Les dossiers égarés

Chapitre 5 : Heures supplémentaires

Par firestorm61

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18 septembre 1993

935 Pennsylvania Avenue

Washington DC.



Derrière lui le soleil déclinait au travers les vitres.

L'ambiance se tamisait de couleurs chaudes, les ombres du mobilier s'allongeaient.

Le directeur adjoint Skinner, faisait nerveusement les cents pas devant son large bureau parfaitement ordonné.

La fatigue, et l'age il faut bien l'admettre, avait émoussé sa patience d'ancien soldat. Grand, large d'épaule, cet éternel sportif était mis en valeur par son costume sombre. Son crâne rasé semblait briller sous les derniers rayons du jour. Derrière ses fines lunettes dorées, son regard était dur.

Le dilemme était systématiquement le même lorsqu'il s'agissait des X-files : faire preuve de fermeté et de souplesse tout à la fois.

Ses deux agents étaient efficaces, mais Mulder et Scully avaient l'irritante régularité de ne pas suivre le protocole.

Comme ce soir : Scully était venue seule alors qu'ils avaient été tous les deux convoqués.

Une fois de plus, elle prendrait le blâme pour deux.


Walter Skinner passa sa main dans sa fine barbe grisonnante, cherchant par où commencer.

-Nous allons devoir revoir ensemble toutes vos notes de frais. Encore. Comme l'agent Mulder n'a pas dénié se montrer...

-Je lui ai dit de ne pas venir.

-Vous avez quoi?!

Elle soutenait son regard. Assise dans l'un des deux confortables fauteuils designs qui faisaient face au bureau, Dana Scully soutenait son regard.

Les coudes posés sur les accoudoirs métalliques, les épaules relâchées contre le dossier, la jeune rousse ne semblait nullement inquiétée. Elle soutenait le regard de son supérieur.

Son doux visage rond contrastait avec l'insolence qui brûlait au fond de ses yeux bleus. Elle déboutonna les premiers boutons de son chemisier, dévoilant une petite croix dorée posée au cœur de son décolleté.

Les jambes croisées, un escarpin en équilibre dans le vide, elle passa le bout de ses doigts sous le rebord de sa courte jupe grise.

-Je lui ai dit de ne pas venir, répéta lentement la convoquée.


Réfrénant colère et excitation, Skinner faisait tout son possible pour faire abstraction de l'attitude désinvolte de la jeune femme.

Malgré lui, il s'était penché au-dessus d'elle, ses deux mains en appuis sur les accoudoirs, la dominant de son imposante carrure. Pourtant, c'était elle qui menait la danse.


Le comportement incendiaire de la jeune femme détonnait le calme et la réserve caractéristiques dont elle faisait preuve au quotidien.

Walter balaya cette réflexion. Il n'était plus en capacité de réfléchir.

-Vos provocations répétées risquent de vous faire gagner quelques heures supplémentaires, Mademoiselle Scully… J’espère que vous aimez travailler tard.

Les doigts délicats de l'agent Scully glissèrent le long de la cravate qui dansait devant elle, remontant jusqu'au nœud, qu'elle desserra pour le faire doucement descendre.

Levant de grands yeux faussement innocents, Scully passa délicieusement un bout de langue sur ses lèvres.

-Je suis déçue, murmura-t-elle. Il vous faut quelques heures pour préparer ma punition ?

Elle fit passer le ruban de tissu au-dessus du crâne rasé, glissa ses mains dans l'ouverture qu'elle resserra d'un mouvement agile.

Fière d'elle, elle présenta ses poignées emprisonnées à son supérieur, en signe de soumission.

-Vous vous fourvoyez agent Scully. Cela veut dire qu'il vous faudra quelques heures pour vous en remettre.


S'il avait hésité sur l'attitude à adopter fasse aux avances de la jeune, l'heure n'était plus à la réflexion.


Il saisit Scully par les poignées puis d’une main ferme il la pencha en avant sur le bureau, de l’autre, il souleva sa jupe dévoilant une chaste culotte rose à dentelles.

-Je vais devoir vous convoquer tous les soirs de la semaine, Agent Scully.

-Au lieu de perdre du temps à discuter, Monsieur, passez plutôt à l’action. Regardez, l’heure tourne. J’aimerais bien être rentrée pour dîner.

Elle lui jeta ensuite un regard coquin par-dessus son épaule.

Il avait commencé à la caresser à travers le tissu rose, mais a ces mots, il s’arrêta, tira l’insolente par les poignets puis l’agenouilla. Il baissa ensuite sa braguette pour en extirper son membre rigide.

-Vous avez faim agent Scully, le dîner est servi.

Elle n’eut pas le temps d’avoir une réplique cinglante. La bite pénétra sa bouche humide, glissa sur sa langue jusqu’à la luette.

C'était brutal. Elle le fusilla du regard mais, rapidement, elle prit plaisir à sentir son membre durcir un peu plus dans sa bouche.

Les mains toujours nouées dans le dos, elle balança sa tête en arrière afin de faire sortir le sexe fébrile de sa bouche.

Dana s'amusa à faire danser sa langue autour du gland de Skinner, dont les gémissements s'intensifiaient.

De peur qu'il ne vienne, elle ralentit la cadence.

Faisant abstraction de cette réticence, Walt saisi l’insolente par les cheveux, s'enfonça complètement pour entamer des mouvements de va-et-vient dans sa bouche.

Il se retira sans avoir éjaculé, fit un pas en arrière. Embarrassé de s'être laissé emporter.

Après avoir libéré les poignées de Scully, Walt eut toutes les peines du monde à ranger sa verge qui ne voulait pas débander.

Il lui fallait garder la face. Être à nouveau le directeur adjoint. Il n'avait malheureusement qu'un désir : remettre ça.

Il jeta sa cravate sur l'un des fauteuils, puis sans la regarder, distant, il ordonna :

-Même heure demain soir, Mademoiselle Scully. Si vous vous montrez douce, je pourrai éventuellement m’occuper de vous, entre deux dossiers.

Elle s'était redressé. Tout en frottant ses poignés endoloris, Scully déclara :

-Mais je suis déjà douce, Monsieur le Directeur adjoint.

Pour accentuer ses propos, elle fit glisser sa culotte rose sur le sol, écarta les cuisses en soulevant sa jupe pour dévoiler sa petite fente entièrement épilée.

Moins innocente, elle reprit :

-Si vous ne vous occupez pas de moi ce soir, je me verrais contrainte de demander ma mutation avec effet immédiat.

Levant à peine les yeux, il avoua, avec un sourire :

-Vous êtes bien redoutable pour une si jeune femme.

Il se pencha sous le bureau, en sorti une bouteille de whisky et deux verres. Il appuya ensuite sur l’un des boutons de son téléphone pour s’adresser à sa secrétaire tandis qu’il faisait couler l’alcool.

-Arlene, prévenez mon épouse que je travaillerai tard ce soir.

Il se leva, donna l’un des deux verres à l’insolente séductrice. Ils trinquèrent. S’embrassèrent longuement. Puis, Walt revint vers le bureau et en tapota l’angle.

-Installez-vous Scully. Relevez cette jupe, je vous prie. Il faut prendre soin d’employée tel que vous.

Elle but une gorgée de la liqueur ambrée puis grimaça légèrement sentant l’alcool descendre le long de sa trachée.

- Hum, c’est fort, chuchota-t-elle.

Walter retira ses lunettes, les replia puis les glissa dans la poche intérieure de sa veste qu'il retira pour l'envoyer rejoindre la cravate.

D'un séduisant mouvement du menton, Scully indiqua le téléphone :

- Vous pouvez rappeler, Arlène, Monsieur. Qu'elle prévienne votre épouse. Je ne pense pas que vous allez rentrer cette nuit. J’ai bien l’intention de profiter de vous. Je peux vous assurer que cela va être une longue nuit. J’espère que vous tiendrez la distance.

Dana remonta un peu plus sa jupe. De ses larges mains brûlantes, Skinner lui écarta un peu plus les cuisses pour venir y glisser sa barbe rugueuse.

La langue chaude écarta les lèvres sans difficulté, puis remonta le lentement possible, sans trop s'enfoncer.

Une main en appui sur le bureau, de l'autre, Scully maintenait son supérieur entre ses cuisses, lui griffant le crâne du pouce.

Du bout de la langue, Walt redescendit d'un coup sec pour s'enfoncer pour remonter puis mordiller le petit clito.

Scully s'effondra en arrière sur le bureau, faisant tomber le téléphone. Elle raffermit l'emprise de ses jambes autour de sa proie.


-Seigneur Dieu ! Monsieur le directeur adjoint !

L'exclamation ne venait pas de l'agent Scully, mais d'Arlene, la secrétaire, qui se tenait dans l'embrasure de la porte. Arlène était une séduisante grande blonde aux cheveux longs.

Scully se redressa, son carré roux en bataille. Le crâne rasé de Skinner émergea d'entre les cuisses.

Le secrétaire referma précipitamment la porte derrière, se rapprocha à petits pas du bureau. Elle commença à déboutonner son chemisier.

-Vous auriez dû me prévenir Monsieur Skinner. Je suis votre assistante, ne l'oubliez pas.




-Monsieur Skinner... Monsieur Skinner ?



Il faisait nuit noire dans le bureau. Walter releva la tête, une note de frais collée sur la joue.

L'unique éclairage venait de la porte qu'Arlene venait d'ouvrir. La lumière découpait la silhouette de la secrétaire.

-Vous ne devriez pas dormir ici, Monsieur.

La jeune femme avait de la compassion dans la voix.

La feuille abandonna sa joue. Walter était encore embrumé par le sommeil. C'est que son rêve était prenant.

Il réajusta ses lunettes qui avaient laissée une marque en demi-cercle sur le haut de sa paumette.

-Vous avez raison, Arlene, marmonna-t-il.

-Monsieur ?

-Oui, Arlene.

-Votre épouse vient de laisser un message : Elle travaillera tard ce soir. Inutile de l'attendre.




NdL: délire écrit en partie à 4 mains avec l'adorable Hela (a qui je dédicace ce petit texte)




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