Dragon Ball - Next Journey
Chapitre 3 : Répartition des douze qualifiés
3939 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 20/09/2025 00:19
À la cantine du tournoi, c’était l’équivalent d’une zone sinistrée en cuisine. Les serveurs se bousculaient, les plateaux débordaient de plats, et l’ambiance était à deux doigts de basculer en chaos. Personne ne leur avait expliqué que nourrir une tablée de Saiyens revenait à remplir un trou noir à coups de cuillères à soupe. Les cuisiniers, désemparés, jetaient des regards suppliants vers les dieux de la restauration.
Pendant ce temps, Trunks et Goten faisaient bande à part, recalés d’office à l'extérieur, regardaient leurs camarades festoyer avec une jalousie non dissimulée. Après tout, ce n’était pas eux, mais leur fusion Gotenks, qui avait réussi l’épreuve des tuiles. Bra, jamais avare en sarcasmes, leur décocha une pique bien sentie :
– Franchement, vous auriez pu prévoir le coup, les génies. Vous êtes un cerveau pour deux, ou quoi ?
Pan, un brin plus empathique mais pas trop, fouilla dans sa poche et leur fila un senzu à se partager : un grain pour deux estomacs criant famine. La solidarité à la Saiyen, quoi.
Marron, quant à elle, jouait les spectatrices distinguées. À sa table, c’était un spectacle digne d’un documentaire animalier : deux pur-sang Saiyens, une métisse, une quarteronne et un ancien démon reconverti en aspirateur à nouilles. La jeune blonde, un sourcil levé, observa le ballet gastronomique d’Oob, qui engloutissait un plat entier en un temps record.
– Sérieusement, Oob, comment tu fais pour manger autant ? T’es pas Saiyen, toi.
Le concerné leva la tête, la bouche pleine de sauce dégoulinante, il bafouilla :
– Ch’éhh... [i]mâche, mâche[/i]... à fo’chhh d’être avec mon maî’chtr... [i]avale difficilement[/i]... p’têt’...
Marron soupira, désabusée, le front perlé d’une goutte de sueur :
– Je ne sais pas ce qui est le pire : ton appétit ou tes bonnes manières.
De l’autre côté de la salle, Goku, fidèle à lui-même, se frottait le ventre, satisfait :
– Fouah, quel festin !
À peine sortis de la cantine, nos héros tombèrent nez à nez avec Gotenks, bras croisés devant l’entrée. Il n’attendit pas une seconde pour lancer une pique :
– Vous en avez mis du temps… À ce rythme, j’aurais disparu avant la répartition.
Bra, pas du genre à se laisser faire, leva un index accusateur et le posa avec précision sur la veste entrouverte du fusionné :
– Eh bien, vous n’aviez qu’à vous qualifier individuellement, hein !
Gotenks haussa les épaules, l’air faussement indifférent. Mais la fille de Krilin, bien plus pragmatique, tapota sa montre imaginaire avec impatience :
– Vous avez fini vos chamailleries ? Si on traîne encore, on va louper le tirage au sort.
Rassemblant leurs esprits et leurs estomacs trop pleins, le groupe se dirigea enfin vers la cour arrière, où tout était déjà en place. Un homme en costume noir, lunettes de soleil bien ajustées, et une petite moustache blanche façon acteur de série B les attendait. Il balaya l’assemblée d’un regard qui semblait tout voir, malgré ses lunettes opaques.
– Bien, tout le monde est là. Déclara-t-il avec une voix posée, digne d’un maître de cérémonie. Nous allons procéder au tirage au sort pour déterminer l’ordre des combats. Quand j’appellerai votre nom, vous viendrez tirer un numéro dans cette urne.
Il désigna cette dernière, trônant fièrement sur un piédestal au centre de la cour. Les participants se regroupèrent autour, le cœur palpitant d’excitation ou de nervosité, selon les cas. Les murmures des spectateurs et les exclamations lointaines du public montaient doucement en intensité.
Alors que chacun attendait patiemment, Gotenks se retrouva à proximité du groupe mystérieux. Son regard fut irrémédiablement attiré par la jeune femme aux cheveux blancs, dont l'élégance naturelle ne manqua pas de capter son attention. Pris dans son observation, il en oublia toute discrétion, fixant un détail précis de son apparence avec insistance. La jeune femme, consciente de son intérêt manifeste, lui répondit rapidement d’un sourire calme et d’une assurance déconcertante, avant de lâcher :
– Il paraît que c’est un bonnet D.
Gotenks cligna des yeux, la bouche entrouverte, avant de basculer en arrière comme un arbre abattu.
– C-c-cette fille est… renversante. Balbutia-t-il, les pieds en l’air.
Pas de chance, son frère Guma, la montagne de muscles, s’avança d’un pas menaçant pour défendre son honneur :
– Hé ! C’est ma sœur que tu reluques comme ça ?
Gotenks, paniqué, agita les mains devant lui :
– Pas du tout ! Je regardais… l’urne ! Oui, l’urne ! Très belle urne !
– Je t’ai à l’œil minus ! Lança-t-il en emmenant sa sœur plus loin.
Bra, excédée, soupira :
– T’es vraiment pas sortable…
– Je savais pas que c’était son frère, moi ! Déclara Gotenks en essayant de se justifier.
L’homme en costume noir, toujours aussi impeccable et stoïque, ajusta ses lunettes de soleil d’un geste mesuré avant de jeter un coup d’œil à sa liste. Puis, il lança d’une voix claire et solennelle :
– M. Gotenks.
À l’appel de son nom, le fusionné s’avança avec sa démarche pleine d’assurance, jetant un clin d’œil à la foule, comme s’il était déjà le champion. Il plongea la main dans l’urne et en ressortit le numéro 10.
Le moine chargé de noter les résultats hocha la tête et griffonna rapidement le nom de Gotenks en dessous du numéro désigné sur le tableau, sans même lever les yeux. Il appela ensuite Anonyme D qui n’était autre que Dinner.
– Le numéro 3. Déclara le moine preneur de notes en jetant un coup d’œil furtif vers « l’anonyme ».
– Euh… Anonyme A. Reprit le maître de cérémonie, arrangeant sa cravate avec un soupçon d’hésitation.
La fille à la plume bleue fit un pas en avant, son regard déterminé. Elle fouilla l’urne avec méthode et sortit le numéro 9.
Un murmure parcourut l’assistance. Le mystère s’épaississait autour de ces anonymes.
L'homme appela Anonyme G. Cette fois, ce fut Guma qui s’avança. L’urne sembla presque fragile entre ses mains massives. Après un instant, il piocha son numéro :
– Notez-le au numéro 7. Demanda l’homme à la petite moustache.
Le moine nota avec une rapidité exemplaire, son feutre glissant sans faute sur le tableau. Les noms suivants s’enchaînèrent rapidement. Bra s’avança avec l’assurance d’une princesse guerrière et tira le numéro 12. Shark, celui qui ressemblait étrangement à un acteur célèbre, décrocha le numéro 2 avec un sourire charmeur, jetant un regard appuyé vers Marron, qui l’ignora royalement.
Pan arriva juste après, un sourire espiègle aux lèvres, et piocha le numéro 6. Enfin, Goku, toujours détendu, tira le numéro 4 avec son éternel sourire innocent.
Pendant que le tirage des numéros avançait, un tableau identique était méticuleusement rempli près du ring par un moine. Une oreillette un peu bancale reliait ce dernier à un collègue qui dictait les résultats au téléphone. Le feutre du moine dansait sur le tableau, traçant des noms sous les numéros avec une précision presque surnaturelle.
– C’est qui, ces anonymes ? Marmonna Yamcha en plissant les yeux derrière sa paire de jumelles, un sourcil intrigué levé. Sa veste de costume grise était négligemment ouverte, révélant un débardeur blanc, tandis que ses cheveux courts, coiffés en pointes vers l’avant, laissaient apparaître quelques mèches grisonnantes qui accentuaient son air légèrement désabusé.
Les proches et amis de Goku étaient confortablement installés à l’étage du bâtiment en bordure du ring, profitant d’une vue imprenable sur les combats. Cet espace VIP, normalement réservé aux organisateurs du tournoi, avait été généreusement attribué à « l’entourage de Satan », un terme qui englobait tout un joyeux chaos de visages familiers.
– Des anonymes ? Répéta Bulma, la patronne de Capsule Corporation, tout en sirotant un thé froid. Ses cheveux bleus, courts et ébouriffés, formaient une véritable œuvre d’art capillaire, chaque mèche semblant vouloir se libérer pour vivre sa propre aventure.
– Ça me rappelle des souvenirs. Murmura Chichi, le regard rêveur.
Ses joues s’empourprèrent légèrement alors qu’un sourire doux illumina son visage. Elle posa délicatement ses mains sur ses joues, se perdant dans une époque lointaine où elle avait participé au Tenkaichi Budokai pour que le Goku tienne sa promesse de mariage. Promesse qu’il avait faite enfant, en croyant qu’elle parlait d’un plat appétissant. Mais, fidèle à sa parole, le Saiyen avait fini par l’épouser.
Pendant ce temps, les derniers participants étaient annoncés, et l’excitation montait dans les gradins. Les spectateurs échangeaient des hypothèses sur les combats à venir. Certains regrettaient amèrement l’absence de Mister Satan et de Boo, tandis que d’autres se réjouissaient de voir Pan, la petite-fille du champion, prête à prouver qu’elle était digne de l’héritage familial.
Lorsque tous les noms furent tirés, l’homme en costume noir, d’une voix grave et solennelle, rappela les règles du tournoi :
– Si l’un des combattants déclare forfait, reste à terre plus de dix secondes, tombe hors du ring, ou tue son adversaire, le match sera perdu.
Il ponctua son discours d’un léger salut et ajouta :
– Le tournoi commencera dans quelques instants. Préparez-vous.
Les combattants, maintenant officiellement répartis, se dirigèrent vers le bâtiment qui leur était dédié pour attendre leur tour.
Shark, avec un sourire arrogant, s’avança légèrement vers Marron. Il arborait une posture décontractée, les mains dans les poches, comme s’il était déjà certain de sa victoire, non seulement au combat mais aussi dans une prétendue séduction.
– Je serais ennuyé d’abîmer un si joli minois, lança-t-il avec un ton faussement galant, ses yeux scrutant Marron avec insistance. Tu ferais mieux d’abandonner, chérie.
La fille de Krilin, parfaitement calme, presque indifférente à la tentative de flatterie déguisée. Ses longs cheveux blonds scintillaient sous la lumière du soleil, et son expression sereine et polie contrastait fortement avec l’attitude effrontée de Shark.
Elle tourna légèrement la tête, regardant son groupe sans même accorder un regard de plus au provocateur.
– Bon, on y va ? Demanda-t-elle d’un ton neutre mais déterminé, signifiant clairement qu’elle ne considérait pas les paroles de monsieur comme dignes d’intérêt.
Cette ignorance totale eut l’effet d’une claque pour lui. Son sourire se figea un instant, et son visage prit une teinte légèrement plus sombre, trahissant son agacement face à cette situation.
Tandis que Marron s’éloignait avec grâce, Shark, visiblement frustré, murmura quelque chose dans sa barbe avant de suivre le mouvement, réalisant qu’il n’avait réussi ni à impressionner ni à déstabiliser la jeune femme.
Gotenks, toujours aussi désinvolte, posa une main « compatissante » sur l’épaule de Bra.
– Bon courage contre Papa. Plaisanta-t-il, un sourire narquois aux lèvres.
Bra, qui avait déjà des sueurs froides à l’idée de croiser Vegeta sur le ring, le fusilla du regard.
– Je ne te ferai pas de cadeaux. Déclara le prince Saiyen, son ton glacial faisant frissonner sa propre fille.
Bra déglutit bruyamment. Elle avait l’impression de voir la silhouette de la Grande Faucheuse dans un coin de l’arène, polissant tranquillement sa faux en attendant son heure.
Pan, de son côté, brûlait d’impatience à l’idée d’affronter la réincarnation de Boo lors de ce tournoi. Cela représentait bien plus qu’un simple combat pour elle : c’était une revanche, un moyen de prouver à elle-même, à Goku, et peut-être même à Oob, qu’elle avait grandi et progressé depuis leur dernier duel.
Cette histoire remontait à un vendredi après-midi, trois ans plus tôt. Pan, alors âgée de treize ans, était encore une jeune fille fougueuse, débordante de confiance et de détermination. Ce jour-là, elle avait défié le villageois du sud, dans un combat singulier. Pour Pan, il s’agissait de démontrer qu’elle était aussi forte que lui, voire plus.
Les deux rivaux avaient choisi comme terrain une vaste plaine située pas très loin de la maison de la jeune fille, à environ 1 700 kilomètres. Cet endroit, entouré de collines verdoyantes et de cieux dégagés, semblait idéal pour un affrontement digne de ce nom.
Dès les premières minutes, cependant, la supériorité du garçon devint évidente. Âgé de dix-neuf ans à l’époque, il avait un niveau de puissance et une maîtrise de ses techniques bien au-delà de ce que Pan pouvait espérer égaler. Chaque attaque qu’elle lançait était esquivée ou bloquée avec une aisance déconcertante. Chaque contre-attaque d’Oob, bien que mesurée pour ne pas la blesser, la repoussait inexorablement.
Mais ce qui marqua profondément la fille de Gohan, bien plus que la différence de force, fut l’attitude d’Oob. Il aurait pu se moquer, il aurait pu l’humilier, mais au contraire, il fit preuve d’un respect et d’un fair-play exemplaires.
Lorsqu’il la mit à terre pour la troisième fois, il s’avança calmement et lui tendit la main, un sourire chaleureux sur les lèvres.
– Tu te débrouilles bien, mais tu n’es pas encore prête pour me battre. Dit-il avec une sincérité désarmante.
Pan, essoufflée et visiblement frustrée, avait levé les yeux vers lui. Elle s’attendait à un commentaire sarcastique, peut-être même condescendant, mais il n’en fut rien.
– Continue de t’entraîner, ajouta-t-il. La prochaine fois, je suis sûr que tu me surprendras.
Ces mots, bien que simples, avaient laissé une empreinte durable dans l’esprit de la jeune fille. Ce jour-là, elle avait appris une leçon précieuse : la force brute ne suffisait pas. L’attitude, la maîtrise et le respect étaient tout aussi importants.
Depuis ce moment, elle s’était juré de devenir assez forte pour mériter l’estime du disciple de Goku, non seulement en tant que combattante, mais aussi en tant qu’adversaire digne de ce nom.
Et aujourd’hui, elle était plus motivée que jamais.
* * * * * * *
L’homme au costume noir, incarnant à lui seul l’élégance, le charisme et une touche de stress scénique, fit une entrée théâtrale sur le ring. Ce terrain mythique, déjà prêt à accueillir des affrontements dignes des plus grands récits épiques, frémissait sous l’effervescence du public. Micro en main, il s’avança au centre avec la prestance d’un acteur principal dans une superproduction et lança, d’une voix à réveiller les montagnes :
– Mesdames et messieurs, merci d’avoir attendu aussi longtemps ! La 32ᵉ édition du Tenkaichi Budokai va enfin commencer !!
La foule, chauffée à blanc par l’attente, explosa en acclamations. Les drapeaux se levaient, les banderoles s’agitaient, et les cris fusaient de toutes parts. L’homme poursuivit, sur un ton exalté, digne d’un animateur de gala :
– Voici les douze participants qui ont été sélectionnés pour prouver leur valeur parmi les 192 inscrits !!
Il marqua une pause stratégique, posant un regard appuyé sur la foule comme pour savourer l’instant. Puis il enchaîna avec encore plus d’intensité :
– Qui parviendra à se hisser au sommet du classement ?! Qui repartira avec la grosse somme de 5 000 000 zénis ?!
Les gradins étaient en transe. Certains sautaient sur place, d’autres hurlaient comme des groupies en délire. L’ambiance était électrique. Le maître de cérémonie n’attendit pas que la ferveur redescende pour relancer les festivités :
– Ne perdons pas plus de temps, c’est parti pour le 1er match !! J’appelle sur le ring Marron et Shark !!
Pendant ce temps, dans les hauteurs du bâtiment adjacent, un petit garçon regardait nerveusement sa sœur s'avancer vers le ring.
– J’espère que ça va aller pour elle. Murmura-t-il, ses yeux reflétant une inquiétude sincère.
– T’en fais pas, dit Krilin, posant une main rassurante sur l’épaule de son fils. Marron n’a peut-être commencé les arts martiaux que tardivement, mais elle a du potentiel. Elle est déjà presque au niveau de Papa !
Marron gravit les marches de l'arène, son allure trahissant une certaine sérénité, tandis que Shark la suivait avec une assurance débordante, un sourire de requin collé sur le visage. L’homme multitâche – organisateur, annonceur et arbitre – se mit à présenter les combattants comme s’il introduisait des super-héros.
– Marron participe pour la première fois. Elle est la fille de Krilin ! Un combattant qui avait beaucoup brillé, il y a de cela plusieurs années, par sa stratégie et sa persévérance. Il semble lui avoir transmis le goût du combat.
Les spectateurs échangèrent des regards intrigués, impressionnés par l’annonce.
– Son adversaire, Shark a déjà remporté de nombreuses compétitions internationales de surf et de kick-boxing. La dernière fois, il avait perdu contre Mister Boo en demi-finale par K.O. Il est prêt à retenter le coup cette année !
À l’étage, une silhouette familière commenta avec son légendaire franc-parler :
– Pff… Ce gars, c’est juste un poseur. Grogna N°18, appuyée contre une fenêtre, les cheveux blonds courts et plaqués vers l’arrière, son regard perçant jetant des éclairs vers Shark. Son haut noir ajusté, ainsi que sa veste en cuir verte, agrémentée de touches jaunes et rouges, ajoutaient une touche badass à son look déjà redoutable.
Sur le ring, le silence s’installa, lourd de tension, alors que les deux adversaires se faisaient face. L’arbitre leva la main et déclara d’un ton solennel :
– Début du premier combat !
Marron inclina légèrement la tête en guise de salut respectueux, puis adopta une posture de combat classique, prête à en découdre. De son côté, Shark avançait avec l’assurance d’un roi de la plage, le sourire aussi éclatant qu’une pub pour dentifrice.
– Écoute, ma jolie, lança-t-il avec un clin d'œil appuyé, une main dans ses cheveux savamment décoiffés. Quand j’aurai gagné ce tournoi, je t’emmènerai dîner dans un endroit chic, ensuite on fera… plus ample connaissance, si tu vois ce que je veux dire, chérie.
Et comme pour sceller cette "promesse", il osa saisir doucement le menton de Marron, persuadé que son charme ferait le reste. D’un geste rapide, elle agrippa fermement son avant-bras, le clouant sur place. Ses yeux lançaient des éclairs.
– Je ne suis PAS ta chérie ! Articula-t-elle avec une colère maîtrisée mais clairement audible.
Puis, sans crier gare, elle enchaîna une série de gifles dignes d’un cartoon. La dernière l’envoya au tapis, Shark se tenant les joues, rouge comme une tomate bien mûre, les yeux au bord des larmes.
– Apprends à mieux traiter les femmes, espèce de crétin ! Lança Marron avec une indignation triomphante.
Pour en finir, elle recula légèrement et décocha un coup de pied magistral dans son postérieur, projetant Shark hors du ring comme une fusée, sa tong gauche quittant son pied dans un ultime effort.
Allongé sur le sol en dehors de l’arène, Shark gémissait doucement, son ego réduit en miettes. L’arbitre, stoïque, s’approcha et déclara avec sérieux :
– Tout va bien, il respire encore. Marron est déclarée vainqueur !!
De retour dans le bâtiment des combattants, Marron, son calme retrouvé, glissa une remarque à Bra qui l’attendait près de l’entrée, un sourire complice aux lèvres.
– Le véritable tournoi va enfin commencer. Dit-elle, pleine de confiance.
Cette phrase, aussi simple qu’électrisante, annonçait un championnat qui promettait d’être mémorable.
Tara, perchée tout en haut des tribunes, semblait ailleurs, la tête posée sur ses bras croisés, appuyée nonchalamment contre une rambarde. Autour d’elle, quelques spectateurs s’agitaient ou échangeaient des paris, mais elle, immobile, observait l'arène.
– Qu’est-ce que tu fabriques ici ? Lança une voix masculine, sortie de nulle part, aussi calme que mystérieuse.
Surprise, Tara se retourna brusquement.
– Maître ! Vous êtes enfin là ! S’exclama-t-elle, un sourire s’étirant sur ses lèvres.
Une autre voix, plus aigue et posée, s’ajouta à la conversation :
– Donc, tu n’as pas réussi à te qualifier ?
Le visage de Tara se crispa légèrement.
– Non… J’ai manqué de vigilance. Mais Aya et les autres ont passé les sélections. Répondit-elle avec un mélange de frustration et de fierté.
Il répondit d'une voix, pleine de bienveillance, tentant de la réconforter.
– Ça arrive même aux meilleurs. Ce genre de tournoi est un champ de surprises.
Le premier individu s’avança alors vers la rambarde, y posant une main et scrutant le ring en contre-haut avec un intérêt tout juste éveillé.
– Bon, qu’est-ce qu’on a loupé ? Demanda-t-il, son ton oscillant entre curiosité et amusement.
– La fille de… Krilin, je crois. Elle a expédié son adversaire hors du ring en un clin d’œil. Maintenant, c’est au tour de Dinner d’affronter Son Goku.
Un léger sifflement admiratif échappa au mystérieux homme près de la rambarde.
– Dès le premier tour, hein ? Ce combat promet d’être fascinant. Un bon test pour elle, surtout face à un adversaire comme Goku.
L’atmosphère de l'endroit s’électrisait déjà, le prochain match promettait un affrontement digne des plus grands. Tara se redressa légèrement, prête à savourer chaque instant de ce duel hors norme.
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Shark [ シャーク ] : provient de « Requin » en anglais, comme on peut s’en douter.
Aya [ アヤ ] : provient de « Iris » en japonais.