Aventures : La Fanfiction - Saison 2

Chapitre 21 : L'armée des morts

3395 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 21/01/2026 11:28

B.O.B venait de tomber. Aucun de ses alliés n'avait réussi à le rattraper. Le mage était face aux morts, le dos contre les rochers en train de crier :


— Au secours ! Au secours !


Désemparé et terrifié, le demi-diable grattait sur la roche en espérant pouvoir grimper plus aisément, à la manière d'un chat. Le mage restait cependant encore maître de ses esprits. Bien qu'effrayé, il n'était pas en panique ou en PLS (Position Latérale de Shin) sous un rocher. Viktor, le dernier à avoir sauté sur la roche, était au plus près du rebord et vit le mage en détresse. Le paladin magister se demandait s'il ne devait pas laisser tomber les aventuriers et partir tout seul, pour repartir vers l'église de la lumière, avant de se retourner à nouveau vers les yeux larmoyants de B.O.B et de tendre son bâton vers ce dernier. Le demi-diable eut très envie de prendre le bout du bâton, et, malgré la situation catastrophique, une étrange envie de lécher le bout l'objet lui traversa l'esprit.


— NE LÈCHE PAS LE BOUT DU BÂTON ! hurla Grunlek, qui avait compris l'idée du Pyromage.


Malheureusement, Viktor n'arriva pas à tirer Balthazar vers eux. Même si le mage était léger, le magister n'avait pas beaucoup de force également. Pendant cette tentative de sauvetage, un mort-vivant se rapprocha du demi-diable. Ses doigts froids et gluants s'agrippèrent sur sa victime, la bouche grande ouverte, prêt à festoyer son repas de chair fraiche. Les dents vinrent se planter dans l'épaule du grand pyromage. Le sang coulait abandonnement. Balthazar se mit à hurler.


— EH VOUS ! AIDEZ-MOI ! SHIN ! GRUNLEK ! insista Viktor.


Rapidement Shinddha et Grunlek se mirent en position pour aider leur ami. Le nain usa de sa force légendaire pour le tirer vers eux. Le zombie lâcha sa délicieuse proie alors que le mage regagnait les hauteurs. Sa blessure le grattait fortement. Grunlek se demanda si une morsure de ce genre de créature pouvait infecter la victime et qu'il fallait peut être couper le membre infecté. B.O.B réfuta l'idée en annonçant que c'était la magie qui avait aidé à la création de ses morts-vivants et non une maladie. Par conséquent, sa blessure ne le transformerait pas en une de ces choses.


Les morts-vivants s'étaient colmatés sur le bas de la falaise. Les alliés observaient les environs, essayant de trouver un chemin pour continuer leur mission et un moyen de sauver Théo pour Viktor, sachant qu'ils avaient les églises sur leur dos s'ils retournaient là-bas. Grunlek identifia un chemin dans les voies rocailleuses pour aller en contre bas et peut être rejoindre l'espace qu'ils venaient de fuir.


— Est-ce que l'on peut essayer de retourner dans l'endroit où l'on était, dans le camp, afin de voir où en est la situation ? Et est-ce possible, Shin, que vous invoquiez Icy pour aller voir quelle est la situation ? demanda Viktor avec calme.


— C'est que… Je n'ai plus beaucoup d'énergie et… commença à se justifier Shinddha.


— Je peux vous en transférer, depuis ma propre énergie, proposa le magister.


Les morts-vivants continuaient à attaquer la roche. Viktor attrapa les mains du rôdeur pour réaliser l'échange. La force vitale du magister se transforma en énergie magique. Cette dernière circula entre leurs mains pour fournir au demi-élémentaire la puissance magique nécessaire afin de rappeler à lui son invocation et mettre le plan à exécution. De son côté, B.O.B alluma son bâton afin de soigner sa plaie, qui était toujours aussi saignante. Il passa son arme à Grunlek, pour qu'il cautérise la plaie. Malgré les cris de douleurs, Balthazar utilisa sa volonté pour ne pas sombrer face à la douleur.


La stratégie était simple : fuir les morts-vivants, repérer l'endroit d'où ils venaient et agir en fonction de ce qu'ils y verraient. Shinddha se concentra. De l'eau glissa le long de son bras. Dans la paume de sa main se forma une forme, au départ indéfinie, qui semblait un peu humanoïde, mais sans trait particulier. Après la douleur, Balthazar se retourna vers Shin pour lui dire :


— C'EST CA TON POUVOIR ? JE SUIS EN TRAIN DE ME FAIRE BOUFFER POUR ÇA ? cria-t-il en pointant du doigt la créature microscopique face à eux.


Tous restèrent sans voix, l'envie de rire face à cette invocation si petite et à l'allure si étrange.


— Ouais, c'est un demi-demi-demi-nain en fait, souffla Viktor.


— NON ! N'insulte pas Icy !


Shin boucha les oreilles, ou du moins ce qui ressemblait à cela avant de lui murmurer :


— Il n'a rien dit, d'accord ?


Icy regarda tout autour de sa personne, avant d'observer son maître en posant ses mains sur ses hanches. L'invocation pencha la tête au niveau du bas de la falaise, pour voir les morts-vivants. Avant de se retourner vers son maître en secouant sa main, qui semblait dire : « On est pas dans la merde. »


— Oh ! T'aurais pu l'invoquer avec des vêtements au moins, râla B.O.B, désormais de mauvais poil.


— Icy ! Tu fais chier. Allez, va voir là-bas si j'y suis, souffla Shin suite à la provocation de ses camarades.


Mais il se reprit en demandant poliment à sa créature de se rendre dans les endroits où il ne pouvait pas voir afin d'être la sentinelle. Icy quitta le plateau rocheux. Une fois éloignée, Shinddha se mit en sorte de transe pour voir à travers les yeux de sa créature. Son familier vit un chemin qui pourrait les mener visiblement vers le campement que les aventuriers venaient de quitter.


— Envoie-la jusqu'au campement ! » ordonna Viktor.


— Tu veux retourner au campement, alors qu'on vient de le fuir ? interrogea Grunlek l'air perplexe.


— Je veux y retourner ! sourit Viktor.


— Pourquoi ? demanda Grunlek.


— Là, on a une très grande menace à nos pieds ! rappela Shinddha, qui avait rappelé Icy à lui tout en pointant les morts.


— J'ai oublié quelque chose là-bas, continua Viktor.


— Théo. Bah oui, Théo, souffla B.O.B.


Les aventuriers se levèrent pour aller en direction de la plaine en contre bas, plus à l'abri des attaques de morts-vivants, tout en continuant de discuter de la stratégie à aborder.


— Mais est-ce que c'est le meilleur moyen de le récupérer ? continua Grunlek.


— Eh bien, oui. De toute façon c'est le seul moyen qu'on a trouvé, ajouta Viktor.


— Les enfants, les enfants… appela B.O.B. Théo a sombré dans l'inconscience. Il est revenu avec quelque chose d'autre. Ou plus exactement quelqu'un d'autre, comme Bragg l'avait dit, ou l'avait précédemment expliqué.


— Tu as vu quelque chose ? Car moi, je n'ai rien vu avec Grunlek, s'étonna Shin.


— Non ! Mais soyons réalistes. Les gens qu'on a affrontés avaient des pouvoirs élémentaires, étaient très doués : c'étaient des prêtres de ce que tu voulais. Des murmures, du camembert de tout ce que tu veux…


— Si jamais on retourne au campement, coupa Viktor, et que tous les types des églises sont morts, Théo va aller chercher le codex chez les intendants. »


B.O.B se retourna vers le magister de la lumière.


« Avec une attaque de zombies ? Ça serait très bourrin. Il a raison.


— Comment tu arrives à cette conclusion-là ? demanda Grunlek, perdu.


— Ou il a tué tout le monde, répondit Viktor.


— Donc, s'il a tué tout le monde, pour toi, il va aller chercher le parchemin en solitaire et il va aller en mode : “Je vais conquérir l'univers.” continua le nain.


— C'est ça.


— Ça fait pas longtemps que tu le connais en plus. Donc c'est bizarre que tu arrives à tirer des conclusions comme ça, ajouta Shinddha.


— Non, dans l'absolu, reprit B.O.B, On peut être sûr que c'est lui qui les a invoquées. Le changement de l'environnement, si on peut l'appeler comme ça, s'est produit quand Théo s'est relevé en mode “Je suis trop Dieu”.


— Oui, ça, c'est lié, affirma Shin.


— Donc ça, c'est lié, répéta B.O.B. Il est aussi lié avec la chose qu'il a ramenée de l'autre monde. Ça, c'est une certitude.


— C'est des créatures de Théo, souffla Grunlek. Il faut tuer Théo, pour qu'il n'y ait plus de morts-vivants ?


— Mais, ça n'est pas Théo, c'est la chose qu'il a ramenée avec lui depuis l'autre monde. Vous vous souvenez ?


— Oui c'est une sorte d'être démoniaque qui le possède ? demande Shinddha à Bob.


— Voilà, c'est ça.


Il y eut un court silence. Les esprits s'échauffaient, chacun réfléchissait à la gravité de la situation.


— Est-ce que vous connaissez cet être qui est apparu comme une ombre derrière Théo ? interrogea Viktor.


— Ah oui, on l'a buté, confirma BOB.


— Tu penses que c'est Vlad ? demanda Shin.


— On ne peut pas être sûr, enchérit Grunlek.


— Logiquement, c'est ce que Théo nous a dit. Quand il était tombé avec lui dans le puits et quand il a été ramené dans le second monde, il est revenu en ayant l'impression d'avoir été fusionné. Donc, effectivement, il y avait autre chose, réfléchit le mage.


— Donc, ça veut bien dire que le corps de Vlad est resté dans l'autre monde ? réclama le magister. Et le seul moyen de faire revenir quelque chose de l'autre monde, c'est d'avoir le Codex ?


— Et pas un seul moment, on s'est dit que c'était Vlad ? J'ai observé intensément la forme de l'ombre, mais je n'ai pas remarqué que c'était une forme reconnaissable. Donc là, vous pensez que c'est Vlad, sans avoir aucune idée, poursuivit Grunlek, refusant d'y croire.


— Dans tous les cas, coupa Bob, ça ne change rien à tout ce qui arrive, soit c'est Vlad…


Grunlek poussa un soupir, n'appréciant pas ces théories.


— Mais il y a une histoire de chaînes ! interrompit Viktor.


— Soit c'est Vlad, soit c'est un autre méchant et il veut les parchemins. C'est une certitude qu'il le veut pour une raison X ou Y, argumenta le demi-diable. Peut être pour ouvrir un portail et ramener plus de ses potes. Peut être pour se nourrir, peut être pour devenir un dieu. On n'en sait rien. Mais il faut l'arrêter.


Le nain s'éloigna un peu du groupe, contrarié. Shin l'observa faire, légèrement inquiet pour lui.


— J'avais pensé Vlad, car, d'après vos observations, vous m'aviez dit qu'il y avait des sortes de chaînes ressemblantes à votre ancien ennemi, enchaîna Viktor.


— Écoute, dans tous les cas, si ce n'est pas Vlad, et qu'il est mort, on peut appeler la créature Vlad pour le moment. Donc on va l'appeler Vlad et on va foncer quand même, conclut le pyromage.


— Donc, en gros, c'est Théo, qui est revenu de l'autre monde et qui a ramené avec lui, Vlad, ou un truc dans son corps. Et maintenant, Vlad va essayer de récupérer le Codex pour récupérer son corps dans ce monde-ci ? proposa Viktor.


— Non, ça c'est la plus mignonne des théories. Parce que s'il ramène son corps à lui, il redevient un quarantenaire à l'épée avec les cheveux grisonnants… reprit B.O.B.


— Oui, ce serait con, affirma Shin. Quel intérêt il a ? Il est dans le corps d'un inquisiteur de la lumière. C'est parfait pour lui.


— Si ce machin… enchaîna le pyromage visiblement très bavard


— Peut être le corps de Vlad est beaucoup plus puissant ? proposa Viktor.


Grunlek se saisit d'un rocher et le lança le plus loin possible, pour passer le temps. Il répéta l'opération plusieurs fois. Était-il le seul à vouloir sauver Théo ?


— Admettons que Théo soit parti en direction des parchemins, chez les intendants. Qui a le contrôle du corps de Théo ? demanda Shin. Est-ce que c'est Théo ? Ou cette créature ?


— Oui, dans tous les cas, s'énerva l'érudit, ça change rien. Le corps de Théo, qui que ce soit, a le contrôle sur lui. C'est notre ennemi actuel et la cause de tous ces zombards. Donc, soit on le bute, soit on l'assomme et on fait quelque chose. »


— Oui, mais les églises dans tout ça ?! s'inquiéta Shin. Comment on fait dans tout ce bordel ?


— Elles sont foutues les églises, sourit Viktor, amer.


— Ça ne change rien ! ragea le mage, pendant que Grunlek gloussait à l'écoute de toutes ses hypothèses et de toutes ses questions. Ça ne change rien. Soit les églises ont gagné et Théo n'est plus qu'une victime. Soit… Le problème, c'est que les morts sont encore là ! Donc, on peut assumer qu'ils ont perdu. S'ils ont perdu, cela veut dire qu'ils sont plus forts que nous. Et s'ils sont plus forts que nous, ça devient un problème, car…


— Arrêtons de tirer des conclusions et allons au campement, bougonna Shinddha.


— On revient à ce que l'on disait tout à l'heure, s'entêta Viktor. Ou Théo est mort. Ou alors il les a tous tués.


— Je propose… soupira Balthazar.


Grunlek revint dans leur direction.


— Il ne faut pas aller directement au campement, reprit-il. Il faut se rapprocher du campement, mais pas aller là-bas, et envoyer Icy pour y aller et pas se faire voir.


Sur ce point l'ensemble des aventuriers étaient d'accord.


— Je vous propose, un plan, souffla Balthazar, désespéré. Je vous propose qu'on s'arrête là et que l'on ouvre une auberge.


Un silence plana pendant quelques secondes. Avant que l'ambiance si tendue se fende de quelques rires, détendant les rides de chacun.


— J'suis toujours partant, rit le nain de bon cœur.


— Je suis à deux doigts de faire ça, s'en amusa Shinddha.


— À chaque fois, à chaque fois. Maintenant on a Icy ! enchaîna B.O.B tandis que Viktor les observait étrangement.


— Qui se baignerait dans les verres de Whisky ! proposa Shinddha l'air enjoué.


— Oui, c'est ça !


Ils s'imaginaient faire des produits régionaux, leur propre bière. Icy ferait de la danse tout en jouant avec des glaçons. Mais leur rêve d'auberge se fissura à leur retour dans la dure réalité que leur rappela le magister.


— Bon, on y va.


Le plan se mit à exécution. Alors qu'il s'approchait à cent mètres du campement, Shinddha envoya Icy et commença à observer les environs depuis les yeux cristallins de sa créature. Shinddha décrivit la scène qu'il avait sous les yeux.


C'était un endroit envahi de mort-vivant. Ces créatures semblaient errer sous l'impulsion d'un commandement suprême, d'un contrôle. Depuis les oreilles de son invocation, Shin pouvait entendre les râles des rares personnes vivantes, les rares membres des églises toujours debout, désemparés, voire terrorisés. Il entendit également la voix de Théo au fur et à mesure que Icy se rapprochait.


— Attendons-les. Nous avons une grande discussion à avoir. Vous et moi. Je ne vous ferai pour le moment aucun mal. À moins que vous ne m'y forciez.


Icy s'approcha doucement de Théo, pour essayer de repérer une trace, une expression dans son visage pour savoir si le paladin était lui-même, s'il était en transe, ou toute information pouvant identifier la personne à l'intérieur. Les érudits ne semblaient pas bouger d'une oreille, ils regardaient tout autour d'eux. Apeurés, ils semblaient avoir complètement perdu toute envie de se battre. Les morts-vivants n'attaquaient pas. Théo ou du moins, ce qu'il paraissait être, faisait les cent pas. Les soldats étaient sur la défensive, l'arme au clerc, tenant à distance les morts, même si ces derniers ne les attaquaient pas.


— Viktor. Va falloir que tu négocies avec ton petit poulain, car je crois qu'il fait n'importe quoi, sourit Shinddha.


— Il va falloir l'aider à se rappeler qui il était, proposa Grunlek en ayant du mal à trouver un super souvenir avec le paladin de la lumière.


— On va surtout penser à se barrer ! argumenta Balthazar. Ça me semble clair ce qu'il nous attends. On va pas lui donner ce qu'il veut !


— Ça sent le piège, soupira le demi-élémentaire.


— Mais peut-être qu'on peut réveiller son esprit si on le rejoint et qu'on retrouve l'âme de Théo enfermé dans son corps, insista Viktor.


— On lui fait un câlin en même temps, sourit Grunlek pendant que Viktor enchainait avec des mots qu'il dirait pour le retrouver.


— T'es sérieux ? s'inquiéta Bob.


— On n'envoie que Grunlek, pointa du doigt Shin.


— Vous êtes sérieux ? Vous allez vous approcher d'un mec qui contrôle des zombies agressifs à volonté en essayant d'utiliser le pouvoir de l'amitié ? tomba des nues B.O.B. Non, mais moi je me transforme en démon et je prends mes chances.


Viktor toussota faisant se retourner le mage.


— Pardon pour l'hérésie, mais euh… ajouta B.O.B.


— Si ça se trouve, il va reconnaître que l'on est ses potes et… continua Grunlek.


— Qu'est-ce que l'on fait ? On va chercher les Codex ? demanda Shin.


— Il nous attend, et il voudrait nous parler. je voudrais bien qu'on envoie un émissaire, un moyen de communiquer… Oh !! sourit B.O.B en regardant Icy avec un grand drapeau blanc.


— Icy peut parler en notre nom ? demanda Grunlek à Shinddha.


— Ou alors je peux utiliser mes pouvoirs télékinésie pour parler dans son esprit et qu'il nous réponde, proposa B.O.B.


— Ou combiner Icy et ton pouvoir B.O.B pour qu'on puisse en discuter ? finit Shinddha.


Balthazar se concentra, tenta de retirer toute idée négative. Sans stress, il tenta son sort de connexion mentale. La magie ouvrit un portail de communication avec les différents aventuriers et principalement Shin qui était toujours en lien avec Icy sur le terrain.


— Dites-lui des mots gentils ! Que vous êtes là pour lui ! enchaîna Viktor.


— Tu es en connexion avec nous aussi, murmura télékinésiquement Grunlek.


— Allo ! C'est papi !! essaya Viktor. Tu m'entends ?


Mais Théo ne répondit pas à leur appel. Peut être que son âme avait rejoint celle de la petite fille morte sous un bouclier. Ils n'en savaient rien, juste que Théo ne répondait pas.


— Bon ? Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Viktor.


— Peut être qu'il refuse de répondre à Viktor ? souriait Shinddha.


— Est-ce que l'on y va en mode : « Je suis là » ? proposa le magister.


— Tu m'as cherché ! Alors me voici ! blagua Shinddha.


— De toute façon, on va faire ça. Je reste en connexion mentale.


— Viktor, il faut que tu arrives à faire ton clausure avec lui, enchaina Shin.


— J'espère que cela va réussir. Mais si cela réussit, je vais être déçu aussi, ajouta l'homme de foi.


— Qu'est-ce que l'on fait ? On y va ? soupira B.O.B, les yeux visiblement inquiets.


— Soit ça, soit l'auberge, proposa Grunlek.


Les trois alliés avaient fortement envie de faire demi-tour et d'aller dans le plan de carrière auberge. Malheureusement, le monde était à sauver. Ils se rendirent sur le campement. Viktor en tête de file, suivi de près par Grunlek, puis Shin et B.O.B fermant la marche, peu sûr d'eux. Peut-être les souvenirs en commun, la volonté de Viktor, malgré le fait qu'il avait refusé qu'il soit paladin et n'avait pas pu sauver le père de Théo, pourraient réveiller le paladin.


Une tente proche d'eux laissa entrapercevoir un garde resté caché depuis le combat. Les morts tournèrent à peine la tête à leur passage comme s'ils avaient reçu l'ordre de ne pas bouger. Shin avait fortement envie de donner un coup de pommeau à ce dernier, l'esprit de vengeance face au combat précédent coulant encore dans ses veines. Grunlek et Balthazar lui firent signe de ne rien tenter. Viktor traversa la rivière en soulevant son aube. Grunlek chercha un endroit où il pourrait traverser le cours d'eau facilement. Et les autres suivirent.


— Théo… Théo… Je suis Viktor…


L'appelé se retourna vers lui, yeux dans les yeux.


— Je ne suis pas Théo. Théo, je l'ai dévoré. Au même titre que le chevalier Vlad.


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