Les sentiments au fond de tes beaux yeux
Chapitre 35 : TOME 2 : PRINCESSE HESTIA - Chapitre 35 : Footing dans les bois
3908 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 10/01/2026 10:14
TOME 2 : PRINCESSE HESTIA
Dans ce tome : Le rêve continue pour Hestia. Hunter la traite comme une princesse, il la couvre d’attention et de cadeaux mais elle se pose de plus en plus de questions sur son travail mystérieux et ses potentiels mensonges.
Chapitre 35 : Footing dans les bois
Et ce doux rêve est bien réel, je vois le visage absolument parfait d’Hunter qui m’embrasse avec tendresse dès le matin. C’est trop, mon cœur fond d’amour et je détache mes lèvres des siennes pour embrasser son visage sous toutes les coutures, ce qui le fait rire et me permet donc de poser un baiser sur l’une de ses parfaites fossettes.
Il frotte son nez au mien en ouvrant les yeux et son regard me ferait tomber à la renverse alors que le soleil met en valeur leur couleur émeraude.
- Tu as envie de faire comme hier soir… ? murmure-t-il.
- J’en meurs d’envie, réplique-je.
- Quelle heure est-il… ? demande-t-il en semant des baisers le long de ma mâchoire.
- Dix heures, annonce-je en refermant les yeux.
- Quoi ?! s’exclame-t-il.
J’ouvre de grands yeux, choquée par son cri alors qu’il affiche un air abasourdi.
- Impossible qu’il soit dix heures… Mais pourquoi mon réveil n’a-t-il pas sonné ? Tu es sûre qu’il est dix heures ?! insiste-t-il.
- Euh oui… et tu as éteint ton téléphone hier soir alors…, commence-je.
Sa mâchoire se décroche et il bondit hors du lit en moins d’une seconde alors que je sursaute.
- Je devrais être au boulot depuis une heure ! s’exclame-t-il en enfilant son pantalon avec urgence.
- Quoi ?! couine-je à mon tour.
Il me lance un regard éloquent et je me redresse en tenant la couette sur mes seins alors que ma mâchoire est aussi décrochée que la sienne. Je l’observe courir dans ma chambre à la recherche de ses habits qu’il ne trouve pas et le stress me ronge à mon tour. Je panique à sa place, je serais absolument mortifiée d’arriver avec plus d’une heure de retard au boulot et je retourne donc la couette pour essayer de trouver ses habits puisqu’il me semble lui avoir enlevé là hier soir. Dès que je mets la main dessus, je lui lance agilement alors que mes joues se colorent au souvenir de la veille.
- Merci ! s’exclame-t-il en enfilant son tee-shirt.
- Tu travailles… mais nous devions aller courir … ? ose-je demander.
Il passe son sweat par-dessus sa tête avant de se pencher vers moi en attrapant ma mâchoire :
- Je travaille jusqu’à quinze heures, me rassure-t-il. On se voit tout à l’heure, je suis désolé pour ce départ Hestia...
Il pose un baiser appuyé sur mes lèvres avant de se redresser, d’attraper ses clés et de passer ma porte en me faisant un signe. Je glousse alors que je me retrouve seule chez moi, simplement parce qu’il a pris le temps de m’embrasser une dernière fois et que ça suffit à me rendre heureuse.
Je me laisse retomber dans mon lit pour observer le plafond en me laissant rêvasser un moment de tout ce qu’il s’est passé puis je me décide à remuer. Je remets de l’ordre chez moi, je ramasse mes habits qui trainent, je lance une machine et je file sous la douche.
*
Vers seize heures, je m’habille rapidement en tenue de sport puisque c’est l’heure que m’a indiqué Eden par message. J’enfile un legging et tout de même une veste par-dessus mon haut de sport à manche longue vu le froid glacial du jour. J’attache ensuite mes cheveux en queue de cheval haute avant de dévaler les escaliers de mon bâtiment pour attendre au bord de la route.
Je suis étonnée de voir l’Aston d’Hunter tourner dans ma rue et je glousse lorsqu’il se gare devant moi et que Calyouk jappe joyeusement depuis la petite banquette arrière. Eden descend de la voiture :
- Prête pour un footing ?! demande-t-il joyeusement.
- Prête ! réponds-je avec entrain.
Il baisse le siège mais je ne le laisse pas s’enfiler à l’arrière en l’arrêtant d’un geste :
- Je vais y aller, précise-je.
- Hunter va encore nous faire son grand prince ! réplique-t-il en riant.
Je m’enfile dans la voiture en lançant un regard à Hunter, qui fronce les sourcils en essayant effectivement de m’arrêter.
- Hunter va arrêter son cirque ! m’amuse-je. Eden ne va pas aller se coincer sur la banquette arrière avec Cal alors que je prends deux fois moins de place que lui !
- On s’en fiche, c’est son clébard, il peut bien se mettre à côté ! réplique-t-il.
- Moi aussi ! pouffe-je en m’installant à côté de Calyouk qui me fait la fête dans le petit habitacle en me grimpant dessus.
- Doucement loulou, le gronde gentiment Hunter.
- Olala ! Mais arrête de la couver comme ça ! Elle n’est pas en sucre ! s’exclame Eden en se laissant tomber sur le siège avant.
Hunter lui lance un regard mauvais et Eden se retourne pour me regarder :
- Excuse Hunter, notre grand prince n’a pas l’habitude de la gente féminine visiblement et il imagine sans doute que ta vie est mise en danger par les grosses pattes de Calyouk ! se marre-t-il.
- Je vois ça, glousse-je.
- La ferme Eden…, soupire Hunter en redémarrant.
Mais Eden rit un peu plus :
- Je sais pas si c’était une si bonne idée d’inclure une gonzesse dans notre super groupe de mecs… Entre Hunter qui ne sait pas agir normalement et le besoin qu’on a de devoir t’harnacher à mon chien pour que tu ne traines pas la patte…
- Non mais je rêve ! m’exclame-je.
J’essaie de lui mettre un taquet derrière la tête et il se penche en avant en riant. Je me redresse pour gagner du terrain et je finis par l’avoir en ricanant avant de me terrer au fond de la banquette lorsqu’il se retourne vivement pour essayer de m’en retourner une.
Calyouk le grogne alors doucement et il ouvre des yeux exorbités :
- Non mais c’est moi qui rêve ! Traitre ! Tu ne vas quand même pas la défendre ! C’est elle qui vient de taper ton papa d’amour ! beugle-t-il.
J’éclate encore de rire en prenant le cou de Calyouk dans mes bras, qui a l’air fier comme un paon de m’avoir « défendu » et j’intercepte un regard amusé d’Hunter dans le rétroviseur central tandis qu’Eden râle toujours :
- On aura tout vu… J’en connais un qui n’aura pas de croquettes ce soir.
- Je t’en donnerai moi, roucoule-je en posant un baiser sur son museau.
- Tu l’achètes en plus ! s’indigne Eden.
- Je ne l’avais pas encore acheté et il t’a pourtant grogné ! fanfaronne-je.
- Pfff… Il est comme Hunter… Les voilà soudain au contact d’une fille et ils ne savent plus comment se comporter ! soupire Eden théâtralement. Il faut que je vous sorte un peu plus les gars, vous me faites de la peine !
Hunter lève les yeux au ciel et je mets une pichenette à Eden :
- Je retiens tout de même que tu ne veux plus de moi dans votre groupe, siffle-je.
- Ouai, je t’en exclu officiellement !
Je plisse les yeux mais il ne le remarque pas puisqu’il est occupé à trifouiller l’écran central pour tenter de mettre de la musique.
Nous sortons de la ville et gagnons la forêt que j’avais découverte avec Julia, où Hunter se gare sur le bord d’un chemin. Nous sortons tous les trois du véhicule et Eden s’étire largement :
- Je vous préviens, je ne suis pas au top après la soirée d’hier soir… Si je perds la course contre Hunter, ce sera sans doute pour ça.
- Menteur, tu as la trouille maintenant que tu y es ! le tacle-je.
- Jamais !
Hunter gagne son coffre et je lui lance un regard pour l’admirer dans son haut moulant et son short de sport. Il est tellement beau que le diable au fond de mon ventre baisse ses lunettes de soleil pour lui faire l’œil.
Je suis toute timide après notre dernière interaction et je pars donc trainer autour de lui pour prendre la température, histoire de m’assurer que tout est normal entre nous. Ça a l’air de l’être puisqu’il sort le harnais de course et s’agenouille près de moi pour me l’enfiler avec douceur après un très joli sourire. Alors qu’il règle correctement les sangles, Eden approche en croisant les bras :
- Vous vous êtes couchés tard vous d’ailleurs ? Je ne t’ai pas vu rentrer Hunter.
Ce dernier relève les yeux et nous échangeons le même regard hésitant. La communication est aussi claire que rapide, je comprends bien qu’il veut continuer de garder ces drôles de choses pour nous et je réponds à sa place :
- Pas trop tard non plus, je n’ai pas vraiment regardé l’heure mais j’imagine qu’avec le monde qu’il y avait chez vous, tu ne l’as pas vu gagner sa chambre...
- Possible, acquiesce Eden en baillant.
- Oui, je n’ai pas pris le temps de venir t’embrasser pour te souhaiter bonne nuit, tu m’excuseras Eden, raille-t-il. Et j’étais déjà au boulot quand tu t’es levé je suppose.
- Tu supposes bien, je me suis levé à midi…, soupire Eden. C’est plutôt à moi que vous devriez mettre ce harnais, je risque d’être plus lent qu’Hestia.
Hunter l’ignore et une fois la dernière attache mise, il accroche une sorte de laisse élastique au harnais qu’il passe autour de ma taille pour accrocher le deuxième embout au premier.
- Je ne suis pas sûre que ça marche comme ça ! pouffe-je.
Il relève des yeux rieurs :
- Je ne vais pas t’accrocher tout de suite à Cal, je préfère que tu t’échauffes avant, sinon tes muscles vont en prendre un coup de se faire trainer alors qu’ils sont froids.
- Oh non… vous allez pouvoir constater que je cours comme une limace…, ronchonne-je.
Ils rient tous les deux et Hunter se redresse :
- On s’échauffera aussi, nous irons donc doucement, précise-t-il gentiment.
- Nous n’avons pas la même conception de doucement j’imagine, m’inquiète-je.
Eden ricane :
- Allez Titi, montre nous que tu peux au moins battre les escargots !
J’essaie de lui mettre un taquet, il part en courant, je lui cours après et nous sommes finalement lancés puisqu’Hunter nous rattrape et que Cal nous dépasse à toute vitesse.
Je vois bien que les garçons se calent sur mon rythme, il se mettent chacun d’un côté de moi et ils discutent de notre itinéraire. Lorsqu’ils arrêtent leur choix sur une boucle qu’ils apprécient, le silence tombe et Eden tourne la tête vers moi :
- Merci Hestia, je peux finalement finir ma nuit tranquillement, me charrie-t-il en faisant mine de bailler.
- Arrête ! couine-je.
- Il plaisante, intervient Hunter. Tu cours plutôt bien, je ne m’attendais pas à ce que tu aies un aussi bon rythme … Même sans Calyouk, il ne serait pas dérangeant de courir avec toi…
- C’est vrai Titi, je voulais me moquer de toi mais tu envoies… Franchement pour faire un petit footing tranquille, je suis bien là.
- Merci ! rayonne-je.
- Tu as déjà couru ? demande Hunter.
- Non pourtant, réponds-je.
- C’est parce qu’elle est légère et athlétique, commente Eden.
- Je ne suis pas athlétique, réplique-je en riant.
- Ce qu’il veut dire par là c’est que tu dois avoir une bonne prédisposition pour le sport, tu es fine mais pas molle dirons-nous. Ton corps fait naturellement du muscle comparé à d’autres, explique Hunter.
- Ah… ? m’étonne-je.
Mais Eden me sort ses yeux de démons :
- Ouai enfin… du muscle… La nature a tout de même décidé de stocker un peu de gras Titi, mais t’inquiètes pas, il est pile où les hommes l’aiment ! ricane-t-il.
J’ouvre la bouche, outrée par ses propos et je lui fonce dessus tandis qu’il accélère pour me semer. Je donne tout ce que j’ai pour le rattraper et il ne me voit pas venir tant il rit comme un bossu. Lorsqu’il tourne finalement la tête pour me lancer un regard de sale gosse, il se rend compte que je suis à deux doigts de l’avoir et il crie en accélérant encore :
- Hunter ! Elle va me buter ! Aide-moi ! s’étrangle-t-il de rire.
- Tu plaisantes ?! Débrouille-toi crétin ! réplique-t-il.
- Heureusement que je suis plus rapide, fanfaronne Eden en me mettant une petite longueur d’avance.
Il parade le nez en l’air, une dizaine de mètres devant nous, et je suis tellement frustrée de ne pas réussir à le rattraper que j’en gémis plaintivement. Hunter attrape alors ma main et avant que je n’ai le temps de réagir, il accélère à toute vitesse en me tirant derrière-lui en direction d’Eden qui parade toujours.
Nous le rattrapons en quelques foulées, Hunter me tire une dernière fois en avant et je saute sur Eden pour lui attraper la gorge entre mes bras, essayant à moitié de l’étrangler tandis qu’il beugle comme un putois. Hunter éclate de rire et je suis toujours pendue dans le dos d’Eden qui attrape mes bras pour essayer de respirer alors que je me débats sur son dos pour le maitriser en ricanant.
- J’étouffe ! hurle Eden.
- Excuse-toi ! m’exclame-je en resserrant mes bras autour de lui.
- Pardon ! Pardon ! crie-t-il.
- Pardon grande reine de l’univers, le corrige-je en ricanant.
- Pardon Hestia, grande reine incontestée de l’univers ! articule-t-il à toute vitesse.
- C’est mieux ! fanfaronne-je en me laissant glisser de son dos.
Hunter est toujours mort de rire :
- Tu t’accroches terreur ! commente-t-il joyeusement.
- Et oui, on dirait presque que ça vous étonne ! réponds-je.
- Moi ça m’étonne Titi, je ne te pensais pas si combattive, souligne Eden en reprenant son souffle.
- Ça t’apprendra à parler de mes cuisses, conclus-je en levant le nez avec défiance.
- Je parlais de ton cul mais si tu veux, réplique-t-il en haussant les sourcils.
- Eden ! aboie Hunter avec colère.
- Quoi ? s’étonne-t-il.
- On ne parle pas du corps des femmes comme ça, arrête !
- Mais qu’est-ce que j’ai dit de mal ? Ce n’est pas une critique, j’ai souligné que les hommes aimaient ça, répond-il.
- Mais qu’est-ce qu’elle en a à faire que les hommes aiment ça ou non ?! tonne Hunter. Tu penses qu’Hestia attendait la validation d’un con comme toi sur son corps pour se sentir belle ?!
- Euh … Non, ce n’est pas ce que je voulais dire…, répond Eden d’une petite voix.
- Alors arrête tes commentaires sur son corps ou je te jure que je t’en mets une dont tu te souviendras ! vocifère Hunter.
Il repart en courant, visiblement très énervé et j’échange un regard avec Eden.
- Je ne voulais vraiment pas dire une connerie…, tempère-t-il.
- Je sais Eden, je sais comme tu es, ne t’inquiètes pas, le rassure-je. Mais c’est vrai que j’aimerais autant que tu ne dises pas des choses pareilles, je sais que tu plaisantes mais je n’ai pas particulièrement confiance en moi alors…
- Je suis vraiment désolé Hestia, tu es magnifique, tu sais très bien que je te trouve superbe… Je voulais juste t’embêter un peu.
- Il n’y a pas de mal.
Nous repartons tranquillement à la suite d’Hunter qui nous a semé et Eden commente :
- Je ne sais pas ce qu’il lui a pris… je le trouve bien virulent…
- Il voulait me défendre ! pouffe-je.
- Oui, je ne le savais pas si chevaleresque… Je pensais que ça s’arrêtait aux portières, tu dois être sa petite protégée ! rit-il.
Nous échangeons un regard amusé et Hunter daigne finalement ralentir pour nous laisser le rattraper.
- Tu t’es calmé ? demande Eden.
- Oui, répond-il sèchement.
- Eden s’est excusé correctement, tu n’as plus aucune raison de faire la tête ! Maintenant je veux que nous passions un bon moment tous les trois ! clame-je.
- Ta reine l’ordonne… Tu n’as pas trop le choix Hunter…, plaisante timidement Eden.
Il lui lance un regard agacé mais nous voyons très bien l’humour au fond de ses yeux. J’échange donc un coup d’œil entendu avec Eden puisque nous savons que l’orage est passé et nous continuons notre route dans la bonne humeur.