Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 51 : Démarrer l'année dans ses bras

4495 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 04/02/2026 10:19

Chapitre 51 : Démarrer l’année dans ses bras


La morsure du froid est instantanée et me fait un bien fou, elle me remet les idées en place et je vois déjà bien plus clair que dans la petite salle surchauffée. Je marche un peu pour m’éloigner de devant la baie vitrée, parce que je ne veux pas que tous les yeux des joueurs soient rivés sur moi et je pose les coudes sur la barrière en bois du balcon pour calmer la colère qui brûle encore dans mes veines.

La vue est magnifique, les pistes restent éclairées la nuit et je peux donc voir les milliers de gros flocons duveteux qui tourbillonnent dans tous les sens. Le silence m’apaise, je n’entends que la musique étouffée dans la salle derrière moi et la vision de la neige me rend si heureuse que je me calme presque immédiatement.

Je ne l’ai pas entendu me rejoindre, mais Hunter s’appuie alors juste à côté de moi pour me lancer un beau sourire que je lui rends timidement.

-         Dis donc terreur…, commence-t-il avec humour.

Je glousse déjà en lui lançant un regard coupable et il rit avec moi :

-         Quel départ ! Tu sais sortir les griffes, dire que j’imaginais qu’il fallait te défendre...

Il me met un petit coup de bassin pour m’embêter et je lui souris :

-         Ils sont vexés ? demande-je.

-         Un peu je suppose ! s’amuse-t-il.

-         Tant mieux, c’est tout ce que ces pervers méritent, souffle-je en baissant le nez pour observer mes mains alors que mes joues chauffent.

-         Je suis bien d’accord… Quelle sortie classe.

-         Arrête de te moquer ! pouffe-je.

-         Je ne me moque pas, je le pense. Je t’avais bien dit que ce jeu ne te plairait pas, mais bon… le jour où tu m’écouteras…, soupire-t-il en souriant.

-         Ce jeu n’a pas trop gâché ta soirée ? demande-je piteusement.

-         Mais non, j’étais bien plus inquiet que ça gâche la tienne, j’avais peur que tu te sentes obligée de répondre à leurs questions ou de faire leurs défis à la con…

-         Ça va…

-         Tu… tu es ok avec ce que tu leur as dit ? Tu ne te sens pas mal ? demande-t-il timidement.

Je rougis plus fort en fixant toujours mes mains. Je sais qu’il parle de mon dernier aveu et ça me met mal à l’aise, parce que j’ai peur que lui me juge. Je lui lance un regard mais ses yeux débordent de gentillesse et de bienveillance alors je réponds :

-         Je me fiche de ce qu’ils pensent de moi et qu’ils me prennent pour une sainte nitouche… ça les regarde, je ne vais pas me sentir mal, je n’ai pas à ressentir de la honte je crois…

-         Bien sûr que non, tranche-t-il en posant sa main sur les miennes que je tortille toujours.

Il enlace ses doigts aux miens pour que j’arrête de les remuer nerveusement et le fait qu’il initie un contact malgré mon aveu me rassure beaucoup. Je me sens en si grande sécurité que je lui parle de ce qui m’inquiète :

-         J’avais peur que toi, tu me juges…, souffle-je tout doucement.

-         Que je te juge ? C’est comme ça que tu me vois ?

Son visage est choqué, peiné… il passe par toute la palette des émotions négatives et je resserre mes doigts autour des siens :

-         Pas que tu me juges sévèrement Hunter… j’avais peur que tu te dises que j’étais un peu bizarre… Je n’en sais rien… tu as arrêté de me caresser quand tu l’as appris, avoue-je honteusement.

-         Oh…

Je tourne la tête vers lui, toute inquiète, et il joue avec nos mains enlacées pensivement :

-         C’est simplement que ça m’a surpris, je ne le savais pas et… compte-tenu de ce que nous avions fait tous les deux… je me suis forcément inquiété, j’ai eu peur de t’avoir brusqué, que ce soit allé trop vite … Je n’insinue pas que tu n’avais jamais rien fait de ce genre, mais je ne peux pas l’éliminer non plus et la simple idée d’avoir pu te mettre mal à l’aise ou d’être allé trop loin m’a tordu le ventre Hestia. Je crois que je ne pourrais jamais me le pardonner si je t’avais…

Ses propos sont touchants mais déclenchent une grosse inquiétude en moi, parce que je crains qu’il ne veuille plus jamais me toucher ou qu’il annule notre soirée tous les deux demain soir à cause de ça.

-         Non Hunter, le coupe-je vivement. Pas du tout, tu n’as aucun souci à te faire, j’ai passé une nuit absolument merveilleuse avec toi.

-         Vraiment ? demande-t-il en me lançant un regard timide.

-         Absolument, je ne veux pas que ça te travaille ou que tu agisses différemment avec moi, je ne veux pas que cette information change notre relation… Ce n’est pas parce que je n’avais rien fait du tout jusqu’à maintenant que ça veut dire que je n’en avais pas envie ce soir-là. Tu me donnerais juste l’impression d’être anormale en agissant différemment ou en refusant de…

-         Stop Hestia, me coupe-t-il à son tour.

Je tourne la tête vers lui mais il se redresse de la barrière pour s’y adosser avant de me proposer de venir dans ses bras. Je m’y réfugie bien évidemment en quatrième vitesse et il les referme comme souvent, un dans mon dos et l’autre derrière ma nuque, me faisant me sentir dans un petit cocon de bien-être et de sécurité absolue.

Il pose un baiser au sommet de ma tête avant de reprendre :

-         Je ne compte pas changer de comportement avec toi, je voulais juste être sûr que tu avais conscience que tu pouvais mettre les limites que tu voulais et que je ne t’en tiendrais jamais rigueur. Ça ne veut pas dire que je ne voudrais plus te voir, ça veut juste dire que je peux attendre tout le temps que tu veux avant de faire quoi que ce soit.

Je relève le nez de son torse pour le regarder et il me couve de ses magnifiques yeux :

-         Je ne parle pas que d’intimité, c’est une règle générale. Je veux juste que tu sois bien, heureuse et à l’aise… que nos moments tous les deux soient des bons moments pour toi.

-         Et toi alors ? Moi aussi je veux que tu passes de bons moments, souligne-je.

Il rit doucement :

-         Ils le sont, dès que tu entres dans un rayon de moins de dix mètres, je suis heureux Hestia, quoi que nous fassions…

Je lui souris de toutes mes dents alors que ma confiance en moi et en nous atteint le seuil maximal. Il me sourit en retour et nous nous observons silencieusement alors qu’il me berce si doucement que je sens à peine ses mouvements. Ses yeux sont devenus un véritable havre de paix pour moi, ses bras sont ma meilleure armure et notre conversation ne fait qu’ancrer un peu plus mon bonheur. 

-         Je me sens tellement bien avec toi Hunter, tellement bien… Je n’ai même pas envie de retourner avec eux, je préférerais passer toute ma soirée sur ce balcon avec toi.

-         Moi aussi Hestia, si tu savais… je suis venu uniquement pour passer la soirée avec toi… en fait…

Il relâche un peu son étreinte autour de moi en regardant sa montre avant de se redresser de la barrière. Il fait deux pas en arrière, vers le fond du balcon, où il me tend les mains :

-         En fait, si je suis venu, c’est uniquement pour ce beau moment…, dit-il en me souriant.

Je penche la tête sur le côté alors qu’il m’observe tranquillement et tout à coup, les gens dans la salle se mettent tous à crier en même temps :

-         Dix… neuf… huit…

Ma bouche s’entrouvre alors que je lève les yeux pour constater qu’Hunter s’est planté sous une boule de gui en me tendant toujours les bras. Je plaque une main sur mes lèvres alors que des larmes de surprise chatouillent mes yeux.

J’ai plus que jamais l’impression d’être dans un conte de fée… Je réalise qu’il a envoyé bouler son patron et conduit cinq heures simplement pour pouvoir m’embrasser sous le gui au passage à la nouvelle année. Il sait comme c’est important pour moi, il sait que ce que ça représente à mes yeux…

-         Sept… six… cinq…

J’observe encore ses belles fossettes, ses yeux tendres, ses bras qui m’attendent patiemment en me laissant le choix… Je reviens enfin à moi et je lui fonce dessus pour lui sauter dans les bras.

-         Trois… deux … un …

Ses bras me capturent à sa hauteur, une larme roule finalement sur ma joue et je fonds sur ses lèvres pour l’embrasser avec tout mon amour alors que les cris explosent dans l’hôtel.

 Je l’embrasse.

Je n’en reviens pas, je l’embrasse sous le gui pour le passage à la nouvelle année. Un sourire étire nos lèvres alors que nous embrassons avec douceur et ce n’est que lorsqu’un feu d’artifice éclate dans le ciel à côté de nous que nous nous détachons. Mes yeux s’écarquillent d’émerveillement alors qu’il me porte toujours et que nous observons les feux multicolores éclater. Je tourne un visage rayonnant vers lui et je constate qu’il me regarde, moi plutôt que le ciel onirique.

-         Tu vas les rater, murmure-t-il en croisant mon regard.

Je colle ma joue à la sienne pour être sûr qu’il ne les rate pas non plus et nous observons le magnifique feu tous les deux alors que je serre sa nuque dans mes bras. Les couleurs éclatent dans le ciel, le spectacle est magnifique, bien plus beau dans les bras de l’homme qu’on aime, surtout lorsqu’il embrasse ma joue longuement pendant le final et que je presse ma tête contre ses lèvres en gazouillant de bonheur.

Lorsque le feu se termine, Hunter me pose par terre :

-         Tu ne veux pas aller souhaiter une bonne année à Alma ? Il me semble que tu l’apprécies largement assez pour vouloir la garder dans ta vie pour l’année à venir…

-         Si ! Et Eden !

-         Allons-y alors, répond-il en se penchant vers moi.

J’attrape ses joues en rougissant de bonheur alors qu’il m’embrasse une dernière fois puis nous rentrons retrouver les autres.

Malgré le cirque et les célébrations, nous trouvons rapidement Alma et je lui tombe dans les bras alors que nous nous souhaitons une bonne année en nous serrant l’une contre l’autre. Elle embrasse ensuite les joues d’Hunter et je pose la question qui s’impose :

-         Je ne vois pas Eden… ?

-         Ah ça ! s’exclame-t-elle en riant. Dès que le décompte a commencé, il a sauté sur ses pieds en disant qu’il fallait qu’il aille embrasser son chien ! Je ne l’ai jamais vu courir aussi vite !

Nous rions tous les trois et Hunter soupire :

-         Il fait ça tous les ans, il se débrouille toujours pour être avec Calyouk à minuit, peu importe le temps de route du lieu où il se trouve.

-         Dix secondes pour gagner sa chambre…, m’inquiète-je.

-         Tu parles ! s’exclame Alma. C’est l’étage au-dessus et nous sommes à côté des escaliers, je te parie qu’il a réussi !

-         Il est rapide, approuve Hunter.

Et ils ont raison puisqu’Eden revient en bombant le torse :

-         Quatrième année consécutive sans faillir ! annonce-t-il.

-         Félicitation ! m’enthousiasme-je.

Il me prend dans ses bras pour embrasser ma joue férocement :

-         Bonne année Titi ! Notre premier nouvel an ensemble et sûrement pas le dernier, moi je te le dis !

Il embrasse ensuite un peu plus timidement Alma avant de se tourner vers Hunter :

-         Allez mon chéri, le meilleur pour la fin ! s’exclame-t-il en ouvrant les bras.

Hunter lève les yeux au ciel mais il se laisse embrasser sans broncher.

 Je suis très peu étonnée de voir ensuite Anabelle et ses amies se diriger vers nous d’un pas décidé pour lui souhaiter une bonne année. Je préfère largement m’éloigner de lui, ou plutôt d’elles, pour aller vers ma meilleure amie.

-         Tu n’étais pas trop triste qu’Eden aille voir Cal ? lui demande-je.

-         Tu plaisantes ? Un mec qui court voir son chien plutôt que d’embrasser la première fille sous sa main au nouvel an ? Il a plutôt marqué des points ! pouffe-t-elle.

-         C’est vrai… tu passes une bonne soirée ?

-         Oui, Eden ne me quitte pas d’une semelle, on apprend à se connaitre, on rigole… et la tienne ? Je ne suis pas venue te voir après ton départ du jeu parce que j’ai vu qu’Hunter venait… j’ai supposé qu’il arriverait à te rendre le sourire … ? s’inquiète-t-elle.

-         Evidemment… il m’a embrassé à minuit, ajoute-je en chuchotant.

Elle me sort ses yeux les plus conspirateurs :

-         Ça ne m’étonne pas vraiment, mais je suis heureuse pour toi quand même. En tout cas, vous deux, c’est une affaire qui roule… ça se voit comme le nez au milieu de la figure après une journée et une soirée en votre compagnie.

-         J’espère, murmure-je.

Je lui lance un regard mais je suis tout de même contrariée de voir qu’Ursula et ses sbires ne le lâchent pas d’une semelle. Alma pose une main sur mon épaule :

-         Il n’a rien de plus que de l’amitié envers elle Hestia… Je sais que c’est pénible de la voir battre des cils, mais je te jure qu’il n’a d’yeux que pour toi, sans même prendre en compte qu’il t’a embrassé toi à minuit.

-         Je sais, mais je n’ai pas envie de passer ma soirée avec elle… Il m’a dit de lui dire si je voulais qu’Ana nous laisse tranquille…Mais elle lui saute dessus toutes les cinq minutes ! Même s’il trouvait une excuse, elle serait de retour un quart d’heure plus tard… ça me rend triste.

-         Alors barrez-vous d’ici, réplique-t-elle. Sérieusement, je vous vois mal danser comme des diables sur la piste de danse ou rejouer à un jeu stupide… ne seriez-vous pas mieux en tête à tête ?

Je lui lance un regard indécis :

-         Bien sûr que si, mais je ne veux pas te laisser tomber…, réponds-je.

-         Je te jure que ça ne m’embête pas, Eden est avec moi et si vraiment il me laissait, alors je remonterais dans la chambre !

-         Je ne veux pas gâcher ton nouvel an ! couine-je.

-         Tu ne le gâches pas, si Eden m’avait ignoré à ce séjour alors je t’aurais quand même laissé avec Hunter ce soir pour me commander un bon room service devant un film Hestia... Va avec lui, propose-lui de finir la soirée tous les deux… La bonne année est passée, nous nous la sommes tous souhaitée, il n’y a rien qui vous retienne ici.

Les papillons volètent doucement au creux de mon ventre alors que mes yeux tombent sur Hunter qui discute toujours avec Anabelle en me lançant des coups d’œil réguliers. Je nous imagine dans ma chambre en train de discuter en tête à tête, puis plus tard dans la soirée… et mon ventre remue plus fort.  

-         Merci Alma, je crois que je vais lui proposer…, murmure-je.

-         Mais oui ! insiste-t-elle. Et si vous… dormez dans notre chambre, alors envoie-moi un message et je me débrouillerai…

-         Mais non ! Voyons Alma ! Tu n’as même plus la tienne, tu dors dans notre chambre cette nuit, fin de la discussion !

-         Mais si vous vouliez…, commence-t-elle.

Je rougis furieusement mais je la coupe :

-         S’il devait arriver que nous fassions des choses qui nécessitent que tu ne nous tombes pas dessus, alors nous irions dans sa chambre, ne t’en fais pas.

-         D’accord ! pouffe-t-elle. Allez, va, je vais rejoindre Eden !

-         Mince Eden…, soupire-je en fronçant les sourcils.

-         T’inquiète, je vous couvre, j’ai bien compris que vous ne vouliez pas qu’il sache.

-         C’est juste que…

-         Oui, je comprends, file ! Je vous couvre ! répète-t-elle plus fermement.

Je la remercie une dernière fois avant de sautiller joyeusement jusqu’à Hunter. Je me régale de voir les yeux d’Anabelle s’agacer de me revoir dans le tableau. Je m’en régale bien plus encore en me disant que la seule chose qui doit tourner dans sa tête est qu’Hunter me trouve plus jolie qu’elle. Que c’est petit de ma part.

Je me plante devant lui :

-         Je peux te parler ? rayonne-je.

-         Bien sûr, répond-il.

-         Euh…Nous parlions là en fait, intervient Anabelle d’une voix désagréable.

-         Je peux attendre deux minutes, affirme-je en ne quittant pas mon sourire radieux.

-         C’est une discussion privée, siffle-t-elle.

Hunter fronce les sourcils :

-         Tu me parlais de ton partiel de droit constit…, souligne-t-il.

-         Et alors ? Je ne veux peut-être pas que cette fille entende ! s’exclame-t-elle.

-         Elle s’appelle Hestia, la réprimande-t-il tout de suite avec un ton agacé.

Mais je rayonne de bonheur, rien ne saurait altérer ma bonne humeur alors je décide de me marrer :

-         Hestia comprend…, plaisante-je en lançant mes yeux les plus séducteurs à Hunter. Ana a simplement la trouille que je la juge je suppose, je suis imbattable en droit constit…

-         Mais pas du tout ! s’écrie-t-elle. Je veux juste discuter tranquillement, je ne te connais pas !

-         Oui je comprends…, acquiesce-je.

Un vilaine idée me vient et je me rapproche d’Hunter pour lui sourire avec tendresse :

-         Tu me rejoins quand vous finissez ? J’ai une proposition à te faire … ? minaude-je en lui sortant mes yeux de biches.

-         Oui…

Il affiche une tête tellement séduite que je ne doute pas que ma vilaine idée va très bien se passer. Eden est à l’autre bout de la pièce avec Alma et si mon plan fonctionne, Anabelle risque de le laisser tranquille très, très rapidement.

Je me hisse donc sur la pointe des pieds en direction de son visage. Soit il m’embrasse naturellement et j’ai tout gagné, soit je vais très vite voir que ça le surprend et j’opterai pour sa joue pour éviter de le mettre mal à l’aise. Mon cœur explose de joie lorsque ses yeux s’illuminent et qu’il se penche pour m’embrasser rapidement mais tendrement les lèvres sans se poser la moindre question.

Le diable au creux de mon ventre rit à gorge déployée en se frottant les mains et je me détache de ses lèvres simplement pour échanger un regard heureux avec lui avant de savourer ma victoire. Le visage d’Anabelle est méconnaissable, son air goguenard et son assurance illimitée ont enfin déserté ses traits, ses joues s’empourprent légèrement sous le coup de chaud qu’elle doit être en train de subir et elle ne me quitte pas des yeux.

-         A tout de suite ! rayonne-je en m’éloignant.

Et effectivement, moins de trois minutes plus tard, Ana laisse Hunter comme par magie. Il me rejoint donc avec un beau sourire aux lèvres :

-         Je t’écoute ?

-         Je voulais te proposer… si ça te disait… que nous finissions la soirée tous les deux, murmure-je timidement.

Il penche la tête :

-         Ce n’est pas ce que nous faisons ?

-         Si mais… je me disais qu’on pourrait peut-être s’éclipser d’ici… Aller dans ta chambre ou la mienne …

Il est déjà complétement séduit et me sourit largement :

-         Commander un roomservice…, continue-t-il à ma suite.

-         Passer la soirée vraiment que tous les deux, conclus-je.

-         Hestia, rien ne me ferait plus plaisir que ça.

Il attrape ma main et nous filons à l’anglaise de cette soirée en évitant Eden.

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