Dragon Ball - Next Journey

Chapitre 26 : Séparation

3300 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 06/03/2026 19:15

Le vaisseau ralentit comme on retient un souffle. La poussée devint presque imperceptible et l’espace, soudain, ne sembla plus une route, mais une mer sombre sur laquelle on pouvait se permettre de dériver.

 

Au loin, Sadala occupait désormais la verrière comme un souvenir qui se rapproche. Une planète immense, nerveuse, striée de nappes nuageuses et de traînées d’ombre. Par instants, des éclats blanchâtres naissaient puis s’éteignaient à la surface, comme des coups de phare, des alarmes, ou des zones qui refusaient de s’effondrer en silence. Même d’aussi loin, on sentait que ce monde n’allait pas bien.

 

Dans le salon, tout le monde avait fini par se rassembler.

 

La pièce n’avait rien d’un pont de commandement, rien d’une salle d’apparat. C’était un lieu de passage, de fatigue, et de décisions prises sur des canapés trop usés pour paraître héroïques. Pourtant, depuis des jours, cette pièce avait appris à contenir la même chose que n’importe quel palais : des discussions, des silences, et cette manière très particulière dont un groupe se soude quand il n’a plus d’autre choix que d’avancer ensemble.

 

Runya quitta enfin le cockpit. Elle marcha jusqu’au salon sans précipitation, mais avec cette rigidité de pilote qui ne lâche pas les commandes, même après avoir quitté son siège. Sa présence changea l’air de la pièce. Elle n’avait pas besoin d’élever la voix : tout le monde comprit qu’à partir de maintenant, on n’était plus « en voyage ».

 

Goku se tenait tranquillement debout. Oob, droit et silencieux, avait le regard posé quelque part au-delà des parois, comme s’il imaginait déjà l’endroit où il mettrait les pieds. Guma, massif, immobile, paraissait taillé pour affronter n’importe quoi, et pourtant ses yeux suivaient les gens plus que les écrans. Aya restait légèrement en retrait, la plume frémissante. Elle avait cette manière de ne rien dire qui, paradoxalement, rendait sa présence plus audible que des phrases entières.

 

Bra portait une tenue de terrain : haut noir court avec un cœur rouge sur la poitrine, short kaki, sac à dos calé sur les épaules et baskets prêtes à mordre le sol. Elle avait l’air de pouvoir sprinter, grimper, et râler en même temps. Marron, elle, avait opté pour quelque chose de plus pratique : une veste courte bleue par-dessus un débardeur rouge, un pantalon cargo vert, et de solides bottes brunes. Goten oscillait entre excitation et nervosité. Il essayait de tenir droit, d’avoir l’air « responsable », mais ses yeux revenaient trop souvent vers Aya pour que ce soit un hasard.

 

Quant à Vegeta, il était adossé à une cloison, bras croisés, silhouette calme et fermée. Il avait laissé ses vêtements terriens pour une tenue locale : des sangles jaunes maintenaient un plastron argenté sur une sous-couche violette, par-dessus une combinaison bleue. Ça lui donnait un air de guerrier d’arène appartenant à Sadala autant qu’il appartenait au silence, comme si la planète, au lieu de le déstabiliser, l’avait rappelé à quelque chose de plus ancien en lui.

 

Runya posa la main sur le dossier du canapé et observa chacun à tour de rôle.

 

— Nous serons en vol stationnaire dans quelques minutes, dit-elle. Sadala nous a déjà repérés. Je veux que tout soit clair avant de franchir les lignes de défense.

 

Bra hocha la tête et prit la parole. Sa voix était posée, mais on sentait dessous une fatigue qui n’était pas celle du corps : plutôt celle des pensées qui tournent trop vite.

 

— J’ai été en contact avec leurs scientifiques ce matin, annonça-t-elle.

 

Tout le monde la regarda. Même Vegeta tourna légèrement la tête, ce qui, venant de lui, équivalait à un discours de trois pages.

 

Bra prit une inspiration.

 

— Ils manquent de composants. J’ai demandé si certains équivalents existaient ici, dans leur univers, ou quelque chose qui s’en rapproche.

 

Pan plissa les yeux.

 

— Et vous vous êtes compris ? Genre… vraiment ?

 

Bra hocha la tête, un peu fière malgré elle.

 

— On a décrit les molécules. Leur forme. Leur assemblage. Ce qu’elles « font » dans le corps. Ils sont très bons. Et oui… on s’est compris à l’oral, en comparant et en schématisant.

 

Marron cligna des yeux.

 

— Donc vous avez littéralement parlé en dessins de molécules.

— Exactement, répondit Bra. C’était… bizarrement satisfaisant.

 

Elle reprit, plus sombre :

 

— Le problème, c’est qu’ils n’ont pas assez de stock pour produire à grande échelle. Et il n’y a pas assez de Saiyens disponibles pour aller chercher ce qu’il manque.

 

Marron fronça les sourcils, comme si elle voulait transformer l’angoisse en logique.

 

— Pas de Saiyen disponible ?

 

Bra secoua la tête.

 

— Ils sont à bout. Ceux qui restent valides sont mobilisés ailleurs. Et les compétences techniques… ils ne peuvent pas quitter les zones protégées.

 

Un silence se posa dans le salon. Cette fois, ce n’était pas un silence de gêne : c’était un silence d’acceptation. La situation, là-bas, était plus grave que ce qu’on se raconte pour se rassurer.

 

Bra tapota ses feuilles, puis releva la tête.

 

— La Draconite de la planète Fantaji… c’est l’adjuvant. Ça donne le coup de fouet au vaccin. Et l’huile de Perle Noire sur la planète Wata… c’est la capsule. Ça protège la dose jusqu’à l’injection.

 

Goku sourit, comme si on venait de lui offrir un menu.

 

— Ok. Je prends le dragon.

 

Pan cligna des yeux.

 

— Tu prends… le dragon, comme ça ?

— Ben oui ! répondit Goku, tout content. Un dragon, c’est chouette !

 

Oob le regarda.

 

— Je viens avec toi.

 

Pan leva la main, déjà debout.

 

— Moi aussi.

 

Runya se tourna vers l’autre problème.

 

— Il reste l’huile.

 

Goten s’éclaircit la gorge, prêt à faire le héros… puis croisa le regard d’Aya.

 

Aya ne dit rien tout de suite. Elle s’approcha simplement, et sa voix, quand elle tomba, fut plus douce qu’on ne l’aurait cru.

 

— Je préfère être dans le groupe de Goten.

 

Goten eut un micro bug. Puis il se redressa, trop vite.

 

— Heu… oui. Enfin… je veux dire… d’accord.

 

Bra murmura, sans lever les yeux :

 

— Et il vient de perdre la capacité de parler.

 

Guma posa tranquillement une main sur sa hanche.

 

— Moi, je pars aussi avec eux. Si ça dure plusieurs jours, autant que ça ne finisse pas en catastrophe.

 

Vegeta se décrocha du mur comme si ça allait de soi.

 

— Je reste.

 

Marron inspira.

 

— Je reste aussi. Je peux aider, porter, classer, noter… je m’en fiche. Je veux juste être utile.

 

Bra hocha la tête, satisfaite.

 

— Les équipes sont faites.

 

Runya inspira, comme si elle verrouillait la décision dans sa poitrine.

 

— Bien. On se répartit dans les modules. On se coordonne par communication interne. Et on se retrouve dès qu’on a du concret.

 

Personne ne protesta, et tout le monde se sépara.

 

Le vaisseau vibra lorsqu’il engagea la procédure. Des lumières s’allumèrent sur les parois, des cliquetis coururent dans la structure et, dans un souffle métallique, les joints d’arrimage se déverrouillèrent.

 

On sentit le moment exact où l’appareil cessait d’être « un » pour redevenir « trois ».

 

Les modules se décrochèrent avec une précision presque élégante. Le vaisseau, naguère massif, devint une formation : trois navettes superposées qui glissèrent et s’écartèrent lentement, chacune prenant son axe, chacune choisissant son destin.

 

On se salua d’un geste, d’un sourire, d’un regard qui dura une seconde de plus parce qu’on savait que cette seconde compterait.

 

Et chacun partit vers sa mission.

 

* * * * * * *

 

Le module de Runya, Vegeta, Bra et Marron traversa l’atmosphère de Sadala comme une flèche.

 

La planète n’était pas seulement belle. Elle était tendue. On devinait des patrouilles, des signaux, des lignes de sécurité. Plus bas, des zones semblaient éteintes, comme des quartiers mis en quarantaine par la nuit elle-même.

 

Ils atterrirent sur une plateforme mêlant pierre et métal, au cœur d’une enceinte défendue. Les gardes restants avaient ce mélange de rigidité et d’épuisement qu’on voit chez ceux qui tiennent parce qu’ils n’ont pas le droit de tomber.

 

Un officier s’avança, salua Runya, puis murmura quelques mots.

 

Marron n’entendit pas bien la phrase, mais elle vit le visage de Runya se contracter.

 

— Mon père ? demanda Runya, plus bas.

 

L’officier hocha la tête.

 

— Il est mal en point, Princesse.

 

Runya serra les poings une fraction de seconde, puis reprit le contrôle, comme on remet une armure.

 

— Conduisez-moi au palais.

 

Marron leva les yeux.

 

Au loin, sur une hauteur, se dressait le palais royal. De loin, il évoquait une basilique : une silhouette claire, massive, ponctuée d’arcs et de contreforts, comme un sanctuaire bâti pour résister au ciel. Des tours épaisses montaient vers les nuages. Des rampes sculptées dessinaient des lignes de montée qui n’étaient pas faites pour « marcher », mais pour « se présenter ».

 

— C’est… magnifique, souffla Marron.

 

Vegeta, lui, n’accorda au palais qu’un regard fonctionnel, puis il décolla. Sans prévenir. Sans dire où il allait. Il partit, comme si l’air lui appartenait.

 

Marron resta bouche ouverte.

 

— Il va où ?!

 

Bra, étonnamment calme, répondit comme si la question avait déjà une réponse depuis toujours :

 

— Son élève est ici. Il est probablement allé le voir.

 

Marron cligna des yeux.

 

— Et il ne pouvait pas le dire ?

 

Bra haussa légèrement les épaules.

 

— C’est mon père.

 

Un garde s’approcha.

 

— Je vous guide vers le laboratoire.

 

Bra acquiesça.

 

— Allons-y.

 

Ils traversèrent la ville. Sadala avait ce visage particulier des endroits en crise : des rues encore vivantes, des marchés à moitié vides, des pas rapides, des regards bas. Et malgré tout, une énergie de survie, une fierté qui refusait de s’éteindre.

 

Dans un quartier plus pauvre, des tentes avaient été dressées. Tentes de soins. Tentes de fortune. Tentes de peur.

 

Et une voix les happa :

 

— Hé ! Vous là !

 

Une jeune Saiyenne surgit, portant une pile de vêtements sous un bras et, par-dessus, un gant de toilette. Elle avait une silhouette nerveuse, des cheveux en pics indomptables, un regard de braise. Sa tenue était simple et pratique : un haut noir court, un short cargo, des baskets rouges, un sac dans le dos, et des bracelets au poignet, comme si même le quotidien devait cliqueter au rythme d’un combat.

 

— Vous êtes les Terriens, pas vrai ? Marron ? Et Brassière ?

 

Bra la corrigea, sec.

 

— Bra.

— Ouais, voilà, Brassière, c’est ce que j’ai dit.

 

La Saiyenne se redressa, presque fière de son propre rythme.

 

— Moi, c’est Caulifla. Je prends le relais. Je vais les guider au labo.

 

Le garde hésita, puis s’inclina légèrement.

 

— Très bien.

 

Caulifla se tourna à nouveau vers Bra et Marron.

 

— Avant le labo… je dois vérifier Kale.

 

Marron se figea.

 

— Kale ? Elle est ici aussi ?

 

Caulifla serra les dents.

 

— Oui.

 

Elle les mena à une tente médicale plus grande. Elle releva le tissu d’entrée pour les laisser passer… et tout se passa en une seconde.

 

Sur un lit médical, Kale gisait inconsciente, couverte d’un drap.

 

Un homme était à califourchon sur elle. Ses mains serrées autour de son cou. Son visage tordu par la haine.

 

Il avait une coiffure hérissée, une crinière noire en pointes irrégulières, avec une mèche tombant de travers. Ses yeux étaient rouges, noyés de larmes et de rage. Ses traits tremblaient, comme si sa colère l’empêchait de respirer correctement.

 

Caulifla ne réfléchit pas.

 

Elle s’élança.

 

Son pied frappa le visage de l’homme avec une violence sèche, précise, presque instinctive. Il vola sur le côté et s’écrasa au sol, sonné.

 

Deux soldats surgirent, alertés par le bruit.

 

Caulifla, dos à l’agresseur, fit un signe du pouce, sans même se retourner.

 

— Flanquez-moi ça dehors.

 

Les soldats l’attrapèrent par les bras et le tirèrent vers la sortie.

 

L’homme se débattit, la voix cassée :

 

— Elle a tué ma fille ! Elle… elle a tout détruit ! C’est une abomination ! Une tueuse d’enfant !

 

Caulifla fit un pas pour le rattraper, prête à lui rendre sa haine au centuple. Mais Bra et Marron la saisirent par réflexe pour la retenir.

 

Caulifla hurla, d’un geste violent, insultant, désespéré :

 

— Elle était malade, pauvre con !!

 

Les soldats sortirent l’homme.

 

Le silence retomba. On n’entendait plus que le souffle faible de Kale.

 

Caulifla trembla, puis inspira. Elle posa la pile de vêtements au sol, trempa le gant dans une bassine, et s’approcha de sa protégée.

 

Sa colère ne disparut pas. Elle changea juste de forme. Elle devint une protection.

 

Elle commença par nettoyer le cou de Kale, doucement, comme si elle avait peur de lui faire mal même en l’effleurant. Puis elle remonta, essuya la sueur, retint sa main comme si elle avait besoin de se rappeler qu’elle était capable de douceur.

 

Marron s’approcha, prudemment.

 

— Qu’est-ce qu’il s’est passé… ?

 

Caulifla serra les dents.

 

— Kale a été l’une des premières à attraper le virus.

 

Elle épongea le front de cette dernière avec lenteur.

 

— Au début… elle tenait. Elle disait que ça allait. Qu’elle allait gérer.

 

Sa voix trembla.

 

— Et puis son corps a chauffé. Son ki a déraillé. Elle a perdu… la notion des choses.

 

Sa voix se brisa une fraction de seconde.

 

— Elle est passée en Super Saiyen… et pas le « Super Saiyen sympa ». Le musclé.

 

Bra se figea.

 

— Le Berserk…

 

Caulifla hocha la tête, d’un mouvement sec.

 

— Elle a tout détruit. Des bâtiments. Des barrières. Des gens ont essayé de l’arrêter… ils n’ont pas eu le temps de comprendre.

 

Elle déglutit, puis posa le gant sur la joue de Kale, comme si ce geste était le seul endroit où sa tendresse pouvait encore vivre.

 

— On a galéré. Moi… et Cabbé. On a réussi à la coincer, à la fatiguer, à la ramener… mais il y a eu des pertes.

 

Son regard glissa vers l’entrée, là où l’homme avait disparu.

 

— Sa fille.

 

Caulifla serra la mâchoire, essuya plus lentement la joue de Kale, comme si elle voulait la ramener à elle par la peau.

 

— Je comprends sa douleur. Mais venir finir Kale ici, pendant qu’elle est inconsciente… ça, c’est pas de la douleur. C’est de la lâcheté.

 

Bra sentit sa gorge se nouer, puis quelque chose se verrouilla en elle, net, comme un mécanisme.

 

— On doit aller au labo, souffla-t-elle.

 

Caulifla inspira longuement, les narines tremblantes, et se redressa avec cette dureté qu’on met quand on refuse de craquer.

 

— Ok. Je vous emmène. Mais gardez ça en tête : ici, le virus n’a pas seulement frappé les corps. Il a rendu certains… tarés.

 

Marron fit un petit signe de tête, raide.

 

— Super. C’est rassurant.

 

Caulifla lui lança un regard.

 

— Je préfère que vous soyez stressées plutôt que mortes.

 

Ils sortirent de la tente.

 

* * * * * * *

 

À l’autre bout de la ville, plus loin, là où la roche formait des plateaux et des creux familiers aux guerriers, un endroit ressemblait étrangement à un vieux champ d’affrontement : un terrain ouvert, poussiéreux, brut, comme si le décor lui-même invitait les poings à parler.

 

Cabbé s’y entraînait.

 

Même tenue qu’à l’époque, même sérieux, mêmes gestes propres. Il frappait l’air, se déplaçait, respirait, répétait. Il avait grandi. Il avait gagné en densité, en contrôle. Mais il restait ce Saiyen discipliné, presque sage, qui travaillait comme s’il cherchait à être digne d’un regard.

 

Une voix surgit derrière lui, calme, presque amusée :

 

— Je vois que tu aimes toujours t’entraîner dans ce genre d’endroit.

 

Cabbé se figea. Il se retourna. Et il le vit.

 

Vegeta se tenait là, immobile, la silhouette sombre découpée sur le ciel. Quand il aperçut Cabbé, un sourire minuscule passa. Son élève était en vie. Et, pour une fois, le monde avait eu la décence de faire quelque chose correctement.

 

Cabbé eut un temps d’arrêt. Puis son visage se fissura.

 

Ses yeux brillèrent.

 

— Maître…?

 

Sa voix trembla. Et, malgré lui, des larmes montèrent.

 

Il tenta de les retenir. Il échoua.

 

Vegeta ne se moqua pas. Il ne détourna pas le regard. Il resta là, comme un roc.

 

Parce qu’il savait. Il savait qu’un guerrier pouvait pleurer. Que pleurer n’enlevait rien. Que ça prouvait même parfois l’inverse : qu’on avait tenu jusque-là.

 

Cabbé inspira, essuya ses joues d’un revers de main, honteux et heureux à la fois.

 

Puis Vegeta ajouta, plus bas :

 

— Tu as fait beaucoup de progrès depuis la dernière fois.

 

Cabbé resta figé, comme si ces mots venaient de le frapper plus fort qu’un coup de poing.

 

— Vraiment ?

 

Vegeta haussa légèrement le menton, sans lâcher son petit rictus.

 

— Montre-moi ce que tu vaux.

 

Il fit un pas, posa ses pieds, et prit sa pose de combat mythique, celle qui avait déjà déclenché tant de choses, celle qui disait : viens, maintenant, on parle avec nos poings.

 

Cabbé ouvrit grand les yeux. Il inspira, rassembla son courage… et prit la même pose.

 

Ils se faisaient face comme dans un miroir.

 

Le vent passa, soulevant la poussière entre eux.

 

Leurs poings se serrèrent.

 

Et, dans le silence tendu de Sadala, juste avant que les coups ne partent, on aurait juré entendre le monde retenir son souffle une seconde de plus.

 

 

**************************************************

 

Planète Fantaji [ ルニャ ] : vient de « fantasy ».

Planète Wata [ 惑星ワタ ] : vient de « water ».

Laisser un commentaire ?