Dragon Ball - Next Journey

Chapitre 20 : Goten est un pervers ?! Aya déchaîne sa colère !, partie 1

2769 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 16/01/2026 18:22

La scène de la finale était plus intense que jamais. L’arène ressemblait à un vieux tambour de guerre : chaque coup résonnait comme un gong. Oob et Vegeta se faisaient face, chacun concentré, les muscles tendus à l’extrême, l’adrénaline parcourant leurs veines. Le public retenait son souffle (et certains leurs frites), les combattants se jaugeaient, et l’air vibrait d’une tension presque dramatique…

 

BOUM !

 

Dans un éclair de rapidité, Oob s’élança à nouveau, ses poings prêts à frapper. Mais cette fois, Vegeta n’esquiva pas. Il se plaça en garde, ses avant-bras croisés devant lui pour bloquer le coup. L’impact fut immédiat et brutal. Les deux combattants se heurtèrent de plein fouet, les avant-bras de chacun s’écrasant l’un contre l’autre dans un bruit sourd. L’énergie brute de l’affrontement fit vibrer le sol sous leurs pieds, leurs corps se balançant sous la pression de la collision. Oob, les dents serrées, sentait chaque fibre de son être se tendre sous la force de l’épreuve. Ses bras semblaient prêts à céder sous la pression, mais il ne voulait pas fléchir. Pas maintenant.

 

Vegeta, de son côté, fixait Oob avec un regard perçant, son visage impassible, mais son regard perçait la détermination du jeune guerrier.

 

— Tu te défends bien, Oob. Mais il est temps de passer à l’étape suivante. Sa voix portait une certaine autorité, un défi caché dans ces mots.

 

Il força un peu plus, appuyant sur les avant-bras d’Oob avec une pression implacable. Le garçon du sud, sentit la chaleur de ce défi l’envahir. Il savait que Vegeta n’était pas là pour jouer. Ce combat était un test de force et de volonté. Il avait déjà fait de grands progrès, mais il n’était pas encore à la hauteur de son maître. Il serra les dents et, malgré la douleur qui perçait dans ses muscles, il retrouva sa détermination.

 

— Je vais tout donner, répondit-il d’une voix ferme mais concentrée.

 

Leurs bras se contractaient sous la pression de leurs forces opposées, la sueur perlant sur leurs fronts. Chaque centimètre gagné ou perdu était un acte de pure volonté. Leurs corps semblaient se plier sous l’effort, mais aucun ne cédait. C’était une lutte silencieuse mais brutale, un véritable combat pour savoir qui, entre les deux, plierait le premier. Les secondes semblaient durer une éternité, mais le villageois du sud savait qu’il n’avait pas d’autre choix que de continuer.

 

Goten venait de quitter son père. Les mains dans les poches et, un peu perdu dans ses pensées, il s’approcha du vestiaire des femmes. Il avait une question qui brûlait ses lèvres. Il voulait savoir comment Aya avait réussi à les battre, lui et Trunks, avec autant de facilité. Il sentit le Ki d’Aya, à peine perceptible, et se dirigea vers l’endroit où il pensait la trouver. Les autres compétitrices avaient déjà quitté les lieux, laissant un silence étrange flotter autour du vestiaire.

 

En poussant la porte, Goten aperçut Marron, déjà habillée, assise sur un banc de la salle. Les bancs pour se changer étaient disposés à proximité, et elle semblait occupée avec un sèche-cheveux, son attention concentrée sur la tâche. Goten, tout en s’approchant, tenta d’adopter une attitude aussi naturelle que possible, bien qu’il se sentît un peu gêné.

 

— Goten, c’est le vestiaire des filles, dit Marron sans lever les yeux, l’air faussement étonné. Tu ne sais pas lire ? Ou bien, tu es venu mater ?

 

Sa voix était pleine de taquinerie, mais son ton ne laissait aucun doute : elle savait très bien qu’il n’avait pas l’intention de faire quoi que ce soit de mal. Goten, sursautant à peine, tenta de se justifier.

 

— Mais non, j’voulais juste parler à Aya et lui demander comment elle nous avait battus.

 

Marron, un sourire amusé sur les lèvres, arqua un sourcil tout en continuant à se sécher les cheveux.

 

— Dis plutôt que tu voulais prendre son numéro, plaisanta-t-elle, en dirigeant une légère plaisanterie vers lui.

 

Goten rougit immédiatement, une vague de gêne envahissant son visage.

 

— C’est pas c’que tu crois... balbutia-t-il.

 

Marron, voyant la gêne évidente de Goten, laissa échapper un petit rire. La vérité, c’était qu’elle le taquinait par habitude, un petit clin d'œil amical qui datait de l’époque où ils avaient tenté de se mettre en couple. Cela avait duré quelques mois, à peine. Leurs parents se retrouvaient souvent ensemble au cours de repas de famille. Goten et Marron, ayant traîné ensemble pendant toutes ces occasions, avaient naturellement décidé d’essayer. Leurs parents se connaissaient bien et l’atmosphère conviviale leur avait facilité la tâche. Ils avaient essayé de voir ce que ça faisait, se mettant en couple, partageant des baisers et des câlins. Mais ils se rendaient vite compte qu’ils ne se sentaient pas à l’aise. Les gestes tendres et affectueux semblaient forcés, un peu comme s’ils étaient en train de jouer un rôle qu’ils n’arrivaient pas à remplir.

 

Au bout de quelques semaines, après des sourires gênés et des baisers maladroits, ils avaient pris la décision de s’arrêter. Ils avaient réalisé que leur amitié était bien plus forte que l’idée d’une relation amoureuse. Leurs sentiments étaient sincères, mais ils étaient plus comme des frères et sœurs que des amoureux. Ils avaient préféré se séparer de manière amicale, optant pour rester de bons amis plutôt que de forcer une situation qui ne leur convenait pas.

 

Ce qui rendait leur relation encore plus spéciale, c’était cette complicité sous-jacente, ce confort tranquille qu’ils avaient l’un avec l’autre, sans l’intensité ou la gêne qui accompagnaient parfois ces relations. C’était pour cette raison que Marron, maintenant, embêtait toujours Goten avec des petites remarques comme celle-ci. C’était leur façon de s’entendre, de rappeler leurs bons moments ensemble tout en restant dans une zone d’amitié pure, sans aucune pression.

 

Mais alors que Goten allait répondre à son tour, il entendit…

 

Ploc, ploc… Des pas humides.

 

Il tourna la tête et aperçut Aya en train de marcher tranquillement vers son casier, totalement nue, ses cheveux encore humides de la douche. Elle s’essuyait les cheveux avec une serviette de bain, sans se soucier de sa nudité. Goten, pris de court, rougit instantanément, et une goutte de sang perça soudainement son nez. Son regard était attiré malgré lui par la vue de la jeune femme, et son esprit ne parvenait pas à se concentrer.

 

Marron, toujours observant la scène, leva une main pour cacher les yeux de Goten, visiblement embarrassée aussi.

 

— Dis-donc, toi, tu fais quoi ? s’écria-t-elle, choquée par la situation.

 

Marron rougit elle aussi, ses joues se teintant d’une couleur rosée en voyant la scène. Elle n’était visiblement pas préparée à voir Aya dans une telle posture.

 

Aya, quant à elle, enfila lentement son pantalon de dogi crème tout en continuant de sécher ses cheveux, sans prêter attention à ce qui se passait autour d’elle. Elle n’avait pas encore pleinement compris les codes de pudeur, se comportant avec une liberté qui semblait naturelle pour elle. Enroulant un bandage autour de sa poitrine, dos à Marron et Goten.

 

Marron, toujours un peu gênée mais cherchant à faire la leçon à Aya, se tourna vers elle.

 

— Euh… tu veux bien… je sais pas… un peu de pudeur, peut-être ? tenta-t-elle de dire, sa voix un peu hésitante, mais bien intentionnée.

 

Aya, après un instant de réflexion, sembla se souvenir de la pudeur dont il était question, mais ses gestes étaient lents, comme si elle venait tout juste de réaliser la situation.

 

—Ah oui, c’est vrai... répondit-elle dans un souffle, encore en train de s’adapter aux coutumes locales.

 

Son air d’innocence faisait presque sourire, malgré la situation.

 

Alors qu’Aya finissait d’enrouler le bandage autour de sa poitrine et de prendre son haut dans son casier, Goten, toujours un peu figé par la scène qu’il venait de voir, observa la jeune femme, ses yeux toujours fixés sur elle. Alors qu’Aya se tournait légèrement, son dos exposé à la vue de Goten, quelque chose attira immédiatement son attention.

 

Des cicatrices. Fines, multiples, étranges, parsemaient son dos. Ce ne furent que quelques marques au départ, mais quelque chose dans leur forme et leur disposition intriguait Goten. Il s'approcha instinctivement, attiré par ce qu’il avait vu. Sans réfléchir, il posa doucement sa main sur son dos, en essayant d’analyser les marques. Il se pencha légèrement, son menton posé sur son autre main, comme s’il tentait de déchiffrer une carte ancienne.

 

— Qu’est-ce que c’est ? murmura-t-il plus pour lui-même, curieux de savoir d’où elles venaient.

 

Seulement, dès qu’Aya sentit la main de Goten toucher sa peau, un frisson glacé traversa son corps. Elle stoppa immédiatement ses mouvements. Ses yeux se fermèrent brièvement, une vague de souvenirs douloureux envahissant son esprit. La peur, la honte, la colère et la tristesse remontèrent à la surface, aussi vives qu’une lame de rasoir. Elle serra les dents avec une telle force que ses mâchoires craquèrent légèrement. Puis, dans un grognement sourd, sa main se crispa, ses doigts se repliant en griffes. L'énergie autour d’elle se modifia, comme si l’air lui-même était perturbé.

 

Marron, sentant la tempête arriver, cria immédiatement :

 

— Écarte-toi !

 

Elle sentait que cette situation devenait dangereuse, que les émotions d’Aya allaient la faire réagir violemment. Alors que Goten était toujours perdu dans l’analyse de ces cicatrices.

 

— Hein ? dit-il en tournant la tête vers son ex-copine.

 

Mais trop tard. Aya se retourna brusquement, ses yeux maintenant d’un rouge incandescent. Avant même que Goten n'ait pu réagir, elle lui infligea un coup de griffe fulgurant sur la joue.

 

SKRRTCH – L’attaque était rapide et précise, coupant profondément la peau de Goten, qui tomba violemment au sol sous l’effet de l'impact.

 

Il se tenait la joue, une douleur cuisante et le sang commençant à perler sur sa peau.

Les cheveux de son assaillante flottaient légèrement autour de son visage, des étincelles violacées parcouraient son corps.

 

Marron, toujours paniquée par la violence de la réaction d’Aya, posa une main sur son épaule en hurlant :

 

— Non mais tu… t’es sérieuse ?!

 

Elle essayait de faire comprendre à Aya qu’il fallait s’arrêter là, mais la réaction d’Aya fut immédiate. Elle se tourna lentement vers Marron, un regard glacé dans les yeux. Ses magnifiques iris, habituellement si calmes, étaient maintenant des rubis incandescents, scintillant de rage. Le regard qu’elle lui lançait, la pétrifia sur place. Figée par la peur.

 

Son regard se porta de nouveau vers Goten, qui se relevait lentement, encore sonné. Dans un dernier geste de pure rage, Aya asséna un coup de pied rapide et puissant, qui le projeta dans un mur. Là où les combattants attendaient leur tour.

 

Gohan, qui s’était rendu près du distributeur pour acheter une boisson, tourna brusquement la tête en entendant le bruit. Il aperçut son frère, à peine conscient, qui était encastré, son corps inerte pendant un instant. Goten était sonné. Ses pensées tournaient, entre incompréhension et frustration, quand il aperçut son frère, Gohan, qui venait de se diriger vers lui, préoccupé.

 

— Mais … qui t’a fait ça ? demanda Gohan d’une voix basse et tendue.

 

BOOM – Une vague d’énergie glaciale déferla.

 

Gohan, d’habitude si calme et posé, se figea. Une aura sombre, aussi noire que menaçante, s’approchait. Le métis sentit immédiatement le changement dans l’atmosphère : c’était une force dévorante, une présence de pure hostilité, un désir évident de destruction. Il chercha du regard cette source d’énergie. Ce qu’il aperçut fit naître un frisson le long de son échine.

 

L’aura semblait tout engloutir sur son passage, d’une violence tranquille. Les yeux de la silhouette semblaient dépourvus d’iris, et de pupilles, comme si l’auteur voulait rendre son approche plus intense. C’était comme regarder un abîme, une fente vers un vide sans fin. Une telle présence n’avait rien de naturel. Le malaise était instantané.

 

Instinctivement, tous les membres de la Z-Team sentirent cette énergie peser sur l’arène. Les plus expérimentés comme Krilin, Yamcha et Trunks déglutirent en silence. Piccolo, lui, savait qu’il ne s’agissait pas d’un simple pic de ki. Non. C’était autre chose. Une chose opaque, lourde, et menaçante.

 

Vegeta, arrêté dans son combat contre Oob, tourna lentement la tête vers la direction de cette oppressante présence. Oob, tout aussi attentif, arrêta ses mouvements et observa, d’un regard dur. Tous deux comprenaient la gravité de ce qu’ils ressentaient.

 

Dans l’aile des participants, un silence s’abattit. On n’entendait plus que des pas claquant le sol. Lents. Précis. Inévitables. Et elle apparut. Aya. Son visage figé dans une expression froide. Elle attrapa de ses mains le col du second fils de Goku. Elle le souleva sans effort, ses doigts enfoncés dans le tissu de son haut.

 

Gohan écrasa la canette de sa main dans une crispation presque instinctive, sentant la pression de la situation monter en lui. En voyant son frère dans cette position, il ne put s’empêcher d’éclater :

 

— Relâche-le ! ordonna-t-il d’une voix forte, chaque mot chargé de tension.

 

Les membres du staff, alertés par la scène, arrivèrent en courant. Pan, Bra et Krilin descendirent en trombe, voyant l’agitation et la menace imminente. Paniquée, Pan se précipita vers Goten, le regard empli de terreur.

 

— Oncle Goten ! s’écria-t-elle d’une voix tremblante qui trahissait sa peur.

 

Gohan, pressé de remettre les choses en ordre, se tourna brusquement vers sa fille.

 

— N'approche pas, Pan, c’est dangereux ! lui ordonna-t-il d’un ton ferme, avant de s’élancer pour tenter de résoudre la situation.

 

Il approcha. Ses muscles tendus, prêt à intervenir et à empêcher tout mal supplémentaire. Mais… dans un mouvement aussi rapide que puissant… Aya leva sa jambe pour asséner un coup direct à Gohan.

 

Ce dernier, réagissant par réflexe, se mit en garde, ses bras prêts à parer le coup, mais la violence de l’attaque dépassa ses attentes. Le pied d’Aya frappa avec une telle force que les manches de la chemise du métis éclatèrent sous la pression. Le vent de l'impact faillit le déséquilibrer. Il tenta de se maintenir sur ses pieds, mais le sol poli sous ses pieds lui joua un mauvais tour. Son pied glissa, et il perdit momentanément son équilibre, étant projeté au sol et glissant jusqu’au ring, où il se remit en position de garde.

 

Au même moment, Yamcha, posté à l’étage des invités de Satan, s’abaissa par l’ouverture de la fenêtre sans vitre, scrutant la scène en bas. Il vit Gohan trébucher et chuter.

 

— Qu’est-ce qui se passe en bas ?! se demanda-t-il, préoccupé, mais il n’eut pas le temps de réagir avant que Gohan ne retourne en courant à l’intérieur du pavillon, les yeux fixés sur l’imminente confrontation.

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