Minimalistic is Fantastic

Chapitre 2 : La lettre de Gabriel Lawrence

532 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 23/03/2026 13:22


Grandview,

1001 rue Therford,

H1A 4B2

À Melinda Gordon

1111, rue Hein,

Grandview, Discroll Country,

États-Unis d’Amérique.




Objet : Lettre d’excuse



Chère Madame Melinda Gordon,



Par la présente lettre, je voudrais vous présenter mes excuses concernant mon emportement envers votre ami le professeur Richard Payne. Je ne voulais pas intentionnellement briser sa caméra. Ce n’a été qu’un accès de colère. J’ai eu tellement peur que vous saviez mes vraies intentions. J’ai craint que vous ne vouliez plus collaborer avec moi. Je voulais seulement comprendre comment vous vivez avec votre don, celui de voir les esprits errants. Don que moi aussi j’ai. Et sur cet élément commun, je vous suggère une aide mutuelle. Vous seriez alors ma première amie. J'en ai marre de vivre avec un don qui m'échappe. À quoi bon voir les esprits ? J'en ai marre d'être pris pour fou. Au moins, je ne doute pas, vous ne pensez pas cela de moi. Vous saurez bien me guider, comme vous avez aidé Mademoiselle Rebecca Cahill.


Oui, vous avez bien lu. Vous, Melinda Gordon, vous serez ma première amie vivante. Tous mes autres amis ne sont que des esprits. Je vous vois comme une bonne amie. Voire même plus. Je vous aime à la folie. Je voudrais que vous me preniez pour mari. Je voudrais demander votre main. Malheureusement, vous êtes déjà mariée à Jim Clancy… Sans doute a-t-il saisi intuitivement mon amour pour vous lorsqu’il m’a jeté en bas des escaliers de votre maison… Seulement à y repenser, j’ai l’impression de raviver la douleur sourde dans mes côtes. Qu’est-ce que je le déteste, votre ambulancier ! Je me demande bien comment il peut vous comprendre, alors qu’il ne voit pas les esprits. Moi, au contraire, j’ai un atout de plus… Par ailleurs, je dois préciser que c’est par admiration pour vous que j’ai pris autant de photographies de vous, dans la salle dans laquelle vous n’auriez jamais dû entrer. Mais puisque vous y êtes entrée avec Jim et avec le professeur Richard Payne, je vous avouerai tout.


Je vous ai suivi depuis des années, depuis que vous avez emménagé à Grandview. C’est l’âme de mon père, Thomas Gordon, qui m’a informé de votre mariage avec Jim. Comme vous savez que Thomas n'est pas votre père, vous pouvez très bien comprendre comment je peux vous aimer. Seulement, pour m'acheter la paix, je me présente sous le nom de jeune fille de ma mère. Mais que je revienne aux photographies... C'est moi-même qui les ai prises, car je savais me cacher pendant des heures derrière un arbuste ou un gros arbre dans le parc pour avoir une photographie de vous. Avec le temps, maintenant que je suis loin de vous, je réalise à quel point vous me manquez. Je souhaite tellement vous revoir un jour, Si vous le voulez bien.




Dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous prie d'agréer, Madame Melinda Gordon, mes salutations amicales.





Votre Dévoué

Gabriel Lawrence



Laisser un commentaire ?