Arion Bake
La porte s'ouvrit immédiatement. Une grande sorcière aux cheveux noirs, vêtue d'une longue robe verte émeraude se tenait dans l'encadrement. Elle avait le visage sévère des gens qu'il faut mieux éviter de contrarier.
- Professeur McGonagall, voici les élèves de première année, annonça Hagrid.
- Merci Hagrid, dit la sorcière, je m'en occupe.
Le hall d'entrée du château était si grand que même une maison aurait pu y tenir tout entière et le plafond si haut qu'on n'arrivait pas à l'apercevoir. Des torches enflammé étaient fixées au mur de pierre, et un somptueux escalier de marbre permettait de monter dans les étages supérieurs.
Guidés par le professeur McGonagall, ils traversèrent l'immense salle au sol dallé et entrèrent dans une petite salle réservée aux élèves de premières année. Arion entendait la rumeur de centaines de voix qui lui parvenaient à travers une porte située sur la droite. Les autres élèves devaient déjà être là.
- Bienvenue à Poudlard, dit le professeur McGonagall. Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous preniez place dans la Grande Salle, vous allez être répartie dans les dans les différentes maisons. Cette répartition constitue une cérémonie très importante. Vous devez savoir, en effet que tout au long de votre séjour à l'école, votre maison sera pour vous une seconde famille. Vous suivrez les mêmes cours, vous dormirez dans les même dortoir et vous passerez votre temps libre dans même salle commune. Les maisons son au nombre de quatre. Elle on pour nom : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chaque maison à sa propre histoire, sa propre noblesse, et chacune d'elles a formé au cours des ans des sorciers et des sorcières de premier plan. Pendant votre année à Poudlard, chaque fois que vous obtiendrez de bon résultats, vous rapporter des points à votre maison, mais à chaque fois que vous enfreindrez les règles communes, votre maison perdra des points. A la fin de l'année scolaire, la maison qui aura obtenu le plus de points gagnera la coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur. J'espère que chacun et chacune d'entre vous aura à cœur de bien servir sa maison, quelle qu'elle soit. La Cérémonie de la Répartition aura lieu dans quelques minutes en présence de tous les élèves de l'école. Je vous conseille de profiter du temps qui vous reste avant le début de cette cérémonie pour soigner votre tenue.
Le regard du professeur s'attarda sur Neville dont la cape était attaché de travers et sur Ron qui avait toujours une tâche sur le nez.
- Je reviendrai vous chercher lorsque tout sera prêt, dit le professeur McGonagall. Attendez-moi en silence.
Elle quitta la salle. Arion avait la gorge sèche.
- Comment font-ils pour nous sélectionner ? demanda Harry à Ron.
- J'imagine qu'ils vont nous faire passer des tests. Fred m'a dit que ça faisait très mal, mais je crois que c'était pour rire.
Arion regarda autour de lui, les autres élèves avaient l'air terrifiés. Personne ne disait grand-chose, à part Hermione Granger qui chuchotait à toute vitesse tout les sort qu'elle avait appris par cœur. Il savait évidemment comment ils allaient être répartis, c'était un chapeau enchanté qui lisait dans l'esprit de celui qui le porte. Arion se demanda d'ailleurs comment le Choixpeau réagirait quand il lirait dans son esprit. L'inquiétude, la peur ou bien l'indifférence ? Il ne savait pas pourquoi mais Arion était serein, il était l'unique première année qui souriait.
Tout à coup, des cris s'élevèrent derrière lui. Il se retourna et perdit son sourire et resta bouche bée, comme les autres. Une vingtaine de fantômes venaient d'apparaître en traversant le mur du fond. D'un blanc nacré, légèrement transparents, ils flottaient à travers la salle sans accorder un regard aux élèves rassemblés. Ils paraissaient se disputer. L'un d'eux, qui ressemblait à un petit moine gras, lança :
- Oublions et pardonnons. Nous devrions lui donner une deuxième chance.
- Mon cher Frère, n'avons-nous pas donné à Peeves toutes les chances qu'il méritait ? répondit un autre spectre vêtu de haut-de-chausse et le cou entouré d'une fraise. Il nous fait une horrible réputation alors que lui-même n'est pas véritablement un fantôme. Tiens, qu'est-ce qu'ils font ici, ceux-là ?
Il venait de remarquer la présence des premières année qui se gardèrent bien de prononcer le moindre mot.
- Ceux sont les nouveaux élèves, dit le gros moine en leur souriant. Vous attendez la répartition, j'imagine ?
Quelques élèves hochèrent la tête en silence.
- J'espère vous voir à Poufsouffle, dit le moine. C'était ma maison dans le temps.
- Allons-y, maintenant, dit une voix brusque. La cérémonie va commencer.
Le professeur McGonagall était revenue. Un par un, les fantômes quittèrent la salle en traversant le mur opposé.
- Mettez-vous en rang et suivez-moi.
Arion se mit derrière Ron et Harry et la file des élèves quitta la salle, traversa à nouveau le hall, puis franchit une double porte qui ouvrait sur la Grande Salle.
L'endroit était étrange et magnifique. Des milliers de chandelles suspendues dans les airs éclairaient quatre longues tables autours desquelles les autres étudiants étaient déjà assis, devant des assiettes et des gobelets d'or. Au bout de la salle, les professeurs avaient pris place autour d'une autre table.
Le professeur McGonagall aligna les premières années face à leurs camarades derrières lesquels se tenaient les professeurs. Dans la clarté incertaine des chandelles, les visages les observaient telles des lanternes aux lueurs pâles. Dispersés parmi les étudiants, les fantômes brillaient comme des panaches de brume argentée.
- C'est un plafond magique, murmura Hermione. Il a été fait exprès pour ressembler au ciel. Je l'ai lu dans l'Histoire de Poudlard.
Arion leva alors la tête, en effet le plafond était noir et parsemé d'étoile. On avait du mal à croire qu'il existait un plafond. On avait plutôt l'impression que la salle était à ciel ouvert.
Arion remit son attention à ce qui se passait devant lui lorsque le professeur McGonagall installa un tabouret à quatre pieds devant les nouveaux élèves. Sur le tabouret elle posa un chapeau pointu de sorcier. Le chapeau était râpé, sale, rapiécé. Arion sourit, c'était le Choixpeau Magique.
Tout le monde, à présent, avait les yeux fixés sur le chapeau pointu. Pendant quelques instants, il remua. Une déchirure, tout près du bord, s'ouvrit en en grand comme une bouche, et le chapeau se mit à chanter :
Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide,
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échapp' rien ne m'arrête
Le Choixpeau à toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaître votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux,
Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont les érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrai roublards
Qui parviennent toujours à leur fin.
Sur la tête pose-moi un instant
Et n'ai pas peur, reste serein
Tu seras entre de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant !
Lorsqu'il eut terminé sa chanson, des applaudissements éclatèrent dans toute la salle. Le chapeau s'inclina pour saluer les quatre tables, puis il s'immobilisa à nouveau.
Le professeur McGonagall s'avança en tenant à la main un long rouleau de parchemin.
- Quand j'appellerai votre nom, vous mettrez le chapeau sur votre tête et vous vous assiérez sur le tabouret. Je commence : Abbot Hannah !
Une fille au teint rose avec des nattes blondes sortit du rang d'un pas mal assuré. Elle alla mettre le chapeau qui lui tomba devant les yeux et s'assit sur le tabouret.
- POUFSOUFFLE ! cria le chapeau après un instant de silence.
Des acclamations et des applaudissements s'élevèrent de la table situé à droite et Hannah alla s'y asseoir, parmi les autres étudiants de Poufsouffle. Le fantôme du moine gras lui fit de grand signe enthousiasme.
- Bake Arion !
Arion sursauta en entendant son nom, il sortit du rang et posa le chapeau sur sa tête le plongeant dans le noir absolu.
- Étrange, très étrange, dit la voix du Choixpeau. C'est la première fois que je ne puis lire l'esprit d'un enfant.
- Comment sa ? demanda Arion au Choixpeau.
- Cela va être difficile si je ne puis lire en toi... Comment vais-je te repartir ?
- Je peux vous parler de moi ?
- Oui en effet c'est une idée.
Arion se mit à se décrire, il raconta aux Choixpeau ses peurs, ce qu'il aime et aussi de sa passion pour le dessin. Il finit même de lui parler de l'ancien lui et de ce qu'il voulait accomplir, enfin pas trop il ne voulait pas non plus que le Choixpeau s'inquiète.
- Tu souhaites changer les choses donc ? Je t'aurais bien envoyé à Serdaigle mais Serpentard te conviendrez mieux...
- Je me fiche de ma maison, je veux juste éviter que certaine personne ne meurt inutilement !
- Mmm... Je vois, en est-tu sûr ?
- Pourquoi serai-je venu dans ce monde alors ?!
- Très bien alors dans ce qu'a il vaut mieux t'envoyer à... GRYFFONDOR !
Arion retira le Choixpeau de sa tête et se dirigea vers la table des Gryffondor, des applaudissements s'ensuivirent. Après s'être installé, le professeur McGonagall poursuivit, ce fut le tour de Bones Susan qui fut elle aussi envoyé à Poufsouffle.
- Boot, Terry ! appela le professeur McGonagall.
- SERDAIGLE ! cria le chapeau.
Cette fois les applaudissements s'élevèrent de la deuxième table à gauche. Des élèves de Serdaigle accueillirent Terry en lui serrant la main, il fut ensuite rejoint par Brocklehurst, Mandy.
Arion se demanda pourquoi le Choixpeau voulait l'envoyer à Serdaigle. C'est vrai que dans son ancienne vie il était du genre excentrique à toujours imaginer divers histoires, il avait aussi une grande facilité à apprendre donc il n'avait jamais fournit le moindre effort à quoique ce soit. Alors qu'Arion ruminer son passé en énumérant toutes les raisons pour lequel il devrait aller à Serdaigle, il ne remarqua pas Brown Lavande s'installer à la table des Gryffondor.
- Bulstrode Millicent ! appela le professeur McGonagall
- Serpentard ! dit le chapeau.
Arion regarda le garçon se dirigeait vers la table des Serpentard, il se demanda pourquoi le Choixpeau voulait l'envoyer à Serpentard. Il mit ces interrogations de cotés et porta son intention vers ses camarades de première année.
- Finch-Fletchey Justin !
- POUFSOUFFLE !
Plusieurs élèves furent ainsi réparties dans les différentes maisons. Le Choixpeau prenait parfois le temps, de la réflexion avant de décider.
- Granger Hermione !
Hermione courut presque jusqu'au tabouret et enfonça frénétiquement le chapeau sur sa tête.
- GRYFFONDOR ! cria le chapeau.
Arion applaudit Hermione avec enthousiasme tandis qu'elle venait s'asseoir à côté d'elle.
- J'aurais pensé que tu serais à Serdaigle, dit Arion à Hermione.
- Le Choixpeau l'envisagea, mais il a préféré m'envoyer ici, répondit Hermione.
Neville Londubat, fut le suivant à être appeler, il trébucha et tomba en s'approchant du tabouret. Le Choixpeau mis longtemps à se décider. Enfin il cria : GRYFFONDOR. Neville se précipita aussitôt vers ses camarades sans enlever le chapeau de sa tête et dut revenir le donner à MacDougal Morag, sous les éclats de rire.
Lorsque son nom fut appelé, Malefoy s'avança d'un pas conquérant vers le tabouret. Dès qu'il eut frôlé la tête, le chapeau s'écria.
- SERPENTARD !
La mine satisfaite, Malefoy alla rejoindre ses amis Crabbe et Goyle qui avaient été envoyés à Serpentard, eux aussi.
Le professeur McGonagall continua à appeler le reste des élèves de première année.
- Moon... Nott...
Le professeur McGonagall appela les noms qui commençaient par la Lettre P. Parkinson... les jumelles Patil... Pers, Sally-Anne... et enfin...
- Harry Potter !
Lorsque Harry sortit du rang, des murmures s'élevèrent dans toute la salle.
- Elle a bien dit Potter ?
- Le Harry Potter ?
Arion était sans doute le seul dans la grande salle qui ne manifestait aucune intention pour Harry. Connaissant déjà qu'il irait à Gryffondor, Arion détacha son regard de Harry pour observer les professeurs.
Il y avait Hagrid qui était à l'extrémité, qu'Arion remarqua tout de suite vue sa taille, il vit aussi un minuscule sorcier qui sembler être debout sur une chaise il supposa que c'était le professeur Flitwick, il aperçut aussi Severus Rogue qui regardait avec un certain intérêt Harry, juste à côtés Quirrell avec son turban ridicule qui lui donnait un air bizarre, il se demanda s'il serait une bonne idée de l'enlever un moment dans l'année... Puis au centre de la table trônait sur un large fauteuil d'or massif, Albus Dumbledore en personne.
Au bout d'un moment, peut-être se sentant observer, Dumbledore dirigea son regard vers Arion.
Alors qui ne lâcha pas son regard, il se demanda si quelqu'un allait remarquer, au même moment le Choixpeau cria :
- GRYFFONDOR !
Arion quitta son regard de Dumbledore pour le remettre sur Harry et se mit à applaudir en réservant à Harry la plus longue et la plus brillante ovation de la soirée.
Après s'être installé, Percy le Préfet, se leva et sera vigoureusement la main de Harry.
- Potter avec nous ! Potter avec nous ! vint deux voix étrangement similaire.
Arion se retourna et vit deux garçons au cheveu rouge vif qui était jumeaux.
Fred et George, pensa Arion.
Il ne restait plus que trois élèves à repartir. Turpin Lisa fut envoyée à Serdaigle, puis ce fut le tour de Ron. Il avait le teint verdâtre. Un instant plus tard chapeau annonça :
- GRYFFONDOR !
Arion imita Harry et applaudit bruyamment avec les autres tandis que Ron se laissait tomber sur une chaise à côtés de Harry.
- Bravo, Ron, très bien vraiment, dit Percy d'un ton pompeux tandis que Zabini, Blaise, était envoyé à Serpentard.
Lorsque tout les élèves eurent été répartis, le professeur McGonagall roula son parchemin et emporta le Choixpeau. Arion tourna alors à nouveau sa tête vers la table des professeurs.
Albus Dumbledore s'était levé, le visage rayonnant, les bras largement ouverts. On aurait dit que rien ne pouvait lui faire davantage plaisir que de voir tous les élèves rassemblés devant lui.
- Bienvenue, dit-il. Bienvenue à tous pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant que le banquet ne commence, je voudrais vous dire quelques mots. Les voici : Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! Je vous remercie !
Et il se rassit tandis que tout le monde applaudissait avec des cris de joie. Arion regarda les plats disposé sur la table : rosbif, poulet, côtelette de porc et d'agneau, saucisses, lards, steaks, gratin, pommes de terre sautés, frites, légumes divers, sauces onctueuses, ketchup et, pour des raisons totalement inconnue, des bonbons à la menthe. Arion admiré le repas avec avidité, il remplit son assiette, et tout était absolument délicieux, si une chose n'avait pas changé en venant dans ce monde, hormis sa vie en général, c'était sa gourmandise.
- Tout ça me paraît bien appétissant, soupira le fantôme à fraise en regardant Harry trancher son steak. Il y a presque quatre cents ans maintenant que je n'ai plus rien mangé. Je n'en ai pas besoin, bien sûr, mais ça me manque... Au fait, je ne me suis pas présenté : Sir Nicholas de Mimsy-Porpington, pour vous servir. Fantôme résident à la tour de Gryffondor.
- Je vous connais , s'exclama Ron. Mes frères m'ont parlé de vous. C'est bien vous Nick Quasi-Sans-Tête ?
- Préfère que l'on m'appelle Sir Nicholas de Mimsy, dit le fantôme d'un air pincé.
- Quasi-Sans-Tête ? l'interrompit Seamus Finnigan, le garçon aux cheveux blonds. Comment peut-on être quasi sans tête ?
Nick sembla offensé. Visiblement, la conversation ne se déroulait pas selon ses vœux.
- Comme ceci, dit il, d'une voix agacée.
Il prit son oreille gauche entre deux doigts et la tira vers le haut. Sa tête bascula alors vers la droite et tomba sur son épaule comme si elle était rattaché à son coup par une charnière. Apparemment, quelqu'un avait essayé de le décapiter, sans réussir à terminer le travail. Satisfait de voir les regards ébahis des nouveaux élèves, Quasi-Sans-Tête remit son chef en place.
- Alors, les nouveaux Gryffondor, dit-il, j'espère que vous allez nous aider à gagner la coupe des Quatre Maisons, cette année ? Il y a tellement longtemps que Gryffondor ne l'a pas obtenue ! Les Serpentard l'ont remportée six fois de suite ! Le Baron Sanglant en est devenue insupportable de prétention. C'est lui, le fantôme des Serpentard.
À la table des Serpentard il y avait un horrible fantôme, les yeux vides, le visages émacié, les vêtements maculés de taches de sang aux reflets d'argent, c'était le Baron Sanglant. Il était assis à côtés de Malefoy qui n'était pas du tout enchanté d'occuper cette place.
- Comment a-t-il fait pour être couvert de sang ? demanda avec grand intérêt Seamus Finnigan, le garçon blond.
- Je ne lui ai jamais demandé, répondit Quasi-Sans-Tête avec délicatesse.
Lorsque tout le monde se fut bien rempli l'estomac, ce qui restait dans les plats disparut peu à peu et la vaisselle redevint étincelante de propreté. Ce fut alors le moment du dessert : crème glacée à tous les parfums possibles, tartes aux pommes, éclairs au chocolat beignets, babas, fraises, gâteau de riz.
Tandis que Arion prenait une moitié de tarte au pommes, les autres se mirent à parler de leurs familles.
- Moi, je suis moitié-moitié, expliqua Seamus. Mon père est un Moldu et ma mère a attendu qu'ils soient mariés pour lui dire qu'elle était une sorcière. Ça lui a fait un choc.
Tout le monde éclata de rire.
- Et toi, Neville ? demanda Ron.
- C'est ma grand-mère qui m'a élevé et c'est une sorcière, répondit Neville. Mais pendant des années, la famille a cru que j'étais un Moldu. Algie, mon grand-oncle, essayait toujours de me prendre par surprise pour voir s'il y avait un peu de magie en moi. Un jour, il m'a poussé dans l'eau, au bout de la jetée de Blackpool et j'ai failli me noyer. Jusqu'à l'âge de huit ans, je n'avais montré aucun don pour la magie. Et puis, un jour, mon grand-oncle qui était venu prendre le thé à la maison m'a pris par les chevilles et s'est amusé à me pendre par une fenêtre du premier étage. Ma grande-tante Enid est venue lui apporter une meringue et il m'a lâché sans le faire exprès. Mais au lieu de tomber normalement, j'ai rebondi dans le jardin jusque sur la route et tout le monde était ravi. Ma grand-mère pleurait de joie. Et je ne les avais jamais vus aussi heureux quand j'ai été appelé à Poudlard. Ils avaient eu peur que je ne sois pas assez doué pour qu'on m'accepte à l'école. Mon grand-oncle Algie était tellement content qu'il m'a acheté un crapaud.
De son côtés Arion, Hermione et Percy Weasley parlaient des cours.
- J'espère qu'on va tout de suite commencer, dit Hermione, il y a tellement de chose à apprendre. Ce qui m'intéresse le plus, c'est la métamorphose. Ça doit être passionnant de transformer quelque chose en quelque chose d'autre. Bien sûr, il paraît que c'est très difficile.
- Il faudra commencer avec de petits objets, par exemple changer une allumette en aiguille... expliqua Percy.
- On pourra faire des transformations humaine ? demanda Arion à Percy. Par exemple ce transformer en un animal.
- Non, par contre vous aller transformer des objets en animaux, répondit Percy. Mais je suis sur que le professeur McGonagall vous montrera son chat.
Percy eut un large sourire.
- Aïe ! s'écria Harry en plaquant une main sur le front.
- Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta Percy.
- R... rien...
Arion regarda brièvement la table des professeur et regarda le professeur Quirrell qui discutait avec le professeur Rogue.
Non, je ne peux pas m'occuper de lui maintenant... pensa Arion.
Il se mit alors à écouter la conversation que Harry avait commencer avec Percy.
- Tu connais déjà Quirrell ? Pas étonnant qu'il ait l'air si nerveux, l'autre c'est le professeur Rogue. Il est chargé des cours de potion mais ça ne lui plaît pas. Tout le monde sait qu'il essaye de prendre la place de Quirell. Il en connaît un rayon en magie noire, ce Rogue.
Lorsque les desserts eurent à leur tour disparues, Albus Dumbledore se leva à nouveau et le silence se fit dans la salle.
- Maintenant que nous avons rassasié notre appétit et étanché notre soif, je voudrais encore dire quelques mots en ce qui concerne le règlement intérieur de l'école. Les premières années doivent savoir qu'il est interdit à tous les élèves sans exception de pénétrer dans la forêt qui entoure le collège. Certains de nos élèves les plus anciens feraient bien de s'en souvenir.
Dumbledore tourna ses yeux étincelant vers les jumeaux Weasley.
- Mr Rusard, le concierge, m'a également demandé de vous rappeler qu'il est interdit de faire des tours de magie dans les couloirs entre les cours La sélection des joueurs de Quidditch se fera au cours de la deuxième semaine. Ceux qui souhaitent faire partie de l'équipe de leur maison devront prendre contact avec Madame Bibine. Enfin, je dois vous avertir que cette année, l'accès au couloir du deuxième étage de l'aile droite est formellement interdit, à moins que tenait absolument à mourir dans d'atroces souffrances.
Harry éclata de rire, mais il ne fut guère imité.
- Et maintenant, avant d'aller nous coucher, chantons tous ensemble l'hymne d'y collège ! s'écria Dumbledore.
Dumbledore donna un petit coup de baguette magique, comme s'il avait voulu faire partir une mouche posée à son extrémité, et il s'en échappa un long ruban d'or qui s'éleva au-dessus des tables en se tortillant pour former les paroles de la chanson.
- Chacun chantera sur son air préféré, dit Dumbledore. Allons-y !
Et toute l'école se mit à hurler :
Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard,
Apprends-nous ce qu'il faut savoir,
Que l'on soit jeune ou vieux ou chauve
Ou qu'on ait les jambes en guimauve,
On veut avoir la tête bien pleine
Jusqu'à en avoir la migraine
Car pour l'instant c'est du jus d'âne,
Qui mijote dans nos crâne,
Oblige-nous à tout étudier,
Répète-nous ce qu'on a oublié,
Fais de ton mieux, qu'on se surpasse
Jusqu'à c'que nos cerveaux crient grâce.
Tout le monde termina la chanson à des moments différent. Les jumeaux Weasley furent les derniers à chanter, au rythme de la marche funèbre qu'ils avaient choisie.
Dumbledore marqua la cadence avec sa baguette magique et lorsqu'ils eurent terminé, il fut l'un de ceux qui applaudirent le plus fort.
- Ah, la musique, dit-il en s'essuyant les yeux. Elle est plus magique que tout ce que nous ne pourrons jamais faire dans cette école. Et maintenant, au lit. Allez, tout le monde dehors.
Les nouveaux de Gryffondor suivirent Percy hors de la Grande Salle puis montèrent le grand escalier de marbre. Arion eut soudain l'impression d'avoir des jambes de plomb, mais cette fois, seuls la fatigue et le plantureux repas en étaient là cause. Il avait tellement sommeil qui ne fut pas surpris de voir les personnages des tableaux accrochés au mur des couloirs chuchoter et montrer les élèvent du doigt sur leur passage. Il ne fut pas étonné que Percy les faisait passer par des portes cachées derrières des tapisseries ou des panneaux coulissants. Ils parcoururent ainsi une distance interminable avant de s'arrêter brusquement.
Des cannes apparurent soudain devant eux, flottant dans les airs, et se ruèrent sur Percy qui dut faire un pas de côté pour les éviter.
- C'est Peeves, murmura Percy. Un esprit frappeur. Peeves, montre-toi, dit-il en élevant la voix.
Pour toute réponse, un bruit grossier résonna dans le couloir.
- Tu veux que j'aille prévenir le Baron Sanglant ? menaça Percy.
Il y eut alors un bruit sec et un petit homme au regard noir et méchant, avec une grande bouche, se dessina dans les airs. Il avait les jambes croisées et se cramponnait aux cannes.
- Oooooooooh ! lança-t-il en accompagnant son cri d'une sorte de caquètement. Voilà les petits nouveaux ! On va bien s'amuser !
Il fondit sur eux, obligeant les élèves à se baisser.
- Va-t'en, Peeves, sinon le Baron sera prévenu. Et je ne plaisante pas ! s'exclama Percy.
Peeves tira la langue et disparut en laissant tomber les cannes sur la tête de Neville. Des armures cliquetèrent sur son passage.
- Il faut faire attention à Peeves, dit Percy en poursuivant son chemin. Le Baron Sanglant est le seul à qui il obéisse. Même nous, les préfets, il ne nous écoute pas. Voilà, on y est.
Tout au bout du couloir était accroché un tableau qui représentait une très grosse dame vêtu d'une robe de soie rose.
- Le mot de passe ? demanda-t-elle.
- Caput Draconis, dit Percy et le tableau pivota aussitôt, laissant voir un trou rond découpé dans le mur.
Ils s'y engouffrèrent un par un et se retrouvèrent dans la salle commune de Gryffondor, une salle ronde, confortable et accueillante remplie de gros fauteuils moelleux.
Percy montra aux nouveaux les deux dortoirs qui leur étaient réservés, celui des filles et celui des garçons. Les garçons montèrent l'escalier en colimaçon qui menait au sommet d'une tour et trouvèrent des lits à baldaquin avec des rideaux de velours rouge. Leur valises avaient déjà été amenées. Trop fatigués pour parler longtemps, ils enfilèrent leur pyjama et se mirent au lit.
Arion se mit au lit rapidement et se mit à faire un rêve étrange. C'était le même rêve que la dernière fois mais cette fois les deux ombres semblait discuté à nouveau.
- Et tu as vu les fantômes c'était effrayant ! Et surtout Nick lorsque qu'il a tiré son oreille c'était... Beurk !
- Ah, ah. Je sais...
- Et les repas mais c'était délicieux, mais franchement ta vue ? C'est apparue comme par enchantement !
- Et cela va être comme ça tous les jours pendant les sept prochaines années.
- Ah ouais ? Et tu m'avais pas dit qu'il y avait des salles secrète, des passages pour sortir du château ou accéder à d'autre partie du château ?
- Oui, oui et oui, mais ne t'inquiète pas on a tous le temps de faire ça.
- ... Tu penses à quoi ? Ta l'air pensif.
- Hé bien, je me demande pourquoi le Choixpeau n'a pas pu lire en nous. Et le regard de Dumbledore aussi...
- Peut être que c'est cause de toi ?
- Sans doute... Mais c'est étrange quand même...
- Tu ne devrais pas te tracasser pour sa, ta dit que Dumbledore est quelqu'un en qui on peut avoir confiance non ?
- Oui, enfin c'est compliqué...
- Ben non au pire parlons lui, je suis sûr que...
- CERTAINEMENT PAS, TU IMAGINES QUOI ? IL VA NOUS TUER ! Je... Désolé... Je suis... Enfin...
- Ça va, au pire on lui dira lorsque le moment sera venu.
- Oui, pour l'instant je dois voir si ma présence peut vraiment changer les chose, ou du moins certains détails.
- Mmm, je me demande ce qu'on va faire tu crois vraiment qu'on peut réussir ?
- C'est pas une question de pouvoir ou pas ! Je... Enfin on va réussir ! Enfin seulement si tu veux...
- Mais bien sûr ! Attend ça va être génial on va devenir des HÉROS !
- Oui tu as raison...
Sur ces mots Arion rouvrit lentement les yeux, pour constater qu'il était toujours dans son lit à baldaquin avant de se rendormir.
Pendant ce temps là dans le bureau du directeur, Albus Dumbledore était pensif. La journée avait été bonne, il avait conseillé Fudge et les élèves sembler heureux d'être revenue à Poudlard et comme d'habitude les nouveaux élèves était émerveillé par l'école.
Cependant, Albus était perplexe, lorsque Harry fut appeler, un élève ne lui porta aucune attention, normalement il n'y aurait pas pris attention, mais le regard de cette enfant était étrange et surtout il ne put lire dans ses pensée, cela perturber fort Albus. Il regarda le Choixpeau et après un long moment il se décida à le porter.
- Bonsoir Mr le directeur cela faisait longtemps, dit le Choixpeau, souhaiter vous vérifier quelque chose ?
- Oui, je souhaiterais voir l'esprit d'un nouvel élève.
- Oh, je suppose qu'il s'agit d'Harry Potter ? Très bien alors il est courageux et vous lui...
- Non, intervint Dumbledore. Sa n'est pas lui, j'aimerais en savoir plus sur Arion Bake.
- Hé bien... Comment vous dire cela ? En fait je ne sais rien de lui.
- Quoi ? Pourtant il t'a mis sur sa tête non ?
- La n'est pas le problème Directeur, le problème et que je n'ai pas pu lire en lui.
- Comment ?!
Albus était choqué. Le Choixpeau été doté d'un puissant enchantement de Legilimancie fait par les illustre fondateurs de l'école, comment un enfant aurait pu y résister ?
- Cependant, je connais un peu le garçon car nous avons discuté.
- De quoi avez-vous parler ?
- Oh, de ses passion pour le dessin ses expériences, sa vie en général.
- C'est tout ?
- Je dois avouer que ces le garçon le plus étrange que je n'ai jamais connue. Et il parlé aussi d'une mission dont il ne pouvait pas me parler.
- En quoi consiste-t-elle ? demanda Dumbledore.
- Je ne sais pas après je l'ai mis à Gryffondor.
- Je vois... Je vais vous laissez, dit Dumbledore en enlevant le chapeau de sa tête.
Il se leva de son siège et installa le Choixpeau à sa place puis se mit à faire les cents pas. Cet enfant était particulier, il en avait la certitude. Cet enfant lui rappela Tom au même âge il avait le même regard sombre que lui, mais il ne semblait pas mauvais contrairement à Tom. Il avait aussi une mission, mais laquelle ?
Dumbledore devrait approcher le jeune homme pour en savoir plus mais pour le moment il devrait le surveiller. Peut-être demanderai-t-il a Severus ? En attendant le directeur décida de prendre un esquimau au citron et de mettre toutes ces interrogations à plus tard.