Dragon Ball - Next Journey
L’arbitre observait attentivement la situation, prêt à intervenir au moindre signe de danger.
La foule retenait son souffle.
— Elle doit abandonner… Chuchota quelqu’un.
— Non, elle va s’en sortir ! J’en suis sûr ! Répliqua un autre.
Tout le monde attendait.
L’arbitre leva la main et commença le décompte.
— One...!
Pan serra les dents. Son corps était toujours coincé, ses poignets fermement maintenus, et ses jambes complètement immobilisées. Elle savait qu’elle pouvait encore bouger, mais c’était inutile tant que son adversaire l’épinglait au sol.
— Two...!
— Je suis toujours en état de me battre ! S’écria-t-elle, furieuse.
— C’est ce que tu dis, répliqua calmement Oob, mais ça fait un moment que tu es clouée au sol.
— Three...!
Elle lutta contre l’emprise de son adversaire, cherchant une faille, un angle, quelque chose qui lui permettrait de s’échapper. Mais rien. Chaque fois qu’elle tentait de bouger, la prise se resserrait encore plus.
— Four...!
Non… Je ne peux pas perdre comme ça… pensa-t-elle, frustrée.
— Five...!
Son regard se mit à balayer les gradins.
Goku était là, les bras croisés, observant calmement la scène. Il n’avait pas l’air inquiet… mais il n’avait pas l’air impressionné non plus.
Un nœud se forma dans la gorge de Pan.
Elle voulait être forte. Elle voulait qu’il la voie comme une vraie combattante, pas comme une gamine qui ne pouvait même pas se défendre contre son adversaire.
Et si elle l’ennuyait d’elle ? Et s’il décidait que la Terre n’avait plus rien à lui offrir ?
— Six...!
Elle tourna la tête vers ses parents. Gohan était debout, crispé, les poings serrés. Videl avait une main devant la bouche, les sourcils soucieux.
Pan sentit son cœur se serrer.
Ils sont inquiets… Et si je perds, ils seront déçus…
— Seven...!
Elle se mordit la lèvre.
Elle aurait dû être plus forte. Elle aurait dû mieux se préparer. Elle pensa à Piccolo, son deuxième maître. Il lui avait enseigné tant de choses, il lui avait fait subir des entraînements infernaux… et elle était en train de perdre sur une immobilisation stupide.
Elle ferma les yeux.
Désolée, Piccolo…
Elle pouvait simplement attendre le décompte final et laisser tomber.
Mais quelque chose au fond d’elle se révolta.
Un déclic.
— Eight...!
Son regard s’illumina.
Elle connaissait une technique capable de la sortir de cette situation. Une technique qu’elle n’utilisait jamais en combat réel, mais qui pouvait retourner la situation.
Oob la sentit se raidir sous lui. Il fronça les sourcils.
— Ne m’en veux pas, Pan, dit-il doucement. Mais je vais gagner ce combat.
L’arbitre leva la main pour l’avant-dernier chiffre.
— Nine...!
Une brusque concentration d’énergie attira son attention.
Il sentit une accumulation soudaine juste sous lui.
Ses yeux s’écarquillèrent.
— Quoi ?!
Pan ouvrit la bouche.
Une vague d’énergie pure jaillit soudainement de sa gorge, crépitant de puissance.
— HAAAAAA !!!
Oob eut tout juste le temps de lever les bras en croix devant son visage. L’attaque explosa contre lui, une onde de choc se répandit sur tout le ring.
— WAAAAH ! hurla un spectateur dans les gradins.
— Elle utilise une attaque de bouche ?! s’exclama Krilin, impressionné.
Le souffle d’énergie projeta le villageois du sud en arrière, l’obligeant à lâcher sa prise. Il roula au sol et se redressa immédiatement, les pieds fermement ancrés sur le ring.
Pan, elle, se releva difficilement.
Un silence pesa quelques instants… avant que le public ne se mette à applaudir en masse.
— OUAAAAAAAH !!!
Bra sauta de joie.
— OUIII ! PAN, T’ES LA MEILLEURE !!!
De son côté, Piccolo hocha la tête, les bras croisés.
Elle a enfin compris… Elle a utilisé son énergie intelligemment au lieu de forcer son corps à se débattre inutilement. Pensa-t-il, satisfait.
Oob lui lança un regard admiratif.
— Pas mal du tout. Il sourit. C’était une sacrée bonne idée.
La jeune fille se massa les poignets, encore engourdis par la prise précédente.
Goku, de son côté, esquissa un sourire en coin, les yeux brillants d’enthousiasme.
Ce combat devient de plus en plus intéressant… pensa-t-il, sentant une montée d’excitation face au spectacle.
Il croisa les bras, son regard oscillant entre ses deux élèves. Voir leurs progrès, leur détermination et leur manière d’adapter leurs stratégies lui donnait une envie irrépressible d’y prendre part lui-même.
Pan planta son regard dans celui de la réincarnation de Boo.
Elle prit une grande inspiration et serra les poings.
— Ma prochaine attaque sera la dernière, déclara-t-elle.
L’énergie commença à se concentrer dans ses mains, créant un halo doré qui illuminait son visage déterminé.
— MASENKO !!!
Elle projeta une immense vague d’énergie vers lui. L’explosion fut gigantesque, soulevant un nuage de fumée.
Le public retint son souffle.
Quelques secondes passèrent…
Puis, une ombre surgit du rideau de fumée. Oob. Il était intact.
— Quoi ?! s’exclama Pan, stupéfaite.
Il fendit l’air à une vitesse fulgurante et apparut juste devant elle.
Avant qu’elle ne puisse réagir, une pluie de coups la frappa. Un direct au visage.Un coup de pied retourné dans l’abdomen.Un enchaînement si rapide qu’elle ne put même pas le voir.
Son corps fut projeté en arrière. Ses pieds touchèrent brièvement le sol… puis le vide. Elle venait de sortir du ring.
L’arbitre leva immédiatement le bras.
— PAN EST HORS DU RING ! OOB REMPORTE LE COMBAT !!!
Le public éclata en acclamations et en cris de surprise.
Pan était allongée sur le dos, dans l'herbe, le regard perdu dans le ciel.
Elle venait de perdre.
Mais…
Elle sourit. Elle avait tout donné.
Au-dessus d’elle, Oob lui tendit la main, un sourire sincère sur le visage.
— Bien joué.
Pan le regarda un instant avant de lui attraper la main et de se relever.
— Toi aussi… Mais la prochaine fois, je gagnerai.
il éclata de rire.
— J’ai hâte de voir ça.
Goku sourit.
Il était fier d’elle.
* * * * * * *
Dans l’arène, un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations éclata lorsque le combat prit fin. Le public, en délire, félicitait aussi bien le vainqueur que la perdante. Certains criaient le nom d’Oob avec admiration, tandis que d’autres encourageaient Pan, impressionnés par sa ténacité et son ingéniosité.
— Bravo, Pan ! Tu t’es super bien battue ! hurla une voix féminine dans la foule.
— Oob, t’es un monstre ! Incroyable ! s’exclama un homme en agitant les bras.
Côté participant, Bra et Marron, tout sourire, échangeaient leurs impressions sur le combat.
— C’était dingue ! Je ne pensais pas que Pan tiendrait aussi longtemps contre Oob.
— Ouais, et elle a failli retourner la situation ! J’ai cru qu’elle allait gagner !
Sur le ring, l’arbitre se plaça au centre et leva les bras pour ramener le calme.
— Mesdames et messieurs, merci pour vos encouragements ! Passons maintenant au quatrième match de ce tournoi !
Un murmure parcourut l’assistance, certains spectateurs se penchant vers leurs voisins pour spéculer sur la suite des affrontements.
— C’est qui, déjà, les prochains ? se demanda un homme du public.
L’arbitre présenta le premier combattant qui avançait vers le ring.
— C’est un combattant dont la force de frappe a été dévastatrice lors des éliminatoires, avec son imposant gabarit… voici Anonyme G !
Un homme imposant au teint mat pénétra sur le ring. Il s'agissait de Guma, l'un des mystérieux combattants du tournoi.
Les spectateurs murmurèrent, intrigués par cet énième combattant anonyme.
— Encore un anonyme ? C’est quoi, ce tournoi ? Ils sortent d’où, ces types ?
— Je commence à croire qu’ils sont liés, ils ont l’air de cacher quelque chose.
— Peu importe qui c’est, vu la carrure du gars, son adversaire va morfler.
L’arbitre attendit que le calme revienne avant d’annoncer le second combattant du match.
— Et face à lui… Une nouvelle venue dans le monde des arts martiaux, mais dont le nom est déjà bien connu ailleurs… Mesdames et messieurs, voici Lady Star !
Un murmure parcourut l’assistance avant d’être rapidement recouvert par des sifflements admiratifs et des exclamations venant de spectateurs masculins surexcités.
Une femme élancée fit alors son entrée sur le ring, avançant avec une démarche fluide et assurée. Son allure était captivante : une silhouette longiligne, des courbes avantageuses, et un regard perçant, souligné par un maquillage subtil. Lady Star était loin d’être une combattante typique. Son nom résonnait dans le monde de la mode, où elle avait posé pour les plus grandes marques de luxe et figuré en couverture de revues prestigieuses… ainsi que dans des magazines un peu plus audacieux.
— Oh bordel, c’est bien elle ?! s’étonna un homme en tapant sur l’épaule de son voisin.
— Mais oui, je te jure, j’ai son calendrier dans ma chambre !
— Mec, t’imagines, elle va se battre ?! Incroyable !
Certains la regardaient avec fascination, tandis que d’autres, surtout des femmes, la jaugeaient d’un œil méfiant.
— C’est quoi, un mannequin sur un ring ? lança une spectatrice, les bras croisés.
— Non mais sérieux, qu’est-ce qu’elle fout là ? grogna une autre, visiblement agacée par les réactions des hommes autour d’elle.
— Pff… J’espère qu’elle va se faire écraser par le balèze.
De jeunes femmes aux côtés de leurs petits amis leur donnaient des coups de coude accusateurs en voyant leurs regards briller un peu trop.
— Eh, arrête de la regarder comme ça.
— Mais je regarde juste son style de combat, promis !
Lady Star, de son côté, n’était ni impressionnée ni gênée par l’attention qu’elle suscitait. Elle afficha un sourire énigmatique et envoya un baiser du bout des doigts à la foule, ce qui provoqua une nouvelle vague de cris enthousiastes chez ses admirateurs… et des soupirs exaspérés chez ses détractrices.
Dans l’espace réservé aux proches de Mister Satan, l’agitation battait son plein.
— Hou hou hou… Mais quelle merveille ! s’extasiait Kame Sennin, les yeux brillants derrière ses lunettes de soleil.
Le vieux maître était littéralement en transe, debout sur son siège, prêt à bondir vers le ring. Krilin, paniqué, l’agrippa par le bras, tentant de le retenir.
— Maître, calmez-vous ! Vous allez vous faire expulser !
Mais Kame Sennin n’en avait cure. Il se débattait avec une ferveur quasi juvénile, cherchant à se dégager.
— Lâche-moi, Krilin ! Tu ne comprends pas ?! C’est elle ! Elle était sur la page 31 du numéro 504 du magazine SUKImono ! Une perle ! Une déesse ! Une œuvre d’art !
— Oui, oui, c’est ça… soupira Krilin en essayant de l’empêcher de sauter.
Pendant ce temps, Oolong, assis un peu plus loin, était tout aussi fasciné. Il siffla bruyamment en lorgnant à travers la longue ouverture qui lui servait de fenêtre.
— Wouhou ! Lady Star, si jamais tu gagnes, je t’offre un dîner en tête-à-tête ! lança-t-il en agitant la main.
Bulma, exaspérée, croisa les bras.
— Je vous jure… Toujours les mêmes.
Mister Satan, quant à lui, ne savait pas s’il devait rire ou pleurer devant le spectacle pathétique des deux vieux pervers.
Le maitre des tortues, toujours empêtré dans l’étreinte de Krilin, gigotait comme un forcené. Son bandana rouge, malmené, menaçait de glisser sur son crâne chauve. Il portait un débardeur noir orné d’un grand « K » jaune, un short beige, ainsi que des baskets noires aux motifs étoilés, avec des lacets blancs.
— Si je ne vais pas là-bas tout de suite, je vais le regretter toute ma vie !
— Et moi, je vais regretter d’être venu avec vous… grogna Krilin.
L’arbitre leva les bras pour calmer le brouhaha ambiant.
— Allez-y, combattez !
Le gong retentit, et l’affrontement débuta sous les cris surexcités du public.
Guma était en position, les poings serrés, prêt à attaquer. Pourtant, dès le début du combat, il montrait des signes évidents de trouble. Ses coups partaient dans le vide, mal ajustés, manquant totalement leur cible. Il n’arrivait même pas à regarder son adversaire droit dans les yeux.
Lady Star, parfaitement consciente de l’effet qu’elle avait sur lui, esquiva ses tentatives avec une facilité déconcertante. Elle en profita pour accentuer le trouble du combattant. D’un geste lent et calculé, elle ouvrit légèrement sa veste en cuir, révélant un décolleté subtil mais suffisant pour détourner son attention.
— Tu es timide, c’est ça ? murmura-t-elle avec un sourire amusé.
Guma serra la mâchoire, tentant de se concentrer, mais c’était peine perdue. Il évitait soigneusement de poser les yeux sur elle, fixant un point imaginaire au-dessus de son épaule.
— Allons, allons, tu peux me regarder… susurra-t-elle, faussement innocente.
Chaque mot, chaque geste était soigneusement dosé pour le perturber davantage. Guma, lui, continuait de frapper dans le vide, de plus en plus maladroitement, à tel point que le public commençait à rire de la situation.
Dans le bâtiment des combattants, Goten et Trunks observaient la scène avec un intérêt certain.
— Ok… Elle est canon, déclara Trunks, les bras croisés.
— Carrément, confirma Goten, hochant la tête d’un air songeur.
Juste derrière eux, Pan, Bra et Marron avaient assisté à leur échange et ne purent s’empêcher de réagir.
— Vous êtes sérieux, là ? s’indigna Pan.
— On dirait deux chiens devant une boucherie, ajouta Bra, levant les yeux au ciel.
— Et après, vous osez dire que c’est nous qui nous laissons distraire par des beaux garçons ? intervint Marron en croisant les bras.
Les deux hommes échangèrent un regard gêné.
— C’est pas pareil… tenta de se défendre Trunks.
— Ouais… Nous, on analyse juste le combat. C’est stratégique ! renchérit le second fils de Goku, un sourire maladroit aux lèvres.
Bra soupira.
— Ouais, ouais, bien sûr…
Sur le ring, Lady Star continuait de jouer avec Guma, tournant autour de lui avec une démarche féline.
— Alors, tu vas attaquer sérieusement ou tu préfères juste admirer le spectacle ? lança-t-elle, amusée.
Guma, les joues légèrement rouges, serra les poings. Il devait reprendre le contrôle, mais avec une adversaire pareille, ce n’était pas gagné…
Guma respirait profondément, tentant de garder le contrôle. Lady Star, toujours souriante, s’approcha lentement et, cette fois, insista :
— Regarde-moi dans les yeux.
Sa voix était douce, presque envoûtante. Guma hésita, puis finit par céder. Il planta son regard dans le sien… et aussitôt, son corps se raidit. Ses muscles se contractèrent brutalement comme si une force invisible venait de s’emparer de lui. Il était figé, incapable du moindre mouvement, à la grande stupeur des spectateurs.
Lady Star profita de cet instant de vulnérabilité. Elle sauta gracieusement et vint s’asseoir sur son imposante épaule, croisant élégamment les jambes comme si elle prenait place sur un trône. Le public retint son souffle.
— Tu es vraiment adorable, mon grand, murmura-t-elle à son oreille avant de déposer un baiser léger sur sa joue.
Lentement, elle passa ses doigts sous son menton, comme pour lui donner une dernière caresse avant de lui donner un ordre :
— Sors du ring pour moi, veux-tu ?
À la stupéfaction générale, Guma obéit docilement. Raide comme un automate, il pivota sur lui-même et marcha d’un pas mécanique vers l’extérieur de l’aire de combat. Lorsqu’il posa le pied hors du ring, la cloche retentit.
— Euh… L’arbitre cligna des yeux, totalement dépassé par la situation. Victoire de… Lady Star ?
Un silence plana, puis des murmures parcoururent les gradins. Beaucoup ne comprenaient pas ce qui venait de se passer. Certains criaient au match truqué, d’autres, plus sceptiques, pensaient que Guma avait simplement abandonné sous le charme de son adversaire.
Chez les invités, Gohan fronça les sourcils en analysant la scène.
— Son énergie… Elle a légèrement augmenté à ce moment-là.
À côté de lui, Piccolo observait Lady Star d’un air méfiant, les bras croisés.
— Ce n’était pas juste de la séduction… C’était de la psychokinésie, déclara-t-il, Oob va devoir faire très attention à elle.
Derrière eux, dans le mur, deux silhouettes étaient littéralement encastrées côte à côte : Kame Sennin et Oolong, projetés là après s’être montrés un peu trop enthousiastes à la vue du combat. Ils gémissaient faiblement, complètement sonnés.
Pendant ce temps, Guma, revenu à lui, descendait des marches menant aux vestiaires. Encore sonné par ce qui venait de se passer, il tentait de digérer son étrange défaite. Sur le chemin, il croisa Oob, qui allait à son tour se préparer.
Sans un mot, il s’arrêta à sa hauteur, le fixa un instant, puis lui donna un conseil bref, mais lourd de sens :
— Ne la regarde surtout pas dans les yeux.
Puis, sans attendre de réponse, il reprit sa marche pour rejoindre sa sœur Aya, laissant le garçon du sud méditer sur cet avertissement troublant…