Bart et Hugo, une histoire d'amour par

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Continuation / Romance

31 Chapitre 31

Catégorie: G , 1561 mots
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Chapitre 31



Les cousins jouent à la console pendant un bon moment. Bart reste déjeuner là. Margot picore un peu, elle ne se sent pas très bien. Puis ils reprennent leur partie, avec la jeune fille roulée dans une couverture sur le fauteuil à côté d’eux. Elle ne veut pas retourner se coucher mais elle n’est pas en grande forme. Pris dans le jeu, Bart ne voit pas le temps passer jusqu’à ce que son téléphone sonne.


Bart : Mets en pause, mets en pause !


C’est Hugo qui l’appelle. Maxime s’exécute. Bart se lève instinctivement et décroche avec le sourire.


Bart : Oui mon cœur ?


Hugo : Je viens de sortir du rendez-vous.


Bart : Alors, dis-moi ? Ajoute-t-il en marchant vers la véranda.


Hugo : On a beaucoup discuté avec le directeur du marketing. La nouvelle de ma démission est remontée jusqu’à lui et il voulait avoir ma version.


Bart : Et ?


Hugo : Je lui ai tout expliqué, cash. Il n’avait même pas l’air surpris. Je crois que c’est pas la première fois que Franck faisait ce genre de trucs.


Bart : Mais quel gros porc celui-là.


Hugo : Il m’a demandé, limite supplié, de reprendre ma place. Il dit que les ventes ont été boosté depuis que je suis leur nouvelle image.


Bart : Bah tu m’étonnes ! Dit-il tout fier de son homme. Tu lui as répondu quoi du coup ?


Hugo : Qu’il était hors de question que je retravaille avec Franck. Et devine quoi ?


Bart : Quoi ?


Hugo : Ils l’ont viré !


Bart : Putain, bien fait pour lui !


Hugo : Le directeur m’a dit qu’ils avaient engagé un nouveau photographe. Enfin une photographe.


Bart : Donc tu as dit oui ?


Hugo : Dans ces conditions là, oui.


Bart : Génial ! Je suis trop content pour toi, mon cœur.


Hugo : Merci mon chat.


Bart : Tu retournes à la gare, là ?


Hugo : Oui, j’ai un train à 16h07. J’arrive à 19h57.


Bart : Pas de soucis, je viens te chercher.


Hugo : Impeccable. Je vais devoir te laisser, j’arrive dans le métro.


Bart : Ok. À tout à l’heure. Fais bon voyage beau gosse.


Hugo : Haha. Il rit. À tout à l’heure.


Le jeune homme raccroche et donne la bonne nouvelle à son cousin et à Margot.



19h55 à la gare. Bart attend son amoureux sur le quai. Comme un réflexe, lorsqu’il le voit descendre du TGV, son visage se pare d’un beau sourire.


Bart : Salut toi. Dit-il avant de déposer un léger baiser sur les lèvres de son homme.


Hugo : Salut.


Bart : Tu as fait bon voyage ?


Hugo : Oui tranquille.


Bras dessus, bras dessous, ils sortent de la gare et montent en voiture.


Hugo : Et toi, tu as passé une bonne journée ?


Bart : Ouais, je suis allé chez Maxime. On a joué à la console et après j’ai baladé Kite dans les vignes.


Hugo : Ah cool, je suis content que tu aies passé du temps avec Maxime. Tu ne l’avais pas beaucoup vu ces derniers temps.


Bart : C’était cool, on a bien ri.


Hugo : Ça te dit qu’on aille au resto pour fêter la bonne nouvelle ?


Bart : Ah bah carrément !


Hugo : La Coquerie ?


Bart : Allez !


Tous sourires, Bart conduit alors jusqu’au restaurant. Le serveur leur donne une table avec vue sur mer. Les amoureux prennent une petite coupe de champagne et trinquent.


Bart : Je suis tellement content. J’étais dégoûté pour toi que tu n’aies plus de boulot à cause de ce gros dégueu.


Hugo : Il y a un truc que je ne t’ai pas dit.


Bart : Quoi ? Demande-t-il, un peu perplexe.


Hugo : Je t’ai dit que le directeur n’avait pas l’air surpris de ce que je lui ai dit sur Franck.


Bart : Oui.


Hugo : Il m’a proposé quelque chose.


Bart : C’est-à-dire ?


Hugo : Il m’a dit que si je voulais porter plainte contre Franck, il me soutiendrait. Mais qu’il pouvait aussi me proposer une petite... compensation financière parce qu’il voulait absolument que je reprenne ma place.


Bart : Sérieux ?


Hugo : Cinquante mille euros...


Bart : Pardon ? S’étouffe-t-il presque avec son champagne.


Hugo : Je te jure. Il est prêt à me donner cinquante mille euros tellement il veut que je bosse pour lui.


Bart : Mais non, j’hallucine.


Hugo : Avant d’accepter, je voulais t’en parler. Si tu veux que je porte plainte contre Franck, je le ferai.


Bart : Je ne sais pas si ça servirait à grand-chose. Il ne risque pas énormément. Cet abruti a perdu son job et il va être black-listé dans le métier. C’est déjà pas mal. Prends l’argent. On va se faire plaisir avec.


Hugo : Ok. Tu es sûr, hein ?


Bart : Carrément.


Hugo : D’accord, alors demain j’appellerai le directeur pour lui dire.


Bart : Punaise j’en reviens pas. Autant d’argent...


Hugo : On va pouvoir s’éclater un max à San Diego !


Bart : Tellement ! Répond-il avec un grand sourire.



Quelques jours plus tard, le 31 Décembre au matin. Hugo s’est réveillé en premier. Il a préparé le petit-déjeuner et va tirer son homme de son sommeil. Il s’assoit au bord du lit à côté de lui. Mais Bart n’a pas l’air au mieux.


Hugo : Bonjour mon chat.


Bart : Mmhh... Bougonne-t-il.


Il a du mal à ouvrir les yeux. Il a un de ces mal de tête affreux. Et il se sent faible.


Hugo : Ça va ? Ça n’a pas l’air.


Bart : J’ai mal au crâne.


Hugo : Je vais te chercher un cachet et un verre d’eau. Bouge pas.


Le jeune surfeur revient un instant plus tard et Bart avale son sachet.


Bart : Merci... Dit-il d’une voix un peu faible.


Hugo : Tu es brûlant mon chat. Constate-t-il en apposant sa main sur son front.


Bart : Margot était malade l’autre jour. J’ai dû choper son truc. Argh... Gémit-il de douleur en plissant les yeux.


Hugo : Qu’est-ce qu’il y a ? Ajoute-t-il d’un air un peu inquiet.


Bart : J’ai des douleurs qui passent dans le dos et dans les hanches.


Hugo : Je vais appeler un médecin, j’aime pas ça. On dirait la grippe.


Bart : Un médecin libre à Sète le 31, bonne chance Hugo.


Hugo : Je ne vais pas te laisser dans cet état là, Bart. Si c’est la grippe c’est pas anodin.


Bart : C’est sûrement juste un gros rhume, t’en fais pas. Répond-il, tentant de convaincre son homme. Mais la fièvre continue de monter et il se met à trembloter sous la couette, claquant des dents.


Hugo : C’est ça, juste un rhume. Je m’en fous s’il faut que j’appelle toute la ville mais je ne te laisse pas comme ça. Je reviens.


Il sort de la chambre pour laisser Bart se reposer et appelle Anna.


Hugo : Bonjour Anna, désolé de vous déranger de bon matin mais j’ai besoin de vous.


Anna : Bonjour Hugo. Pas de soucis, tu ne me déranges pas. Qu’est-ce qu’il y a ?


Hugo : Bart est malade. Il est au fond du lit, brûlant de fièvre. J’ai peur que ça soit la grippe. Est-ce que vous pourriez appeler votre mère pour qu’elle passe le voir s’il vous plaît ?


Anna : Oui bien sûr, je vais le faire tout de suite. Mon pauvre chéri... Écoute, j’appelle ma mère et je te renvoie un message.


Hugo : Merci beaucoup, Anna.


Anna : De rien. À tout de suite.


Hugo raccroche et retourne auprès de son amoureux alité. Il lui pose un gant humide et frais sur le front puis se rassoit à côté de lui. Avant qu’il puisse dire un mot, il reçoit un texto d’Anna.


Hugo : Bon, ta grand-mère arrive, elle sera là dans trente minutes.


Bart : Tu... tu as appelé Marianne ? Bafouille-t-il un peu avec les tremblements provoqués par la fièvre.


Hugo : J’ai appelé ta mère qui a appelé la sienne. Mais bref.


Les douleurs articulaires reprennent de plus belle. Bart a mal dans les genoux et dans les coudes maintenant, en plus de la migraine. Il ferme les yeux pour tenter d’apaiser la douleur. Hugo n’aime pas voir son amoureux dans cet état. Il lui caresse tendrement les cheveux et la joue.


Bart : J’ai... mnnn... j’ai mal partout, putain.


Hugo : Mon chat... Il remonte la couette bien en haut de ses épaules pour qu’il soit au chaud. Le cachet va vite faire effet. Garde tes yeux fermés et essaie de te concentrer sur ta respiration.


Bart : Tu restes av-avec moi ? Tremblote-t-il toujours.


Hugo : Bien sûr.


Sur ces mots, Hugo s’allonge dans le dos de son amoureux, passe un bras autour de lui et le serre tendrement. Il pose sa tête au creux de son cou et murmure à son oreille.


Hugo : Je ne bouge pas, promis.


Malgré la douleur qui se diffuse partout de sa tête à ses pieds, Bart esquisse un léger sourire en entendant les doux mots de son homme qui le cajole. 

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