Les sentiments au fond de tes beaux yeux
Chapitre 56 : Hunter Grimmal
J’explique mon épineux problème à Alma qui m’engueule pratiquement de ne pas avoir accepté tout de suite sans penser à elle. Elle me pousse complétement à rentrer avec lui, insistant sur le fait qu’elle dormira pour récupérer de sa nuit sans tolérer de refus de ma part.
He : « C’est tout bon, je rentre avec toi ! Mais j’attends le bus avec Alma pour ne pas la laisser toute seule. »
Hu : « Parfait, remercie-là de ma part. J’ai encore des appels importants à faire, je vais les passer pendant que tu es avec elle. »
He : « A tout à l’heure ♡ »
Mon pouls accélère un peu d’avoir osé lui mettre un cœur mais sa réponse me rassure amplement.
Hu : « Tu me manques déjà, je ne suis pas sûr que ce soit normal… ♡ »
*
Une bonne heure plus tard, lorsque toutes nos affaires sont bouclées, Alma et moi descendons dans le hall pour rendre la chambre dans les temps, pour treize heures. Une fois fait, il reste une heure de plus à patienter avant le bus et Alma hésite à manger un bout au restaurant de l’hôtel avant de prendre la route.
- Tu manges avec moi si j’y vais ? demande-t-elle.
- Absolument, je ne vais pas te laisser toute seule !
- Hunter t’attend sans doute…, hésite-t-elle.
- Mais non, je l’ai prévenu que je restais avec toi alors il passe des appels.
- Qu’est-ce que c’est frustrant, je ne sais pas comment tu supportes de ne pas savoir son travail… c’est tout de même bizarre…, commente-t-elle.
- Oui, parfois je mène l’enquête, parfois j’abandonne… je ne sais pas trop quoi faire.
Elle m’observe pensivement quelques secondes :
- A ta place je mènerais l’enquête, imagine qu’il soit tueur à gage franchement… On ne peut pas être aussi parfait que lui… C’est louche…
- J’apprécierais que tu ne me stresses pas comme ça ! m’amuse-je.
- Désolée… mais je suis curieuse, glousse-t-elle.
- Nous pourrons mener l’enquête ensemble quand nous serons rentrées, ça pourrait être marrant à deux… nous pourrions le suivre quand il va au travail…
- Mais oui ! Alors ça c’est une idée ! s’exclame-t-elle.
- Salut les filles ! chantonne Eden en débarquant.
Il interrompt notre conversation et nous apprenons qu’il vient de charger ses affaires et Calyouk dans sa voiture après avoir rendu sa chambre.
- J’hésitais à manger un bout…, commente-t-il pensivement.
Ni une ni deux, je saute sur l’occasion :
- Alma aussi ! Je venais de refuser de manger avec elle puisque je reste ici mais vous pourriez y aller les deux !
Ils échangent un regard timide avant qu’Eden ne fronce les sourcils :
- Tu restes ici Titi ? Comment ça ?
- Hunter m’a proposé de me ramener en voiture. Comme il rentre ce soir, ça me permettrait de passer encore une après-midi au spa…, explique-je évasivement.
- Comme c’est gentil de sa part…, commente-t-il pensivement.
Je rougis un peu face à ses yeux inquisiteurs mais Alma me tire de ma panade :
- Alors… ça te dirait de manger avec moi ? lui demande-t-elle d’une petite voix.
- Absolument Alma, j’en serais ravi… j’aimerais même t’inviter si tu le veux bien.
Elle me lance un regard excité et je me retiens de taper dans mes mains alors qu’elle accepte joyeusement. Ils filent donc au restaurant et je me dirige vers l’ascenseur avant de réaliser que je n’ai absolument aucune idée de comment y aller.
He : « Quel est le numéro de ta chambre ? »
Je n’en reviens pas. J’étais tellement concentrée sur lui hier soir que je n’ai pas pensé à regarder son étage… je ne sais même pas son numéro de chambre…
Les minutes passent et il ne répond pas. Je me sens tellement idiote de ne pas avoir au moins regardé l’étage lorsque j’ai pris l’ascenseur pour descendre ce matin… J’ai l’impression de vivre dans un tel conte de fée que je me promène simplement le nez au vent, en vaquant d’une situation de rêve à une autre…
Au bout de dix minutes, je commence à m’inquiéter et je l’appelle, mais je tombe sur sa messagerie directement, ce qui me rappelle qu’il est effectivement en train de passer des coups de fils.
Je soupire longuement et la femme de l’accueil, à quelques mètres, m’interpelle :
- Vous avez un souci Mademoiselle ? Vous venez de rendre votre chambre alors je ne peux que me questionner en vous voyant plantée devant l’ascenseur…, dit-elle de sa voix pincée.
Bon… elle n’était déjà pas très agréable lorsque nous avons rendu notre chambre mais elle est ma lueur d’espoir pour éviter de poireauter trois quarts d’heure dans ce hall. Je m’approche donc à petit pas :
- Euh … oui, en fait… je suis dans une situation un peu délicate…, commence-je timidement.
- Je vous écoute ? demande-t-elle en haussant les sourcils.
- Alors voilà, je ne quitte pas l’hôtel immédiatement. Un ami a une chambre ici… une très belle chambre, avec un salon, une cuisine et deux chambre à coucher…
On dirait qu’elle ne me croit pas, qu’elle m’écoute poliment en considérant que je lui mens, ce qui n’annonce rien de bon. Mais je ne me décourage pas :
- Il ne me répond pas au téléphone parce qu’il travaille… Il a loué cette chambre hier midi … je ne sais même pas l’étage mais elle est immense et magnifique…
Bon sang, même moi j’ai l’impression de lui mentir et j’offre mes yeux les plus gênés à la femme qui vient de passer derrière l’accueil et qui m’écoute d’une oreille distraite.
- Je vois…, lâche mon interlocutrice d’une voix sèche. Je peux avoir le nom de cet ami ?
J’ai l’impression que le ciel me tombe sur la tête lorsque je me rends compte que je ne connais même pas son nom de famille. Je me sens encore plus idiote et mal à l’aise :
- Euh… vous allez rire…, dis-je en riant nerveusement.
- Je n’en suis pas sûre…, répond-elle en soupirant.
- Je ne connais pas son nom… c’est un ami assez récent… Il se prénomme Hunter en revanche… alors peut-être que…, bafouille-je.
- Mademoiselle, je ne sais pas pour « quoi » vous prenez cet hôtel… mais il est absolument hors de question que je vous donne le numéro de chambre d’un de nos bons clients sous seule garantie qu’il est votre ami alors que vous ne connaissez pas son nom, tranche-t-elle sèchement.
Je n’en reviens pas, je suis tellement choquée que ma bouche s’entrouvre. Cette femme voit visiblement très bien qui est Hunter puisqu’elle le qualifie de « bon client » mais elle refuse de me donner sa chambre… Mais qu’imagine-t-elle ? Que je vais aller le braquer ?! Si elle voit qui est Hunter alors elle devrait bien se rendre compte que c’est grotesque…
- Euh mais je… Bon… je suppose que je n’aurai qu’à l’attendre ici le temps qu’il s’inquiète que je ne monte pas…, bafouille-je.
- Oui, faite donc ça.
La femme qui vient d’arriver au bureau d’accueil me lance un petit regard gentil avant de se pencher vers sa collègue :
- Tu peux y aller Christine, je suis prête.
« Christine » ramasse ses affaires en deux temps trois mouvements avant de quitter son service tandis que je m’éloigne de quelques pas, ne sachant même pas où aller m’assoir pour attendre avec toutes mes affaires.
- Mademoiselle ? m’interpelle la nouvelle femme dès que sa collègue disparait de sa vue.
- Oui ? demande-je d’une petite voix en m’approchant.
J’ai presque peur qu’elle me dispute, je ne sais plus à quoi m’attendre mais l’ambiance n’est clairement pas la même :
- C’est Monsieur qui vous a offert ce beau bouquet ? demande-t-elle gentiment.
- Euh… oui, murmure-je en rougissant des pieds à la tête.
Elle me sourit encore plus gentiment et je me demande si elle n’est pas en train d’analyser ma réaction timide pour vérifier que mon histoire tienne la route. En tout cas, elle se penche vers moi :
- Ma collègue est de l’ancienne école et elle vient de terminer un service depuis cinq heures du matin… il ne faut pas lui en vouloir. Il nous est normalement formellement interdit de donner ces informations, me confie-t-elle gentiment.
- Je suis navrée, je ne savais pas, couine-je.
- Il n’y a pas de mal, mais je vois bien que vous n’êtes pas une dangereuse psychopathe…, continue-t-elle en me faisant un petit clin d’œil.
Elle me fait rire un peu et je retrouve foi en l’humanité.
- Monsieur est dans la 802, mais je ne vous ai rien dit…, chuchote-t-elle en me souriant.
- Oh merci beaucoup ! Je vous jure que je ne vais pas l’assassiner ou le braquer ! chuchote-je bêtement.
Elle éclate heureusement de rire avant de me faire un petit geste conspirateur pour me faire filer. Je lui offre mon sourire le plus rayonnant avant de m’enfiler dans l’ascenseur pour taper sur le huitième et dernier étage.
*
Lorsque j’entre dans la chambre, Hunter est toujours vissé à son bureau et le temps que je pose mon sac dans un coin et mon bouquet de fleur dans une carafe d’eau de sa suite, il raccroche. Je me tourne vers lui, pleine de curiosité :
- Comment t’appelles-tu ? demande-je.
Il hausse les sourcils en me regardant :
- Voilà une drôle de question Mademoiselle, vous auriez dû songer à me la poser directement en entrant plutôt qu’après avoir installé vos affaires dans la chambre d’un homme que vous ne connaissez pas ! plaisante-t-il en désignant mon sac.
Je glousse avant d’aller m’assoir sur ses cuisses et il m’accueille avec un beau sourire.
- Je suis sérieuse, comment t’appelles-tu ? insiste-je.
- Marco… Ravi de te rencontrer…
Je glousse encore et il cale une mèche derrière mon oreille :
- Qu’est-ce que c’est que cette drôle de question Hestia ? Tu me fais une blague ?
- Mais non andouille… je viens de me retrouver coincée dans le hall de l’hôtel parce que tu ne me répondais pas et que je ne connaissais pas ton numéro de chambre… J’ai voulu demander à l’accueil mais j’aime autant te dire que je me suis sentie très bête lorsqu’on m’a demandé le nom de mon « ami » et que je ne le connaissais pas… J’ai donné ton prénom mais il n’y avait rien à faire… je crois que cette dame avait peur que je ne vienne te braquer…, pouffe-je.
- Mais alors que fais-tu là ? s’amuse-t-il.
- La femme du service suivant m’a donné le numéro, je lui ai promis que je ne te braquerais pas ! ris-je encore.
Il éclate de rire en visualisant sans doute la scène lunaire que je viens de créer et je reprends :
- Bref, en tout cas, quand j’ai réalisé que je ne pouvais pas répondre à cette question, ça m’a vraiment fait drôle… surtout après … cette nuit, explique-je en rougissant.
- Petite dévergondée, vous couchez avec un homme que vous ne connaissez pas…, me taquine-t-il.
- Arrête de te moquer de moi ! J’ai eu assez honte… mais je meurs de curiosité, alors comment t’appelles-tu ?! m’enthousiasme-je.
- Grimmal, répond-il en me souriant.
Je suis toute contente d’avoir l’information et j’enroule mes bras autour de son cou en roucoulant :
- Oh ! Comme c’est joli ! Et ça te va bien !
- Merci, répond-il en m’embrassant chastement.
- Hunter Grimmal…, soupire-je.
Hestia Grimmal… Oh oui, ce nom me plait bien, mais il faut que j’arrête de m’emballer.
- Tu ne me demandes pas le mien ? demande-je tristement.
- Je le connais Mademoiselle Nilvia, répond-il.
- Quoi ?! Mais comment ?! m’étonne-je.
- Figure toi que certaines personnes s’intéressent à ce genre de détail avant de faire quoi que ce soit avec quelqu’un ! m’embête-t-il.
- Hunter…, glousse-je.
- Il me fallait ton nom pour réserver ce séjour, je l’ai demandé à Eden à ce moment-là, explique-t-il finalement en me dévoilant ses jolies fossettes.
J’observe son visage avec béatitude. Ça me fait tout drôle de savoir son nom, j’ai même du mal à croire que ça ne m’ait pas interpellé avant, mais vu la capacité qu’il a à m’hypnotiser…
- Grimmal…, soupire-je encore en passant mes doigts sur sa joue. C’est vraiment très beau, je trouve que ça te va vraiment bien…
Je réalise tout d’un coup pourquoi je trouve que ce nom lui sied à merveille :
- Mais je rêve ! Tu n’as aucune imagination ou quoi ?! m’exclame-je en reculant mon visage du sien.
- J’espérais que tu ne ferais pas le lien ! s’exclame-t-il en éclatant de rire.
- C’est même complétement stupide « Grim » … Comment as-tu pu te dire qu’il était judicieux de donner le début de ton nom de famille comme faux prénom aux cours d’auto-défense… ? C’est encore pire… ?
- Complétement stupide ? Aïe, une flèche dans mon cœur Hestia…, plaisante-t-il. Pour te dire la vérité, je n’ai pas choisi de donner un prénom anonyme… C’est simplement qu’elles se sont toutes mises à m’appeler « Grim » en voyant le planning… Le gymnase avait simplement écrit le début de mon nom sur l’emploi du temps et elles sont parties du principe que c’était mon prénom il faut croire… Je ne les ai pas corrigés, je ne sais même pas pourquoi, je n’ai pas osé je crois… En tout cas, la semaine d’après c’était déjà foutu, je n’allais pas leur annoncer que je les avais laissé m’appeler par le mauvais prénom toute une séance sans réagir…
Cette fois c’est moi qui éclate de rire face à la situation grotesque qu’il me raconte.
- Je rêve ! Mais pourquoi tu ne m’as pas dit la vérité à moi ?! m’esclaffe-je.
- Parce que je voulais encore moins passer pour un abruti devant toi que devant elles ! réplique-t-il sur un ton évident.
Je ris à m’en tortiller et il me serre dans ses bras pour m’empêcher de tomber de ses cuisses. J’essaie de me calmer mais toute la situation ressemble si peu à Hunter que je n’arrive pas à m’arrêter :
- Et pourtant tu acceptes de passer pour un abruti aujourd’hui ? le taquine-je.
- Je me voyais mal te mentir en te sortant un faux nom de famille aujourd’hui… Et puis, ce n’est plus si grave… Je peux bien passer pour un abruti maintenant que je t’ai dans les bras, j’avais juste peur que ça te rebute à l’époque.
Mon rire se calme instantanément et je pose mes yeux les plus timides sur lui :
- Tu ne voulais pas passer pour un idiot … pour essayer de me séduire ? murmure-je.
- Bien sûr, répond-il.
- Déjà à ce moment-là ?
Il rougit un peu et détourne donc la tête, comme d’habitude.
- Oui Hestia… Tu sais… tu me plais depuis que j’ai ouvert la porte de chez moi et que je t’ai trouvé assise par terre dans la cuisine… Alors oui, quand tu es venue au cours, je n’avais pas envie de passer pour un idiot devant toi.
- Tu me plaisais déjà énormément à moi aussi… J’étais toute timide que tu fasses les techniques d’autodéfense sur moi…
Nous nous sourions avant de nous embrasser avec douceur, comme pour confirmer que nous avons finalement eu tous les deux ce que nous voulions déjà à cette époque et je trouve ça beau. Il rompt notre baiser pour prendre son téléphone qu’il déverrouille avec un sourire malicieux.
- Tu as encore un appel à passer ? demande-je.
- Oui… je vais appeler la réception et leur dire qu’une jeune femme vient de tenter de me braquer…, répond-il.
- Tu n’oserais pas…, souffle-je.
- Pour t’embêter ? C’est mal me connaitre…
Je constate qu’il sélectionne le numéro de la réception, que je connais par cœur après le nombre de roomservice que je leur ai commandé et je saute sur son téléphone pour lui arracher. Une petite guerre éclate alors que nous rions comme des bossus. Il lève le bras pour m’empêcher de lui prendre et je me débats comme un diable pour persévérer :
- Hunter ! couine-je. Arrête ! J’ai déjà eu assez honte !
- Je n’ai pas d’argent à vous donner ! Laissez-moi tranquille ! réplique-t-il.
Je ris un peu plus et notre guerre continue jusqu’à ce que nous soyons interrompus par des coups sur la porte. Je me fige complétement en affichant des yeux immenses et il rit :
- Ne t’en fais pas, c’est simplement une surprise.
- Une surprise ? Encore ? murmure-je.
- Oui…
Je saute sur mes pieds pour aller ouvrir et c’est le roomservice, qui nous apporte deux plats de mes pâtes aux truffes adorées. Lorsque je referme la porte, il est déjà à table et m’observe, le menton dans une main. Je m’installe en face de lui, plus amoureuse que jamais :
- Mais combien de surprises as-tu encore en réserve pour me faire plaisir…, dis-je avec émotion.
- Des tas… je suis loin d’être à court d’idées…, réplique-t-il en me souriant.
Je rougis un peu alors que nous nous mettons à manger et au bout de quelques fourchettes, il hoche la tête :
- C’est sincèrement délicieux… je comprends mieux ton obsession.
- Je te l’avais dit ! Il faut absolument que nous arrivions à les reproduire ! m’exclame-je joyeusement.
- Nous y arriverons bien… Quitte à faire plusieurs essais quand nous serons de retour à la maison.
J’aime cette façon qu’il a de dire « à la maison », comme s’il était évident que je faisais désormais partie de son quotidien, au point qu’il me visualise chez lui comme si c’était chez moi.
- J’espère que tu es prêt à ce que ta cuisine devienne un vrai petit chantier, plaisante-je en le dévorant des yeux.
- Si c’est toi le chef de chantier, ça me va très bien…, répond-il.
- J’ai déjà hâte… Je m’acharnerai tant que je n’aurai pas réussi à te faire ce plat, déclare-je.
- Tu es évidemment la bienvenue vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept… Il serait loin d’être désagréable pour moi de te trouver dans ma cuisine tous les jours…, souligne-t-il d’une voix charmeuse.
- Eden finirait par se demander ce que je fiche chez vous tous les jours, m’amuse-je.
- Effectivement…, acquiesce-t-il en fronçant un peu les sourcils.
Je lui lance un regard timide alors qu’il réfléchit et que la présence d’Eden ne l’enchante visiblement pas.
- Nous avons encore ce soir chez moi pour être tous les deux sans élément perturbateur…, glisse-je.
- Oui c’est vrai, admet-il en retrouvant le sourire.
Il se penche par-dessus la table pour m’embrasser puis nous finissons nos pâtes en les analysant pour tenter de trouver à deux tous les ingrédients qui les composent.
Après notre délicieux repas, je décide de lui faire un café, ce qui me semble être un minimum pour lui faire plaisir alors qu’il me gâte constamment. En fait, j’aimerais lui faire une surprise moi aussi, quelque chose qui lui fasse vraiment plaisir mais je n’arrive pas bien à trouver quoi. J’ai bien pensé à l’emmener au spa mais ce n’est pas assez personnel… Je me creuse la tête en lui amenant sa tasse sur le canapé, et je m’installe contre lui alors qu’il me remercie.