Red-Bat Terre Prime.
Chapitre 16 : Le Collectif du Jugement. 1er Partie.
2613 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 30/01/2026 09:27
Note de l’auteur : Notre procédé d’écriture sortant de l’ordinaire et similaire à une écriture théâtrale, il est important de mémoriser les codes employés afin d’éviter toute confusion dans la lecture.
Pour rappel :
Paragraphes en italique : Le narrateur est l’un des personnages. (Le plus souvent Alex)
Texte simple en italique : Citations, Surnoms ou Incantations. S’applique aussi dans les dialogues.
Dans les dialogues :
Phrase entre des astérisque : exemple * J’ai l’impression qu’on m’observe * : Le personnage réfléchit ou pense.
Phrase entre guillemets : exemple « Boit un verre d’eau » : Le personnage fait une ou plusieurs actions, avant, pendant ou après avoir parlé.
Mot entre parenthèse et italique derrière le nom de personnage dialoguant : exemple : Alfred (téléphone) : Donne une information sur les conditions de dialogue. Ici, Alfred parle au téléphone.
Voilà tous les codes qui vous permettront de suivre au mieux la lecture. Nous vous souhaitons dès à présent un agréable moment en compagnie de nos personnages.
L’équipe Brotherhood Corp.
Note Auteur @Leakee/Skymailleur : Cette Fanfiction se passe sur Terre Prime (Terre 1). Ce n’est pas une suite de Batboy Rise Of The Devil. (N’hésité pas à y jeter un œil.) Qui se passe sur Terre 55. Vous allez voir peut-être des personnages de cette univers (55) dans l’univers (1) Ils n’auront pas forcément la même histoire, le même caractère etc. Bonne lecture.
Costume porter par le Bat : Costume de Terry Mcginnis Batman Beyond prototype. Le costume possède une cape.
Chapitre 16 : Le collectif du Jugement. 1er Partie.
Une semaine plus tard. 00 H 23. Harrisburg Pennsylvanie.
La pluie battait sans relâche sur Harrisburg, transformant les rues en veines liquides où se reflétaient les néons fatigués et les gyrophares nerveux des patrouilles. Le ciel, bas et chargé, semblait vouloir écraser la ville sous son poids.
Red-Bat se tenait debout au bord d’un bâtiment, la cape plaquée contre son corps par le vent. Ses yeux blancs scrutaient les rues en contrebas, analysant chaque mouvement, chaque anomalie.
Red-Bat : Une semaine…. Une semaine, et tout a basculé…
Il observait une patrouille arrêter un véhicule trop lent à son goût. Les soldats braquèrent leurs armes, gestes mécaniques, précis. Le conducteur leva les mains, terrorisé. Tout était sous contrôle. Trop sous contrôle.
Red-Bat : En l’espace de sept jours, « Poursuit-il. » Les hôpitaux, les grandes surfaces, les sièges politiques et industriels… tous placés sous haute sécurité. Surveillance permanente. Militaires en renfort. Le HPD en soutien.
Son regard glissa vers le centre-ville, où les façades des immeubles officiels étaient désormais éclairées jour et nuit.
Red-Bat : Le couvre-feu… autrefois toléré, presque ignoré… est devenu une prison invisible.
Une sirène déchira soudain l’air. Un cri, au loin. Puis un autre. La réponse immédiate d’une patrouille.
Red-Bat : Les sirènes hurlent à la moindre infraction. Un pas de trop. Une fenêtre allumée. Un attroupement jugé suspect.
Il ferma brièvement les yeux. Les images se superposaient dans son esprit : des foules en colère, des visages fatigués, des poings levés.
Red-Bat : « Il rouvrit ses yeux. » Un mouvement est né.
Plus loin, sur une grande avenue, des silhouettes s’agitaient malgré l’heure tardive. Des manifestants. Certains criaient, d’autres brandissaient des pancartes trempées par la pluie. Les slogans, peints à la hâte, se lisaient encore : Liberté, Assez de mensonges, Il nous protège.
Red-Bat : Des émeutes. Des manifestations. De jour comme de nuit, les citoyens se rassemblent, défiant le couvre-feu, défiant la peur.
Un éclair frappa le ciel, illuminant brièvement la scène. Sur une pancarte, un symbole stylisé : un visage à moitié souriant, à moitié triste.
Red-Bat : Ils brandissent des messages de colère… ou de soutien... «Dit-il d’une voix plus sombre.» À celui qu’ils appellent maintenant « l’Homme au Masque d’Émotion.»
Red-Bat resta silencieux quelques secondes, observant la foule se disperser brutalement sous la pression des forces de l’ordre. Des cris. Des ordres aboyés. Des matraques levées.
Red-Bat : Moi, je regarde. « Conclut-il. » J’attends. J’écoute. « Sa main effleura le communicateur intégré à son masque. » J’écoute la radio du HPD… en espérant qu’il se montre. Qu’il commette une erreur. Une seule.
Un grésillement répondit, suivi d’une voix familière.
Thomas Abernaty (Radio) : Tu n’as toujours pas trouvé d’alliés ?
La voix de Thomas Abernaty résonna dans son oreille, légèrement déformée par la transmission radio, mais toujours empreinte de cette inquiétude contenue qu’Alex connaissait trop bien.
Red-Bat : Non, c’est mieux comme ça… je vais me débrouiller comme je l’ai toujours fait…
Thomas Abernaty (Radio) : N’empêche cet homme circule partout sur les réseaux. Vidéos, montages, témoignages… Il est devenu une icône.
Red-Bat : Et pourtant, il a exécuté trois personnes en plein jour… « Rétorqua Alex. » Il a mis le feu à un centre de données gouvernemental. Il manipule les masses comme un illusionniste. Il sait exactement quelles cordes tirer. Ce type leur montre un ennemi commun. Il se présente comme la solution.
Thomas Abernaty : Et s’il l’était, aux yeux de certains ? « Demanda prudemment Thomas. »
Alex ne répondit pas tout de suite. Son regard se perdit dans la foule dispersée, dans les soldats figés, dans les bâtiments barricadés.
Red-Bat : Alors c’est à moi de leur montrer ce qu’il est vraiment. Peu importe combien de temps ça prendra.
Le vent redoubla, fouettant sa cape. La pluie ruisselait le long de son masque, mais il ne bougea pas.
Red-Bat : Il va refaire surface… « Murmura-t-il. » Les gens comme lui ne savent pas disparaître. Ils ont besoin d’être vus.
06 h 45. Harrisburg, Pennsylvanie.
L’aube peinait à percer les nuages qui enveloppé Harrisburg. Une lumière blafarde glissait entre les immeubles, révélant une ville fatiguée, tendue, prête à rompre. La pluie de la nuit avait laissé derrière elle des flaques où se reflétaient les gyrophares encore allumés de quelques patrouilles nocturnes.
Un grésillement rompit le silence.
Commissariat HPD : … Ici Centrale HPD à toutes les unités disponibles…
Red-Bat, accroupi sur le rebord de l’immeuble, redressa la tête, il ajustait la fréquence sur le canal prioritaire.
Commissariat HPD : …situation critique dans le secteur de Riverside East. Deux groupes de manifestants convergent. Barrages improvisés. Épaves de véhicules, pneus, palettes en bois enflammées. Tension extrême. Risque d’affrontement imminent si on ne parvient pas à les contenir…. Les effectifs sont débordés. On est en train de se faire encercler…
La transmission grésilla, puis se coupa.
Red-Bat : Voilà, il se montre enfin.
Thomas Abernaty : Une grosse manifestation de cette taille, il va sûrement pas hésiter une seule seconde.
Red-Bat : Exactement… on reste en contact.
Le justicier se redressa. La ville s’éveillait, mais ce n’était pas un réveil ordinaire. C’était celui d’un corps malade, agité de convulsions. Il activa son grappin et s’élança dans les rues en contrebas.
07 H 00. Quartier Riverside East. Harrisburg.
Le quartier de Riverside East ressemblait à une zone de guerre civile.
Des carcasses de voitures renversées barraient les avenues principales, les vitres éclatées, les capots encore tièdes. Des pneus empilés fumaient lentement, projetant une odeur âcre dans l’air froid du matin. Des planches arrachées à des chantiers formaient des barricades instables, hérissées de clous et de barres métalliques.
Red-Bat atterrit sans bruit sur le toit d’un immeuble de bureaux, dominant la scène.
En contrebas, deux marées humaines se faisaient face.
À l’ouest, des citoyens brandissaient des pancartes aux slogans officiels :
“Ordre et sécurité”, “Harrisburg unie”, “Soutien au maire”.
Certains portaient des brassards bleus, d’autres des drapeaux municipaux. Leurs visages étaient tendus, animés par une peur mêlée de colère.
À l’est, un autre groupe, plus disparate mais plus déterminé. Des masques artisanaux, des foulards rouges et noirs, des symboles peints à la bombe sur des cartons récupérés.
Un message revenait sans cesse : “Jugement”. “Le système doit tomber.”
Entre les deux… le HPD.
Une ligne fragile de véhicules d’intervention formait un rempart précaire. Portières ouvertes, boucliers levés, armes non létales prêtes. Les policiers criaient des ordres, tentaient de maintenir un semblant de contrôle.
Capitaine Aaron Hunter : Reculez ! Reculez tous ! « Hurla le capitaine de police au mégaphone.» Cette zone est sous contrôle du HPD !
Policier HPD 1 : Capitaine, ça chauffe à l’est ! Ils ramassent des projectiles !
Capitaine Aaron Hunter : « Tourna la tête. » Boucliers en avant ! Pas de charges sans mon ordre !
Policier HPD 2 : Attention, capitaine ! Projectile !
Un pavé fendit l’air.
Il s’écrasa contre un bouclier dans un bruit sec et violent. Le policier recula d’un pas sous l’impact. Puis un autre pavé vola. Puis un troisième.
Les cris montèrent brutalement.
Les insultes jaillirent, se croisant d’un camp à l’autre comme des balles verbales.
- Traîtres !
- Chiens du système !
- Rentrez chez vous !
- Justice !
Red-Bat serra les poings sur le rebord du toit.
Il voyait les lignes se rompre. Lentement. Inexorablement.
Red-Bat : Thomas… « Murmura-t-il. » Il a réussi. Il a dressé la ville contre elle-même.
Dans l’oreillette, la réponse fut immédiate.
Thomas Abernaty : Les flux sur les réseaux explosent. Des vidéos en direct partout. Ils parlent de moment historique.
Un grondement sourd monta soudain de l’extrémité nord de Riverside East.
D’abord diffus, presque confondu avec le tumulte de la foule, il gagna rapidement en intensité.
Red-Bat tourna la tête.
Des phares perçaient la fumée.
Policier HPD 1 : …C’est quoi ça ? « Murmura le policier, la voix tendue derrière son bouclier. »
Le bruit devint plus fort : moteurs lourds, synchronisés. Une colonne de véhicules militaires s’engagea dans l’avenue principale, repoussant lentement la foule par sa simple présence. Des camions blindés couleur sable, des jeeps tactiques, des silhouettes casquées debout à l’arrière, armes maintenues en position basse mais prêtes.
Policier HPD 2 : Capitaine Hunter ! « Cri a-t-il en se retournant brusquement. » Les militaires de la base Armstrong sont là !
Le chef de police sentit un poids glisser de sa poitrine… avant qu’une autre inquiétude ne prenne aussitôt sa place.
Capitaine Aaron Hunter : Enfin….
Les véhicules militaires s’arrêtèrent. Les portières claquèrent à l’unisson. Des soldats descendirent, équipés de gilets pare-balles, de casques intégrales, de fusils d’assaut maintenus contre la poitrine. Leurs visages étaient fermés, professionnels, dénués de toute émotion visible.
Un officier s’avança, main levée.
Officier Militaire : Forces de la base Armstrong ! « Annonce-t-il d’une voix forte. » Cette zone est désormais sous contrôle militaire conjoint. Veuillez reculer immédiatement.
Militaire 1 : Reculez ! « Ordonna le soldat, arme pointée vers le sol mais laser rouge bien visible sur les barricades. »
Les soldats se déployèrent derrière la ligne du HPD, formant une seconde barrière, plus dense, plus intimidante.
Les militants durent céder du terrain, pas à pas, repoussés par cette masse disciplinée et implacable.
Red-Bat observait la scène depuis les hauteurs, immobile comme une gargouille. Ses yeux analyseur scrutaient chaque mouvement, chaque détail.
Red-Bat : Hum, il y a un truc qui cloche… Trop organisé… « Murmura-t-il pour lui-même. »
Dans son oreillette, la voix de Thomas crépita.
Thomas Abernaty (Radio) : Je capte des échanges inhabituels sur les fréquences militaire. Beaucoup de communications chiffrées…
Red-Bat : « Serra les poings. » Ils sont déjà là.
Thomas Abernaty (Radio) : Quoi ?! Ils sont comment ça ?!
En contrebas, le capitaine Hunter tentait désespérément de reprendre le contrôle. Sa voix, amplifiée par le mégaphone, se brisait presque sous la pression.
Capitaine Aaron Hunter : Dernier avertissement ! Toute personne avançant au-delà de cette ligne sera interpellée !
Sa voix résonna entre les façades des immeubles, ricocha contre les carcasses de voitures et les barricades fumantes. Pendant un bref instant, on crut que l’ordre allait être entendu.
Puis quelque chose changea.
Les militaires, jusque-là parfaitement alignés derrière le HPD, avancèrent encore d’un pas. Puis d’un second. Lentement. Méthodiquement. Leurs bottes frappaient le sol avec une régularité glaçante. Les lasers rouges de leurs armes glissèrent… non plus vers les militants masqués, mais vers les policiers eux-mêmes.
Un silence irréel tomba sur Riverside East.
Les cris s’éteignirent. Les slogans moururent dans les gorges. Même le feu des pneus sembla crépiter plus doucement.
Policier HPD 2 : …Qu’est-ce qu’ils font ? « Murmura l’agent, la voix tremblante. »
Le capitaine Hunter sentit son estomac se nouer.
Capitaine Aaron Hunter : Baissez vos armes ! Vous êtes en soutien du HPD ! En soutien !
Aucune réponse.
Alors, un bruit claqua dans l’air.
Applaudissements.
Lents. Réguliers. Assurés.
Un homme en capuche s’avança depuis la foule des militants favorables à la révolte. Il grimpa avec aisance sur la carcasse renversée d’une voiture calcinée, dominant la scène comme une estrade improvisée. Ses applaudissements résonnaient, insupportablement calmes.
Le Bat lui resta figé sur son perchoir, il sentit le vent tourner.
Red-Bat : Le voilà…
L’homme releva la tête. La capuche glissa légèrement en arrière, révélant le masque.
Un visage divisé.
Une moitié figée dans un sourire presque bienveillant.
L’autre tirée par une tristesse profonde, presque funèbre.
L’Homme au Masque d’Émotion.
Fin du chapitre 16 : Le collectif du Jugement. 1er Partie.