D-Day

Chapitre 3

1484 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 30/05/2026 09:19

Les balles pleuvaient toujours inlassablement et les cadavres s’amoncelaient toujours plus nombreux sur la plage.

- Capitaine, j’ai une idée, si on bougeait ?

- Oh merci j’y avais même pas pensé ! Mais dit moi…tu veux aller où exactement ?

- A Vierville.

- On peut pas !

- Si on peut, j’en suis sûr.

- On est pas assez nombreux.

- Mais…

- On est pas assez nombreux !

- On va quand même pas rester le cul assis là à rien faire en attendant que ça passe ?

- Pourquoi pas ?

- Vous êtes sérieux ?

- Bien sûr que non, on doit sortir d’ici, vivants de préférence, écoutez-moi, j’ai un plan.

- non c’est vrai ? Incroyable !

- Ta gueule Miller et écoute, on se tire de là 1 par un et on se retrouve à 20 mètres de dog white, là-bas vous voyez ? Le trou de mortier près du buisson.

- Ouais ça roule Capitaine.

- Tu part le premier Wesler…prêt ? Vas-y !

Les douilles des mitraillettes tombaient par terre dans un fracas aigu, Wesler partit se réfugier à l’endroit prévu sans problème malgré le feu nourri des assaillants.

- Impeccable, au suivant, Miller, à toi, fonce !

Miller sortit et courut, il manqua de tomber par terre mais arriva à bon port sain et sauf.

Les 5 autres soldats passèrent sans encombre également, il ne restait plus que James, il serra les dents et pensa <<Allez, en avant toutes !>>. Il sauta hors de l’abri et courut du plus vite qu’il pouvait mais la fatigue et la douleur provoquée par sa blessure le forcèrent à s’arrêter quelques instants, un objet tomba alors à ses pieds. La forme évoquait un kiwi, il était vert foncé et fumait. Une grenade ! James la ramassa et la rejeta à son envoyeur en un éclair, le blockhaus explosa intérieurement mais seulement quelques petites miettes de béton furent projetées au loin.

<<C’aurait été trop beau>> se dit James.

Il gagna enfin l’abri, essoufflé.

- Où étiez vous passé ?

- Je discutais avec des amis !

- Bon on fait quoi maintenant ?

- Dog white est juste devant nous, on y est presque.

- Tout à l’heure aussi on y était presque et vous avez vu ce qu’il s’est…

- BAISSEZ VOUS !!!

Un jet de flammes passa au-dessus de la tête des soldats, un deuxième suivit juste après.

- Putain c’est quoi ?

- Lance flammes ! Ces salauds sont bien équipés !

- L’accueil laisse vraiment à désirer ! Sheppard passe moi une grenade !

Une troisième traînée surgit, James dégoupilla la grenade et la jeta hors de l’abri.

Un Allemand cria, son hurlement fut vite étouffé par l’explosion de la grenade, le sang gicla de façon spectaculaire.

- Je t’ai eu. Sortons-nous vite de cette merde !

- Et quelle merde !

C’est alors qu’un bourdonnement sourd résonna au loin, le bruit allait en se rapprochant, James prit ses jumelles et regarda au loin.

- 2 avions.

- Alliés ?

- Non…Luftwaffe…pas des bombardiers.

- Ils sont vraiment trop cons !

- Tant mieux pour nous ! Wow wow wow attends un peu…ils plongent…ils vont nous arroser ! baissez vous !

Les balles martelèrent le sol telle une averse aussi brusque que mortelle.

- Ils refont un passage !

Les balles ricochèrent de plus belle contre le sable, les malchanceux s’en prirent des dizaines dans la geule. Les avions refirent à nouveau demi-tour…et explosèrent, abattus par les canons des destroyers alliés qui étaient à présent très près de la plage.

- Voilà ce que j’appelle un raid éclair !

- D’autres arriveront.

- Je ne crois pas, la Luftwaffe est en patrouille autour de l’Allemagne, aucun risque qu’elle vienne jusqu’ici aujourd’hui.

- On dirait que ça se calme.

- La 3éme vague a débarquée, ils se démerdent mieux que nous apparemment.

James sortit de son sac un petit flacon de métal gris.

- A vot’ santé les gars !

Il avala alors une bonne gorgée de whisky pur malt écossais.

- Ahhh ! Ça fait du bien là où ça passe ! Vous en voulez ?

- Non…merci.

- Vous savez pas ce que vous ratez !

- Comment vous faites pour garder le moral comme ça Capitaine ?

- J’évite de penser à la mort.

- C’est dur.

- Non, considérez juste ce débarquement comme une bonne balade entre copains !

- Plutôt bizarre comme raisonnement !

- En tous cas ça marche, je vous conseille vivement d’essayer.

- Une autre fois peut-être.

- Si il y a une autre fois.

- Et là ! Vous ne pensez pas à la mort peut-être ?

- Pas plus que vous je vous assure.

- On tient une bonne position ici, vous voyez quelque chose ?

- Non, il n’y a rien…si attendez…là-haut à 20 mètres sur la gauche ! 4 hommes, 2 MG-42 et 2 mortiers.

- Je les vois. On peut les avoir mais il faudrait un blindé.

- Y’en a aucun de disponible, il faudra se démerder tous seuls.

- Mais c’est de la folie !

- Dog white doit être dégagé, mettez-vous en position et canardez moi ce nid de cafards sur le champ !

- Oui Capitaine !

Les 7 soldats se répartirent tout le long du trou.

- C’est bon je les ai dans mon viseur.

- Moi aussi, je les ai alignés.

- On les dégomme !

- Non attendez !

- Quoi ?

- C’est trop simple…ils savent que nous sommes là.

- Eh bien on leur laissera pas le temps de nous avoir !

- Trop tard…ils sont déjà là.

4 soldats Allemands encerclèrent le groupe, mitrailleuses au bras.

- Achtung !!

- Quoi ?

- Halt ! Oder wir offnen den feuer !

- Désolé j’comprends rien à c’que tu dis connard !

Les Américains ouvrirent le feu, les Allemands n’eurent pas le temps de faire de même, ils s’écrasèrent par terre dans une mare de sang, la leur.

- Il avait dit quoi ?

- Arrêtez ou nous ouvrons le feu.

- Vraiment ? Je croyais qu’ils se rendaient.

- Tu déconnes !

James arriva.

- Soyez plus vigilants la prochaine fois !

Une pluie de balles éclata.

- Wow ! Nos amis s’impatientent, essayez de…

2 soldats Allemands passèrent en trombe devant les Américains, quand ils virent leurs ennemis, ils dégainèrent leurs armes et menacèrent :

- Setzen Waffe ! Setzen ! 

Les Américains firent de même.

- Posez vos armes ! Posez-les ! 

- Nein !!

Les coups partirent. Victoire alliée.

Miller rechargea son arme en regardant les cadavres Allemands. 

- Quel gâchis de munitions.

- T’aurais pû prévenir Cartman !

- Je les avais pas vu venir !

- T’es miro ou quoi ? Où sont tes lunettes ? 

- Au fond de la Manche.

- Bon arrêtez vos conneries, interrompit Sawyer, on s’occupe du nid, tout le monde en position.

Tout le monde réintégra son point de tir.

- Prêts ?

- Prêts !

- Attention.

Chaque doigt accrocha sa gâchette.

- Feu !!

8 tirs brefs, ils s’écrasèrent contre le mur de sacs de sable sans causer de dommages.

- Et merde !

- On y va à la grenade ?

- Non, visez plus haut.

Nouvelles détonations. Et cette fois, Tirs au but. Le nid dégringola et se brisa, les 4 Allemands qui l’occupaient moururent d’une balle en pleine tête.

- Dog white est dégagée.

- A Vierville !

- Non pas encore, il faut aider nos gars sur la plage.

- Pas question d’y retourner.

- Nous devons détruire ces blockhaus ! Sinon nos gars vont se faire massacrer !

- On est pas équipé pour !

- Pas besoin d’équipement, fiez vous à moi c’est tout.

- Ca promet.

- Ta gueule Smith, sans le capitaine tu boufferais du sable à l’heure qu’il est !

- Radio ! Dites que Dog white est dégagée, qu’ils fassent avancer les troupes sur Vierville.

- C’est ce que je viens de faire mais ils disent qu’ils n’arrivent pas à dégager, il y a trop de résistance.

- Putain c’est dingue ! On est plus de la chair à canon que des soldats !

- Tageule Smith !

- On converge vers l’ouest, on détruit les blockhaus et on dégage à Vierville, c’est aussi simple que ça.

- Alors qu’est ce qu’on attend ?

Les 8 hommes se levèrent et coururent vers le blockhaus le plus proche.

Le combat continuait.

Laisser un commentaire ?