Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 49 : Mise au point

4709 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 31/01/2026 11:52

Chapitre 49 : Mise au point


Après dix minutes au buffet, je n’en peux plus.

 Ana est un moulin à parole qui ne sait parler que d’elle ou vanter Hunter. J’ai l’impression d’être spectatrice, j’observe simplement Ana parler, Hunter répondre de temps en temps et Tulla tenter de communiquer avec moi sans y parvenir puisqu’elle le coupe sans cesse. Je ne m’amuse pas du tout, je passe même un très mauvais moment à cause de cette fille et je commence vraiment à m’agacer. J’étais initialement censée passer le nouvel an avec Eden et Alma, rire et m’amuser… Hunter était la cerise inattendue sur le gâteau, qui promettait de me faire passer une soirée incroyable… Sauf qu’à m’obstiner à rester avec eux pour passer la soirée avec lui, je passe un nouvel an désastreux. Mon séjour était jusque-là incroyable, ma journée avec Hunter était parfaite, et je ne vois pas bien pourquoi je m’impose une soirée aussi horrible simplement parce qu’Hunter a décidé qu’il voulait la passer avec Anabelle.  

-         Je vais aller faire un tour, annonce-je alors de but en blanc.

-         A tout à l’heure, rayonne Ana pour me congédier.

-         Oui… euh… alors ça, je n’en suis pas sûre, réplique-je avec honnêteté.

-         Je viens avec toi, glisse rapidement Tulla.

-         Moi aussi, ajoute Hunter.

-         Bon alors je viens je suppose…, marmonne Ana.

Ils m’étouffent tous les trois. Je veux juste fuir Anabelle, j’ai besoin de respirer un peu et il est hors de question qu’elle me suive alors je trouve autre chose :

-         Je voulais aller passer un peu de temps avec une amie, nous étions censées passer le nouvel an ensemble et je ne l’ai pas encore vu plus de trois minutes, précise-je.

-         Alors va ! Nous te laissons ! s’excite Anabelle en retrouvant sa bonne humeur.

-         Tu vas voir Alma ? demande Hunter.

-         Oui.

-         Je vais t’aider à la chercher, glisse encore Tulla.

-         Je viens avec…, commence Hunter.

-         Bon sang mais Hunter ! Fiche-leur la paix ! s’exclame Anabelle qui atteint visiblement ses limites.

-         Mêle toi de ce qui te regarde ! réplique-t-il en lui lançant un regard agacé.

-         Alors ouvre les yeux Kiki ! Ils cherchent simplement un moyen de s’éclipser et tu ne cesses de t’incruster ! Hestia, tu n’as pas envie que nous venions Hunter et moi je suppose, sois juste franche ?

J’ai envie de lui arracher la tête de s’associer à lui comme ça et ça me fend le cœur de laisser Hunter, mais je souffre sans doute bien plus de rester plantée devant eux à la voir le toucher et raconter des anecdotes sur leurs folles années de licence ensemble.

-         Non, je ne préfère pas que vous veniez, admets-je.

Pour le coup, je souffle Hunter. Il reste figé, l’air abasourdi par ce que je viens de dire et j’en profite pour m’éclipser. Tulla est sur mes talons, ce qui ne m’enchante pas particulièrement puisque je voudrais vraiment passer la soirée avec mes amis. Lorsque nous les trouvons, je saute sur Alma en la trainant à l’écart alors que Tulla et Eden enclenchent une discussion.

Nous filons nous mettre près d’une grande jarre dans laquelle macère visiblement un cocktail et nous nous servons deux verres en venant au rapport.

-         Ta soirée avec Eden ? demande-je.

-         Géniale ! On s’entend trop bien, je passe un super moment. La tienne avec Hunter ?

-         Un cauchemar, murmure-je en ouvrant des yeux ahuris.

-         Vraiment ?! s’étonne-t-elle, soudain toute inquiète.

-         Anabelle est littéralement scotchée à son bras et je ne peux même pas discuter avec lui parce qu’elle parle en continu ! me plains-je. J’ai fini par me sauver pour te retrouver parce que je ne la supportais plus !

-         Bon sang ! Mais qu’est-ce que c’est que cette fille…

-         Et pourquoi Hunter préfère-t-il passer la soirée avec elle plutôt que moi… ? gémis-je en baissant le nez tristement.

-         Il faut qu’on tire tout ça au clair…, répond-elle pensivement.

-         J’aimerais bien ! couine-je.

-         Allons les retrouver, pendant que le groupe discutera, je poserai quelques questions à Hunter ? propose-t-elle.

-         Impossible, je crois que tu ne comprends pas bien, il est impossible de discuter avec Hunter quand Ursula la sorcière est accrochée à son bras. Si j’ose ouvrir la bouche pour lui dire quelque chose, elle me coupe !

-         Vraiment ?

-         Vraiment, confirme-je.

Nous réfléchissons quelques minutes lorsqu’elle en arrive à une idée :

-         Je connais bien un moyen mais il est un peu douteux, dit-elle en mordant sa lèvre.

-         Lequel ?

-         Pour avoir fait quelques soirées depuis septembre, les étudiants sont très friands de petits jeux d’alcool limites…

-         Le bière-pong ? demande-je.

-         Pas du tout, action ou vérité…

-         Les étudiants jouent à un jeu de gamine… ? m’étonne-je.

Elle grimace un peu :

-         Oui enfin, c’est un peu plus trash que lorsque les gamines y jouent, tu imagines bien… Je ne vois même pas un monde où Hunter accepterait de jouer à ça, mais s’il le fait, nous pourrons lui poser toutes les questions que nous voulons et Anabelle fermera obligatoirement son caquet lorsqu’elle ne joue pas ou tout le monde lui tombera dessus. Le principe est simple, tu fais tourner une bouteille, elle désigne quelqu’un qui doit alors choisir un membre du cercle et lui demander s’il veut dire une vérité ou faire un défi…

-         Il risque de choisir la vérité, je vois mal Hunter faire des défis stupides ! m’enthousiasme-je.

-         Oui, mais ça voudra dire qu’on devra jouer aussi et je n’avais pas l’impression que tu serais très à l’aise avec ça…

-         Ça ne me fait pas peur, réponds-je avec assurance.

-         Bon, alors je vais aller en parler à Eden, ce sera le moyen le plus efficace, il pourra faire le tour de ses copains pour voir qui a envie de jouer. Essaie pour ta part de convaincre Hunter, qu’on lui tire les vers du nez une bonne fois pour toutes.

-         On fait comme ça ! m’excite-je.

Nous nous tapons dans la main discrètement et filons en riant comme des diables. Je cherche Hunter à travers la salle, à la recherche de sa grande silhouette qui se détache normalement très bien des autres mais je ne le vois pas. Je me plante donc vers la porte de la salle en me demandant si je ne devrais pas jeter un coup d’œil dans le couloir, puisqu’il est tout à fait possible qu’il ait dû répondre à un appel de Winston, mais je suis vite fixée.

-         Ah, te voilà, commente-t-il froidement dans mon dos.

Je suis surprise par son ton acerbe mais lorsque je découvre qu’il est tout seul, je retrouve le moral :

-         Je te cherchais ! piaille-je joyeusement.

-         Ah bon ? Ça t’intéresse soudain de savoir où je suis ? réplique-t-il sèchement.

Je fronce les sourcils en croisant les bras, toute malheureuse qu’il me parle sur ce ton :

-         Pourquoi es-tu méchant ? demande-je tout de suite.

-         Méchant ? Tu imagines que je suis méchant là ? réplique-t-il.

-         Tu l’es, en tout cas tu n’es pas comme d’habitude, marmonne-je d’un ton peiné.

-         Oh pardon, je ne suis pas comme d’habitude alors que tu as préféré me larguer dans un coin pour aller faire les yeux doux à Tulla ! Si c’était pour le draguer, tu aurais tout aussi bien pu me prévenir par message et je ne serais sûrement pas venu jusqu’ici pour ça ! aboie-t-il.

Ses accusations me mettent immédiatement sur la défensive :

-         Mais je ne drague pas Tulla ! Tu sais très bien que je me moque de lui, je te l’ai déjà dit Hunter ! Pourquoi reviens-tu sur le sujet alors que nous nous sommes déjà disputés à cause de lui ?

-         Je ne reviens pas sur le sujet, c’est toi qui passes du temps avec lui à discuter en tête à tête alors que tu m’avais dit que tu te fichais de lui !

-         Il est venu me parler, je n’allais pas simplement l’envoyer bouler !

-         Je ne vois pas pourquoi, répond-il sèchement en croisant les bras.

-         Parce que ce n’est pas très gentil de faire ça peut-être… ?

-         Et donc tu préfères lui parler pour éviter de le froisser, dans ta gentillesse absolue ? raille-t-il.

Je recule d’un pas. Je déteste son ton, je déteste qu’il soit méchant avec moi alors qu’il ne l’est jamais et ça me brise le cœur.

-         Je ne sais pas ce que tu as Hunter, mais je ne veux pas te parler si tu restes méchant, ça me fait du mal ! couine-je d’une petite voix brisée par les larmes qui menacent.  

Mon attitude peinée le déstabilise, ses épaules se relâchent de leur pression et je vois qu’il essaie de calmer sa contrariété puisqu’il reprend d’une voix beaucoup plus calme bien que toujours tendue :

-         Je ne suis pas méchant Hestia… Simplement, je pense que si Tulla ne t’intéressait vraiment pas, tu ne voudrais pas passer la soirée avec lui.

-         Mais pourquoi doutes-tu de moi ? Si je te dis qu’il ne m’intéresse pas, pourquoi ne peux-tu pas juste l’admettre ? demande-je.

Il pose ses yeux pensifs sur moi en fronçant les sourcils :

-         Parce que je ne sais pas si tu me mens…, répond-il de plus en plus calmement.

-         Mais pourquoi te mentirais-je Hunter ? Je te le dirais si je m’intéressais à Tulla… Quel serait mon intérêt de te mentir ? Et puis il me parait évident que c’est à toi que je m’intéresse, je ne comprends pas. 

Je vois que je le déstabilise complétement une seconde fois, alors que je suis juste dans l’incompréhension totale. Il ouvre des yeux ronds comme des soucoupes puis finit par secouer la tête en haussant les sourcils, comme pour éclaircir ses idées :

-         Peut-être parce que tu ne ressembles à aucune fille Hestia, tu es tellement particulière je… Quand tu me dis ça avec ce ton si évident… je me trouve complétement con.

Il est calme cette fois et il m’observe longuement en glissant ses yeux sur mon visage :

-         Je ne sais pas pourquoi je ne te dis pas juste les choses avec sincérité comme tu le fais… Tu me fais me sentir si con Hestia …, chuchote-t-il enfin d’une voix douce.

-         Dis-moi les choses Hunter, ce que tu ressens, je ne comprends pas ta colère.

Il hoche la tête quelques secondes, comme s’il se donnait du courage avant de se lancer, comme s’il était anormal de parler à cœur ouvert simplement, alors que ça me parait pourtant tellement évident pour qu’on se comprenne. En tout cas, il trouve la force d’être transparent avec moi :

-         Je réagis mal parce que lorsqu’Eden avait parlé de Tulla dans la voiture, il a dit que vous vous plaisiez et que vous aviez échangez vos numéros à la soirée. Ça m’a « fait du mal » comme tu dis…

Il est visiblement enfin temps que nous abordions le sujet de ce soir-là, et je m’explique donc avec honnêteté :

-         A la soirée de Tulla, Eden m’a demandé quel garçon me plaisait, je lui ai répondu « aucun » mais il m’a demandé lequel me plaisait le plus parmi ceux qui étaient présents. Je lui ai répondu Tulla, parce que c’était vrai, c’était pour moi le plus charmant et gentil à cette soirée. Eden m’a défié de lui parler pour voir ce que ça donnerait, pour nous amuser … et je l’ai fait. Il était sympa et m’a demandé mon numéro alors j’ai accepté, j’essayais de m’ouvrir un peu et c’était rigolo sur le moment. Mais je n’ai jamais eu envie de lui parler par message ou de le revoir, je me fiche de ce garçon… et en plus, c’est à partir de ce soir-là que nous avons commencé à nous voir toi et moi… Or, tu es tout de même bien placé pour savoir que c’est toi qui me plais…, conclus-je plus timidement.

-         Je te plais vraiment ? demande-t-il avec un éclat heureux dans les yeux.

Mais sa question m’inquiète outre-mesure vu notre situation.

-         Je… comment peux-tu poser la question Hunter… ? Nous nous sommes embrassés et nous avons même… Je ne me suis pas cachée que tu me plaisais, ça me parait tout de même évident… Et puis nos messages…

Je suis toute perturbée, parce qu’il me donne juste l’impression qu’il est visiblement possible d’avoir eu tous ces comportements sans que nous nous plaisions et ça me fait très peur. Je fixe le sol alors qu’une petite boule se forme au creux de mon ventre.

-         Ça ne va pas ? s’inquiète-t-il en me voyant me refermer comme une huître.

-         Je ne sais pas, je pensais qu’il était évident que nous nous aimions bien, tu me fais douter maintenant…, murmure-je d’une voix stressée.

-         Hestia, non, surtout pas ! répond-il vivement.

Il attrape mes mains et j’arrive à relever le nez.

-         Tu me plais Hestia, bien sûr que tu me plais, c’est évident. J’étais juste inquiet que ce ne soit finalement pas ton cas parce que tu préférais passer la soirée avec lui plutôt qu’avec moi…

-         Mais pas du tout, c’est juste que tu es toujours avec Anabelle et…, commence-je.

-         Kiki ! Te voilà ! Il y a un petit jeu qui va se lancer ! s’exclame Ana en arrivant dans son dos.

Je retire vivement mes mains de celles d’Hunter, puisqu’il est absolument hors de question que cette sorcière assiste à une discussion aussi privée. Je recroise les bras aussi sec alors qu’elle se plante à côté de lui en me lançant un regard hautain.

-         Explique-toi…, m’encourage Hunter en l’ignorant.

-         Il y a un jeu qui va se lancer, insiste Ana d’une voix plus ferme.

Il tourne la tête vers elle et ça me dépasse. Je ne réfléchis même pas, je prends directement la tangente et la tangente s’avère être la sortie de la salle sur ma gauche, par laquelle je m’enfile. Je descends les quelques marches mais je m’arrête sur la dernière puisque je me vois mal repartir dans ma chambre tout en refusant de retourner vers eux.

Il sort alors en claquant la porte derrière lui avant de descendre l’escalier pour se planter devant moi et me garder sur la dernière marche :

-         Qu’est-ce que tu me disais ? Excuse-moi pour l’interruption, je lui ai dit d’attendre pour que nous finissions notre conversation.

Ça fait drôle de faire presque sa taille, je n’ai pas l’habitude de le regarder dans les yeux aussi facilement et ça me donne visiblement du courage :

-         Mais c’est tout le problème Hunter ! Tu passes ta soirée avec elle ! Je ne veux pas être pénible et t’empêcher de passer ton nouvel an avec elle si c’est ce dont tu as envie, mais je ne peux pas m’empêcher d’être déçue, tu peux le comprendre ? J’imaginais que tu étais venu ici pour passer la soirée avec moi … je sais que c’est très prétentieux de ma part mais c’est quand même ce que je me disais et tu passes pourtant ta soirée avec elle… J’ai essayé de rester avec vous mais je ne l’apprécie pas, elle n’est pas agréable avec moi et te monopolise complétement, alors désolée si ça t’a vexé mais j’ai préféré me soustraire pour passer une bonne soirée avec Alma plutôt que de me coltiner cette fille que je n’apprécie pas du tout ! De toute façon nous avons déjà passé une belle journée tous les deux, je n’ai pas à te prendre le chou, alors je vais simplement te laisser faire ton nouvel an tranquillement avec elle et j’espère juste que nous passerons d’autres bons moments tous les deux demain matin.

Il éclate alors de rire en rejetant la tête en arrière et en posant une main sur son front, ce qui ne participe pas à me rendre de meilleure humeur. J’attends en boudant qu’il se calme, tout en essayant de lui lancer mes yeux les plus accusateurs. Lorsque son rire fane, il me couve du regard en se rapprochant tout près de moi pour poser ses mains sur mes joues :

-         Hestia…, soupire-t-il en souriant. Je ne sais même pas comment j’ai pu t’accuser d’avoir ne serait-ce qu’un soupçon de vice alors que tu t’ouvres à cœur ouvert comme ça…  

-         Je ne comprends rien, rochonne-je.

-         Tu veux bien me prendre dans tes bras ? demande-t-il doucement.

Sa demande me prend de court mais je m’exécute en passant mes bras derrière sa nuque et un sourire éclatant étire mes lèvres alors que je suis toute contente en un claquement de doigts. Ça élargit le sien et il embrasse mon front :

-         Tu as le cœur le plus pur de ce monde Hestia, je m’en doutais déjà mais tu viens de me le prouver sans le moindre doute. Je suis désolé de ne pas avoir été aussi franc que toi, je suis désolé de ne pas l’être autant que toi tout court, d’avoir pris des détours qui t’apparaissent comme compliqués alors que tu évolues juste dans ta vérité absolue. Tu es un diamant comme nous n’en trouvons plus de nos jours, tu es unique, tu es parfaite.

Mon sourire devient radieux et il sourit un peu plus :

-         Que les choses soient bien claires, si je suis venu jusqu’ici, c’est pour passer la soirée avec toi. Je veux passer toute ma soirée avec toi, je ne veux plus me détacher d’un seul centimètre de toi ! dit-il en frottant le bout de son nez contre le mien.

-         Vraiment ? piaille-je.

-         Bien sûr, je n’avais pas compris que tu ne t’entendais pas avec Anabelle, alors s’il n’y a que ça, tu n’auras qu’à me signaler par un petit geste qu’elle t’agace et je trouverai un moyen de nous débarrasser d’elle.

-         Vraiment ? répète-je.

-         Bien sûr que oui, je ne me détache plus de toi, affirme-t-il.

-         Quel petit geste ?

-         Je ne sais pas… tu n’auras qu’à froncer le nez tiens ! décide-t-il d’une voix amusée.

Je fronce le nez et il rit doucement :

-         Voilà, exactement comme ça. J’adore quand tu fais cette tête, j’ai envie de te croquer, chuchote-t-il en posant un baiser sur le bout de mon nez.

Je l’observe avec toute ma béatitude, complétement renversée par le changement radical de soirée qui vient de s’opérer.

-         Alors petit papillon ronchon, dis-moi ce que tu veux que nous fassions maintenant ? demande-t-il.

-         Le petit jeu dont parlait Anabelle est une idée d’Alma en fait, alors nous pourrions y jouer ? Je n’ai pas envie de la décevoir en ne participant pas…

-         Bien sûr, quel est ce jeu ? demande-t-il.

-         Action ou vérité, je n’y ai jamais joué mais ça doit être sympa ! réponds-je.

Cette fois c’est lui qui grimace :

-         Ce n’est pas un jeu que j’apprécie et je ne pense pas que tu aimeras… c’est très particulier Hestia, très limite…

-         Mais si, ça va être chouette, c’est pour faire plaisir à Alma ! insiste-je.

-         On pourrait simplement les regarder jouer ? Ça ne va pas te plaire, je le sais. Tu vas être toute mal à l’aise, tu vas…, commence-t-il.

-         Tu dis que j’évolue dans ma « vérité absolue », alors je ne devrais pas avoir de problème, je ne choisirai pas les défis ! réplique-je joyeusement.

-         Le choc entre ces gens et ta personnalité est justement ce qui m’inquiète…

Je serre sa nuque entre mes bras pour embrasser sa joue longuement et je me régale de ses yeux tout doux lorsque je le relâche. Je gravis ensuite deux marches en lui tendant une main :

-         Ne t’en fais pas pour moi Hunter ! Tu as dit que tu ne me quittais plus d’une semelle alors tu n’as pas le choix que de participer, viens !

-         Je suppose…, soupire-t-il en attrapant ma main. Mais quand tu regretteras ton choix et que tu voudras te sauver de ce jeu douteux, tu n’auras qu’à froncer le nez et je te tirerai de là.

Je lui offre un sourire radieux et nous repartons dans la salle.

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