Une nouvelle vie avec Severus Rogue par

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Deviation / Lemon / Romance

30 Dance with me...

Catégorie: M , 2169 mots
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L’anniversaire de Sevy tombait un jeudi cette année, l’année prochaine pour ses 18 ans il faudrait que je trouve vraiment un cadeau exceptionnel mais pour l’heure je manquais d’idées… je me creusais la tête depuis plusieurs semaines sans succès et finis par me souvenir qu’il avait demandé expressément que je porte de nouveau de la lingerie lors de notre soirée d’Halloween ! Je fis donc un saut la semaine précédente dans la boutique Soie Belle au Chemin de Traverse histoire de trouver LA tenue qui le blufferait… après plus d’une demie heure à tourner dans la boutique sans pouvoir me décider, je mis la main sur un article dans le fond d’un rayon montrant une danseuse de pole dance portant le body de l’emballage en question et une idée germa dans mon esprit. Une danseuse ! Certes je n’avais pas la fibre dansante mais avec un peu de chance il ne suffirait que de me trémousser en petite tenue pour faire son bonheur… je mis donc le body noir dans mon panier et partis à la recherche d’un ensemble pouvant aller en dessous au moment de l’effeuillage.


Je trouva un peu plus loin une pochette à ensemble noir, dans une matière rappelant la dentelle; ayant une base de redresse seins, ceux-ci étaient néanmoins cachés par une bande de tissu et d’un noeud entre-eux descendant une bande en soie s’attachant à un tanga de dentelle également. La taille et les hanches se voyant également entourée d’une bande de soie pareille à celle reliant soutien et culotte. Je rajouta à ceci un porte-jarretelle et ses jarretelles ainsi qu’un pendentif tombant brillant et une paire de talons hauts compensés. Mes achats terminés je rentra directement à Pré-au-Lard via le réseau de cheminée avant de repartir à l’école mettre de côté mes petites affaires pour le week-end suivant qui arriverait bien assez vite !


Le jour J j’étais nerveuse au possible, j’avais tellement peur de me rendre ridicule devant lui, le fait que cela lui plaise était une évidence mais je m’inquiétais de pouvoir assurer au maximum une soirée parfaite pour lui. Il avait été assez compliqué de le laisser dans l’ignorance de ce que je préparais compte tenu du fait qu’il était pour ainsi dire constamment avec moi ! je dû bien à un moment mettre Lily dans la confidence au moins pour trouver une personne qui ferait diversion quelques heures le temps de finir de préparer la surprise. Mon amie accepta bien entendu, même si elle ne put s’empêcher de me sourire de manière concupiscente quand je sous-entendis la préparation d’un cadeau pour ce soir… il était donc prévu qu’elle me couvre auprès de lui en lui affirmant que j’étais pas au mieux de ma forme et était restée me reposer sur mon lit jusqu’au soir; en attendant, je me rendis au loft pour préparer la-dite soirée. Je fis un gâteau au chocolat et réaménagea le salon, faisant disparaitre le bar pour y installer une barre de pole dance sous une lampe stroboscopique et un système de fumées digne des meilleurs clubs de mon époque. J’agença les fauteuils autour et y fis apparaitre une table basse sur laquelle je déposa le gâteau avant d’y planter 17 bougies vertes. J’y posa également une bouteille de pur feu et deux verres ainsi que des huiles de massage et diverses bougies parfumées.


Une fois certaines que tout était à sa place, je passa à la salle de bain prendre une douche rapide et enfila les sous-vêtements, le body puis mis un mini short, une chemise blanche à boutons avec la courte cravate rouge assortie et les chaussures. Je regarda l’heure… 19h… j’avais demandé à Lily de lui faire passer le mot que, me portant mieux, je l’attendrais pour 19h15 « chez nous »; je le savais plus que ponctuel alors je pressentais qu’il ne tarderait plus ! J’éteignis la lumière et alluma à la baguette les bougies parfumées disposées sur la table basse, m’adossant au plan de travail de la cuisine, face à la porte pour attendre son arrivée, fébrile. À peine plus de cinq minutes plus tard la clenche de porte frissonna et elle s’ouvrit sur lui; entrant précautionneusement comme à son habitude il remarqua directement l’éclairage aux bougies et la disposition changée du salon.


  • « Tu n’étais pas réellement malade, n’est-ce pas? » demanda-t-il en refermant la porte derrière lui.
  • « Non, j’avoue… je m’excuse si tu t’es inquiété mais il fallait que je gagne du temps pour te préparer ça… » fis-je en balayant de la main la pièce plongée dans l’obscurité derrière nous.
  • « Tu n’as pas pu t’empêcher de me faire un cadeau hein, je t’avais dis pas de cadeau » rit-il, gêné par la situation.
  • « Il n’y a pas que toi qui puisse m’en faire ! »


Il secoua la tête, amusé et je lui pris les mains pour aller l’installer dans le fauteuil d’où la « scène » n’était pas encore visible du fait du noir qui régnait autour de nous… je m’assis à côté de lui et remplis nos deux verres de whisky, je lui tendis le sien et trinqua à son 17ème anniversaire. Une fois la première gorgée passée, je reposa mon verre à clinquant des doigts les bougies sur son gâteau s’allumèrent simultanément avec un fond sonore de soul music… Otis Redding, Ray Charles ou encore James Brown faisaient prendre à notre décor une nouvelle vie.


  • « De la musique ? » sourit-il, agréablement surpris.
  • « Oui… il en faut pour danser… »
  • « Danser ? »


Je lui souris et me leva pour me diriger vers la barre deux mètres plus loin qui s’éclaira dès que je posa la main dessus; dos à lui, je me posa sur elle un bras passé autour au dessus de ma tête, j’attendis qu’une brume emplisse le sol jusqu’à le rejoindre… suivant les accords de la musique je m’agenouilla avec lenteur, ne brisant jamais le contact avec la barre derrière moi puis me relevant lascivement je m’y tint fermement et me laissa tourner pour lui faire face. Je fis le tour une fois de plus, bougeant d’une démarche séductrice du haut de mes talons compensés avant d’avancer lentement vers lui et de m’arrêter juste avant la table basse; je passa les doigts autour du noeud de ma cravate, la défaisant centimètre après centimètre en remuant sensuellement des hanches sur une musique de Percy Sledge, me mordant la lèvre comme lui à cet instant où hypnotisé par mes mouvements je défis bouton après bouton, jouant avec les pans de ma chemise pour ne pas l’ouvrir trop vite, jouant au très lent effeuillage. Je me tourna et la fit glisser de mes bras, effectua un roulement de fesses lascif en le regardant avaler laborieusement par dessus mon épaule; je la laissa glissa au sol, l’envoyant hors de mon chemin d’un coup de talon sexy avant de passer les pouces sous l’élastique de mon shorty, jouant avec pour ne pas trop en dévoiler à la fois… me tournant vers lui pour capter son regard alors que je le faisait glisser lentement le long de mes jambes jusqu’à terre où il rejoint la chemise.


J’avais un public on ne peut plus attentionné, il ne me quittait pas des yeux, ne battant des cils qu’en cas d’absolue nécessité; je le vis se pencher pour saisir son verre et le porter à ses lèvres fébrilement. Repris ma place à la barre, j’en fis plusieurs fois le tour, tenue d’une seule main ferme avant de reposer élégamment un pied à terre, trémoussant des fesses dans sa direction. Je m’en ressaisit à deux mains et me souleva en écartant les jambes autour d’elle, me faisant glisser doucement jusqu’au sol enfumé où je rampa vers lui, animale. Je me releva avec sensualité avant de poser un pied sur la table face à lui et de deux doigts fis sauter les trois pressions maintenant fermé mon body, je me retourna et le passa lascivement par dessus ma tête dans de m’en débarrasser sur les autres vêtements plus loin. Dansant ainsi en dentelle devant lui je pouvais voir le feu de mes mouvements allumer des incendies autant dans son regard que dans ses joues et il ajusta inconsciemment son pantalon au niveau de son entre-jambes avant de tenter de s’installer autrement dans le fauteuil. Je m’approcha de lui et pris la bouteille de whisky devant lui, la déboucha et la porta à mes lèvres avant de lui servir un nouveau verre; je la reposait lorsqu’il se pencha et saisit doucement mon poignet, m’attirant à lui sur le fauteuil. Il passa une main dans mes cheveux avant d’approcher de mes lèvres entrouvertes et poser un baiser d’une infinie douceur en dépit de l’émoi qu’il ressentait clairement à ce moment-là. Il claqua des doigts et la musique changea brusquement, déversant à présent Rain and Tears des Aphrodite's Child, je ferma un instant les yeux, appréciant cette fabuleuse musique alors qu’il glissait ses mains le long de mes jambes puis défit l’une après l’autre mes chaussures qu’il déposa à terre avant de revenir à moi :


  • « Je t’aime tellement » dit-il d’une voix tremblante avant de reprendre ma bouche; quand il se décolla de mes lèvres il détourna un regard brillant que j’aurais seulement pus prendre pour énamouré s’il ne s’était pas détourné de moi de la sorte avant de se lever; après quelques secondes il me refit face et me tendis la main pour me relever.


Je glissa ma main dans la sienne et me retrouva dans ses bras où après avoir placé lui-même mes mains derrière sa nuque, il déposa les siennes au creux de mon dos; il se colla à moi le plus possible, posant ses lèvres sur mon front et se mit à bouger lentement sur la musique. Je ferma de nouveau les yeux, me laissant porter par ses pas à travers la pièce, l’odeur de sa peau me grisant en plus de la superbe Enchained Melody des Righteous Brothers qu’il avait décidé de passer pour ce moment particulier entre lui et moi. Les slows qu’il avait choisit n’était pas anodins me rendis-je compte après le deuxième, au travers des paroles de ces textes romantiques c’était son coeur qu’il m’ouvrait timidement. À la suivante, mon coeur se serra dès que je reconnu les premiers accords des Platters et leur chanson Only You… mais ce ne fut rien comparé à sa voix rauque et pourtant d’une douceur infinie qui me chanta tout bas :


  • « When you hold my hand… I understand the magic that you do… You're my dream come true… My one and only you… »
  • « Je t’aime à en mourir » dis-je, ma gorge douloureusement resserrée de cet échange tellement beau qu’aucun qualificatif ne pourra jamais expliquer un millième de la magie que ce moment fut pour moi.


Je le regarda intensément, tentant de chasser avant même qu’elles n’apparaissent des larmes d’un bonheur au delà de l’imaginable qui menaçait de me terrasser; il les vit et me serra tellement fort contre lui que je n’eut plus peur d’imploser d’émotions, les laissant alors couler contre son torse. Il leva mon visage vers le sien en soutenant mon menton puis passa son pouce sur mes larmes et se pencha pour m’embrasser et je me promis d’un jour épouser cet homme quoi qu’il arrive; semblant lire dans mes pensées il me sourit et nous dirigea vers notre chambre où il caressa amoureusement chaque centimètre carré de ma peau. Je m’offris à lui comme jamais je ne l’aurais fait pour personne en un million de vies, chacune de mes cellules lui appartenant définitivement… cette nuit-là il me fit longuement l’amour notamment sur The Sound of Silence de Simon and Garfunkel, House of the Rising Sun du groupe The Animals et I Can’t Stop Loving You de Ray Charles.

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