LE MERCENAIRE

Chapitre 53 : Mauvaise paix ou bonne guerre ?

3283 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 27/06/2026 10:24

Polack quitta l'étude de Maître Advack, troublé. Les révélations de l'avocat avaient du sens et correspondaient à sa vision du monde et de ses puissants. Même s'il nourrissait l'espoir naïf que les choses seraient différentes dans ce nouvel univers, il devait reconnaître que les mécanismes du pouvoir restaient les mêmes. Ici comme ailleurs, le pouvoir ne se partageait pas. 


Pourtant, rien au début de l'entretien ne laissait présager le bouquet final, lequel le laissa un instant sans voix.

Après avoir frappé à la porte et attendu poliment l'invitation à entrer, il avait découvert un lieu familier qui aurait pu se trouver dans n'importe quel cabinet d'avocat parisien : une salle d'attente aux tons apaisants, une secrétaire discrète et, derrière une porte en chêne un bureau, équipé d'une imposante table de travail et d'étagères chargées de livres et de dossiers.

Le propriétaire des lieux ressemblait à sa table — solide et robuste comme un chêne. Il inspirait une telle confiance que Polack s'en méfia immédiatement. Mais Diana avait été claire dans ses recommandations : Advack était le meilleur pour régler les conflits familiaux.


Ils échangèrent des salutations courtoises, se serrèrent la main selon les convenances d'usage, puis prirent place face à face. L'homme de loi extirpa d'un des tiroirs de son imposant bureau un volumineux dossier qu'il déposa devant lui sans toutefois l'ouvrir.


— Bien, commença-t-il avec un profond soupir, à la demande de ma consœur, que je respecte profondément, j'ai accepté de prendre votre dossier... même si j'évite habituellement ce type d'affaires.

— Vous ne traitez pas les conflits familiaux ? Pourtant, Mistresse Linx...

Maître Advack tapota le dossier du bout des doigts et soupira encore plus profondément, arborant l'air désolé d'un vautour dont la proie s'était échappée :

— Je ne traite que les litiges familiaux, mais celui-ci... il va me demander énormément de travail pour très peu de profit !

Face à l'air surpris de Polack qui s'apprêtait déjà à répliquer, il poursuivit :

— Attendez, jeune homme, je vais tout vous expliquer. Votre oncle Maître Onésime, comme vous l'imaginez, n'apprécie guère que le domaine des Runs lui échappe. Il attaque donc sur plusieurs fronts. Il conteste la reconnaissance de votre majorité pour vice de forme, l'examen ayant été effectué sans son autorisation en tant que tuteur légal.

— Mais Mistresse...

— Ne m'interrompez pas ! Non, le vice de forme est effectivement irrecevable. Mistresse Linx avait tout à fait le droit d'engager la procédure en sa qualité de juriste. Mais votre oncle évoque aussi son manque de confiance dans les compétences et les conclusions de Mass Molny, qui avait procédé à cet examen.

Polack étouffa un ricanement. Il imaginait parfaitement la rage de ce dernier et les foudres qu'il ferait s'abattre sur l’oncle Onésime.

— Il n'y a vraiment pas de quoi rire ! grogna Maître Advack. Cela dit, dans cette affaire, vous pourriez fort bien vous en sortir. Un autre Mass vous examinera et confirmera, j'en suis convaincu, la sentence de Mass Molny.

Il eut un sourire narquois, presque prédateur :

— D'ailleurs, connaissant Molny, votre oncle risque un procès en diffamation.

Polack, qui ne souhaitait nullement une seconde expertise tant les résultats de la première étaient équivoques, cherchait déjà une échappatoire. Il faillit ne pas entendre la suite du discours de l'honorable Maître. Heureusement, il réussit rapidement à se ressaisir, car ses propos étaient d'une grande importance.

— Donc, comme je l'ai mentionné, concernant le premier volet du litige, vous n'avez pas lieu de vous inquiéter outre mesure. Cependant, il y a le second aspect... Votre oncle soulève la question de l'éloignement géographique entre le domaine d'Ostrand et celui de Runs, ainsi que la difficulté que cela représente pour votre époux dans la gestion simultanée des deux propriétés. Il insiste également sur votre jeune âge et celui de votre époux, lequel administrera vos biens jusqu'à la majorité d’un héritier que vous n’avez pas encore. 

— Mais je n'ai que... commença Polack avant d'être interrompu par le geste impatient du juriste.

— Permettez-moi de terminer. Dans ce type de différend, le domaine est placé sous scellés royaux pour toute la durée de la procédure. Un gestionnaire est nommé par la cour. Les revenus sont partagés : une moitié pour l'État, l'autre conservée jusqu'au jugement. 

Il marqua une pause, puis ajouta plus sèchement :

— Je vous déconseille vivement d’en arriver là, car non seulement un gestionnaire imposé administrera le bien de manière moins efficace que le propriétaire légitime, mais des détournements sont également à craindre et à déplorer dans certains cas. De plus, notre Roi, béni des dieux, bien qu'étant grand et courageux, se montre quelque peu avare et renonce difficilement aux biens qui entrent dans ses coffres. Récupérer le domaine par la suite... je ne saurais en garantir l'issue.

— Alors, murmura Polack.

— Alors, conclut-il, mieux vaut trouver un accord familial. Je propose de servir de médiateur. Il y a deux jours, j'ai envoyé à votre oncle une invitation accompagnée des mêmes explications. Et ce matin, il m’a fait savoir par phone qu’ils arriveront, lui et son fils, dans trois jours. 

Polack n’éprouvait aucune envie de voir ce très cher Onésime et encore moins Félix. Sans aucune connaissance des rouages juridiques, il était convaincu que cette affaire se réglerait en un claquement de doigts — signer, payer les honoraires et laisser le Maître faire son travail. Les explications du juriste avaient balayé cette illusion ; la médiation se révélait aussi inévitable que les boutons d'acné à l'adolescence.


***


Le temps fila comme un éclair et, une semaine jour pour jour plus tard, il se retrouvait dans le même bureau, assis à la même table, face au même Maître Advack. Une seule chose avait changé : Oncle Onésime et ce « cher » Félix étaient là, installés de part et d'autre de lui. Tous deux faisaient semblant de ne pas le voir, les yeux rivés sur le maître des lieux. Ils ne daignèrent lui accorder un regard — indifférent — qu'au moment des froides salutations.


Maître Advack les mit rapidement au courant de la situation — à en juger par l'expression d'Onésime — lèvres pincées, sourcils froncés, reniflements méprisants — cet état des choses ne lui était pas inconnu et semblait provoquer en lui une irritation proche de la rage de dents. Félix, quant à lui, ne manifesta aucune surprise non plus ; ils avaient visiblement déjà abordé le sujet entre eux.


Oncle Onésime se tourna à contrecœur vers Polack et siffla presque entre ses dents :

— Alors, mon très cher neveu et pupille, tu crois t'en tirer, sale garnement, en te mariant et en changeant de maître responsable de ta carcasse stupide ? Tu t'imagines avoir levé toutes les restrictions grâce à ce... ce sale intrigant de Molny ?


Polack, qui se sentait d'abord très mal à l'aise, se détendit soudainement à la mention du vénérable Mass Molny dans un tel contexte. Rien qu'à imaginer ce que ce dernier ferait de son oncle — ainsi que le montant des dommages et intérêts qu'il pourrait obtenir en le traînant au tribunal pour calomnie — suffisait à le faire sourire : 

— Mon très cher oncle...

Il s'inclina légèrement dans sa direction.

— Et non moins cher cousin...

Il adressa un autre signe de tête à Félix. 

— Je croyais qu'on s'était réunis pour trouver un terrain d'entente, en famille, sans y mêler des étrangers. Mais si vous préférez déverser votre venin sur moi plutôt que de discuter comme des personnes raisonnables liées par les liens du sang, nous pouvons tout à fait reporter cette passionnante discussion et la reprendre devant un juge.


Onésime le foudroya du regard — si ses yeux avaient été des mousquets, Polack se serait déjà vidé de son sang sur le parquet du cabinet. Faute d'arme, l'oncle se borna à grogner :

— Nous avons tenu conseil de famille. Voici nos conclusions.

Il glissa une enveloppe cachetée à Maître Advack, qui ne se pressa pas de l'ouvrir et se contenta de la poser devant lui. 

— En tant que médiateur neutre, je vous propose de transmettre ces conclusions à la partie adverse. À moins que vous ne préfériez d'abord entendre ses propositions...


Le visage de l'oncle Onésime vira au cramoisi. Il serra les poings, une goutte de sueur coulant sur sa tempe. Il prit une grande inspiration, manifestement prêt à lâcher tout ce qu'il pensait de cette proposition — et de l'endroit précis où son interlocuteur pouvait la mettre.

Félix lui posa alors la main sur le bras dans un geste apaisant et murmura :

— Allons, mon père, laissons-le parler ! On n'a rien à perdre, sinon un peu de temps en écoutant les sottises que mon jeune cousin écervelé s'apprête à débiter.

Polack avait disposé de toute la semaine pour réfléchir et solliciter les conseils de Maître Advack ; il avait même pris soin de consigner par écrit le fruit de ses réflexions. Aussi n'était-il nullement pris au dépourvu. 

Il sortit de la poche intérieure de sa veste un petit carnet, le feuilleta rapidement, parcourut ses notes du regard, puis releva les yeux vers ses interlocuteurs. Il parut hésiter un instant, jeta un dernier coup d'œil au calepin et le referma d'un geste résolu. Il se redressa, déploya les épaules et s'adressa à Onésime, sans accorder la moindre attention au juriste qui secouait la tête d'un air désapprobateur :

— Mon oncle, j'ai préparé, avec l'aide de l'honorable Maître...

Il adressa un signe à peine perceptible au juriste.

— Tout un discours truffé de citations d'articles de loi — modernes comme tombés en désuétude — et rempli d'exemples tirés de jugements portant sur des affaires similaires. Le tout rédigé dans un langage si alambiqué qu'il m'a fallu du temps pour en démêler les tenants et les aboutissants. Mais je préfère parler franchement, avec mes propres mots, sans y mêler les affaires du passé.


Onésime l'observa avec un certain intérêt, frappé par le changement qui s'était opéré chez son neveu depuis leur dernière rencontre. La métamorphose dépassait le seul aspect physique : bien qu'il parût un peu plus âgé, sa musculature semblait plus développée et ses mouvements avaient acquis la grâce d'un prédateur, là où régnait autrefois l'élégance d'un animal de compagnie. Mais c'était surtout son expression qui avait changé — derrière les yeux bleus de Clotaire, une entité plus aguerrie et plus aiguisée semblait désormais regarder le monde. Un sourire satisfait, teinté d'anticipation, se dessina sur les lèvres d'Onésime Runs. Devant lui se dressait un adversaire à sa mesure — l'affrontement promettait d'être de taille, quand bien même son issue demeurerait incertaine. Mais à supposer même qu'il dût s'incliner face à ce jouvenceau, un tel Clotaire était un vrai Runs : il ne dilapiderait pas le domaine, ne le laisserait pas lui filer entre les doigts... « Voyons d'abord si les dents et les griffes ont vraiment poussé chez ce petit lézard », songea-t-il, avant de prononcer :

— Fort bien, mon neveu. J'attends tes propositions...

Polack lui rendit son sourire :

— Mon oncle, avant d'aborder les propositions, établissons d'abord ce sur quoi nous sommes d'accord... Nous souhaitons tous deux que le domaine des Runs prospère...

Onésime hocha la tête en signe d'approbation.

— Que tous les accords soient respectés, que le domaine demeure dans la famille Runs et ne passe pas aux mains d'une autre lignée. Et surtout, ni vous ni moi ne souhaitons voir les biens de la famille tomber dans l'escarcelle royale. Car tout ce qui entre dans le trésor du Roi...

— ...reste dans le trésor, achevèrent-ils à l'unisson, échangeant des regards entendus sous l'œil étonné de Félix.

— Vous voyez, mon oncle : nous sommes déjà d'accord ! s'exclama Polack avec entrain.

— Tu brûles les étapes, mon cher neveu… Je ne saurais accepter d'être mis à la porte comme un malpropre !

Polack se retrouva sans voix. Il gardait un vague souvenir d'avoir effleuré ce sujet avec Maître Advack, mais le sens lui avait glissé entre les doigts — son esprit vagabondait ailleurs, quelque part vers le Nord, à ce qu'il semblait. Il hasarda :

— Vous possédez bien un domaine en propre…

Son oncle frappa ses genoux de ses deux paumes :

— J'oublie toujours que tu as perdu la mémoire… Félix et moi appartenons à la branche cadette de la lignée. Nous détenons des parts dans les revenus du domaine, certes, mais ni le titre de Dir, ni les terres, ni le bloc d'actions décisif ne nous appartiennent.

Maître Advack consulta le dossier ouvert sur son bureau et précisa :

— Pour être exact : Onésime Runs détient trente pour cent des actions, Félix Runs en possède dix, et neuf pour cent sont répartis entre les membres plus éloignés de la famille. Les parts restantes — cinquante et un pour cent — appartenaient au père de Clotaire Runs ici présent et se trouvent désormais sous la gestion de l'époux de celui-ci, jusqu'à la majorité de ses futurs enfants.

— Et mon cher oncle convoite la totalité, ou presque — les terres et le titre pour lui et sa descendance… Une aspiration des plus honorables…

Polack songea brièvement que s'il n'avait pas remplacé Clotaire dans cette enveloppe charnelle, cela aurait fort bien pu — voire certainement — aboutir à la prise de contrôle du domaine.

— Bref, mon oncle ! Je n'irai pas par quatre chemins. Vous pouvez contester la reconnaissance de ma majorité. Vous pouvez également contester mon mariage, quand bien même j'ai suivi vos désirs en épousant l'homme de votre choix.

Onésime abaissa les paupières en signe d'assentiment :

— Mais, il y a toujours un « mais », n'est-ce pas, mon neveu ?

— Mais vous ne l'emporterez pas !

Polack retroussa légèrement sa manche et exhiba le bracelet.

Félix siffla entre les dents, admiratif :

— L'union bénie par les dieux des Cimes... Mon père… il a raison...

— Et il y a un autre « mais ». Je ne chasserai jamais ma famille de chez moi.

À ces mots, l'honorable juriste — qui jusqu'alors avait gardé le silence, se contentant de prendre des notes — releva la tête :

— Die Runs, prononça-t-il avec la même intonation que s'il eût dit « Imbécile », prenez garde à ce que vous vous apprêtez à promettre…

Polack ne lui accorda pas le moindre regard, ce qui arracha un reniflement méprisant au juriste :

— Voici ce que je propose : vous reconnaissez ma majorité, vous reconnaissez la légalité de mon mariage et mes droits sur le domaine. En contrepartie, vous et votre fils conservez la gestion du domaine des Runs — vous avez raison, mon époux ne peut être partout à la fois pour administrer des biens aussi distants l'un de l'autre. Vous n'en seriez que les régisseurs et rendriez des comptes à Dir Ostrand. Vos actions demeurent les vôtres, et j'y ajouterai même un demi-pourcent si nous trouvons un accord. La maison restera en votre possession jusqu'à la majorité de mon héritier ; après cela, c'est à lui qu'il appartiendra de décider.

— Quelle générosité de ta part, mon cher cousin, lâcha Félix d'un ton fielleux. 

Maître Advack releva brusquement la tête.

— Vous avez raison, c'est une proposition fort généreuse... trop généreuse. Maître Runs, je vous conseillerais... 

— Gardez vos conseils pour vous, grommela Onésime. Tu n'as pas d'héritier, mon neveu, et si tu meurs avant d'en avoir un...

— Et c'est pas demain la veille que tu en auras, vu certaines de tes préférences... s'immisça Félix dans la conversation.

Son père fit mine de n'avoir rien entendu :

— Si tu meurs sans héritier, le domaine reviendra aux Ostrand. Je ne peux pas l'accepter. Tu dois reconnaître Félix comme ton héritier...

— Et aller me creuser une tombe, car je ne parierais pas une bille cassée sur mes chances de survie dans de telles conditions ! persifla Polack.

— Tu n'as pas confiance, fit Onésime d'un air affligé.

— Confiance ? Connais pas !

— Cela aurait été tellement plus simple si c'était moi que tu avais épousé, susurra Félix, ne pouvant s'empêcher d'ajouter son grain de sel.

Oncle Onésime leva les yeux au ciel, remua les lèvres — dans une prière silencieuse, ou plus vraisemblablement en comptant jusqu'à dix pour garder son calme — avant de lâcher :

— Tu le sais parfaitement, Félix, l'union des Runs et des Ostrand était une nécessité ! Alors, tais-toi !

— Et tu passeras pour quelqu'un d'intelligent, ne put s'empêcher de glisser Polack, ce qui lui valut des regards désapprobateurs de toute l'assemblée, juriste inclus.

Ce dernier reprit le dossier et consulta les notes qu'il avait prises :

— Pour résumer la situation : Clotaire Runs, ici présent, propose de confier à son oncle Onésime Runs la gestion du domaine familial en contrepartie de la reconnaissance de ses droits. Il offre également un demi-pourcent supplémentaire des parts en complément. En revanche, il refuse de désigner Félix Runs comme son héritier. Ce dernier point est jugé inacceptable. Je me dois de rappeler que, faute d'accord, cette affaire sera portée devant la juridiction compétente — une procédure susceptible de s'étendre jusqu'à deux ans, compte tenu de la charge actuelle de nos tribunaux. Dans l'intervalle, le domaine sera placé sous scellé royal, et vous mesurez toutes les implications que cela comporte. Maître Onésime Runs, quel autre arrangement serait susceptible de vous convenir ?


Polack, percevant une hésitation fugace sur le visage de son oncle, aussitôt remplacée par l'expression butée de quelqu'un qui vient de prendre une décision amère, ajouta :

— Mon oncle, rien ne changera dans vos habitudes. Vous continuerez à gérer le domaine comme vous l'avez toujours fait. Vous aurez également la possibilité de racheter les parts... Je n'ai pas à vous expliquer comment procéder, vous le savez mieux que quiconque. Seul le titre vous sera inaccessible — mais qu'est-ce qui compte davantage pour vous : le titre, ou le bien-être du domaine et de ceux qui y vivent ?

Félix se rapprocha de son père et lui glissa quelques mots à l’oreille, trop bas pour être entendus.

Onésime acquiesça d’un signe à peine perceptible, lança à Polack un regard noir, puis lâcha dans un grognement : 

— J'accepte, mais sous réserve. Si, dans dix ans, tu ne présentes pas un héritier de ton sang, je remettrai cette question sur la table. Et tu ne t'opposeras pas à ce que moi ou mon fils rachetions des parts supplémentaires auprès de nos cousins. Ton père s'y refusait systématiquement.

Polack acquiesça d'un signe de tête et ils s'attelèrent à la rédaction d'un accord écrit, qu'ils signèrent tous. C'était un compromis — qui ne satisfaisait pleinement personne — mais une paix boiteuse valait toujours mieux qu'une guerre bien menée.



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