Red-Bat Terre Prime.

Chapitre 17 : Le Collectif du Jugement. 2ème partie.

2323 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 02/02/2026 09:39

Note de l’auteur : Notre procédé d’écriture sortant de l’ordinaire et similaire à une écriture théâtrale, il est important de mémoriser les codes employés afin d’éviter toute confusion dans la lecture. 

Pour rappel : 

Paragraphes en italique : Le narrateur est l’un des personnages. (Le plus souvent Alex) 

Texte simple en italique : Citations, Surnoms ou Incantations. S’applique aussi dans les dialogues. 

Dans les dialogues : 

Phrase entre des astérisque : exemple * J’ai l’impression qu’on m’observe * : Le personnage réfléchit ou pense. 

Phrase entre guillemets : exemple « Boit un verre d’eau » : Le personnage fait une ou plusieurs actions, avant, pendant ou après avoir parlé. 

Mot entre parenthèse et italique derrière le nom de personnage dialoguant : exemple : Alfred (téléphone) : Donne une information sur les conditions de dialogue. Ici, Alfred parle au téléphone. 

Voilà tous les codes qui vous permettront de suivre au mieux la lecture. Nous vous souhaitons dès à présent un agréable moment en compagnie de nos personnages.  

L’équipe Brotherhood Corp. 

Note Auteur @Leakee/Skymailleur : Cette Fanfiction se passe sur Terre Prime (Terre 1). Ce n’est pas une suite de Batboy Rise Of The Devil. (N’hésité pas à y jeter un œil.) Qui se passe sur Terre 55. Vous allez voir peut-être des personnages de cette univers (55) dans l’univers (1) Ils n’auront pas forcément la même histoire, le même caractère etc. Bonne lecture.  

Costume porter par le Bat : Costume de Terry Mcginnis Batman Beyond prototype. Le costume possède une cape.

Chapitre 17 : Le Collectif du Jugement. Deuxième partie. 

Quartier Riverside East, Harrisburg. 

L'homme au masque d'émotion : Bravo ! « Dit-il en continuant d’applaudir. » Bravo, capitaine Hunter. « Il pencha légèrement la tête. » Vous avez fait absolument tout ce que le système vous a appris. 

Sa voix n’était ni désagréable ni agressive. Elle portait sans effort, claire, parfaitement maîtrisée. 

L’homme au masque d’émotion : Vous avez dressé des lignes. Donné des ordres. Brandit la peur comme un outil de maintien de l’ordre. « Il marqua une pause. » Hélas… ce n’était pas suffisant. 

Capitaine Aaron Hunter : « Serra les dents. » Descendez immédiatement de ce véhicule ! Vous incitez à l’émeute et à la sédition ! 

Un léger rire s’échappa du masque. 

Un rire calme. Presque compatissant. 

L’homme au masque d’émotion : Sédition ? « Répéta-t-il. » Non, capitaine. Ceci est un réveil. 

Autour de lui, les soldats levèrent pleinement leurs armes. Cette fois, il n’y avait plus d’ambiguïté. Les canons visaient les policiers du HPD… et les citoyens brandissant les drapeaux municipaux. 

Plusieurs cris de panique montèrent. 

Militant : Ils nous pointent dessus ! 

Policier HPD 1 : Baissez vos armes, bon sang ! 

Puis l’impensable se produisit. 

Un policier du HPD abaissa lentement son bouclier. Retira son casque. Et fit un pas en arrière… du côté des militants masqués.  

Puis un autre. 

Capitaine Aaron Hunter : Qu’est-ce que vous foutez ?! « Cria Aaron. » Retourner dans les rangs !  

Policier HPD 2 : Désolé, Capitaine… Mais il a raison. 

La ligne bleue se fissurait. Lentement. Horriblement. Mais quelques un resta. 

Ces mots furent plus violents qu’un coup de feu. 

Autour, certains policiers restèrent en place. Crispés. Tremblants. Refusant de céder. Mais ils étaient désormais moins nombreux. 

L’Homme au Masque d’Émotion ouvrit alors les bras, embrassant la scène. 

L’homme au masque d’émotion : Voilà… « Murmura-t-il. » La vérité ne force jamais. Elle attire. 

Du haut de son perchoir, le justicier d’Harrisburg se redressa prêt à passer à l’action. 

Red-Bat : Ma théorie s’est révélée exacte…  

Thomas, à l’autre bout de la liaison, ne répondit pas. Il n’y avait rien à dire. 

Red-Bat : Bon sang… « Continua Red-Bat. » Ce type a toujours une longueur d’avance. Infiltration des sphères politiques. Industrielles. Autorités militaires… et maintenant policières. Il ne se contente pas de semer le chaos. Il convertit. 

En contrebas, l’Homme au Masque d’Émotion levait les yeux vers la foule… et, l’espace d’une fraction de seconde, son regard sembla se poser exactement là où se tenait le justicier. 

Même à cette distance, Red-Bat eut la certitude qu’il souriait. 

Red-Bat : Harrisburg est sa première victime… Et s’il n’est pas arrêté maintenant… elle ne sera pas la dernière. 

Aussitôt, les murmures s’éteignirent. Les soldats restèrent figés, armes toujours braquées, tandis que les militants masqués se tournaient vers lui avec dévotion. 

L’homme au masque d’émotion : Regardez-vous, « Commença-t-il. » Des citoyens contre des citoyens. Des policiers contre leur propre conscience. Tout cela… pour préserver une illusion. « Il fit quelques pas sur le toit du véhicule blindé. » 

Le capitaine de police serrait son mégaphone à en blanchir les jointures. 

Capitaine Aaron Hunter : Vous n’avez aucune autorité ici ! « Cria-t-il. » Vous mettez des vies en danger ! 

L’homme au masque d’émotion : Capitaine Hunter… Vous êtes fatigué. Vous portez cette ville à bout de bras depuis trop longtemps. Et pourtant… vous continuez à croire que l’ordre viendra d’un ordre crié plus fort que les autres. Mais… je ne suis pas ici pour tuer aujourd’hui. 

Des regards s’échangèrent. Incrédules. 

L’Homme au Masque leva lentement une main. 

Aussitôt, les fusils s’abaissèrent de quelques degrés seulement. Pas assez pour rassurer. Juste assez pour faire comprendre qu’un doigt pouvait aussi bien se détendre que presser la détente. 

Un message silencieux… mais limpide. 

Sur les hauteurs, Red-Bat fronça les sourcils. 

Red-Bat : Qu’est-ce qu’il prépare….  

En contrebas, l’homme au masque d’émotion balaya la foule du regard, prenant le temps de croiser chaque visage. 

L’homme au masque d’émotion : Ceux qui ne souhaitent pas entendre ce qui va être dit… « Il balaya la foule du regard. » Ceux qui veulent encore croire que Harrisburg peut être sauvée… peuvent partir. 

Un souffle collectif s’échappa des militants. 

Civil1 : Quoi… ? « Murmura une femme serrant son manteau contre elle. Ses yeux allaient du masque aux soldats, incapable de comprendre si c’était un piège. » 

Capitaine Aaron Hunter : Vous leur ouvrez un passage ?! « Hurla-t-il. » 

Le masque inclina la tête, faussement respectueux. 

L’homme au masque d’émotion : Je leur offre un choix. Ce que votre système n’a jamais su faire. 

Un officier militaire fit un signe discret. 

Deux véhicules blindés reculèrent lentement, laissant apparaître une rue latérale encore praticable. 

Un couloir. 

Fragile. Étroit. 

Mais réel. 

Red-Bat activa et régla sa radio sur celle du capitaine Hunter. 

Red-Bat : Capitaine Hunter…. Je peux vous aider ! Faite sortir ceux qui peuvent encore partir. Il les laisse faire parce que ça sert son discours. 

Capitaine Aaron Hunter : Je ne te fais pas confiance, « Répondit Hunter à voix basse, sans bouger les lèvres. » Tu débarques quand tout s’effondre et tu veux jouer les sauveurs ? 

Red-Bat : Regardez autour de vous ! Ce n’est plus une opération de maintien de l’ordre. C’est une mise en scène. Et vous n’êtes pas le metteur en scène. 

Hunter vit les policiers qui avaient quitté les rangs. Il vit les soldats qui n’avaient pas bougé d’un centimètre depuis le début. Il vit surtout les civils… moins nombreux qu’avant. Certains avaient déjà fui, profitant des premiers instants de chaos. D’autres hésitaient encore, tiraillés entre la peur de rester et la peur de courir.  

L’Homme au Masque reprit la parole, plus fort cette fois. 

L’homme au masque d’émotion : Partez ! Et souvenez-vous de ce moment ! Souvenez-vous que je vous ai laissé partir, quand eux vous ont toujours enfermés. 

 

Le couloir s’était peu à peu rempli de mouvements hésitants, puis pressés. 

Les civils quittaient la zone sous l’escorte tendue des policiers du HPD restés fidèles à Hunter. Des mains tremblaient. Des regards se retournaient sans cesse, comme si la foule craignait que la permission accordée ne soit retirée à tout instant. 

Officier HPD : Allez, avancez… pas de course, restons groupés, « Ordonna l’officier. » 

Les policiers formaient un écran humain, boucliers abaissés mais toujours prêts, escortant ces citoyens hors du théâtre du chaos. Chaque pas les éloignait de Riverside East… et de quelque chose d’irréversible. 

Derrière eux, la place se vidait. 

Mais pas entièrement. 

Quelques militants restaient immobiles, plantés là comme des statues fissurées. Leurs pancartes pendaient mollement le long de leurs jambes. Certains regardaient le couloir avec envie. D’autres fixaient l’homme au masque d’émotion, comme si quitter les lieux revenait à trahir une promesse qu’ils ne savaient plus définir. 

Civil 2 : On fait quoi maintenant… ?  

Civil 3 : On est venus pour le Jugement… pas pour fuir, « Répondit l'autre civil, sans réelle conviction ». 

Le doute s’était installé. Lent et corrosif. 

Au centre de tout cela, le capitaine Aaron Hunter n’avait pas bougé. 

Un de ses collègues s’approcha, le casque sous le bras, le visage marqué par la fatigue et la peur. 

Policier HPD 1 : Capitaine… on se replie. Vous venez ? 

Hunter observa encore la foule qui se dispersait, la ligne bleue amputée, la scène qui lui échappait. 

Capitaine Aaron Hunter : J’arrive, « Répondit-il enfin. » 

Le policier hésita une seconde, puis hocha la tête avant de repartir, laissant Hunter seul… ou presque. 

Un battement d’air derrière lui. 

Red-Bat était là. 

La cape entourant son corps immobile, les yeux blancs fixés sur la scène, il semblait presque irréel au milieu de cette place meurtrie. 

Capitaine Aaron Hunter : « Se retourna brusquement. » T’as rien à faire ici ! Tu es un hors-la-loi. Exactement comme lui ! 

Red-Bat : Je suis ici pour éviter un massacre. Ce type manipule tout le monde Hunter. Il a déjà gagné une partie de la ville sans tirer une seule balle. 

Capitaine Aaron Hunter : Et toi ?  Tu crois être différent ? Masque, cape, justice personnelle… Vous êtes deux faces d’un même problème. 

Un lent applaudissement retentit. 

L’homme au masque d’émotion s’avança de quelques pas, ses bottes crissant sur les débris. 

L’homme au masque d’émotion : Quelle ironie… Être mis dans le même sac que lui. « Il tourna légèrement la tête vers Red-Bat. » Non, capitaine Hunter. Je ne suis pas un hors-la-loi. Je suis un sauveur. 

Ses mots furent accueillis par quelques murmures approbateurs parmi les militants restés sur place. 

L’homme au masque d’émotion : Lui, en revanche… « Poursuivit-il en désignant Red-Bat. » N’est qu’un symbole usé. Un pansement sur une plaie gangrenée. 

Red-Bat : Tu retournes la ville contre elle-même ! Tu joues avec la peur et l’espoir comme des leviers. 

L’homme au masque d’émotion : « Le masque inclina légèrement la tête, amusé. » Bien sûr. C’est ainsi que fonctionne le changement. 

Il se redressa alors, adoptant une posture presque solennelle. 

L’homme au masque d’émotion : Il est temps que les choses soient dites clairement. « Il étendit les bras. » Ce que vous voyez ici… ce n’est pas une émeute. Ce n’est pas une révolte spontanée. C’est le Collectif du Jugement ! 

Autour de lui, les militants encore présents se redressèrent, certains comme s’ils entendaient enfin le nom qu’ils attendaient. 

L’homme au masque d’émotion : Nous ne détruisons pas pour le plaisir. Nous évaluons. Nous jugeons. Et nous reconstruisons sur les ruines de ce qui a échoué. « Il posa deux doigts sur son masque. » Et puisque les masques semblent être de rigueur aujourd’hui… Autant vous offrir le mien. Mon nom… 

Il fixa tour à tour Hunter, puis Red-Bat. 

L’homme au masque d’émotion : Est Janus Eidolon. 

Le nom résonna dans l’air froid de Harrisburg. 

Deux visages. 

Un passé. 

Un avenir. 

Et pour la première fois, Red-Bat comprit que ce qu’il affrontait n’était pas un simple ennemi… 

Mais une idéologie prête à marcher sur une ville entière. 

Fin du Chapitre 17 : Le Collectif du Jugement. Deuxième partie.

 

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