Dragon Ball - Next Journey

Chapitre 1 : L'aventure continue

2602 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 05/09/2025 20:56

À quelques kilomètres de la ville, au pied d’un arbre de plaine, un homme était allongé. Les yeux clos. De légères brises de vent venaient secouer les mèches de sa coiffure hirsute noire. Il semblait avoir une trentaine d’années. Il portait un maillot blanc, un jean et des baskets blanches à lacets. Une tenue assez classique des garçons de la ville, à la différence qu’il portait des bracelets de sport bleus. Preuve de la pratique d’un sport, en l’occurrence un sport de combat en voyant la saillance de ses muscles.

Mais il faisait visiblement une autre activité. Un casque audio sur la tête, des variations de sons dans un rythme constant, des mouvements de doigts basés dessus et des fredonnements. Il écoutait de la musique. Il n’entendait pas le cri des oiseaux, le vent dans le feuillage de son arbre d’appuis. Il n’entendait plus le monde extérieur, et ne pouvait entendre l’arrivée de cet individu.

 

Il s’approcha et lui retira le casque des oreilles.

 

— Te voilà, Goten, s’exclama le nouvel arrivant.

— Trunks ? Qu’est-ce que tu fais là ?

— Je suis venu parler à mon pote.

 

Le dénommé Trunks était un homme d’âge et de corpulence semblable à Goten. Ses cheveux lavande étaient courts avec quelques mèches qui tombaient sur le visage. Il portait une chemise gris clair aux manches relevées, assez serrée pour laisser apparaître le contour de ses muscles. Ainsi, qu’un jean et des baskets rouges. Il s’assit aux côtés de son ami pour parler de tout et de rien. Des filles, du boulot, de musique, de film, etc.

Puis un long silence s’installa. Goten se mit à penser au moment où son père ne faisait que briller par ses absences, même quand c’était important : les anniversaires, les remises de diplômes, les dîners de famille. Les moments où il avait le plus besoin du grand Son Goku.

Et pourquoi ? Juste pour se battre. C’est comme une drogue pour lui. Il n’a pas eu sa dose de combat quand il était mort ? Bref, pour le père de l’année, on repassera. Ses pensées étaient déprimantes. Trunks sentit une mauvaise ambiance s’installer, et coupa court le fil de ses pensées.

 

— Tu penses à ton père ?

— Ouais… Il n’est pas rentré sur Terre depuis un moment, soupira-t-il.

— Il s’absente toujours longtemps, tu sais. Mais je suis sûr que si un ennemi puissant montrait le bout de son nez, ton père rappliquerait en vitesse, blagua Trunks.

— Ouais…

— …

 

Encore un long silence. L’ambiance était de nouveau pesante … c’était chiant quoi.

Trunks relança la conversation :

 

— Allez, je sais comment te remonter le moral.

 

Goten regarda son ami d’un air interrogatif.

 

— Tu serais partant pour le tournoi, demain ?

— Pour quoi faire ? On ne s’entraîne plus depuis des années.

— Boo ne participe plus, affirma-t-il, on a toutes nos chances !

— Mouais bof…

— Oh, allez ! Je suis sûr qu’il y aura plein de filles là-bas.

 

Comme un électrochoc, Goten se leva rapidement avec les mains sur les hanches.

 

— Bon, un peu d’exercice, ça fait pas d’mal.

 

Trunks sourit.

 

— Cependant, pas sûr que ce sera une promenade de santé. Si on y participe, tu peux être sûr que mon père aussi, ajouta-t-il.

—T’façon, Pan et Bra voulaient y participer, donc c’était sûr que Vegeta serait là.

Ce serait bien si son père participait pensa le garçon à la chevelure noire.

—D’ailleurs Goten. J’ai réfléchi à un plan pour vaincre mon paternel, affirma Trunks avec un grand sourire et une certaine malice dans ses yeux bleus.

 

Le fils de Goku semblait curieux de la stratégie imaginée par son ami.


* * * * * * *

 

Capsule Corporation. L’entreprise mondialement connue pour ses capsules Hop-Pop. Elle abritait en sa grande salle gravitationnelle, un combat intense.

 

Sur les dalles rouges de la pièce, un homme avoisinant le mètre soixante, se tenait debout, les bras ballants. Il semblait jeune, mais les vieilles cicatrices et les mèches blanches dans sa chevelure noire hérissés telle une flamme, témoignait d’un âge avancé. Le plus étonnant n’était pas son pantalon de combinaison moulante bleue et ses bottes aux embouts striés jaunes, tout deux d’origine extraterrestre semble-t-il, mais sa musculature. Il était bien bâti pour un soixante-aire. Son torse, dépourvu de haut, était parsemé de gouttes de sueur. Il faisait face à deux jeunes filles qui semblaient mal en point.

 

La première fille, allongée au sol, le corps en sueur, devait avoir la vingtaine. Elle était athlétique et bien proportionnée, signe d’une activité physique régulière. Ses cheveux étaient blonds, attachés en queue-de-cheval haute par un élastique bleu, avec deux grosses mèches au niveau du front. Elle portait un haut à manches longues moulant de couleur kaki qui s’arrêtait juste au-dessus du nombril laissant entrevoir son ventre tonique. Ainsi qu’un legging noir et des baskets blanches.

 

La deuxième fille, plus jeune, était couverte de sueur également. Elle était assise parterre et se penchait en arrière à l’aide de ses bras. On pouvait remarquer une musculature légère mais bien dessinée. Sa queue-de-cheval à la teinte lavande était sur le côté droit de sa tête, une position peu commune. Cette dernière portait un ensemble de sport ajusté de couleur bleu, composé d’une brassière sans manches et d’un short cycliste moulant qui arrivait juste au-dessus des genoux. Le tout combiné à des bottes similaires à son adversaire et à une montre au poignet droit.

 

— Pathétique ! C’est tout ce que vous avez ? lança l’homme pour les provoquer. Au lieu de regarder vos animes stupides, vous feriez mieux de vous entraîner.

 

Les deux coéquipières se relevèrent et se mirent en position de combat.

 

— Allons-y Bra ! On fait comme dans Dragov Fall ! s’écria la fille blonde.

— Ok ! répondit Bra à sa partenaire.

 

La fille aux cheveux lavande serra les poings et cria.  Bien qu’épuisé, elle parvint à déployer une aura enflammée. Sa chevelure se dressa et prit une teinte jaune : c’est le Super Saiyan, une transformation légendaire – plus aussi légendaire que ça – de ses ancêtres. Sa camarade était surprise de voir qui lui restait encore quelques réserves. Le cri cessa, le calme fit son retour. On entendait plus que le tic-tac d’une montre. Dans les deux camps, les adversaires étaient prêts à en découdre.

 

Après un dernier bruit d’aiguille, Bra courra vers son opposant. Quant à la fille au haut kaki, elle pointa ses doigts vers sa cible, en imitant des armes à feu. Elle ferma l’un de ses yeux noirs pour être plus précise. Et tira des kikohas qui prirent la forme de donuts, sur les jambes de la cible, en reproduisant avec la bouche, des bruits de pistolets-lasers. Les jambes coincées, il faisait face désormais à Bra.

 

— Prends ça ! Pan Pan Neko Smaaaash ! hurla-t-elle.

 

Les bras en croix, elle lança ses mains avec des lames d’énergies couvrant ses doigts, telles les griffes d’un chat prêt à taillader sa proie, afin de tenter un coup de griffes croisées.

Mais au moment où l’attaque allait faire mouche, l’homme de soixante ans se baissa très vite et frappa dans le ventre de la jeune fille. En plein dans le foie !

À genoux, dans son état normal, elle tint son ventre. L’assaillant se tourna vers son deuxième adversaire, tendit sa paume et expulsa une onde de choc. La pauvre petite n’eut même pas le temps de se protéger ni de terminer son juron, qu’elle était déjà encastré dans un mur de la salle.

 

— Vous ne me vaincrez pas avec ce genre de techniques.


Bra se releva difficilement, le coup faisait toujours effet. Elle se dirigea vers sa camarde.

 

— Marron, ça va ?

 

Elle aida son amie à s’extirper du mur.

 

— Oui … Oui… répondit-elle essoufflé.

— Allez, on reprend !

— Deux minutes P’pa ! Marron n’est pas une Saiyanne, tu sais ?! Contrôle ta force la prochaine fois ! grogna la fille aux cheveux lavande.

 

Le ton employé par sa fille lui rappela celui de sa femme, Bulma l’inventrice de génie et dirigeante de Capsule Corporation. Visiblement, elle n’avait pas hérité que de son apparence. Il se rappela que lorsqu’il voulait entraîner son fils, Trunks, âgé de trois ans, elle l’avait engueulé en prétextant qu’il était trop jeune pour faire autant d’efforts. Sur la planète Vegeta qui portait son nom et dont il était le prince, il était normal de s’entraîner, une fois sorti de sa couveuse au même âge. Mais elle ne voulait rien entendre.

En ressassant ce souvenir, il sourit.

 

— Bien, on arrête pour aujourd’hui. Inutile de participer demain, si vous finissez esquintée.

 

La fille de Vegeta servit de béquille à Marron pour sortir de la pièce et se poser un moment.

 

* * * * * * *

 

Un autre combat faisait rage loin de là, très loin, très haut même. Dans le ciel, à des centaines de kilomètres du sol. Près de la zone de combat, une gigantesque plateforme lévitait. Deux personnes admiraient le spectacle.

 

— Pan fait des progrès, commenta l’un d’eux.

 

Il avait la peau verte, deux antennes, des oreilles pointues et aucun sourcil. Complètement différent des Terriens. Une longue cape bleue recouvrait sa tunique blanche sur laquelle était inscrit un symbole rouge qui représentait son rang de Tout-Puissant. Ses bras étaient recouverts de plaques musculaires striées roses aux niveaux des avant-bras, des biceps et des triceps. Il tenait un grand bâton de ses quatre doigts. Des caractéristiques propres aux Nameks, une espèce extraterrestre pacifique à l’origine des dragon balls

 

— Popo trouve aussi, répondit l’autre en tenue de génie, Piccolo l’a bien entraîné.

 

Le combat battait son plein. On pouvait distinguer un homme de taille moyenne, approchant la quarantaine. Il portait un gi bleu sans manches, une ceinture rouge et des bottes noires d’artiste martial. Le tout avec des bracelets de sport rouges aux poignets et aux chevilles. En face de lui, une jeune fille et un individu très grand.

 

La fille devait avoir seize ans. Elle dépassait le mètre soixante. Son gi était violet, autour d’elle une ceinture nouée, des chaussettes blanches par-dessus des pantoufles d’arts martiaux noirs et des bracelets éponges rouges. Les cheveux noirs attachés en queue-de-cheval basse qui laissaient dépasser des mèches vers les yeux et les oreilles ne cachaient pas son visage déterminé

L’individu était un Namek de deux mètres. Sa tenue se composait d’un gi violet également, une ceinture bleue enroulée à la taille et des bottes d’artistes martiaux traditionnels au bout pointu en cuir souple retroussées.

 

L’homme au gi bleu passa rapidement entre les deux combattants, mais croyant qu’il fonçait droit vers eux, ils se mirent en garde.

 

— Il est retourné au palais, Pan ! cria le Namek à la jeune fille qui l’avait déjà repéré.

 

Les deux déployèrent leur énergie pour voler plus vite. Pan en utilisa plus pour arriver la première. Elle agrippa quelqu’un. Elle se tourna vers son partenaire.

 

— Piccolo ! Attaque-le ! cria-t-elle à son tour.

 

Mais elle aperçut son adversaire au côté de son allié.

 

— Papa ? Qu’est-ce que tu fais là-bas ?

 

Elle regarda rapidement sa prise et commença à rougir de gêne. C’était un garçon légèrement musclé à la peau foncée et coupe à l’Iroquoise mi-longue. Il portait un gi vert-turquoise moyennement foncé, des bottes orange avec un lacet aux chevilles, ainsi que des bracelets sportifs et une ceinture enroulée jaune. Le symbole Go, en jaune dans un cercle blanc lui-même avec un contour jaune, se trouvait au niveau de son cœur et de son dos.

 

— Je suis content de te voir aussi, Pan. s’exclama le nouvel arrivant, une main derrière la tête.

 

Elle le lâcha.

 

— Oob ? Tu n’es pas avec grand-père ? dit-elle pour changer de discussion et dissimuler son embarras.


À ce moment-là, le grand-père en question, à la coiffure hirsute, apparut soudainement. Il était vêtu d’un gi bleu en haut et jaune-orange en bas, de bottes d’arts martiaux noirs, de bracelets sportifs rouges. Une ceinture blanche nouée et une bande blanche entourant les chevilles faisaient également parti de sa tenue.

 

— Son. lança Piccolo, tout sourire.

— Papa ! s’écria avec joie le père de Pan

— Goku, bon retour, dit le second Namek.

— Gohan, les amis, ça faisait un bail ! s’exclama Goku.

 

Il se tourna vers sa petite-fille en écartant les bras pour l’enlacer. Elle tourna les talons.

 

— Tu es parti plusieurs mois, commença-t-elle, et tu croyais que j’allais sauter dans tes bras ?

 

Ne sachant pas quoi répondre, il se gratta la tête, une petite goutte de sueur sur la tempe. Puis elle enchaîna :

 

— En plus, tu ne m’as pas laissé venir avec vous.

— Tu sais que ta mère n’aurait pas voulu que tu rates les cours.

 

Son père avait visé juste. Elle ne savait pas quoi répondre à son tour. Piccolo brisa le silence qui s’installait.

 

— Comment s’est passé le combat ? demanda-t-il à Oob.

— J’ai gagné cette fois !

— Tu as battu grand-père ?

— Oui, il m’a eu, admit Goku.

— Mais j’ai eu de la chance.

— La chance fait partie d’un combat, indiqua Piccolo.

 

Le groupe parla du tournoi. Oob et Goku confirmèrent leur présence. Piccolo et Gohan quant à eux, préférèrent venir en spectateurs.

 

— Bon, je vais rentrer. Ma famille attend mon retour. Rendez-vous demain les amis.

 

Goku s’approcha et les deux hommes se serrèrent la main.

 

— Prenez soin de vous, Tout-puissant, Mister Popo.

 

Il se téléporta dans son village en saluant le groupe.


— On va rentrer auss, annonça Gohan en remettant ses lunettes.

— Bye bye, Dendé, Popo, dit Goku.

— À demain. lança Pan.

 

Les trois s’envolèrent en direction de la maison.

 

— Tu es toujours fâché ? demanda le Saiyan à Pan qui l’ignorait totalement

 

Goku réfléchit et trouva une solution. Il sourit en croisant le regard de son fils.

 

— Le dernier arrivé fera le tour de la Terre en courant !

 

Il fit exploser son aura et vola à toute vitesse.

 

— Celui-là, grommela la jeune fille, attends-moi !

 

— Hey, je n’ai pas dit que je participais à la course ! protesta Gohan en essayant de les rattraper.

 

Le trio fit une course sous un beau coucher de soleil.

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