Demain nous appartient, la LOVING FICTION

Chapitre 29 : Chapitre 29 de la LOVING FICTION

1279 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 05/02/2020 13:14

L'APRES-MIDI MÊME DE LA JOURNÉE OÙ SAMUEL ET LEÏLA ONT EU UNE ALTERCATION ASSISTÉE PAR RENAUD

Narrateur de ce chapitre : Soraya

Je ne sais pas si je dois envoyer un message à maman ou attendre qu'elle me donne elle-même de ses nouvelles. Mais il est 14h30 et je commence à m'inquiéter. Je vais faire mieux que de lui envoyer un message, je vais la rejoindre à l'hôpital pour l'épauler durant sa pause. Je connais son emploi du temps par coeur, elle a une pause à 15h. Si je me met en route maintenant je ne la raterais pas. Pour l'instant je suis chez moi, dans mon nouvel appartement au Spoon mais le hic c'est que je commence le travail à 15h. Je ne peux pas être à deux endroits à la fois. De plus, le cabinet d'avocats dans lequel je travaille est très à cheval sur la ponctualité, sur le respect des horaires. Mais ma mère c'est ma mère. Tant pis pour le travail, je leur dirais que j'ai assisté à un malaise au Spoon et que j'ai aidé. C'est faux mais crédible c'est le principal. Rémy n'est pas là actuellement, il est à l'hôpital pour sa garde, j'espère seulement qu'il n'aura pas de pause en même temps que maman car il connaît mon emploi du temps comme si c'était le sien, il n'accepterai pas que je "sèche le travail". J'ai l'impression d'être une gamine qui sèche son cours d'eps. Mais maman était tellement déboussolée hier, c'est l'humain qui passe avant tout dans mes priorités.

Je pris ma voiture, roula durant quelques minutes, me gara à l'hôpital, rentra et attendit ma mère dans la salle de pause, installée sur une chaise. Elle arriva quelques minutes après mon arrivée, surprise de me voir. Elle s'asseya en face de moi, me prit les mains et commença :

"Leïla - Ma chérie tout va bien? Je suis contente que tu viennes me voir! Je ne m'y attendais pas c'est gentil

Soraya - Oui merci, c'est normal maman, tu étais mal hier suite à la révélation de Noor et je voulais savoir si tu t'en remettais

(Moi aussi j'ai été choquée par la révélation de Noor, j'ai tout de suite fait un lien entre l'agressivité de papa envers Samuel et celle de Noor envers la même personne. On dirait que c'est héréditaire. J'en veux à Noor car maman en souffre mais je ne peux pas la détester car c'est ma soeur. Néanmoins je ne veux pas parler à Noor pour le moment, elle m'a déçu.)

Leïla - Merci...je ne sais pas si je m'en remettrais de si tôt car ma propre fille m'a souhaitait du mal ce n'est pas rien...de plus le comportement de Samuel m'a écœuré hier, se battre avec Bilel alors qu'il a un rôle de père a prouvé ça me déplaît...ce matin on en rediscutait devant Renaud et on s'est repris la tête...je ne sais pas où je suis dans ma vie mais je suis bien bas...

Soraya - Je suis désolée maman...tu ne mérite pas ce qui t'arrive, tous ces tourments alors que tu attends un enfant! Samuel a montré qu'il savait défendre ce qu'il aimait au moins...et papa tu en penses quoi?

Leïla - Décevant, il aurait dû avoir la maturité d'obliger Noor à se dénoncer avant que du mal soit encore propagé...mais bon tu sais ça fais bien longtemps que je n'attend plus rien de Bilel

Soraya - Moi je peux le comprendre dans un sens...

Leïla - Bref je n'ai plus envie de parler de ça...tu t'es réconciliée avec Rémy du fait qu'il ai comploté avec Noor pour te convaincre que ce bébé n'a pas sa place?

Soraya - Oui enfin ça reste tendu mais nous partageons le même toit et nous sommes amoureux alors je vais lui pardonner entièrement rapidement

Leïla - C'est bien ma chérie tu sais aimé au moins toi!

Soraya - Toi aussi maman...simplement Samuel n'est pas la facilité...

Leïla - Non la facilité c'est avoir une vie fade"

Je souria. Quelle poète. D'un coup Rémy passa sa tête à la porte et commença :

"Rémy - Leïla la chambre 17 a besoin de...Soraya? Qu'est-ce que tu fais là chérie?

(Et mince ce que je redoutais est arrivé.)

Soraya - J'allais partir

Rémy - Mais il est 15h46! Tu travailles au cabinet à 15h non?

Soraya - Oui...oui exact

Leïla - Quoi? Mais tu travailles là?

Soraya - De base oui mais...tu étais tellement mal maman, je préfère sécher un petit peu de travail et être auprès de toi

Rémy - Ah non Soraya! Tu as galéré pour te trouver ce travail, tu es épanouie et aimante de celui-ci alors ne cours pas le risque de le perdre! Vas-y et maintenant s'il-te-plaît!

Leïla - Pour le coup je suis assez d'accord avec Rémy, merci ma chérie d'avoir fait ça pour moi, vas-y il est grand temps, bisous

Soraya - Bon ok...bisous"

Je sorta, reprit ma voiture et me dirigea au travail. Maman me rassurait car elle avait l'air mal mais prête à continuer sa vie. J'arriva au travail à 16h17 soit avec 1h17 de retard. J'entra et tomba face à face avec Lou. Elle commença :

"Lou - Soraya! Mais enfin vous êtes en retard!

Soraya - Oui je vous prie de m'excuser j'ai assisté à un malaise au Spoon avant de venir ici et j'ai dû intervenir, c'est la raison de mon retard

Lou - Bien dans ce cas les choses sont différentes...prenez place à votre poste

Soraya - Entendue merci"

Ouf Lou avait mordu à l'hameçon! Je m'installa et me mit au travail.

20h. Ça y est c'est l'heure pour moi de quitter le travail. Je me leva et commença à ranger mes affaires. Victor Brunet se posta étonnement en face de moi et commença :

"Victor - Mademoiselle Beddiar pouvez-vous me repéter la raison de votre retard de cet après-midi s'il-vous-plaît?

Soraya - Euh oui bien-sûr comme je l'ai dis à votre conjointe j'ai assisté à un malaise au Spoon et j'ai dû intervenir

Victor - Oui c'est bien ce que Lou m'a dit mais c'est bien dommage car...j'ai appelé le Spoon, le patron de celui-ci, Tristan, m'a confirmé, sûr de lui, qu'aucun malaise n'a été détecté chez lui aujourd'hui, quelque chose à ajouter?

(Mon sang se glaça)

Soraya - Je...monsieur Brunet je vous ai menti...j'étais en compagnie de ma mère durant le temps de mon abscence car elle était peinée et je me devais d'être auprès d'elle...

Victor - Nous avons tous nos peines, or nous n'avons pas tous un travail, vous êtes virée mademoiselle Beddiar

Soraya - Non je vous en supplie j'aime ce travail!

Victor - Pas autant que votre besoin de liberté apparemment, vous passerez reprendre vos affaires demain pour signer de la paperasse, au revoir"

Il parta. Je n'en revenais pas. Qu'est-ce que j'ai fais? J'ai perdu le job de mes rêves pour les histoires de ma mère! Je sorta en trombe du cabinet, monta dans ma voiture et fonda en larmes. Il n'y a pas que la vie de maman qui est en train de tomber bien bas on dirait...

Laisser un commentaire ?