Arion Bake
Arion était bouche bée - une fois encore. Il était sur le Chemin de Traverse, il voyait tous ces magasins pour de vrai ! Il apercevait au loin la boutique d'Ollivander, il vit aussi une boutique où des hiboux qui hululaient joyeusement, il apercevait une boutique d'apothicaire avec des tonneaux remplie de choses étranges. Alors que sa curiosité le fit avancer vers les magasins, John le ramena à la réalité en le tirant vers lui.
Arion observa alors un bâtiment d'une blancheur de neige qui dominait les boutiques alentour. C'était Gringotts la banque des sorciers. Debout à côtés du portail en bronze étincelant, vêtu d'un uniforme écarlate se tenait un petit être qui faisait une tête de moins que lui. John dit que c'était un gobelin, tout les deux progressèrent alors devant une autre porte en argent cette fois, sur laquelle étaient gravés ces mots :
Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prit devra payer.
Si tu veux, t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.
- C'est pour dissuader quiconque voudrait voler quelque chose ? demanda Arion
- Oui ! Affirma John. Mais de toute façon bonne chance pour réussir à voler quoique ce soit ici.
Deux autres gobelins s'inclinèrent devant eux et ils entrèrent dans un vaste hall tout en marbre. Derrière un long couloir, une centaine de gobelins étaient assis sur de hauts tabourets, écrivant dans des registres, pesant des pièces de monnaie sur des balances en cuivre, examinant des pierres précieuse à la loupe.
Il y avait tant de portes aménagée dans le hall qu'il était inutile de les compter. Certaines d'entre elles s'ouvraient de temps en temps pour laisser passer des clients escortés par d'autres gobelins.
John et Arion s'approchèrent du comptoir.
- Bonjour, dit John à un gobelin. On est venus prendre un peu d'argent dans le coffre de Mr Bake.
- Vous avez la clé, monsieur ? demanda le gobelin.
John fouilla dans une de poche intérieur de sa robe et présenta une minuscule clé d'or, le gobelin appela alors un autre gobelin qui les invita à le suivre vers une des portes du hall.
Le gobelin les mena dans un étroit passage éclairé par des torches. Le passage était en pente raide et une voie ferrée courrait en son milieu. Le gobelin siffla, aussitôt, un wagonnet s'approcha dans un bruit de ferraille et vint s'arrêter devant eux. Lorsqu'ils furent tous les trois installés, le wagonnet les emporta.
Tout d'abord, ils parcoururent un labyrinthe de galeries tortueuses, tournant sans cesse, à droite, à gauche, sans que le gobelin ait besoin de manœuvrer, le wagonnet semblait connaître son chemin.
Malgré le vent glacial, Arion ouvrit les yeux. Pendant un bref instant, il remarqua un jet de flamme au bout d'une galerie et il se demanda si c'était un dragon, mais le wagonnet avait déjà bifurqué dans une autre direction. Ils s'enfoncèrent de plus en plus loin dans les profondeur et longèrent un lac souterrain bordé de stalactites et de stalagmites.
- C'est incroyable !! cria Arion pour couvrir le bruit du wagonnet.
- Et encore c'est rien cela s'étend sur des kilomètres !!
Enfin, le wagonnet s'arrêta devant une petite porte, le gobelin l'ouvrit avec la clé d'or. Un panache de fumé s'échappa aussitôt. Lorsqu'il fut dissipé, Arion découvrit l'intérieur du coffre : des meubles, des documents, un portrait, des livres et des pièces étaient entassaient à l'intérieur dans le plus grand bazar qu'Arion n'ai jamais vue.
- Tout ceci est à toi Arion, dit John en souriant. Bon, il faudrait quand même organiser tout ça !
D'un coup de baguette, John rangea alors la pièce séparant ainsi les meubles des pièces.
- Bon prenons quelques pièces, cela devrait suffire. Sache qu'il y a 3 types de pièces, celles en or sont des Gallions. Il y a dix-sept Mornilles d'argent, dans un Gallions d'or et vingt-neuf Noises de bronze dans une Mornille. C'est facile à retenir. Avec ça on devrait pouvoir acheter tout ce que tu as besoin pour l'année scolaire.
Alors que John s'occuper de prendre les pièces, Arion avait détourné le regard sur un coffre noir dans un coin de la pièce. Le coffre avait de multitude de gravures en forme de rosace, Arion tenta d'ouvrir le coffre mais il était verrouillé, il chercha la clé autour de lui mais rien. Arion suspecta qu'il fallait l'ouvrir pas magie, mais comment pouvait-il l'ouvrir ? Ce coffre l'intriguait, il demanda alors au gobelin s'il pouvait emmener le coffre chez lui.
- Bien sur Mr Bake je vais charger le coffre puis nous déplaceront le coffre à votre domicile.
D'un coup de main le coffre lévita dans les airs pour s'installer dans le wagonnet, après une nouvelle course endiablé dans les profondeurs de Gringotts, ils se retrouvèrent au-dehors, sous un soleil éclatant qui les fit cligner des yeux. Arion avait hâte de commencer a acheté tous ces affaires.
- Par quoi devrions-nous commencer ? dit John en observant la lettre de fourniture.
- Je peux voir ? demanda Arion.
John lui tendit la lettre et se mit alors à la lire.
COLLÈGE POUDLARD - ÉCOLE DE SORCELLERIE
Uniforme Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipes :
1) Trois robes de travail (noires), modèle
2) un chapeau pointu (noire)
3) Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable)
4) Une cape d'hiver (noire avec attaches d'argent)
Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l'élève.
Livres et manuels
Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants :
Le Livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconnettte
Histoire de la magie, de Bathilda Tourdesac
Magie théorique, de Adalbert Lasornette
Manuel de métamorphose a l'usage des débutants, de Emeric G. Changé
Mille herbes et champignons magiques, de Phyllida Augirolle
Potions magiques, de Arsenius Beaulitron
Vie et habitat des animaux fantastiques, de Norbert Dragonneau
Forces obscures : comment s'en protéger, de Quentin Jentremble
Fourniture :
1 baguette magique
1 chaudron (modèle standard, taille 2)
1 boite de fioles en verre ou cristal
1 télescope
1 balance en cuivre
Les élèves peuvent également emporter un hibou OU un chat OU un crapaud.
IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISES A POSSÉDER LEUR PROPRE BALAI.
- Mmm... Viens on va commencer par ton uniforme c'est par la, dit John en prenant par la main Arion.
Ils arrivèrent devant un magasin dont l'enseigne indiquait : Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers. Arion et John entrèrent dans le magasin. Ils furent accueillis par Madame Guipure, c'était une petite sorcière replète et souriante vêtue de mauve.
- Bonjour, c'est pour ce jeune homme qui va faire sa rentrée à Poudlard, dit John.
- J'ai tout ce qu'il faut, répondit madame Guipure. Vient mon petit, installe-toi là-bas.
Arion se dirigea vers le fond du magasin, il s'installa sur un tabouret. Madame Guipure lui fit passer alors une robe de sorcier dont elle entreprit d'épingler l'ourlet pour le mettre à la bonne longueur.
- Euh, John... je peux te poser une question ? demanda Arion.
- Bien sûr, vas-y.
- Cela représente quoi les animaux autours du P de la lettre ?
- Il s'agit des différentes maison de Poudlard. Le lion, le serpent, l'aigle et le blaireau sont les symboles de chaque maison.
- Elle représente quoi ?
- Si je me souviens bien, le courage, la sagesse, la loyauté et l'ambition, mais ne t'inquiète pas trop, quand tu seras repartie dans ta maison tu pourras t'intéresser à ça en détail.
- Et voilà, c'est fait mon petit, interrompit Madame Guipure avant qu'il ait eu le temps de répondre.
Après avoir réglé l'achat de la tenue, ils se dirigèrent tout les deux vers une autre boutique pour acheter du parchemin et des plumes d'oie. Arion fut enchanter de trouver des crayons qui pouvait changer de couleur quand on dessinait avec.
Ils se dirigèrent ensuite vers une librairie qui s'appelait Fleury et Bott pour acheter les manuels scolaires. Sur les étagères s'entassaient jusqu'au plafond des livres gros comme des pavés, reliés en cuir, d'autres pas plus gros qu'un timbre-poste et recouverts de soie, des livres remplis de symboles étranges et quelques autres encore dont les pages étaient blanches. Arion fut déçu de ne pas avoir pu convaincre John, pour qu'il achète le livre Sort et contre-sorts (ensorcelez vos amis et stupéfiez vos ennemis avec les sortilèges de Crâne chauve, Jambencoton, Langue de plomb et bien d'autre encore).
- Tu crois que je pourrais m'entraîner à faire des sorts à la maison ? demanda Arion en sortant du magasin.
- Et bien, cela ne devrait pas poser problème, enfin pour l'instant. Mais je te déconseille quand même d'essayer, tu ne t'y connais pas assez en magie et tu n'as le droit de te servir de la magie quand des cas exceptionnels.
- Comment sa pour l'instant ?
- Et bien, tous les sorciers de moins de dix-sept ans son soumis à ce qu'on appelle la Trace, elle permet de savoir où et quand tu as fait un sort.
- Et elle et levée à dix-sept ans ?
- Oui, mais ne t'inquiète pas tu pourras te servir de la magie à Poudlard.
John et Arion allèrent faire un tour dans la boutique de l'apothicaire, hormis l'odeur pestilentielle qui y régnait, disposés sur des étagères, on voyait des bocaux remplis d'herbe, de racines séchées et de poudre brillantes. Des plumes d'oiseaux, des crochets de serpents, des serres de rapaces pendaient du plafond.
Ils continuèrent leurs emplettes dans les boutiques qui s'alignaient le long de la rue et bientôt, il ne resta plus que la baguette magique à acheter.
- Tiens au fait Arion, tu ne veux pas un animal ? demanda John. Tu as le droit d'emmener certains animaux à Poudlard.
- Je ne sais pas trop, je veux bien c'est pas le souci. Mais j'ai peur de pas pouvoir m'en occuper.
- Mmm... Au pire tu n'as qu'à offrir un animal pour ta tante.
Arion réfléchi, un cadeau pour sa tante n'était pas une mauvaise idée. Vingt minutes plus tard, ils sortirent tout les deux du magasin de hiboux avec une grande cage à l'intérieur de laquelle une grosse chouette au plumage grisâtre comme la cendre dormait profondément.
La dernière boutique dans laquelle ils pénétrèrent était étroite délabré. Au-dessus de la porte des lettres d'or écaillées indiquaient : Ollivander - Fabricant de baguette magiques depuis 382 avant J.-C. Dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois était exposée sur un coussin pourpre un peu râpé.
À leur entrée, une clochette retentit au fond de la boutique. L'intérieur était minuscule. Une unique chaise de bois mince était réservée aux clients, John s'y installa en attendant. Arion observa les milliers de boîtes étroites qui s'entassaient presque jusqu'au plafond. Il se demanda combien de baguette était contenue dans ce magasin, mais surtout laquelle lui était destiné ?
- Bonjour, dit une voix douce.
Arion sursauta. John se leva de sa chaise.
Un vieil homme se tenait devant eux. Ses grands yeux pâles brillaient comme deux lunes dans la pénombre de la boutique.
- Bonjour monsieur, dit timidement Arion.
- Bonjour Mr Ollivander, nous sommes venues acheter une baguette pour Arion Bake, dit John en posant sa main sur l'épaule d'Arion.
- Oui je vois, Mr Bake, n'est-ce pas ? demanda Ollivander, Arion acquiesça. Oui, je me souviens de la baguette que votre mère avait choisie une baguette de bois d'if 22,7 centimètres Flexibles, puissante pour les enchantements. Enfin quand je dis que votre mère la choisie sachez que c'est la baguette qui choisit son maître Mr Bake.
- Mon père ne vous a pas acheté de baguette monsieur ?
- Non, je me souviens de chaque baguette que j'ai vendue Mr Bake et votre père n'est jamais entrée dans mon magasin.
- Je vois... dit Arion légèrement déçu.
Ollivander sortit alors de sa poche un mètre ruban avec des marques en argent.
- De quelle main tenait-vous la baguette ? demanda-t-il.
- Je suis droitier, répondit Arion.
- Tendez le bras. Voilà.
Il mesura le bras de Arion, de l'épaule jusqu'au bout des doigts, puis du poignet jusqu'aux pieds puis du genou à l'aisselle et enfin, il prit son tour de tête.
- Chaque baguette de chez Ollivander referme des substances magiques très puissants, Mr Bake. Nous utilisons du poil de licorne, des plumes de phénix ou des ventricules de cœur de dragon. Et de même qu'on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux phénix exactement semblables, il n'existe pas deux baguettes de chez Ollivander qui soient identique. J'ajoute, bien entendue, qu'aucune autre baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisant que les nôtres.
Le vieil homme alla prendre des boîtes disposés sur des étagères tandis que le mètre ruban continuait tout seul de prendre les dernières mesures nécessaires - l'écartement des narines, notamment.
- Ça ira comme ça, dit l'homme, et le mètre ruban tomba en un petit tas sur le sol. Essayez donc celle-ci, Mr Bake. Elle est en bois d'acajou et contient du poil de licorne 25,3 centimètres. Très souple. Prenez-la et agitez-la un peu.
Arion prit la baguette et l'agita devant lui, mais Mr Ollivander lui arracha des main et lui fit essayer une autre.
- Bois d'if et plume de phénix 29,4 centimètres, très flexible. Essayez...
Arion l'essaya mais à peine avait-il levé la baguette que Mr Ollivander la lui arracha également des mains.
- Celle la plutôt, bois de chêne et ventricule de cœur de dragon 21,12 centimètre, très souple. Allez-y, essayez.
Arion l'essaya, puis une encore. Il se demanda quand une baguette allait finir par le choisir. Bientôt, il eut un monceau de baguettes magiques posées sur la chaise en bois mince, mais aucune ne convenait.
- Mmm un client difficile, commenta Mr Ollivander d'un air satisfait. Mais nous trouveront une qui vous convient. Celle-ci peut être, une combinaison originale : bois d'épicéa et plume de phénix 32,38 centimètres légers et flexible.
Arion prit la baguette et sentit aussitôt une étrange chaleur se répandre dans ses doigts, il sourit. Il tourna la baguette en cercle devant lui, puis la leva au dessus de sa tête. Une gerbe d'étincelles rouge et or jaillit alors de l'extrémité de sa baguette, projetant dans les airs des lueurs mouvantes. John applaudit en poussant une exclamation enthousiaste.
- Bien vraiment très bien ! s'écria Mr Ollivander. Très bien, vraiment très bien.
Il reprit la baguette et la remit dans sa boîte qu'il enveloppa de papier kraft.
- Je pense que vous aurez un bel avenir Mr Bake, dit Ollivander.
- Pourquoi vous pensez cela ? demanda Arion.
- Et bien, voyez-vous cette baguette se trouve dans ce magasin depuis plusieurs générations et elle et très susceptible, le fait qu'elle vous ait choisis montre que vous serez un puissant sorcier. Pour être honnête j'hésitai même à la détruire car je pense qu'elle avait appartenu avait quelqu'un d'autre avant.
Arion sourie à Mr Ollivander, il paya les 7 Gallions que coûtait la baguette et le vieil homme les raccompagna jusqu'à la porte de sa boutique.
Lorsque Arion et John sortirent de la boutique, le soleil descendait déjà vers l'horizon. John conduisit Arion vers Le Chaudron Baveur. C'était un pub minuscule et miteux, vide à cette heure, ils sortirent du bar pour arriver dans une rue.
- On est où au fait ? demanda Arion.
- À Londres, allez suis-moi notre chauffeur et garé là-bas.
Plus loin, une voiture noire les attendaient, un homme salua John de la main et l'aida a monté la valise dans le coffre, puis ils entrèrent tout les trois dans la voiture.
- Arion, je te présente Thibault un collège à moi qui a accepté de nous ramener, dit John.
- Bonjour et merci Monsieur.
- Mais de rien petit, appelle-moi Thibault.
Arion passa le reste du voyage a observé le paysage pendant qu'il écouté John et Thibault discuter à l'avant. Le trajet dura presque deux heures après avoir récupéré les affaires dans le coffre de la voiture ils dirent au revoir à Thibault qui répartit avec sa voiture.
- On est rentrée ! cria Arion en entrant dans la maison.
- Pas la peine de crier, alors c'était bien ? demanda Maria.
- Ouais c'était super j'ai un coffre plein d'argent, une baguette magique et un cadeau pour toi, dit Arion en présentent la chouette qui hululer joyeusement.
- Je vois, merci elle est très belle tu lui as donné un nom ?
- Pas encore.
- Bon et sinon j'ai reçu la visite de gobelin de Gringotts aujourd'hui, ton coffre est dans ta chambre. Mais avant venaient manger le repas et prêt.
- Super !
Après avoir dînée, Arion raconta sa journée à sa tante en exposant avec fierté sa baguette. Puis ils rangèrent les affaires de Arion dans sa chambre. Après une bonne douche il alla se coucher le sourire aux lèvres.