Je suis une Légende

Chapitre 1 : Marchant sur ses pas

793 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 16/07/2017 17:14

Le soleil tapait fort ce jour-là. Il devait faire au moins plus de 30C° et cela risquait fort de ne pas s'arranger. Malgré la chaleur, Maxime Journet préférait rester baigné dans la lumière du jour plutôt que de se mettre à l'ombre. Ces mois de solitude n'avaient pas arrangé son moral, loin de là. Avec le temps, le jeune garçon timide et maladroit qu'il était autrefois était devenu un jeune homme débrouillard, mais privé de toute interaction sociale. Si ce n'était qu'avec Canigou, son chien qu'il avait recueilli dans une décharge quelques mois plutôt. Les deux compères étaient devenus inséparables avec le temps. Canigou avait un maître, Maxime avait un ami. Bien qu'il aurait préféré avoir un compagnon humain, cela lui suffisait.

Maxime et Canigou progressèrent à travers les rues dévastées de Washington tout en cherchant à travers les boutiques de quoi se remplir l'estomac. C'est alors qu'ils virent leur dîner du soir : un Yao Guaï. Un grand ours noir mutant qui farfouillait dans les poubelles. Maxime fut étonné de voir un Yao Guaï en milieu urbain mais il s'en moquait. Son dîner, ainsi que celui de Canigou était à leur portée et c'est tout ce qui comptait. Maxime se dissimula derrière un bloc de béton et fit signe à Canigou de se taire, ce dernier grognait et montrait une gueule pleine de crocs qui ne demandait qu'à se refermer sur une des pattes de l'ours. Le jeune homme prit alors son fusil calibre 12, visa la tête et tira. L'ours prit la balle en plein front et se mit à hurler de douleur. L'animal se rua sur Maxime, mais ce dernier fut plus rapide et lui tira trois autres coups de feu dans la tête. L'ours s'écroula alors à ses pieds, mort. Maxime prit un couteau et prit le maximum de viande qu'il put en mettant le tout dans un emballage en papier qu'il rangea dans son sac à dos. Une fois l'animal dépouillé de sa viande, le jeune homme jeta un coup d’œil à son Pip-Boy. Il était cinq heures et le soleil commençait à se coucher. Maxime s'empressa de partir, suivi de Canigou qui avait hâte de passer à table.

Arrivés chez eux, Maxime déposa son butin du jour sur la table de la salle à manger et nota le tout dans un registre. « Cela nous fait quatre Stimpacks, vingts cartouches de munitions, deux RadAway et de la viande de Yao Guaï. Pas trop mal pour une journée, se dit-il en refermant son carnet. » Il alluma alors son juke-box qui démarra Mr Sandman des Four Aces, puis il alla à la cuisine et commença à préparer le dîner tandis que Canigou le regardait en se léchant les babines. Une fois la viande cuite, Maxime la mit dans deux assiettes, il en donna une à Canigou et se mit à table. Puis il alla prendre au frigo deux bouteilles d'eau pure. Il versa le contenu de la première bouteille dans un bol pour le chien, puis il se servit. Pendant qu'il buvait, Canigou renversa un peu d'eau, ce que son maître n'appréciait pas. « Non, bois proprement, lui fit-il remarquer. Ne gaspille pas l'eau, bois-la. Je plaisante pas. »

Après le dîner, Maxime se prépara pour regarder un film sur sa vieille télé. C'est alors qu'il remarqua que le soleil était parti et qu'il faisait presque nuit. Il examina alors son Pip-Boy et remarqua qu'il était déjà huit heures et quart. Maxime ferma alors les volets de sa demeure et vérifia sur son terminal si tous les systèmes de sécurité étaient opérationnels.

À priori, tout semblait en ordre. Rassuré, il démarra le visionnage du film et s'installa. Mais à peine les vingt premières minutes passées, les cris recommencèrent. Ces cris stridents et terrifiants qui se faisaient entendre toutes les nuits étaient la preuve que « ils » étaient là. Maxime qui pensa que cela ne servait à rien de continuer à regarder le film dans ces conditions décida d'éteindre la télé et monta se coucher. Malgré la sécurité qu'il avait installé, il ne put s'empêcher de prendre un fusil d'assaut chinois à côté de lui, juste au cas où « ils » parviendraient à entrer. Il s'allongea alors sur son matelas tandis que Canigou qui n'était pas rassuré vint se blottir à ses côtés. Les cris continuaient de plus belle et Maxime eut beaucoup de mal à trouver le sommeil. « Saloperies, songea t-il... »

C'était à cela que ressemblait les journées de Maxime : Le matin, petit-déjeuner et loisirs ; le midi, chasser, attendre et trouver du ravitaillement ; la nuit... survivre.


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