Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 55 : Séduction

2701 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 11/02/2026 11:04

Chapitre 55 : Séduction


Lorsque j’émerge pour de bon, il est onze heure du matin. Je n’entends pas de murmure en provenance du salon alors j’estime que je peux me lever. Dès que je me retrouve nue hors des draps, je n’ai pas la moindre envie de remettre mon body de bon matin alors j’enfile sa chemise qui traine sur le bras du fauteuil et je me rends timidement jusqu’au salon.

Je passe la tête par la porte et je constate qu’Hunter est devant son ordinateur avec une tête concentrée mais qu’il ne parle pas, alors je trottine jusqu’à lui. Lorsque j’arrive à ses côtés, il tourne la tête vers moi et je remarque qu’il porte une grosse oreillette pour ses appels depuis son ordinateur et j’en déduis qu’il est donc très probablement en ligne en train d’écouter quelqu’un.

Je ne sais déjà plus trop ce que je peux faire ou non mais dès que je croise ses yeux souriants, je réalise que je me fiche pas mal de son boulot, j’ai juste un besoin viscéral d’être contre lui après ce que nous avons partagé et le bonheur que je ressens depuis alors je lui grimpe dessus pour m’installer sur ses cuisses. Je me love contre son torse sans un bruit, en calant ma tête au creux de sa gorge et ses bras se referment autour de moi.

Je n’ai pas l’air de le déranger, il caresse ma cuisse du bout des doigts en me tenant serrée contre lui et il pose même ses lèvres sur mon front pour y déposer une multitude de baisers silencieux alors qu’il écoute sans doute attentivement ce qu’on lui raconte. De ce que j’en vois du coin de l’œil, il est sur une discussion vocale avec une petite dizaine de personnes dont Winston. Je n’espionne pas plus et je ferme les yeux pour me réveiller tranquillement dans ses bras.

Je reste lovée là une petite demi-heure, à me repasser en boucle ses mots de ce matin mais le temps passe et sa réunion n’a pas l’air près de se finir. Je me redresse donc et il m’interroge du regard, visiblement déçu que je m’en aille. Je mime de frotter mes yeux pour lui signaler que je vais me démaquiller et il étouffe un petit rire en embrassant ma joue avant que je ne me lève pour me rendre à la salle de bain.

J’utilise de l’eau et des mouchoirs et ça ne mène à rien de très glorieux à part empirer les choses. Alors que je m’acharne depuis cinq bonnes minutes, il me rejoint à la salle de bain et éclate de rire lorsque je relève le nez.

-         Arrête ! couine-je. Je n’ai pas de démaquillant !

-         Tu es officiellement devenue un adorable petit panda ! me taquine-t-il.

J’affiche une moue boudeuse et il vient dans mon dos pour me prendre dans ses bras en m’observant dans le miroir avec un grand sourire.

-         C’est affreux, j’en conviens, soupire-je.

-         Ce n’est pas affreux… tu n’es jamais affreuse, mais disons que ce n’est pas ce qui met le plus en valeur ta beauté…, s’amuse-t-il.

-         C’est gentil… mais je vais devoir traverser l’hôtel avec cette tête pour aller piquer du démaquillant à Alma…, geins-je.

-         Je ne peux pas t’aider, je n’ai pas pris le mien… je n’avais pas prévu de me maquiller ces jours-ci, plaisante-t-il.

-         Tu n’en as pas besoin, tu es magnifique au naturel, le charme-je immédiatement.

-         Toi aussi ! réplique-t-il.

-         Mais toi tu es mieux sans, assurément, souligne-je.

-         Toi aussi, insiste-t-il. Ce n’est pas parce que je te trouve renversante quand tu es joliment maquillée que ça ne veut pas dire que je te préfère sans…

-         Vraiment ?

-         Oui… je ne vois pas pourquoi ça te surprend…

-         Parce que le maquillage est fait pour rendre plus jolie.

-         Pour les beautés classiques peut-être, mais la tienne n’a rien à voir Hestia. Ta beauté est si pure que le maquillage l’altère… même si tu restes sublime lorsque tu es maquillée.

Je ris comme une bécasse alors qu’il me resserre dans ses bras et que nous nous regardons dans le miroir.

-         Tu es bien charmeur ce matin…, l’embête-je en souriant.

-         Charmeur ? Ah bon… on pourrait presque croire que j’essaie de vous séduire avec une idée derrière la tête, plaisante-t-il.

Il m’embrasse ma joue longuement et j’en rougis de plaisir alors que je sens son sourire malicieux contre ma peau.

-         C’est inutile, je suis déjà complétement séduite… On recommence quand tu veux d’ailleurs, je n’attends que ça …, murmure-je bravement.

-         Alors ça, c’est bon à savoir…, murmure-t-il en posant des yeux déjà très chauds sur mes lèvres.

Il m’embrasse vraiment cette fois et notre baiser est immédiatement très intéressé. Je me retourne dans ses bras pour lui faire face, j’ai l’impression que mes hormones éclatent dans mon corps, je meurs d’envie de recommencer maintenant qu’il vient de me confirmer que c’était possible et mon désir grimpe en flèche. Dès que nos langues se trouvent, c’est l’explosion. Je glisse mes mains sous son tee-shirt alors qu’il descend les siennes sur mes fesses. Lorsqu’il passe sous le tissu et qu’il découvre que je ne porte pas de sous-vêtements, il en grogne presque de surprise avant de les caresser avec une luxure dingue qui me rend complétement folle. Je suis conditionnée, déjà à bout de souffle, mais il a un tellement gros sursaut d’une seconde à l’autre qu’il m’en fait peur.

-         Quoi ?! couine-je alors qu’il éclate de rire.

-         La réunion a repris dans mon oreille d’une seconde à l’autre ! Je n’étais pas prêt ! s’esclaffe-t-il.

-         Tu travailles jusqu’à quelle heure ? demande-je avec espoir.

-         Cinq ou six heures, je ne sais pas encore exactement.

-         Mon bus est à quatorze heures…, boude-je.

-         Justement…

Il enlève son oreillette pour la poser sur le meuble vasque avant de passer ses deux bras derrière ma nuque :

-         J’y réfléchissais et je me disais que ça pourrait être sympa qu’on rentre tous les deux… Je travaille cet après-midi mais tu pourrais aller au spa ou à la piscine en m’attendant… on aurait la fin de journée ici tous les deux et on pourrait manger au restaurant … On rentrerait en soirée chez toi pour passer notre nuit tous les deux là-bas, si je suis toujours invité… ?

-         J’adorerais Hunter ! Et bien sûr que tu es toujours invité !

-         Qui sait ce que nous allons bien pouvoir faire chez toi ce soir…, dit-il alors avec des yeux déjà plus que taquins.

Mon humeur retombe instantanément dans la luxure :

-         Moi je crois que j’ai de bien belles idées…, glousse-je.

-         Vous m’aviez promis une surprise…, souligne-t-il en rapprochant ses lèvres des miennes.

-         Vous l’avez déjà eu il me semble…, réplique-je malgré mon sourire.

-         Je ne suis pas contre le fait que tu remettes ta jolie surprise ce soir…, murmure-t-il d’une voix grave qui chatouille mon ventre.

-         Elle vous a plu ? minaude-je.

Il ne répond même pas et préfère m’embrasser férocement à la place, plus ardemment encore qu’il y a quelques minutes et je commence à me demander si notre tension ne va pas faire qu’augmenter jusqu’à ce que nous couchions à nouveau ensemble. Cette idée m’ électrise encore plus et je me jette donc dans notre baiser les deux pieds en avant alors que ses mains repassent sous ma chemise pour caresser mon corps.

-         Réflexion faite, je crois que je préfèrerais que vous ne portiez rien du tout ce soir…, murmure-t-il.

-         Alors je ne porterai rien du tout. C’est drôlement plus pratique pour les idées que j’ai en tête, le charme-je.

-         Arrêtes, tu m’excites…, gronde-t-il.

Il crée encore une électricité monstrueuse dans mon ventre et ce n’est que lorsque sa main effleure des zones « interdites » qu’il arrive à se reprendre :

-         Il faut que j’arrête, ils m’attendent…, gémit-il.

-         Ils ne peuvent pas attendre un peu plus longtemps ? ronronne-je.

-         Hestia…, rit-il nerveusement.

-         Pardon. J’attendrai ce soir alors…, réponds-je en souriant.

-         La route jusqu’à chez toi va me paraitre interminable…, plaisante-t-il.

-         Mais non, ça va être chouette. Je connais pleins de petits jeux amusants à faire en voiture pour passer le temps ! On va bien s’amuser !

Son sourire passe de la malice lubrique à la tendresse pure en un claquement de doigts :

-         J’ai déjà hâte. Tu as souvent eu l’occasion de faire de la route pour jouer à ces jeux ? demande-t-il avec curiosité.

-         Non… mais je les ai inventés pour Julia, quand elle s’ennuie le soir… Et puis j’y ai joué à l’aller avec…

Je m’interromps subitement en reprenant mes esprits et mon bonheur retombe :

-         Oh non… Je suis censée prendre le bus avec Alma… J’avais complétement oublié… mais je ne vais pas la laisser toute seule pour sept heures de car…, m’inquiète-je.

Sa mine s’éteint instantanément :

-         Elle pourrait dormir… ou écouter de la musique…, insiste-t-il.

-         Je ne sais pas… Oh non, j’ai vraiment envie de rentrer avec toi…, gémis-je.

-         Il est tellement ridicule de t’imaginer faire sept heures de bus pour rentrer chez toi alors que je m’y rends quelques heures plus tard… Ça n’a aucun sens…

-         Je vais aller en discuter avec elle, décide-je alors. Je dois de toute façon rentrer me démaquiller, me doucher, m’habiller… Je vais voir avec elle.

-         Merci, murmure-t-il en m’embrassant.

Nous nous embrassons une petite minute et dès que la température grimpe encore, il se détache de moi en riant :

-         Arrête d’essayer de me séduire vile créature ! J’ai du travail ! lance-t-il en remettant son oreillette.

Il repart dans le salon pour s’assoir à son bureau et je le suis en gloussant avant de récupérer ma carte de chambre sur la table en bois.  

-         Je peux y aller avec ta chemise ? Je n’ai pas une grande envie de remettre ma robe de soirée… ? demande-je.

Il tourne la tête à la recherche de son sweat du jour, qu’il me lance :

-         Tiens, ça fera moins connoté pour traverser les couloirs, se moque-t-il gentiment.

-         Je n’ai pas de problème particulier à ce que les femmes de cet hôtel imaginent que j’ai pu coucher avec le bel homme qui m’accompagnait hier soir ! En fait, j’en serais même ravie, ça les découragerait ! glousse-je.

-         N’importe quoi ! s’amuse-t-il alors que j’enfile son grand sweat.

Je vais jusqu’à lui pour câliner sa tête, qui est à ma hauteur lorsqu’il est assis, et je le serre contre ma joue avec force.

-         Elles te courent toutes après, c’est insupportable…, boude-je contre sa tête.

-         Arrête de dire n’importe quoi, réplique-t-il en passant un bras autour de mon dos.

Je recule la tête pour l’observer :

-         Rassure-moi, tu as conscience qu’Anabelle essaie de te séduire ? Et Inutile de parler de toutes les autres, parlons de la plus agressive…, ronchonne-je.

-         Je… j’ai cru m’en rendre un peu compte hier soir quand nous jouions tous ensemble…, admet-il difficilement.

-         Et tu t’étonnes que je ne puisse pas la supporter…, marmonne-je en plissant les yeux.

-         J’en ai pris conscience après notre discussion à son sujet... Et je n’ai d’yeux que pour toi Hestia, réplique-t-il fermement.

Je rayonne contre ses lèvres une petite minute avant de filer dans le couloir.

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