Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 54 : Un goût de paradis

2287 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 10/02/2026 11:06

Chapitre 54 : Un goût de paradis

Lorsque mes yeux papillonnent, un grand sourire pointe le bout de son nez. Mon bonheur est total, mon cœur vibre d’amour et je crois que je pourrais roucouler de bonheur alors que tout mon corps me semble léger et détendu.

Hunter éteint son téléphone qui sonne – la cause de notre réveil – avant de se retourner vers moi pour me prendre dans ses bras. Il me tire contre lui et je me retrouve collée à son torse, plus heureuse encore qu’il y a une minute. Je passe mes bras derrière sa nuque et nous nous câlinons tendrement une minute ou deux, dans un silence complice et confortable alors que nous tentons de sortir de nos quelques heures de sommeil. Je cale mon nez au creux de sa gorge pour y respirer l’air du paradis et mes yeux se referment.

-         Tu travailles ? gémis-je contre sa peau.

-         Oui, il est tôt, tu devrais te rendormir…, répond-il.

-         Je veux juste être contre toi, murmure-je.

Il me serre plus fort dans ses bras et son comportement me semble être tout à fait bon signe après ce que nous avons partagé hier soir alors j’ose m’extirper de son cou pour le regarder. J’ai envie d’en parler avec lui, d’avoir la confirmation que cette nuit ne changera rien entre nous, que ça lui a plu … mais je n’ose clairement pas.

-         Tu as bien dormi… ? demande-t-il finalement.

-         Très bien et toi ? réponds-je.

-         Très bien…

Nous nous sourions timidement, j’ai l’impression qu’il est aussi hésitant que moi, que nous cherchons à tâter le terrain l’un avec l’autre après notre première fois et ça me rassure un peu. Il pourrait être en train de s’habiller sans faire cas de moi avant de me jeter comme une chaussette après tout… nous en sommes loin il me semble.

Je prends donc mon courage à deux mains et je décide de faire un petit pas, j’avance timidement la tête pour poser un petit baiser rapide sur ses lèvres en rougissant jusqu’aux oreilles. Un immense sourire éclate sur son visage et il ose enfin m’embrasser vraiment, nous partageons un baiser aussi tendre que ceux d’hier soir et mon cœur rayonne plus fort. Lorsque nous nous relâchons, nous sommes face à face sur le flanc et il glisse ses doigts sur ma hanche nue pour me caresser alors qu’il fuit mon regard :

-         J’étais un peu inquiet, avoue-t-il dans un murmure.

-         Inquiet ?

-         Oui… nous avons passé un cap hier soir et je… je m’inquiétais un peu de ce réveil … J’ai pour ma part passé une nuit absolument incroyable mais après tout je ne sais pas si tu … si tu avais vraiment aimé autant que moi… ? conclut-il en rougissant légèrement.

Le soulagement m’inonde une seconde avant que le bonheur le plus total explose dans mes veines :

-         J’ai passé la plus belle nuit de ma vie Hunter… Ma première fois n’aurait jamais pu être plus parfaite, souffle-je.

-         C’était la plus belle nuit de ma vie à moi aussi…, répond-il avec un magnifique sourire.

Nous nous embrassons une fois de plus et c’est encore meilleur de le faire en sachant que nous sommes aussi heureux l’un que l’autre suite à notre nuit. Je n’étais pas véritablement inquiète à l’idée de passer le cap avec lui, mais j’avais quand même cette petite inquiétude qui trottait dans un coin de ma tête, la petite voix de Julia et ses histoires d’abrutis qui s’enfuyaient avant même le lever du jour une fois qu’ils avaient obtenu ce qu’ils voulaient. Et puis sans même se comporter aussi lâchement, Hunter aurait tout à fait pu ne pas apprécier de le faire avec moi et préférer qu’on cesse de se voir.

Mais non, il m’embrasse avec douceur comme toujours, il caresse ma peau du bout des doigts comme souvent et il n’arrive pas à effacer le sourire heureux de ses lèvres comme régulièrement. Il faut que je me rende à l’évidence : Mon conte de fée ne va pas s’arrêter.

Il me le prouve un peu plus lorsque ses baisers s’accentuent doucement, que sa langue chatouille ma lèvre et que mon corps réagit au quart de tour en s’enflammant dès le matin. J’attrape sa nuque pour tirer sa tête plus fort contre la mienne, mon petit diable intérieur prend le relai et je transforme franchement notre baiser en baiser langoureux très intéressé pour essayer d’obtenir gain de cause.

Sa main cesse de me caresser, elle agrippe ma hanche brutalement et mon corps rugit de contentement alors que nos souffles accélèrent aussi rapidement l’un que l’autre sous notre baiser brûlant.

Nous ignorons son portable qui vibre en continu sur sa table de nuit et ses mains deviennent baladeuses. Il se détache finalement de mes lèvres pour rire un peu, le souffle déjà court et les yeux sombres :

-         J’étais censé travailler…, rit-il doucement.

-         Ils attendront, réplique-je en sortant mon sourire le plus diabolique.

-         Ouai…, murmure-t-il de sa voix la plus grave.

Mais j’aperçois alors mon poignet nu en arrière-plan de son beau visage et je panique instantanément :

-         Mon bracelet ! couine-je avec inquiétude.

Je me redresse comme un diable en fouillant activement les draps autour de nous, tellement stressée et malheureuse que mon humeur retombe comme un soufflé. Mon ventre se crispe de tristesse alors que je ne mets pas la main dessus et il m’aide à chercher en me voyant si paniquée. Mon vœu était si important pour moi que les larmes menacent mais il me rassure en un instant :

-         Ce n’est pas grave, ça veut dire que ton vœu s’est réalisé Hestia, c’est plutôt génial au contraire…

Je me fige un peu et je relève le nez pour croiser ses magnifiques yeux doux.

-         Tu as moyen de savoir s’il s’est réalisé ? reprend-il d’une voix heureuse.

-         Je… je… ne peux pas vraiment le savoir, souffle-je.

Mon cœur s’emballe férocement, je crois si fort à ce genre de chose, je veux y croire si fort en cet instant que je ne peux que le dévisager avec de grands yeux en priant pour que ce soit vrai et qu’il soit amoureux de moi.

 Ses yeux tombent alors sur son propre poignet et il hausse les sourcils :

-         Le mien aussi s’est détaché…

Il relève le nez pour poser un drôle de regard sur moi à son tour et je rougis en détournant la tête alors qu’il a un petit rire presque nerveux :

-         Nous n’y sommes quand même pas allés si fort que ça…, plaisante-t-il timidement.

Ça me fait glousser et heureusement, parce que l’ambiance étrange se dissipe alors que nous reprenons nos recherches.

Je soulève mon oreiller et la vision de nos bracelets l’un à côté de l’autre dessous ne manque pas de m’interpeller un peu plus. Je trouve ça ahurissant de me dire qu’alors que nous passions la plus belle nuit de nos vies, nos bracelets se détachaient pour atterrir l’un à côté de l’autre, dans ce lit qui représente désormais mon nid d’amour… J’essaie de ne pas m’emballer, mais c’est dur

-         Et ton vœu ? Il s’est réalisé ? demande-je d’une petite voix.

-         Je n’ai pas moyen de le savoir non plus…, répond-il doucement en récupérant mon bracelet.

Je lui tends le poignet, puisque je veux absolument y porter son prénom et il le rattache délicatement sous mes yeux pensifs.

Je ne saurai pas s’il est amoureux de moi ou non tant qu’il n’aura pas décidé de me le dire, mais j’aime finalement l’idée que les dés soient jetés et que je n’aie plus qu’à porter mon joli bracelet en attendant que l’avenir me le dise. Il me tend ensuite sa main et je rattache donc mon prénom à son poignet en souriant jusqu’aux oreilles.

Une fois fait, je me rallonge sur le dos et il se place sur un coude au-dessus de moi pour me regarder avec des yeux doux qui font chavirer mon cœur.

-         Je vais quand même aller travailler cette fois…, dit-il gentiment.

-         Oh… oui… j’espérais qu’on pourrait se rendormir tous les deux…, boude-je.

-         Rendors-toi, il est huit heures et demie… nous nous sommes couchés tard, répond-il en embrassant mon front.

-         Je dors moins bien quand je ne suis pas dans tes bras…, tente-je quand même.

-         Rendors-toi ! répond-il en riant doucement.

-         D’accord… Travaille bien…

Je me cale un peu mieux sous la couette et il m’observe en souriant avant de se pencher pour embrasser mes lèvres une première fois, puis une seconde fois tout aussi délicatement avant de suspendre son visage à quelques centimètres du mien :

-         Fais de beaux rêves mon cœur…, murmure-t-il.

Heureusement qu’il m’embrasse une troisième fois parce que je n’imagine même pas la tête que je fais alors que mon pouls se stoppe net. Après ce troisième baiser, il caresse ma joue et se lève pour rejoindre le salon alors que je suis toujours dans le plus bel état de choc de ma vie entière. J’ai les yeux ouverts en grand et je fixe le plafond en essayant de déterminer si j’ai inventé ce qu’il vient de se passer ou non.

Ça ne peut pas être vrai… Hunter ne peut quand même m’appeler comme ça après la plus belle nuit de ma vie… ça ne peut pas être réel… je ne peux pas être projetée dans un conte de fée encore plus beau que le précédent… Je m’inquiète presque, je suis tellement heureuse que ça me serre le cœur et je me demande s’il est possible de mourir de bonheur à ce stade… Je porte alors ma main à mon poignet dans un mouvement vif, complétement abasourdie.

Quelle est la probabilité que mon bracelet se détache dans la nuit où nous nous lions vraiment et qu’il m’appelle « mon cœur » dès le lendemain où il s’est détaché ? Cette fois c’est vraiment trop louche… mon pouls s’affole si fort que mon souffle devient court et je préfère enterrer ces pensées dangereuses avant de vraiment défaillir de bonheur.

J’entends Hunter qui parle indistinctement dans le salon et je me résous tristement à ne pas courir vers lui malgré mon envie plus que pressante de me jeter dans ses bras. Je sais que je pourrais me rendormir, je suis encore fatiguée… et je sais surtout que je le dérangerais en trainant vers lui alors qu’il passe des appels professionnels… mais c’est une torture terrible de ne pas pouvoir courir le rejoindre pour espérer qu’il m’appelle « mon cœur » une seconde fois et qu’il fasse de ma vie ce rêve fou qui ne cesse de devenir plus beau.

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