The story of a veela par

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Continuation / Amitié / Famille

16 Chapitre 15

Catégorie: G , 1637 mots
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-Chapitre15-


Héra posa sa baguette sans un mot et écouta les conseils de l'homme qu'elle aimait. Elle pianotait sur la table avec ses doigts en soupirant quand elle devait lancer un sort. Elle ne comprenait même pas pourquoi ses papas voulaient qu'elles prennent des cours particuliers. Elle avait pourtant de très bonnes notes à l'école...Elle voulait qu'il s'en ailles. Elle n'était pas une petite peste d'habitude mais là, son comportement était justifié. Cet homme méritait d'être traité ainsi. Elle était bléssée. Elle ne lui pardonnerait pas de sitôt. 


-Tu étais déjà très douée à la base mais maintenant tu l'es encore plus ! s'enthousiasma le Professeur Lupin. 

-Merci. 

-Ce n'était pas contre toi tu sais...avoua-t-il . 

-Je ne vois pas de quoi vous parlez. 

-Je sais que tu vois très bien de quoi je parle. 

-Depuis quand me tutoyez-vous ?

-Je ne sais pas, c'est venu naturellement. 


La jeune femme se maudit quand elle répondit au sourire de son professeur. Elle n'avait pas envie de lui sourire mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle avait l'impression que quelque chose lui criait de pardonner à cet homme. 


-Je suis heureux de te revoir sourire. 

-Nous nous sommes quittés en mauvais termes. 

-J'aimerai juste te dire que je suis flatté par les sentiments que tu me portes mais...Je ne peux pas les partager. 

-Je voudrai que nous arrêtions d'en parler s'il vous plaît. 


Le Professeur Lupin la détailla du regard pendant un long moment et finit par abdiquer. Il voulait s'expliquer mais Héra ne voulait plus aborder ce sujet. Elle en souffrait trop. Elle voulait tourner la page. 


-Très bien. 

-Pourriez-vous m'apprendre à faire apparaître un Patronus ?


La petite blonde avait demandé ça sur le ton de la conversation et en voyant le regard incrédule que son professeur lui jetait, elle avait eu raison. 


-Comment sais-tu que... ?

-Je vous ai vu dans le train l'année dernière. Incroyable d'ailleurs je dois dire, avoua-t-elle. 

-Je ne sais pas si c'est très prudent...Tu es très jeune et...

-Je sens que je peux y arriver, affirma Héra. 


Enfaîte, elle n'en était pas vraiment sûre mais elle voulait le faire. Elle voulait se surpasser et réussir. Grâce à lui elle avait compris qu'elle n'aurai jamais la personne aimée auprès d'elle alors autant se plonger encore d'avantage dans les études. 


-Bien. 


Le Professeur Lupin sortit sa baguette. Il tendit le bras et ferma les yeux. Héra le regardait avec attention. Elle ne voulait rien rater. 


-Expecto Patronum, récita l'homme. 


La jeune femme sourit de toutes ses dents en voyant le magnifique loup sortir de la baguette tendue. L'animal se mit à courir autour de la table du salon. Il finit par se dissiper sous le regard émerveillé de Héra. 


-As-tu entendu la formule ? 

-Où est le Détraqueur ? 

-Je vais te faire t'entraîner sans pour le moment. 


La petite blonde se leva en prenant sa baguette et se plaça en face de son professeur. 


-Tu dois penser à un souvenir qui te rends heureuse quand tu prononces la formule. 


Elle fit le vide dans ses pensées et essaya d'y chercher un souvenir heureux. Le jour où elle avait rencontré ses amis avait été un jour vraiment heureux. Elle prononça la formule et pensa très fort à ce souvenir. Elle pensa fort, très fort mais rien ne se passa. Le Professeur Lupin lui dit de recommencer avec un autre souvenir. Elle essaya alors d'imaginer le visage de sa mère. Elle prononça à nouveau la formule et imagina ses cheveux blonds. Elle pensa à ses yeux bleus et à son teint pâle. Elle rouvrit les yeux sous le sifflement d'admiration de l'homme présent quand un immense aigle sortit du bout de sa baguette. 


-A quoi as-tu pensé ? se renseigna le Professeur Lupin. 


Héra n'arrivait pas à détacher son regard de l'aigle qui voler dans la pièce avec de grands mouvements d'ailes. 


-J'ai pensé à ma mère, avoua-t-elle sur le ton de la conversation.

-Tu aimerai la connaître, n'est ce pas ? 

-Bien sûr...Je suis très heureuse avec mes deux papas. Je leur dois tout mais je pense ressens le besoin de la rencontrer.


Le Professeur Lupin se rapprocha de la jeune femme et plaça un bras réconfortant autour de son épaule. Il souriait et ce simple geste remit du baume au cœur de la petite blonde. Elle lui en voulait c'était sûr. Pourtant elle le laissait faire. Il était maintenant entrain de lui ébouriffer les cheveux en riant mais elle ne dit rien. Elle voulait que ce moment dure toute la vie. Elle était trop naïve. Bientôt il s'en irait et ne lui donnerait plus aucune nouvelle car elle lui avait fait comprendre qu'elle ne plus le voir. Héra ne savait plus où elle en était. Elle en voulait toujours au Professeur Lupin mais ce geste de tendresse lui avait fait oublier sa gêne. Peut-être l'aimait-il mais d'une autre façon ? La jeune fille réfléchit et se lança : 


-M'aimez-vous Professeur ? 

-Non. 


En voyant le visage de son étudiante se tendre il reprit : 


-Enfin si je t'apprécie mais pas de la même façon que toi.


Héra se sentait encore une fois ridicule. Elle s'était encore une fois confiée et son cœur se remettait à lui faire mal. Pourquoi était-elle si naïve ? 


-Je ne comprends pas comment tu as pu m'aimer. Je suis désolé que ce soit toujours le cas car tu vas souffrir inutilement par ma faute. 

-Ce n'est qu'une vague amourette, mentit-elle. 


Les jours de vacances passaient trop longuement au goût de la petite blonde. 


-Astaldo a une lettre pour Héra Ryan Mademoiselle. 


La petite créature fit une révérence et tendit le plateau sur lequel était posée une enveloppe bleue. Héra la prit d'un geste empressé avec un grand sourire en reconnaissant l'écriture. Il s'agissait de Lilian. Cette écriture brouillonne et un peu désordonnée lui appartenait.


« Héra, 


Dans une semaine je serai au dernier match de Quidditch de la coupe du monde. Voudrais-tu venir avec moi ? Ma mère a réservé une place en trop. Je serai vraiment heureuse que tu viennes ! 


Je t'embrasse, 


Lilian. » 


La jeune femme se précipita dans sa chambre. Elle attrapa un encrier et un petit morceau de parchemin. Quelques minutes plus tard elle aida le hiboux de sa famille à s'envoler chargé du petit mot accroché à sa patte. Héra avait écrit un court mot à ses deux Papas pour leur demander si elle pouvait sortir. Elle avait envie de revoir ses amis. Lilian avait dû le deviner en l'invitant. 


Le jour tant attendu arriva enfin. La jeune Ryan descendit les escaliers en courant et salua Astaldo en fermant la porte derrière elle. Elle avait son sac, sa baguette, des vêtements et toutes les choses dont elle pourrait avoir besoin. Lilian sortit de la voiture et sourit de toutes ses dents quand son amie se jeta dans ses bras. 


-Comment tu vas ? Demanda-t-elle en souriant. 

-Très bien et toi ? 

-Super ! Severus est allé faire un petit séjour à York et il m'a envoyé pleins de cadeaux ! 

-C'est vrai ? Que fait-il là-bas ? 

-Je ne sais pas, admit la petite brune. 


Héra l'ignorait mais elle venait de poser une question cruciale. Cela faisait plusieurs jours que Lilian se demandait ce que son professeur et dorénavant ami faisait si loin de Londres. Il ne lui en avait rien dit et pourtant ces derniers temps ils se parlaient de tout. Les deux jeunes femmes montèrent dans la voiture et Madame Clary démarra. 


-Comment allez-vous ? demanda poliment Héra. 

-Très bien merci ! lui répondit la femme en souriant. 


La jeune fille savait que c'était faux. Lilian lui avait raconté les crises d'angoisse de sa mère depuis son accident. La petite brune avait peur que sa mère perde pied. Héra détailla discrètement la mère de son amie mais ne remarqua rien d'anormal. Pourtant son regard était voilé. Sa joie de vivre semblait n'être qu'une façade. Elle agissait comme d'habitude mais ça ne semblait plus naturel. Héra descendit de la voiture en arrivant chez les Clary. Leur maison était de petite taille mais elle paraissait très confortable. Les murs étaient faits de briques rouges mais ils étaient cachés derrière de la verdure. C'était magnifique, sans aucun chichi. 


-C'est chez moi, annonça Lilian en descendant de la voiture. 

-J'adore...répondit Héra en souriant. 


La petite brune lui offrit un petit sourire et passa son bras autour de ses épaules pour l'inciter à entrer. Madame Clary ferma la voiture et rentra dans la maison à leur suite. Le hall était d'un blanc cassé et plusieurs cadres et photos étaient accrochés sur les murs. 


-C'est vraiment superbe, certifia Héra. 


Elle sentait le bonheur de cette famille rien qu'à travers ce hall. Ses photos de famille la faisait sourire. Elle se revoyait avec ses parents. Elle repensait au jours où ils lui avaient tendu sa lettre pour Poudlard. 


-Ça va ? se renseigna son amie. 


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