Marcheuse de rêve
Chapitre 31 : La cuillère existe t’elle ?
1545 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 12/02/2026 20:52
llustrations liées à l’histoire, à découvrir sur le Forum (Attention Spoilers !) :
https://forum.fanfictions.fr/t/ff-avatar-marcheuse-de-reve-illustrations/7399
Cher journal : Maintenant c’est terminé. Je les ai envoyé balader.
Terminus
« Mademoiselle Mégane, réveillez vous ! »
Je sentais une main qui me secouait l’épaule. Lorsque j’ouvris les yeux, je constatais que j’étais dans le train. Il faisait nuit et il était arrêté dans une grande gare.
« C’est le terminus, je crois qu’il est le temps de descendre, on attend plus que vous. »
C’était l’Agent Scully qui me parlait et son collègue était derrière.
« Qu’est qui vous a pris de fuguer comme ça ? »
Je n’ai rien répondu et je me suis levée. Le reste du wagon était vide à part le contrôleur qui avait sans doute constaté ma présence.
Je suis sortie du train, les deux Agents me suivaient.
L’Agent Mulder m’interpella :
- Il faut qu’on parle.
- Oui parlons, je suis certaine que ce sera intéressant.
- Alors allons au buffet de la gare.
La cuillère
On s’est assis dans un coin du buffet de la gare. A cette heure, il était désert. Les lumières étaient fortes et c’était un peu pénible à supporter alors qu’on m’avait tiré du sommeil en pleine nuit.
L’Agent Scully m’a commandé à un jus de fruit et un gâteau.
Je n’ai pas attendu leur question et j’ai parlé franchement.
- Vous allez tous savoir. J’ai trouvé Szell. Il a fondé un clan sur une île avec la fille de Bastet qui se prénomme Eve. Je n’ai pas pu puis pas voulu le tuer. Il ne représente pas une menace. Ma mission est terminée.
- Comment ça « pas pu puis pas voulu » questionna l’Agent Mulder ?
- J’aurais du lui exploser à la figure. Mais la bombe n’a pas fonctionnée. Ensuite on m’a incité à tous les tuer d’une façon plus traditionnelle. Je n’ai pas voulu commettre un tel crime. Mais vous le savez déjà, n’est ce pas ?
- Non on ne le sait pas. Comment pourrait-on le savoir ?
J’ai pris dans ma main la cuillère qui accompagnait le gâteau. Et je l’ai montrée aux agents.
- Agent Mulder, cette cuillère existe ? Ou cette cuillère n’existe pas ?
- Euh… Comment ça ? Elle existe puisque vous l’avez entre vos doigts.
- Mes doigts… Je ne pourrais jamais vraiment savoir…
Je suis peut être morte avec mes parents et on m’a placé dans une cuve d’azote liquide. Plus tard des savants fous ont scannés mon cerveau pour en retirer son esprit et le copier dans un cyborg à l’allure de Na’vi. Et on m’a expédié sur Pandora ou Atlantis comme vous dites. Avec pour mission d’éliminer Szell et en espérant que mon coté innocent tromperait les protections de ce monde. Mais c’est raté Agent Mulder, la charge explosive que je portais a été désactivée.
Ou alors Pandora n’existe pas non plus et tout cela n’est qu’une simulation amusante pour je ne sais qui.
Ou encore je suis dans une sorte de Purgatoire, en attente d’aller au Paradis… ou en Enfer.
Quoi qu’il en soit, je suis encore libre de mes choix. Szell et les siens, je ne m’en occupe plus.
L’Agent Mulder fut très décontenancé par mon discours. Et il me relança :
- Szell est un ancien SS, un criminel de masse, un tortionnaire. Il vous a menti. Vous devez l’arrêter !
- Non.
- Nous avons des dossiers contre vous, vous savez. A propos des deux voyous disparus.
- Jetez moi en prison, torturez moi si vous voulez. Moi j’ai une famille la haut. Je suis près à tout endurer pour eux. Je continuerai à vous raconter ce qui se passe sur Pandora si vous me fichez la paix. Sinon plus rien. Et maintenant laissez moi manger ce gâteau. Et si vous pouvez me prendre un billet retour pour Anaonbourg, j’apprécierai. Merci.
Retour
Les Agents m’ont payés le ticket retour et ils m’ont accompagnés jusqu’au train. Ils m’ont même donné un petit billet pour acheter un casse croûte. Je les ai salués. A quoi bon les vexer un peu plus. Comme moi, ils n’étaient que des pantins, si ils existaient réellement.
Après plusieurs heures de voyages je suis revenue à Anaonbourg. Toujours la même météo bouchée.
J’avais envoyé un SMS à Tante Marthe pour lui informer de mon retour en prétextant que j’avais été trompée par un escroc. Je ne sais pas si elle avait gobée ce mensonge mais peu importe après tout. Elle n’était pas là à m’attendre à la gare, je m’en serais douté.
Par contre, il y avait Quasimodo qui devait attendre quelques clients.
- Salut !
- Mégane, on était inquiet ! Ou tu étais ?
- J’ai voulu aller voir la mer.
- Ah… C’est loin !
- Mais ça valait le détour.
- Tu veux voir du pays ? Ils ont remis en fonctionnement le vieux funiculaire. Si tu veux je te paye le voyage.
- Ok, rien de prévu cette après midi. Tante Marthe attendra, elle s’en fiche de toutes façons.
Mon rêve
La gare du funiculaire se trouvait au fond d’une rue assez étroite, non loin des grands trains. On pouvait voir le tracé vertigineux de sa voie fendre la falaise et disparaître dans les nuages.
On est grimpé dedans, on était les seuls avec le conducteur.
Avec un léger grincement, la cabine a commencé à monter en accélérant lentement. La ville rapetissait avec l’altitude avant qu’on plonge dans les nuages. La traversée de ce brouillard paru interminable puis d’un coup le bleu du ciel perça et en un instant on était au dessus d’une mer de nuées. Elle était cernée de montagnes majestueuses déjà blanchies par la neige éblouissante sous ce soleil rasant d’automne.
La cabine s’immobilisa avec un léger choc. Terminus.
En sortant de la gare haute, on est entrés sur une allée entourée de mélèzes dorés par les couleurs automnales. Le chemin nous conduisit rapidement à un beau lac de montagne. Cerné de mélèzes et de rochers, une de ses rives donnait sur le sommet de la falaise et on avait l’impression que l’eau était suspendue au dessus du vide. Les montagnes se reflétaient sur ce grand miroir.
Une passerelle en bois donnait accès à un îlot composé d’une grosse roche entourée de mélèzes. On s’est empressé de l’emprunter.
Ce lieu rivalisait avec les plus beaux paysages de Pandora. Quel dommage de le découvrir si tardivement mais sans le funiculaire son accès était apparemment très difficile.
Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête. J’avais tellement envie de voler au dessus de ces montagnes ! Alors j’ai appelé en poussant des courts mais forts cris aigües.
Evidemment Quasimodo fut surpris !
- Et mais tu imites quel animal là !?
- J’appelle Pégase !
- Pégase ? C’est le cheval qui vole ? Tu as trop fumée ou quoi ?
J’ai continué à appelé en regardant avec malice l’air stupéfait de Quasimodo.
Et soudain un cri a retenti. C’était lui, c’était Pégase qui arrivait dans l’axe du Soleil. Il survola bientôt le lac en effectuant un large virage pour se poser au sommet de la roche de l’ilot. Il était si énorme, si resplendissant avec ses couleurs vives. Il me reconnaissait et hochait de la tête vers moi.
Quasimodo resta sans voix alors je rompis le silence.
- Tu viens, on va faire un tour !
- Mais… C’est… C’est un Ikran ! Un dragon de Pandora ! Comment c’est possible ? Enfin on est sur Terre !
- Et pourtant il est bien là. Il a l’air tellement plus gros ici.
- C’est dingue, je dois rêver…
- Non, ce n’est pas toi qui rêve. C’est mon rêve désormais.
FIN
Mais il pourrait y avoir une suite.