Mad Love (Jerome Valeska) par

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Préquelle / Drame / Amitié

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Salut tout le monde ! alors voilà, on rentre bel et bien dans le "récit fragmentaire". Presque un an est passé, puisque Jérôme et Kaysha ont désormais 10 ans. Encore une fois un chapitre très court, pour des enfants qui se construisent.

Bonne lecture :)



-         Tu sais Kaysha, je crois pas que ce soit vraiment une bonne idée, on risque de se faire prendre, et on va avoir de gros ennuis…

-         C’est toi qui m’ennuie ! répondit avec un rire Kaysha.


La jeune fille tenait un journal rempli de plusieurs crottins frais de chevaux.


-         Et puis faut bien que ces canassons servent à quelque chose, se moqua-t-elle.


Jérôme restait juste derrière elle, craintif. Elle avait lancé l’idée comme ça, juste pour s’amuser. Mais Jérôme n’était pas certain du coup qu’elle préparait.


-         Et Caleb le mérite bien ! ce vieux grincheux aussi devrait pouvoir servir à quelque chose.


Ils approchaient dangereusement de la caravane de ce dernier. Avant d’y aller, Kaysha se tourna vers Jérôme.


-         T’as tout compris ? On y va, je pose le paquet, tu mets le feu au journal, on toque et on s’en va en courant.


Quel enfant de dix ans n’a jamais joué à ce jeu ? Jérôme hocha rapidement la tête.


-         Oh et rappelle-toi, dit-elle, si un de nous se fait attraper, jamais l’autre ne le laisse tomber.


Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, Kaysha s’élança et il la suivit tant bien que mal, le briquet à la main. Elle posa le journal souillé devant la porte de Caleb, et dû motiver silencieusement Jérôme pour qu’il l’allume. Ce dernier s’exécuta à contre cœur. Le journal prit feu et Kaysha toqua plusieurs fois à la porte, pour ensuite contourner les escaliers et courir dans la direction opposée. Ne voyant personne à côté d’elle, elle revint sur ses pas et attrapa la manche de Jérôme pour le tirer avec elle. Essoufflés, ils se cachèrent derrière une caravane pour observer la sortie de Caleb.


Kaysha riait d’avance, quant à Jérôme, il n’appréhendait que trop grandement la réaction de Caleb. L’homme sortait au même instant de sa caravane et s’acharna sur le journal en voyant les flammes monter vers lui. Kaysha explosa de rire en se cachant derrière sa main. Malgré lui, Jérôme se mit à rire aussi. Kaysha se tourna vers lui pour le regarder et ils rirent ensemble.

Ils entendirent Caleb crier et jurer, en menaçant ses malfaiteurs inconnus.


-         Allez viens, Rouquin, allons nous-en avant qu’on se fasse prendre.


Ils se mirent à courir infatigablement dans la direction de l’enclos.


-         Kaysha atten… Jérôme n’eut pas le temps de terminer.


Sa jeune amie tomba dans un torse. Elle recula de quelques pas, sonnée, et découvrit le directeur. A la réflexion, elle était plutôt tombée dans un ventre.


-         Wade et Valeska, qu’est-ce que vous faites là ?

-         Rien du tout, m’sieur, répondit Kaysha avec un parfait air innocent.


Elle se mit à côté de Jérôme.


-         On a le droit de courir, non ?


Le directeur leva un sourcil suspect.


-         Wade ton père t’attend sûrement sous le chapiteau avec ses chevaux. Valeska… il réfléchit quelques instants. Valeska, va voir si tu peux être utile quelque part.


Déçu, le garçon baissa le regard sur ses pieds. Kaysha glissa ses pupilles vers lui rapidement, avant d’acquiescer en direction du directeur. Ce dernier reprit son chemin, en laissant les deux enfants. Kaysha se tourna timidement vers Jérôme.


-         Je suis trop inutile, dit-il.


Le comprenant réellement blessé, Kaysha lui frappa doucement l’épaule.


-         Te mets pas dans cet état, Valeska, tu pourras leur montrer à tous que t’es le meilleur quand tu seras le plus grand magicien de tous les temps.

-         Je serais jamais magicien, dit celui-ci en tournant la tête.

-         Qu’est-ce que t’en sais ? allez viens avec moi au chapiteau, mon père aura peut-être besoin de toi.


Jérôme la suivit. Il s’assit alors sur les gradins, en attendant désespérément que quelqu’un l’appelle. Il regardait Kaysha manier le grand étalon. Concentrée, elle ne faisait plus attention à lui. Elle-même faisait marcher, trotter, galoper le cheval comme si elle l’avait ensorcelé. Il se cabrait ou restait immobile lorsqu’elle le lui demandait.


-         Kaysha ! tiens-toi droite ! reprit son père.


Elle fit un effort supplémentaire et redressa sa colonne vertébrale. Les pieds fixés contre le sol, elle ne les bougeait seulement lorsque c’était nécessaire, et qu’elle devait suivre les mouvements de son cheval, sa longue cravache à la main. Son père fit intervenir les deux autres chevaux sans lui demander si elle était prête. Surprise, elle perdit rapidement le fil de la progression de son premier étalon, qui ne suivait plus la mélodie de ses pas précédents. Kaysha fut vite submergée, et son père se mit en colère.


-         Il va falloir que tu apprennes rapidement à maîtriser ces trois chevaux ! bientôt c’est toi qui feras les spectacles ! donne-moi ça !


Il lui arracha la cravache des mains, et tenta de redonner un peu de discipline à ses animaux. Christopher se tourna vers elle le regard dur. Elle détourna le sien en secouant la tête de droite à gauche. Jérôme vit les lèvres de Kaysha bouger tout doucement. Elle avait du dire quelque chose de mal, car son père s’énerva encore plus, lui intimant de se taire. Il lui lança à nouveau la cravache et lui laissa les trois chevaux en responsabilité.

On appela Jérôme, depuis l’entrée du chapiteau, derrière lui. C’était le vieux Cicéro. Il se leva pour le rejoindre.


-         Vous voulez quelque chose, Monsieur Cicéro ? demanda-t-il, serviable.

-         Ta mère te fait appeler, petit.


Le vieil homme entendit la déception de Jérôme dans son souffle.


-         Allez, va petit, avant qu’elle ne te fasse une nouvelle misère.


Jérôme s’empressa de retourner à sa caravane, après avoir jeté un dernier coup d’œil vers Kaysha qui s’appliquait avec ses chevaux. Elle n’avait décidément pas besoin de lui. Au même moment, elle tourna son regard vers les gradins. Ne l’y trouvant pas, elle fit balader ses yeux jusqu’à croiser son regard. Elle lui offrit un petit sourire rassurant, avant que son père ne lui

rappelle de se concentrer. Elle détourna le regard, et Jérôme s’en alla.


 

-         Où est-ce que tu étais ?

-         Au chapiteau…


Sa mère le regarda avec surprise.


-         Et qu’est-ce que tu faisais, au chapiteau ? Ce sont les artistes qui vont au chapiteau, par les idiots dans ton genre, Jérôme.

-         Je suis allé voir une amie…

-         Ah t’as des amis, toi, maintenant ? et en plus une fille ? ne t’approche pas trop d’elle, elle pourrait prendre peur avec tes tâches de rousseur ridicules.


Profondément anéanti, le jeune garçon ne répondit rien. A cet instant, sans qu’il ne sache pourquoi, il repensa au vieux Caleb fourrant ses pieds dans le fumier enflammé. Il se mit à rire en essayant d’être le plus discret possible.Ce qui ne l'empêcha pas de se prendre une gifle dans la figure. Il enfonça sa tête entre ses épaules, ne sachant plus quoi faire entre rire et pleurer à cette gifle monumentale.


-         Vas dans ta chambre, ordonna sa mère sans aucune compassion.


Le garçon obéit, et une fois la porte fermée derrière lui, il put rire comme il le voulait. La seule chose dont il avait hâte, était de connaître la prochaine blague que voudrait faire Kaysha.

 


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