Dragon Ball - Next Journey

Chapitre 21 : Goten est un pervers ?! Aya déchaîne sa colère !, partie 2

2753 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 23/01/2026 17:42

Depuis les gradins, Tara et Guma aperçurent rapidement la scène qui se déroulait en bas, et un frisson de préoccupation traversa leurs corps. Sans un mot de plus, ils se jetèrent hors des gradins, leurs pieds frôlant à peine les barres du siège le plus haut avant de s'élancer avec une agilité impressionnante. Ils passèrent en flèche devant les finalistes, encore suspendus dans les airs, et atterrirent agilement devant l'entrée du vestibule des guerriers, leurs corps se projetant dans un flot d'énergie.

 

Guma, toujours aussi réactif et vif, se dirigea immédiatement vers Gohan ; tandis que Tara, d’un regard perçant, s'approcha de sa sœur. En reprenant sa concentration, Vegeta, encore en vol stationnaire, se tourna brusquement vers son adversaire. C'est là qu’Oob, tourna son regard vers Vegeta… Trop tard. Un coup rapide et imparable du prince Saiyen lui décrocha une droite magistrale au visage, le faisant vaciller. Oob, pris de court, se stabilisa.

 

Vegeta, les yeux fulminants de frustration, fit une pause avant de lui lancer d’une voix dure, presque exaspérée :

 

— Arrête de baisser ta garde, Oob. Je ne vais pas répéter cette leçon à chaque fois.

 

Frustré par l'humiliation, Oob se redressa d’un mouvement rapide, la colère et l’envie de prouver sa valeur se lisant clairement sur son visage. Il n’allait pas laisser cette distraction nuire à son match. Dans une détermination nouvelle, il reprit le combat avec un regard brûlant d’intention.

 

Cependant, le public qui jusque-là était concentré sur le combat entre Oob et Vegeta, détourna son attention. L’agitation dans le hall des participants captait désormais toute l’attention.

 

— Éloignez-vous, vous n’êtes pas au niveau contre cette ennemie ! somma Gohan d'une voix froide, ses yeux fixés sur Aya, qui semblait prête à exploser à tout moment.

 

Son ton trahissait l’inquiétude qu’il ressentait : il savait qu’une mauvaise gestion de la situation pourrait conduire à des blessures graves. Mais Tara, sans se laisser intimider, répondit d’une voix ferme et calme :

 

— Ce n’est pas une ennemie ! Elle est de notre côté !

 

La tension dans sa voix montrait une certaine confiance, un lien avec Aya que personne ne comprenait encore tout à fait.

 

Gohan, un air dur et grave sur le visage, se tourna vers elle, perplexe.

 

— Tu ne ressens pas cette aura ?!

 

Il insista, ses yeux scrutant ceux de Tara, cherchant à capter la moindre inflexion, une hésitation. Sans se laisser distraire par les avertissements de Gohan, Tara se tourna doucement vers Aya, s’avançant lentement tout en levant les mains dans un geste apaisant.

 

— Aya, c’est moi. Calme-toi, commença-t-elle avec douceur, comme si elle parlait à un animal en furie, un ton calme et rassurant qui contrastait avec la colère encore palpable dans l’air.

 

À côté d’elle, Guma, tout aussi déterminé, répondit sans hésitation, d’une voix posée et ferme :

 

— Laissez-nous gérer, c’est notre sœur.

 

Son calme inattendu surprit même Gohan. Bien qu’hésitant, il laissa faire les deux jeunes gens. Ils semblaient mieux connaître la situation que lui, mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir une légère crainte.

 

Guma et Tara se rapprochèrent lentement, leurs mains tendues devant elles. Au fur et à mesure qu’ils s’avançaient, Aya, qui jusque-là semblait prête à exploser, parut légèrement apaisée. Gohan, Pan, et les autres spectateurs, observaient la scène, incrédules. Ils étaient étonnés de voir que cette approche semblait fonctionner. Aya, dont l’aura menaçante avait fait trembler l’air tout autour d’elle, commença à se détendre lentement, comme si l’angoisse qui pesait sur elle se dissipait peu à peu.

 

Puis, Aya, toujours debout, regarda Goten, qu’elle maintenait encore agrippé par le col. Ses yeux se durcirent à nouveau, et dans un souffle presque inaudible, elle prononça ces mots, sa voix déformée par une colère silencieuse.

 

— Il... doit... mourir. 

 

C’était une déclaration glaciale, remplie d’une haine qui semblait déborder de ses entrailles, qui fit raidir les témoins. Guma, toujours aussi calme, répondit immédiatement avec une fermeté étonnante :

 

— Il n’est pas une menace.

 

Les mots, simples et directs, semblaient avoir un effet apaisant sur Aya, qui semblait encore perdue entre la rage et la douleur de ses cicatrices. La pression sur Goten se relâcha peu à peu. Aya, les mains tremblantes mais toujours résolue, desserra son emprise au fur et à mesure.

 

Goten, encore sous le choc de l'attaque qu'il venait de subir, leva lentement une main tremblante. Il sentit sa peau se refroidir au contact du bras d’Aya qui le menaçait toujours. Sans vraiment comprendre pourquoi, il se sentit inexplicablement attiré à apaiser la colère qui bouillonnait en elle. Dans un souffle lourd, il attrapa son bras avec douceur, et sortit des mots qu'elle n’avait pas entendus depuis longtemps.

 

— Excuse-moi… Ma petite Yu, murmura-t-il, ses yeux fixant le sol pour éviter de la perturber davantage.

 

À l’instant où ces mots quittèrent ses lèvres, Aya se figea. Le monde autour d’eux sembla s’arrêter. Son souffle se coupa, et une étrange sensation d’écho traversa l’air, comme si le temps lui-même hésitait à avancer. Les flammes dans les yeux d’Aya, qui brûlaient d’une rage irrationnelle, commencèrent à se dissiper lentement. Son corps, tendu comme un arc prêt à se relâcher, se décontracta imperceptiblement. Elle recula d'un pas, les lèvres tremblantes, comme si les mots de Goten avaient réveillé une mémoire enfouie dans ses tréfonds.

 

Un flashback surgit dans l’esprit d’Aya, une image de sa véritable mère, des souvenirs lointains qui resurgirent dans un tourbillon d’émotions. Elle se revit, plus jeune, courant dans les bras d’une femme aux cheveux courts, décoiffés, sauvages, d’une couleur claire presque argentée, qui la prenait dans ses bras avec un amour incommensurable. Son visage, doux et chaleureux, souriait à Aya avec toute la tendresse d’une mère aimante, murmurant le surnom « Yu » avec une affection infinie. Ce souvenir, aussi doux que douloureux, raviva une sensation de sécurité qu’elle n’avait pas ressentie depuis la perte de sa véritable mère.

 

Ses yeux, désormais ternis par les larmes qui menaçaient de tout submerger, se fermèrent un instant, comme pour bloquer l’inondation de souvenirs qui la submergeait. Puis, sa respiration se faisant plus courte, son visage se déformant sous l’effort de contenir la vague d’émotions qui menaçait de l’envahir. Elle se sentit désemparée, son cœur s’alourdissant alors qu’elle se retrouvait face à des remords qu’elle n’avait pas anticipés.

 

Puis, comme une pluie soudaine tombant après une sécheresse, elle fondit en larmes. Son aura meurtrière, jusqu’alors presque palpable, s’éteignit dans un éclat de pure vulnérabilité. Elle recula encore un pas, tremblante, et les mots sortirent d’elle dans un murmure brisé :

 

— Je… je ne voulais pas… Je suis désolée...

 

Ses larmes perlaient sur ses joues, emportant avec elles une partie de la colère qu’elle avait contenue. Tara, voyant sa sœur dans cet état, s'approcha lentement, les bras tendus dans un geste de réconfort. Elle s'avança vers Aya et, avec une douceur infinie, la prit dans ses bras.

 

— Je sais, murmura-t-elle d’un ton rassurant. Viens, on va dans les vestiaires. Tu dois te calmer et finir de t'habiller.

 

Elle guida Aya d’un pas lent, presque protecteur, vers la sortie de la salle, veillant à ce qu’elle se remette de cette explosion émotionnelle.

 

Pendant ce temps, Goku n’avait pas bougé d’un poil. Il continuait d'observer la bataille que se livrait Oob et Vegeta. Bien qu'il ait été éliminé, il semblait totalement indifférent à la tension qui régnait dans le hall. Il se tenait à côté de la pancarte où était écrit le kanji « bu », symbolisant l'esprit du combat. Son attitude décontractée contrastait avec l'agitation qui venait de se produire en coulisse.

 

Pan, visiblement agacée, s’approcha de son grand-père et lui demanda, les poings serrés :

 

— Pourquoi tu n’es pas intervenu, grand-père ? Ce qu'il s'est passé... c’était dangereux !

 

Elle avait du mal à comprendre pourquoi Goku restait si calme, presque détaché, face à une situation qui semblait aussi tendue. Il tourna lentement son regard vers Pan, ses yeux empreints d’une sagesse silencieuse.

 

— J’ai vu leurs regards. Ils savaient ce qu’ils faisaient.

 

Ses mots, simples et pleins de conviction, expliquaient sa tranquillité. Goku – avec cette intuition presque surnaturelle qu’il possédait – sentait que Tara et Guma étaient les seules personnes capables de la ramener à la raison. Il sentait qu’ils parviendraient à calmer la situation sans qu’aucun mal ne soit fait.

 

Pan, toujours perplexe et troublée par l'attitude de son grand-père, ne répondit rien. Elle se contenta de fixer Goku, l’esprit encore dans la confusion, incapable de comprendre pourquoi il laissait les choses se dérouler ainsi.

 

Gohan et Krilin, se précipitèrent immédiatement vers Goten, préoccupés par son état. Il était évident que le jeune Saiyen avait subi une attaque violente. Ses blessures étaient visibles, mais rien de « trop ne grave ». Pourtant, Goten, le regard déterminé, repoussa poliment l’offre de soins.

 

— Ce n’est rien. Ces senzus sont précieux, inutile de les utiliser pour des égratignures. 

 

Il savait que chaque graine de senzu pouvait faire la différence dans des moments plus critiques, et il ne voulait pas gaspiller cette ressource. Le meilleur ami de Goku posa une main réconfortante sur son épaule, mais Goten lui adressa un sourire forcé, tentant de leur faire comprendre que tout allait bien.

 

Soudain, une immense onde de choc secoua l’arène, comme un coup de tonnerre frappant en plein cœur du stade. Tout le monde tourna instantanément son regard vers le ring. C’était le choc entre les poings de Vegeta et ceux d’Oob, un combat titanesque qui n’avait pas cessé malgré les événements. L’intensité de l’affrontement entre les deux guerriers raviva l’excitation dans le public, qui, comme par magie, se concentra à nouveau sur la scène centrale. L’atmosphère se densifia, les spectateurs se penchant en avant, captivés par la brutalité de l’échange entre les deux combattants.

 

Au milieu de cette frénésie, Marron revint vers ses amis et sa famille, ses pas hésitants et son regard perdu. En passant juste à côté de Guma, Tara… et Aya, un air de confusion et de méfiance se dessina sur son visage. La scène, encore fraîche dans son esprit, la perturbait profondément. Elle ne comprenait pas tout ce qui se passait, mais l’aura sombre qui émanait d’Aya restait gravée. Elle monta les escaliers du vestibule d’un pas rapide, fuyant presque la tension ambiante.

 

— Pourquoi elle t’a attaqué ? demanda Trunks, l’air inquiet.

 

Il scrutait son ami d’un air préoccupé, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Goten, qui n’avait toujours pas totalement récupéré, haussait les épaules avec une gêne évidente.

 

— Je sais pas... peut-être parce que j’étais dans le vestiaire des filles, répondit-il, son ton un peu penaud. Il avait l’air de chercher une excuse, mais il savait que c’était bien plus complexe que cela.

 

Chichi, qui écoutait la conversation à proximité, leva les yeux au ciel, visiblement exaspérée par la situation.

 

— Mon Goten est un pervers ! s’écria-t-elle, la stupeur et la déception dans sa voix.

 

Goten, paniqué par la remarque, essaya de s’expliquer, mais il se retrouva à bégayer sous la pression.

 

— Non, non, j’ai rien vu ! Enfin si, mais pas exprès ! Je veux dire, c’était pas prévu…

 

Avant qu’il n’ait le temps de finir sa phrase, Marron intervint brusquement.

 

— Elle ne t’est pas tombée dessus pour ça, coupa-t-elle en arrivant près d’eux, ses yeux trahissant encore la terreur qu’elle ressentait suite à son face-à-face avec Aya.

 

Le groupe se tourna immédiatement vers elle, suspendu aux mots qu’elle allait prononcer. Elle était troublée, et cela se lisait clairement sur son visage.

 

— Tu étais là-bas aussi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda Gohan, son regard perçant cherchant à comprendre la situation.

 

Il avait l’air plus calme, mais on pouvait sentir la tension dans ses paroles. Il était le seul à vraiment avoir une idée de la situation, mais cette réaction d’Aya le perturbait aussi. Marron prit une profonde inspiration avant de répondre, son regard fuyant un instant.

 

— Goten a eu la brillante idée de toucher son dos…

 

Les autres étaient pendus à ses lèvres.

 

— … son dos était couvert de cicatrices, expliqua-t-elle, la voix tremblante de confusion.

 

Elle savait que ce geste avait été fait sans malice, mais il avait déclenché quelque chose en Aya. Bulma, qui écoutait attentivement, hocha la tête avec compréhension.

 

— Elle a dû avoir un traumatisme plus jeune, dit-elle d’une voix pleine de compassion.

 

Mister Satan, qui écoutait la conversation d’un peu plus loin, ajouta dans un murmure, visiblement touché par la situation :

 

— Pauvre enfant…  ajouta discrètement le champion, attristé.

 

Piccolo, qui n’avait cessé de suivre la scène, intervint alors de sa voix calme et précise :

 

— Je peux confirmer qu'elle n'est pas terrienne.

 

C’était plus une constatation qu’une question, comme s’il avait perçu un détail dans le comportement d’Aya qui trahissait une origine différente. Gohan, toujours sceptique, se tourna vers Piccolo.

 

— Oui, tu as raison, ajouta l'ainée de Goku.

 

Yamcha, qui se trouvait un peu plus loin, ajouta d’un ton réfléchi :

 

— On demandera à Tenshinhan à la fin du tournoi. Lui, il saura peut-être mieux nous dire ce qu’il en est.

 

Krilin, inquiet, se tourna vers Marron, une expression de préoccupation sur le visage.

 

— Tu vas bien, ma chérie ? demanda-t-il avec douceur, mais aussi d’une légère inquiétude qu’il ne cachait pas.

 

Marron détourna les yeux, une expression de confusion traversant son visage.

 

— Euh… oui, oui… ça va, répondit-elle, mais son regard trahissait encore son trouble.

 

Son esprit était encore encombré par l’image du regard d’Aya et de la violence soudaine qu’elle avait ressentie. Krilin n'était pas dupe. Il savait que sa fille ne lui disait pas tout, mais il choisit de ne rien ajouter, respectant son espace. Il savait que, parfois, les émotions étaient plus difficiles à exprimer qu’à comprendre.

 

Sur le ring, Vegeta, toujours aussi implacable, tourna enfin son regard vers Oob et parla d’une voix autoritaire.

 

— Le problème est réglé, déclara-t-il, son ton froid et impitoyable. Tu vas pouvoir te concentrer maintenant.

 

Oob était étonné de voir que Vegeta l’avait compris. Son regard se durcit alors qu’il se remettait en position.

 

— Tes coups étaient devenus mous. Vas-y à fond maintenant ! ordonna le prince, une exigence qui ne souffrait aucune objection.

 

Oob hocha la tête, la détermination affichée sur son visage.

 

— Oui, Maître. C’est parti ! répondit-il, prêt à donner tout ce qu’il avait.

 

Les deux combattants concentrèrent alors leur énergie, leurs auras éclatant de nouveau, prêtes à reprendre la confrontation. Le dernier round de la finale s’annonçait aussi intense que les précédents, et la tension dans l’air montait encore d’un cran.

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