1. Demain est un autre jour

Chapitre 2 : Foxy

796 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 11/07/2026 02:05

Michael me vole une part de pizza, je tends les bras vers celle ci et retiens des larmes.

_ Mike ! Ma pizza !

Il rit et l'engloutit. Papa ne dit rien, observant ses animatroniques avec fierté et concentration, plissant les yeux parfois. Elizabeth, quant à elle, lèche une glace que papa lui a donner plus tôt. 

_ Morveux, tu ne vaux rien. Endurcit toi.

Je pleure intensément, mes spasmes très forts. Papa se tourne vers nous avec les sourcils froncés.

_ T'es méchant Mike !

_ Taisez vous un peu, on est en public.

On se tait. Soudain, les animatroniques finissent leurs chansons et commence un autre dialogue pré-enregistré. Les animatroniques parlent de manière amicale, jouant des scènes comiques qui font rire les enfants. Voir ces animatroniques bouger, faire semblant d'être vivant, simuler une vie. Pour faire sourire.

Ces animatroniques m'oppressent. Fortement.

Puis, les animatroniques se tournent vers un rideau rouge fermé et disent presque en chœur "Foxy !!". Ma respiration s'accélère, mon cœur s'emballe, mes poings se serrent et mes yeux menacent de relâcher des larmes. Tout à coup, une voix robotique jamais entendue à mes oreilles retentit. Une voix masculine énergique, simulant une personnalité assez solitaire, instable et rancunière. 

Le rideau s'ouvre, montrant un nouvel animatronique : un renard avec un museau très long, de nombreuses dents, un cache œil et surtout.. un crochet qui a l'air réellement tranchant. Je me sens mal, comme si je sentais son crochet me transpercer le ventre, me percer les yeux. Ma respiration se coupe comme si le pic de son crochet traversait ma gorge.

Je suis pris de spasmes violents. Foxy arrête de jouer ses dialogues pré-enregistrés et commence une chanson de pirate, les enfants tapent dans leurs mains en chœur avec la musique diffusée par derrière. Même les adultes et les gardes de sécurité autour de nous commencent à faire de même, créant une ambiance unique et joyeuse. Mais pas pour moi.. le regard de Foxy si vide, son crochet, sa mâchoire. Rien ne va.

Quant aux autres animatroniques ce n'est pas plus rassurant, tous ont des dents bien trop visibles, des têtes segmentées, des regards vides. Ils ressemblent tous à des cadavres tenus comme des marionnettes

Papa se tourne vers moi l'air frustré, jetant des regards nerveux autour de nous. Il se penche vers moi.

_ Veux-tu bien arrêter de pleurnicher, fils ? 

Je tente en vain d'arrêter mais mes sanglots me noient. Il marmonne entre ses dents, la main sur le front.

_ Bon sang.. j'aurais dû emporter ta peluche Fredbear.. quel con..

Michael, à ma gauche, me fait une tape dans le dos violente, un sourire narquois s'étirant sur son visage. Il mime mes pleurs.

_ Encore à chialer, tu ne fais que ça. Tu pleures plus que tu ne parles, crétin.

Papa soupire et revient vers nous, tentant une voix plus douce à moi mais tendue comme un fil tranchant. 

_ De quoi as tu peur, gamin ?

Je renifle fortement et essaie de répondre, serrant fermement la nappe entre mes petits doigts.

_ L-Les.. r-robots.. les namimatroniques..

_ Animatroniques.

Il me reprend fermement avant de se reprendre lui-même pour essayer de rester un père responsable. Il tient fortement à ce que l'on respectons tous son travail.

_ Bon écoute, fils, c'est pas ce que j'avais prévu mais... ton anniversaire on le fera dans l'autre pizzerias. Le Fredbear's Family Diner.

Je suis déjà un peu plus rassuré mais j'appréhende beaucoup trop de voir les grands animatroniques qui ont l'air encore moins vivants et plus mécaniques que ceux-ci.

Il soupire fortement, voyant que je ne suis pas complètement apaisé. 

_ Bon, c'est mon dernier mot. On le fera dans l'une des pizzeria, point final. 

_ Mais-

_ Pas de "mais". Je veux qu'on le fête dans l'une de mes œuvres. C'est.. ce que ta mère aurait aussi voulu, j'en suis certain.

Je n'oses plus protester, je me contente de fixer le sol sous la nape, résigné. Foxy continue son show, les applaudissements sont moins nombreux par la fatigue des mains du public mais ils résonnent plus forts à mes oreilles. Je suis assourdit et noyé. 

Seul.

Seul avec un père occupé, une soeur distante et préférée et un grand frère qui me déteste. Mon seul ami est ma peluche de Fredbear qui doit m'attendre sur mon placard ou mon lit. Là où papa l'a posé. 

Elizabeth tire sur la manche de papa, il se tourne vers elle avec un regard doux.

_ Oui, ma puce ?

_ On rentre quand à la maison ?

_ Hum.. après le spectacle de Foxy, d'accord ?


Maman me manque.


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