Vous êtes-vous déjà demandé… (de DieLadi, traduit de l’allemand)

Chapitre 12 : Le lièvre et le hérisson

525 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 14/06/2026 21:39


Bonjour à tous, c'est Selene qui vous parle.

Je dois avouer que le conte que je vais vous raconter aujourd'hui est malheureusement bien réel.

Et ce n'est pas drôle du tout.

Mais c'est l'Avent, cette période qui devrait être placée sous le signe de l'amour et de la solidarité.

C'est pourquoi je trouve important de vous raconter cela aussi.

Demain, on s'amusera à nouveau, c'est promis.





C'était un dimanche matin d'automne, juste au moment où le sarrasin était en fleur : le soleil s'était levé, brillant dans le ciel, le vent matinal soufflait chaudement sur les chaumes, les alouettes chantaient dans les airs, les abeilles bourdonnaient dans le sarrasin, les gens se promenaient en habits du dimanche, et toutes les créatures étaient joyeuses, y compris le hérisson.

Mais le hérisson se tenait devant sa porte, les bras croisés, regardant vers le vent du matin et fredonnant une petite chanson, aussi bien ou aussi mal qu’un hérisson a coutume de chanter un beau dimanche matin.

Alors qu’il chantait ainsi tout seul, il lui vint soudain à l’esprit qu’il pourrait bien, pendant que sa femme lavait et habillait les enfants, aller faire un petit tour dans les champs pour voir ses rutabagas. Les rutabagas se trouvaient tout près de sa maison, et il avait l’habitude d’en manger avec sa famille. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le hérisson ferma la porte d’entrée derrière lui et prit le chemin des champs.

Il n’était pas encore loin de la maison et s’apprêtait à contourner le buisson de prunelliers qui se trouvait là, devant le champ, pour rejoindre le champ de rutabagas, lorsqu’il rencontra le lièvre, qui était sorti pour une affaire similaire, à savoir pour aller voir ses choux. Lorsque le hérisson vit le lièvre, il lui souhaita un bonjour amical. Mais le lièvre, qui était à sa manière un seigneur distingué, mais cruel et hautain, ne répondit pas au salut du hérisson, mais lui dit, en prenant un air extrêmement moqueur :

— Je vais me promener, dit le hérisson.

— Te promener ? ricana le lièvre. À mon avis, tu ferais mieux de te trouver un boulot ! Et de ne pas vivre aux dépens de la communauté solidaire.

Cette réponse ne contraria pas le hérisson. Il était de nature sereine.

— Je n’ai rien contre les hérissons, dit le lièvre. Mais vous prenez nos emplois. Et nos lièvres femelles.

Le hérisson ne comprenait pas cette logique — (« Trouve-toi un travail ! » « Vous nous prenez nos emplois ! »)

Mais il ne dit rien.

— Je suis ouvert à tout le monde, et je veux bien aider, mais...

Le hérisson n’écoutait plus.

Il n’y eut pas de course.


À quoi bon ?

Le hérisson et le lièvre… chacun d’eux excelle dans un domaine et est incapable d’en maîtriser un autre.


Et il y avait assez de choux et de betteraves dans le champ pour les deux.

Alors, putain, où était le problème ?


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