitations. Celles-ci sont principalement construites en bois et en pierre, sur certains côtés on peut même y distinguer la charpente visible qui permet de donner une structure solide aux maisons, des tuiles bleues garnissent leurs toits. Du fait de leurs compositions, elles sont étroitement surveillées par les gardes. En effet, durant la Sansaint, de grands hommes en osier sont brûlés, et si une braise s’active près d’une maison, il faut réagir assez vite pour éviter la propagation du feu. Seule la forge est faite entièrement en pierre, même si elle est consolidée avec des morceaux de ferraille, elle ne craint pas les flammes.
La fête bat son plein tandis que le soleil crépusculaire, disparaît derrière les collines, teintant le ciel de couleur orange et rouge.
C’est dans les bois proches, qu’un chevalier de la mort au teint pâle et à l’armure sobre, dont seuls quelques reflets bleutés, permettent de distinguer les motifs de celle-ci. Il se fraye un chemin sur le sentier garni de pavés, suivi de près par sa monture, vêtue elle aussi d’une armure, de couleur noire, où l’on peut distinguer des motifs de crânes à ses flancs, et un casque sur sa tête, qui ne fait ressortir qu’une lueur à la place de ses yeux, une lueur morbide, froide et spectrale, identique à celle émise par ses sabots
Après quelques minutes de marche, le chevalier et sa monture s’arrêtent. Non loin d’eux, trois enfants se trouvent sur la route. Ils sont chacun déguisés pour la Sanssaint, l’un porte un masque de vampire habillé d’une robe noire. Le second a un masque d’orc et est peint en vert, la couleur a déteint sur sa peau avec le temps, il porte également un short rouge crasseux en lambeau. Le dernier est coiffé d’un chapeau de sorcier sur sa tête et il porte également une robe de magicien accompagné d’un bâton surmonté d’une boule rouge, qu’il a dû lui même réaliser.
Voyant un homme approcher, nos 3 enfants s'avancent jusqu’à lui.
Le chevalier et sa monture observent les enfants un moment avant de lancer :
Le chevalier fait faire demi tour à sa monture et d’un geste de la main, indique aux enfants de le suivre.
Quelques instants plus tard, et voyant que les enfants commencent à fatiguer, le chevalier leur fait signe de s’arrêter. Il montre ensuite une clairière, proche de Comté de l’or, où le groupe peut s’y reposer. Celle-ci est éclairée par la lune, qui domine le ciel à cette heure de la nuit. Un tronc mort est allongé au centre, tandis que des arbres forment un cercle tout autour.
Le chevalier s’avance jusqu’au tronc mort, suivis de près par les enfants. Dakotah reste en retrait, en dessous des arbres, observant la scène de son côté. Après s’être assis à côté du chevalier, les enfants se mettent à discuter entre eux:
Les trois enfants continuent à parler entre eux, parlant sans cesse d’un “royaume”. Wornard continue à les écouter, puis il se joint à la conversation
Wornard se lève de son tronc marchant quelques pas devant lui, puis il reprit
Les enfants se regroupent sur le tronc, tandis que le chevalier se retourne vers eux. La lueur bleue de ses yeux ainsi que de son armure et son arme, se mettent à briller intensément. Le vent se lève, soufflant une brise légère faisant danser les feuilles des arbres autour de la clairière. Dakotah, elle, reste immobile sans broncher, en continuant d’observer la scène
Dans le royaume des morts il n’en est rien. Pas une once d’espoir ou de passion, l’amour n’existe pas. Seul le désespoir, l'errance, la douleur peut vous “guider” dans ce monde.
Le soleil n’y brille pas. Tandis que sur Azeroth, cette boule de feu réchauffe votre visage, et que le vent murmure de doux son à vos oreilles, de l’autre côté seule la mort vous parle, son souffle glacé effleurant votre peau, la seule sensation que vous pouvez encore ressentir. Le ciel n’est jamais bleu comme ici, il est noirâtre, maussade, sinistre. Une brume sombre le parcours, comme un nuage, mais d’un bleu cobalt.
Sur ses mots, les enfants se regardent entre eux, frissonnant, mais ils restent concentré aux mots du chevalier
Les enfant continuent à écouter l’histoire, autour d’eux, les arbres continuent à danser avec le vent, tandis que des nuages noirs couvrent la lune, ne laissant échapper que quelques rayons
Le vent continue à souffler, le ciel s’est obscurcit. Les enfants n’ont pas froid, captivés par le récit, ne se rendant pas compte de la fraîcheur ambiante.
Les enfants se font une image claire de ce royaume dans leurs esprit, comme s’ils se trouvaient devant eux. Chaque détail est remarqué, chaque apparence est visible, chaque sensation est ressentie.
Un peu plus loin, et voyant que leurs enfants ne sont toujours pas rentrés, un groupe de parents, guidés de leurs torches, se frayent un chemin à travers la forêt.
Les parents se tournent dans la direction désignée. Dans la clairière, allongés à côté d’un tronc mort et éclairés par un feu de camp, trois enfants dorment à poing fermé. Le groupe court vers eux, rassuré et ému de voir leurs enfants sains et saufs. Les enfants se réveillent en les entendant, ils sautent immédiatement aux cous de leurs parents respectifs. Ceux ci les réprimandent, mais ne peuvent s’empêcher de les serrer dans leurs bras.
De loin, Wornard, chevauchant Dakotah, observe la scène. “On peut dire qu’ils ont eu leurs lots d’émotions en cette Sansaint, j’espère que leur voyages au royaume des morts leur a plut”. Sur ces mots, le chevalier et sa monture firent demi-tour, une brume noire les englobant, ne laissant aucune trace derrière d’eux.
Chacun a un chemin, à toi de savoir quelle est ta destination.