Red-Bat Terre Prime.
Chapitre 18 : Nom de code Omniscient. La difficulté d'aimer
2404 mots, Catégorie: G
Dernière mise à jour 06/02/2026 08:27
Note de l’auteur : Notre procédé d’écriture sortant de l’ordinaire et similaire à une écriture théâtrale, il est important de mémoriser les codes employés afin d’éviter toute confusion dans la lecture.
Pour rappel :
Paragraphes en italique : Le narrateur est l’un des personnages. (Le plus souvent Alex)
Texte simple en italique : Citations, Surnoms ou Incantations. S’applique aussi dans les dialogues.
Dans les dialogues :
Phrase entre des astérisque : exemple * J’ai l’impression qu’on m’observe * : Le personnage réfléchit ou pense.
Phrase entre guillemets : exemple « Boit un verre d’eau » : Le personnage fait une ou plusieurs actions, avant, pendant ou après avoir parlé.
Mot entre parenthèse et italique derrière le nom de personnage dialoguant : exemple : Alfred (téléphone) : Donne une information sur les conditions de dialogue. Ici, Alfred parle au téléphone.
Voilà tous les codes qui vous permettront de suivre au mieux la lecture. Nous vous souhaitons dès à présent un agréable moment en compagnie de nos personnages.
L’équipe Brotherhood Corp.
Note Auteur @Leakee/Skymailleur : Cette Fanfiction se passe sur Terre Prime (Terre 1). Ce n’est pas une suite de Batboy Rise Of The Devil. (N’hésité pas à y jeter un œil.) Qui se passe sur Terre 55. Vous allez voir peut-être des personnages de cette univers (55) dans l’univers (1) Ils n’auront pas forcément la même histoire, le même caractère etc. Bonne lecture.
Costume porter par le Bat : Costume de Terry Mcginnis Batman Beyond prototype. Le costume possède une cape.
Chapitre 18 : Nom de code Omniscient ! La difficulté d'aimer.
08 H 38. À proximité d’Harrisburg, Villa Mason, Batcave.
La Tumbler glissa dans l’entrée de la grotte avant que la plateforme ne s’enfonce lentement sous la villa Mason.
Red-Bat resta immobile quelques secondes, les mains encore crispées sur le volant. Puis il ouvrit la portière.
Il descendit du véhicule. Il ôta son masque d’un geste lent, comme si le simple fait de le retirer avait un poids. La fatigue se lisait immédiatement sur son visage : traits tirés, regard sombre, mâchoire contractée.
Thomas Abernaty l’attendait déjà.
Il lui tendit une serviette humide, encore tiède.
Thomas Abernaty : J’ai pensé que tu en aurais besoin.
Alex l’attrapa sans un mot, passa le tissu sur son visage, son cou, puis inspira profondément.
Alex Mason : Merci.
Il s’assit lourdement sur un banc métallique, les épaules enfin relâchées. Thomas, lui, n’avait pas cette chance. Il avait ce regard-là. Celui qu’il prenait quand les chiffres, les écrans et les flux d’informations annonçaient quelque chose de grave.
Thomas Abernaty : Alex… ça s’emballe déjà…
Il se dirigea vers un mur d’écrans et activa une séquence. Des vidéos apparurent aussitôt.
Images tremblées. Téléphones portables. Réseaux sociaux.
Janus Eidolon, debout sur le véhicule blindé.
Les soldats braquant leurs armes.
Les policiers quittant la ligne.
Les civils fuyant par le couloir.
Une voix off de journaliste s’imposa sur l’un des écrans.
Voix Off Journaliste : Harrisburg vit ce matin un tournant historique. Un homme se faisant appeler Janus Eidolon revendique la création du “Collectif du Jugement”…
Thomas Abernaty : Les vidéos sont virales... « Poursuivit Thomas. » Les médias traditionnels ont suivi en moins d’une heure. Certains parlent déjà de révolution. D’autres de coup d’État idéologique.
Alex Mason : « Ferma les yeux une seconde. » Il contrôle le récit. « Murmura-t-il. » Il contrôle les médias et les choses dite… Comme il l’a prévu…. « Il se releva, marcha lentement devant les écrans. » Il ne reste plus beaucoup de temps, Thomas. S’il consolide ses positions, s’il verrouille totalement les communications… Harrisburg tombe. Pas par la force. Par adhésion.
Thomas Abernaty : « Croisa les bras. » Et le HPD ?
Alex Mason : « Se tourna vers son ami. » Je n’ai plus le luxe de jouer seul. Si on veut libérer cette ville, il faudra travailler avec eux. Officiellement ou non. « Il marqua une pause. » À partir de maintenant, tu ne seras plus “Thomas Abernaty” dans les flux opérationnels.
Thomas Abernaty : « Arqua un sourcil. » J’aime pas quand tu dis ça…
Alex Mason : Ton nom de code sera Omniscient. Si le HPD accepte une coopération, tu seras couvert. Personne ne devra savoir jusqu’où tu vois… ni à quel point.
Un mince sourire nerveux étira les lèvres de Thomas.
Thomas Abernaty : Flatterie dangereuse… mais j’accepte.
Alex hocha la tête, reconnaissant. Puis son regard se fit plus sombre encore.
Alex Mason : Il y a autre chose qui me fait peur.
Thomas Abernaty : Quoi donc ?
Alex Mason : Les criminels… « Continua Alex. » Ceux qui vont profiter ou profitent déjà du chaos créé par Eidolon. Les gangs, les trafiquants, les opportunistes… Tous ceux qui attendaient que l’ordre vacille pour sortir de l’ombre. « Il serra les poings. » Janus Eidolon croit être le seul à jouer avec le feu. Mais Harrisburg attire déjà des prédateurs.
Brutalement, un signal sonore discret résonna dans la Batcave.
Court. Net. Inhabituel pour eux mais habituel pour ceux qui reçoivent du monde.
Alex et Thomas échangèrent un regard instinctif.
Thomas Abernaty : Dis-moi que ce n’est pas encore une alerte… « Murmura Thomas en se dirigeant déjà vers la console secondaire. »
L’un des écrans pivota automatiquement, affichant le flux des caméras de sécurité extérieures de la villa Mason. La pluie fine du matin perlait encore sur l’allée pavée. Deux silhouettes se tenaient devant le portail principal.
Alex se figea.
Alex Mason : …Anthea.
Thomas Abernaty : Et Sarah, « Confirma Thomas à voix basse. »
Anthea Ellis, manteau sombre serré contre elle, les traits tirés mais le regard déterminé. À ses côtés, Sarah Reese, les cheveux encore humides, un sac en bandoulière, visiblement épuisée mais alerte. Elles jetèrent un regard nerveux autour d’elles, comme si chaque arbre, chaque ombre pouvait cacher une menace.
Alex Mason : Merde… « Souffla Alex. » Je les ai totalement oubliées avec tout ce qui se passe en ce moment ! « Il recula d’un pas. » Il faut que je me change. Maintenant ! Honte à nous !
Sans attendre de réponse, il se dirigea vers la zone d’équipement, détachant déjà les éléments de son armure. Le plastron fut retiré avec un léger cliquetis métallique, suivi des gantelets. Le costume de Red-Bat disparaissait pièce par pièce, laissant place à Alex Mason l’homme, pas le symbole.
Alex Mason : Ne les laisse pas attendre, « Lança-t-il par-dessus son épaule. »
Thomas Abernaty : Je m’en occupe ! « Répondit Thomas. »
Il activa le protocole d’accueil, verrouillant les accès secondaires, puis remonta vers le hall principal de la villa. Chaque pas était mesuré. Prudence avant tout.
La porte s’ouvrit lentement.
Thomas Abernaty : Entrez ! Vite !
Anthea ne se fit pas prier. Elle franchit le seuil, suivie de près par Sarah. Dès que la porte se referma derrière elles, un soupir collectif s’échappa.
Sarah Reese : Mon Dieu… On pensait ne jamais passer ce portail.
Thomas Abernaty : « Les observa attentivement. » Comment avez-vous fait pour sortir ?
Sarah Reese : Toute la ville est quadrillée.
Anthea retira son manteau.
Anthea Ellis : Les réseaux sociaux… Les vidéos amateurs. Les lives. On a vu ce qui se passait à Riverside East… les soldats, les policiers qui reculaient, les civils laissés partir.
Sarah Reese : « Hocha la tête. » On a compris que ça n’allait pas durer. Le Collectif… ils verrouillaient déjà certains quartiers. On a pris quelques affaires, le strict minimum.
Thomas Abernaty : Et vous êtes venues ici. « Conclut Thomas. »
Anthea Ellis : « Soutint son regard. » Oui…
Thomas Abernaty : Allons dans le salon.
Sarah fut la première a entré, elle posa son sac près du canapé et inspira profondément, comme si elle avait besoin de s’assurer qu’elle était bien là. En sécurité. Pour l’instant.
Anthea Ellis, elle, n’avait pas quitté Alex des yeux.
Il se tenait près de l’escalier, veste sombre encore entrouverte, les traits tirés. Il n’avait plus rien du masque froid de l’homme d’affaires sûr de lui. Juste un homme épuisé, tendu, qui portait trop de choses sur les épaules.
Un silence tendu suivit.
Puis des pas se firent entendre derrière eux.
Alex entra dans le hall, désormais vêtu simplement : pantalon sombre, chemise noire, veste ouverte. Plus d’armure, plus de masque. Juste un homme fatigué.
Puis, ils entrent dans le salon.
Thomas Abernaty : Vous pouvez vous asseoir. « Dit Thomas avant de s’éclipser discrètement vers une autre pièce. »
Un choix délibéré. Il savait quand laisser de l’espace.
Sarah s’assit, mais Alex resta debout.
Un silence s’étira. Inconfortable.
Sarah Reese : On a vu les vidéos… Les soldats. Les policiers. Cet homme… « Elle releva les yeux vers Alex. » Dis-moi que ce n’est pas aussi grave que ça en a l’air.
Alex hésita.
Chaque seconde était une bataille intérieure. Dire trop. Ne pas assez dire. La protéger sans la perdre.
Alex Mason : C’est pire… « Répondit-il honnêtement. »
Anthea fit un pas en avant.
Anthea Ellis : Sarah… il faut qu’on parte.
La jeune femme se tourna brusquement vers elle.
Sarah Reese : Partir ? Mais on est bien ici ! « Un rire nerveux lui échappa. » Quitter la ville ? Maintenant ?
Anthea Ellis : Oui ! Maintenant.
Sarah Reese : « Secoua la tête. » Tu plaisantes… On ne peut pas juste… abandonner.
Anthea Ellis : Ce n’est pas un abandon. C’est une sortie. Tant qu’elle est encore ouverte.
Sarah regarda Alex. Chercha son soutien. Une contradiction. Une assurance.
Sarah Reese : Alex… dis quelque chose…
Il inspira lentement, passa une main dans ses cheveux.
Alex Mason : Harrisburg est devenue un échiquier. Et les pièces commencent à tomber.
Sarah Reese : Tu parles comme si… « Elle fronça les sourcils. » Comme si tout était déjà décidé.
Alex Mason : Pas décidé. « Corrigea-t-il. » Orienté.
Il s’approcha, sans s’asseoir, gardant une distance respectueuse mais douloureuse.
Alex Mason : Écoute-moi, Sarah. Ce qui se passe dépasse une simple crise. Il y a des forces qui s’installent. Qui testent. Qui observent qui reste, qui résiste, qui fuit.
Sarah Reese : Et toi ? « Demanda-t-elle, la voix plus basse. » Tu restes…
Alex Mason : « Soutient son regard. » Oui…
Sarah Reese : Alors pourquoi moi je devrais partir ?
Il ferma les yeux une seconde. Juste une.
Alex Mason : Parce que tu n’as rien à prouver à cette ville.
Sarah Reese : C’est faux ! « Répliqua-t-elle vivement. » J’y vis. J’y travaille. Les gens….
Alex Mason : Les gens ne te protégeront pas quand les lignes seront définitivement tracées. « Coupa-t-il, plus durement qu’il ne l’aurait voulu hélas. »
Un silence glacé tomba.
Anthea posa doucement une main sur l’épaule de Sarah.
Anthea Ellis : Il y a des endroits hors de l’État. Sécurisés. Des gens de confiance. Alex peut organiser ça.
Sarah Reese : « Détourna le regard. » Donc c’est ça… « Elle sourit tristement. » Tu veux m’éloigner parce que tu as peur.
Alex Mason : « Hocha lentement la tête. » Oui. Peur pour toi. Pas pour moi.
Sarah Reese : « Elle se leva brusquement. » Tu crois que partir va me rassurer ?! Que je dormirai tranquille en sachant que tu es ici pendant que tout s’effondre ?!
Il s’approcha encore, à portée de voix, mais sans la toucher.
Alex Mason : Je crois que si tu restes… tu deviendras une faiblesse. « Sa voix se brisa légèrement. » Et je ne peux pas me permettre ça.
Sarah Reese : « Le fixa, blessée. » Tu parles comme si tu étais déjà en guerre.
Alex ne répondit pas.
Parce que c’était le cas.
Anthea Ellis : Sarah… parfois aimer quelqu’un, c’est accepter de ne pas comprendre tout de suite.
Les mots frappèrent juste.
Sarah Reese : « Regarda Alex une dernière fois. » Reviens, « Dit-elle simplement. »
Fin du Chapitre 18 : Nom de code Omniscient ! La difficulté d'aimer.