La prophétie des deux coeurs atlantes

Chapitre 13 : Le miroir des deux mondes

3244 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 23/06/2026 04:58

CHAPITRE 13 


Le miroir des deux mondes

L'atterrissage se fait avec une singularité déconcertante. Contrairement aux portoloins habituels, il n’y a aucun choc brutal ni chute humiliante dans la poussière. Les pieds de Drago et d’Eliza se posent avec la légèreté d'une plume sur un sol d'une tiédeur enveloppante. 

Sous leurs yeux éblouis, l'entrée du manoir atlante se dévoile enfin. La pièce est vaste, baignée dans une atmosphère aussi chaleureuse que majestueuse. L'architecture marie avec une harmonie parfaite des essences de bois précieux et la pierre brute des montagnes. Partout, des cristaux incrustés dans les parois capturent la lumière pour la fragmenter en éclats scintillants, faisant vibrer l’espace. 

Drago reste un instant sans voix, le regard errant sur les finitions organiques du lieu.

— C'est incroyable! s’exclame-t-il. Ça surpasse de loin tout le luxe froid du Manoir Malefoy. 

Eliza, les yeux brillants d'émerveillement, se tourne vers lui en serrant doucement sa main.

— Et moi qui pensais avoir de l'imagination, ça dépasse mes rêves les plus fous, renchérit-elle. C'est comme si la montagne elle-même nous souhaite la bienvenue. 

Alors qu'ils savourent la pureté de cette énergie, deux silhouettes apparaissent. Yoshi et Kira, leurs elfes, se présentent à eux avec une émotion palpable. Contrairement aux elfes de maison que Drago avait l'habitude de voir, vêtus de linges sales, ceux-ci portent de nobles tuniques de lin blanc brodées de fils d'or et d'argent. 

Yoshi, le plus grand des deux, arbore un regard vif et des oreilles légèrement plus pointues que la moyenne, signe d'une lignée ancienne. Kira, quant à elle, possède de grands yeux d'un bleu limpide qui semblent refléter la clarté des cristaux du manoir. Tous deux dégagent une dignité et une vitalité surprenantes, loin de la soumission craintive des serviteurs des prétendus « sangs-purs ». 

Drago et Eliza, le sourire radieux, se réjouissent de les rencontrer enfin. 

— Bienvenue chez vous, Maîtres. Vous êtes ici au Manoir d’Irisia, énonce Yoshi d'une voix claire et solennelle. 

Kira enchaîne aussitôt, son regard protecteur passant de l'un à l'autre :

— Vous devez être épuisés après tout ce que vous avez traversé à Poudlard ces derniers jours. Les épreuves ont été rudes, mais les montagnes vous protégeront désormais. 

Drago hoche la tête, soulagé que son ancienne vie soit définitivement derrière lui.

— C'est vrai, admit-il. Mais chaque épreuve en valait la peine pour arriver ici. 

Il croise le regard doux d'Eliza qui se rapproche de lui. Elle passe un bras dans le bas de son dos pour l'enlacer tendrement. 

— Tout s'est bien passé, rassure-t-elle en souriant. Nous nous sommes retrouvés et, grâce à Dumbledore, nous sommes là.

Yoshi esquisse un sourire respectueux, ses grands yeux brillant de sagesse.

— Le courage dont vous avez fait preuve a réveillé la pierre même d'Irisia. Le manoir vous attendait.

En s'avançant d'un pas léger, Kira ajoute avec une sollicitude maternelle :

— La fatigue de l'âme est plus longue à guérir que celle du corps. Souhaitez-vous manger un peu sur la terrasse pour apaiser votre esprit avant d'aller dormir ? 

Les deux adolescents acceptent avec un plaisir non dissimulé. Tandis que Kira se dirige vers les cuisines, Yoshi les guide à travers les couloirs du manoir, dont les parois de bois semblent vibrer d'une bienveillance millénaire. Arrivé au seuil de la grande terrasse, l'elfe s'arrête un instant pour leur remettre à chacun une cape de laine aux reflets argentés.

— L'air des montagnes est vif après la tombée de la nuit, affirme Yoshi avec une sollicitude attentive, avant de s'effacer discrètement. 

En franchissant la porte vitrée, Drago s'immobilise, littéralement sous le choc. Le spectacle qui s'offre à lui possède une puissance qu'aucun livre ne saurait décrire. Tout autour du Manoir d'Irisia, les montagnes se dressent comme des géants de pierre protecteurs, leurs cimes enneigées effleurant le velours noir du ciel. En contrebas, le lac brille d'un éclat argenté sous la lune, sa surface parfaitement lisse reflétant les étoiles comme un miroir magique. Un calme absolu règne sur la nature, une rareté pour Drago, habitué au tumulte de Poudlard et à l'austérité étouffante du Manoir Malefoy. 

Eliza l'enlace par la taille et murmure d'une voix vibrante d'admiration :

— C’est magnifique! On dirait que le monde entier nous appartient. 

Savourant sa présence chaude et rassurante, Drago pose sa main sur l’épaule de sa petite amie, les yeux fixés sur l'horizon étoilé.

— C'est plus que magnifique. Cet endroit est magique, renchérit-il avec émotion. Je m’y plais déjà. C’est un véritable coup de foudre. 

Ils se tournent l'un vers l'autre, leurs regards chargés d'une tendresse infinie. Eliza passe ses bras autour de son cou et lui sourit avec une douceur radieuse.

— Bienvenue chez toi, Drago Greenwood, murmura-t-elle. 

— Merci, ma Liza d'amour, répond-il pareillement.

Ils s’échangent un baiser profond, puis s'enlacent avec une force désespérée, pour s'assurer que ce bonheur ne soit pas un mirage. Dans cette étreinte, Drago et Eliza ne font plus qu'un avec le paysage. 

À cet instant, Yoshi et Kira s'avancent pour servir le goûter sur la table de pierre. Les deux elfes s'immobilisent, le souffle coupé par le spectacle qui s'offre à eux. Autour des deux adolescents, l'air se met à vibrer. Une aura émeraude éclatante, fluide comme de la soie, émane de Drago, tandis qu'une aura saphir d'une pureté céleste enveloppe Eliza. Les deux lumières s'entremêlent, créant un halo de protection magnifique qui entre en résonance avec les cristaux du manoir et à la clarté de la lune. Pour les elfes, cela signifie que la prophétie est vraiment en marche. Le Dragon et le Tigre ont trouvé leur foyer. 

Respectant ce moment sacré, Kira dépose avec délicatesse le plateau du goûter. Le parfum sucré du sirop d'érable et l'odeur boisée du thé du Labrador se mêlent à l'air vif de la nuit. 

— Le manoir reconnaît ses maîtres, déclare Yoshi d'une voix tremblante d'émotion. Votre lien est plus puissant que n'importe quel sortilège de magie moderne. 

Eliza se détacha doucement de l'étreinte, ses yeux reflétant encore les éclats bleutés de son aura. Elle sourit.

— Merci à vous deux. Ce repas sent divinement bon.

Drago invite tendrement Eliza à s’asseoir à la table de pierre. Il s'assure que la cape de laine de sa petite amie est bien ajustée sur ses épaules, puis il s’installe à côté d’elle. La chaleur du tissu et celle, plus profonde, de leur amour les protègent parfaitement de la fraîcheur nocturne de l'Alberta. 

— Par Merlin, goûte ça! s’exclame Drago en portant une seconde bouchée à ses lèvres, les yeux écarquillés par la surprise. Je n'ai jamais rien mangé de tel. Ces crêpes au sirop d'érable sont absolument un pur délice !

— J'en ai déjà mangé, affirme Eliza avec un sourire radieux. Et je suis très heureuse que tu apprécies. Ton goût de l’aventure se réveille.

Le jeune homme laisse échapper un long soupir de soulagement. 

— Avant, je devais faire et être ce que mes parents m’ordonnaient. Aujourd’hui, je peux être pleinement qui je suis, répond-il d’une voix calme.

— C’est la même chose pour moi, renchérit Eliza en lui prenant la main.

Il détourne le regard des sommets enneigé et pose sa tête sur l’épaule de la jeune fille. Il soupire à nouveau.

— Avec cette fraîcheur et ce silence absolu, je sens que je vais dormir comme un bébé, souffle Drago.

— Tu l’as amplement mérité, mon Dragon, assure Eliza avec douceur.

***

La suite royale du Manoir d’Irisia est un sanctuaire de bois clair et de pierre brute, conçu pour fusionner avec la forêt sauvage qui l’entoure. Le plafond, soutenu par d'immenses poutres de cèdre odorant, s'élève à cinq mètres de haut. Une cheminée monumentale en schiste occupe un pan entier de la pièce, exhalant encore la douce odeur d'un feu de sapin éteint. Un lit à baldaquin, drapé de fourrures synthétiques d'un blanc polaire et de draps en lin d'un gris de brume, fait face à une baie vitrée panoramique. À travers le verre, les montagnes se dressent comme des sentinelles d'argent. 

Alors que l'aube pointe à peine ses premières lueurs rosées sur les sommets des Rocheuses, un tambourinement rythmé brise le silence ouaté et intime de la chambre. Un pic-bois, perché sur un vieux mélèze juste devant leur fenêtre, s'acharne avec une énergie joyeuse contre l'écorce. 

Blottis l'un contre l'autre sous la chaleur réconfortante de leurs draps, Drago et Eliza s'éveillent lentement. Le jeune homme, encore embrumé par le sommeil, mais l'esprit léger, prête l'oreille au bruit saccadé. 

— Au moins, ça ne ressemble pas à un oiseau qui crie de terreur, murmure-t-il d’un ton amusé.

Eliza laisse échapper un rire cristallin.

— Oh! Il y a de tout ici, répond-elle. Une chance qu’on ne se soit pas en ville.

Drago lève un sourcil, intrigué. Elle poursuit:

— Quand j'habitais chez mes parents, un pic-bois venait parfois picorer sur le métal du poteau électrique, juste à côté de ma fenêtre de chambre. Ça faisait un boucan d'enfer ! J’étais si fâchée à chaque fois que je voulais le transformer en poulet rôti!

Le rire sonore de Drago retentit dans la pièce.

— Tu es trop drôle, Lisa ! s'exclama-t-il. C’est ce que j’aime chez toi.

— Je sais, souffle-t-elle avec un sourire triomphant.

Elle capture ses lèvres par un baiser passionné. Drago réagit immédiatement et l’attire contre lui. Entre deux souffles courts, il murmure:

— Je suis trop bien pour sortir du lit, maintenant. Je ne veux que ta chaleur. Rien d'autre. 

— Je n'ai aucune intention de te laisser partir, souffle-t-elle dans un souffle, ses mains s'égarant dans les cheveux de son amoureux. 

Ils s'abandonnent à nouveau à la douceur de l'instant, leurs lèvres se cherchant avec ivresse. Soudain, un choc sourd contre la vitre les fait sursauter violemment. 

— Qu’est-ce que c’était? Un oiseau qui n’a pas vu la fenêtre? s’inquiète Drago.

— Je le pense aussi, rassure Eliza doucement.

Ils sautent hors du lit, attrapant à la hâte leurs peignoirs jetés sur une chaise en bois de cerf. Celui de Drago est d'un velours bleu nuit profond, lourd et doublé de soie, tandis qu'Eliza s'enveloppe dans une robe de chambre en cachemire crème, aussi douce qu'un nuage. 

Eliza atteint la baie vitrée la première. Alors que Drago la rejoint en nouant rapidement la ceinture de son peignoir, elle pointe un doigt tremblant vers l'extérieur. 

— C’est une pie, lâche-t-elle, la voix empreinte de tristesse. 

Drago observe avec inquiétude la tache de plumes noires et blanches immobile sur le bois givré.

— Elle est vraiment mal en point, analyse-t-il, avant de saisir la main d’Eliza.

 Ils se précipitent hors de la chambre et dévalent l’escalier de bois franc, leurs pas résonnant dans le silence matinal du manoir. Alors qu’ils arrivent sur la terrasse, Yoshi est déjà agenouillé près de la petite forme inerte. L’elfe lève les mains à quelques centimètres au-dessus de l’oiseau et une lueur dorée, apaisante, en émane aussitôt. Sous les yeux émerveillés des deux élus atlantes, la magie de guérison opère.

— C’est magnifique, murmure Drago. Tu vois comment son champ énergétique réagit?

— Je ne vois que la lumière de Yoshi. Que se passe-t-il ? demande Eliza, tout aussi intriguée.

 — Au début, le champ énergétique de la pie n’était qu’un fil gris, presque invisible. Elle était mourante, explique le jeune homme. Mais là, sous la magie de Yoshi, il s’embrase. Il devient rayonnant et vibrant de couleurs. C’est comme si l’oiseau se réveillait de l’intérieur.

Soudain, la pie a un petit sursaut. Ses ailes frémissent, puis elle bondit sur ses pattes. Avant de prendre son envol, elle tourne sa petite tête vers l'elfe et pousse un chant cristallin de pure gratitude.

— C’est merveilleux, énonce Eliza, la voix tremblante.

Elle se tourne vers Yoshi et reprend :

— Est-ce que je parviendrai à accomplir ce genre de guérison, même si je ne vois pas encore les champs énergétiques?

L’elfe la regarde, un sourire empreint de sagesse étirant ses traits.

— Oui, Maîtresse. Vous le pourrez, rassure-t-il. Vous guérirez tous les deux, car vos cœurs sont liés à la Source.

Il fait un geste vers eux, les incluant dans une même vérité.

— Vos sens dominants sont différents. C’est là votre force, explique-t-il. Monsieur Drago perçoit la structure de la vie par la vue, tandis que vous, Mademoiselle Lisa, vous la ressentez par l’âme. Vous n’avez pas besoin de voir la couleur pour savoir de quoi il en est.

Yoshi marque une pause, ses grands yeux brillants de bienveillance. Il ajoute:

— Si l’un d’entre vous est triste, l’autre le percevra instantanément, sans qu’un seul mot soit prononcé. Ce que l’un porte, l’autre le ressent.

Drago et Eliza se regardent longuement, le silence de la terrasse n'étant plus rompu que par le souffle léger du vent et le chant des oiseaux.

— C’est pour cela que tu comprenais mieux que quiconque à Poudlard que j’étais en détresse, déclare Drago, la voix s'étranglant légèrement. 

— Ce que j’ai ressenti de toi, Drago, c’était vraiment terrible, affirme Eliza tristement. C'était une noirceur si profonde que j’ai eu peur que tu ne mettes fin à tes jours.

Le jeune homme baisse les yeux.

— J'aurais pu le faire, admet-il. Quand Rogue m’a annoncé qu’il me retirait de l’équipe de Quidditch, en me criant dessus et en me traitant de bon à rien, ça a été la goutte de trop. 

Eliza s'approche et pose doucement une main sur le cœur de son petit ami. Elle ferme les yeux un instant, laissant sa propre magie atlante sonder le vide en lui.

— Je sens que cette blessure est encore vive, constate-t-elle avec une infinie tendresse. Tu nourrissais un grand rêve dans ce sport, n'est-ce pas ?

Drago hoche lentement la tête, ses yeux s’embuant de larmes. Yoshi, qui était resté en retrait, s'approche alors de lui.

— Maître Drago ne doit pas laisser la tristesse obscurcir sa vision, intervient l'elfe d'un ton encourageant. Le Quidditch est un jeu pour les sorciers du monde moderne. En tant qu’élus atlantes, bien d'autres possibilités s'offrent à vous. Des cieux bien plus vastes vous attendent.

Il fait un geste de la main vers l'entrée du manoir, les invitant à quitter la fraîcheur de la terrasse.

— Venez. Suivez-moi à l'intérieur, ajoute Yoshi. Il est temps de découvrir ce que vous êtes réellement capables d'accomplir. 

Les deux élus atlantes commencent par faire la connaissance de leurs nouvelles garde-robes. Après les vêtements de nuit, dont ils avaient déjà apprécié le confort exceptionnel, ils enfilent leurs tenues de jour.

Il ne s’agit plus des sombres étoffes rigides imposées par les traditions des Malefoy ou l'uniforme scolaire. À la place, ils vêtissent des robes de sorciers d’un blanc immaculé, coupées dans une matière fluide qui accompagne chacun de leurs mouvements. Sur le cœur, des broderies d’une finesse époustouflante représentent leurs liens sacrés : un dragon émeraude s’enroulant avec force sur la poitrine de Drago, et un tigre saphir aux yeux d’un bleu profond, bondissant sur celle d’Eliza.

Ils se dévisagent un instant, frappés par la transformation.

— J’adore ça, souffle Drago en ajustant ses manches.

Eliza s'approche de lui, un sourire admiratif aux lèvres. Elle pose ses mains sur les revers de sa robe.

— Tu es magnifique, Drago. Le blanc te va bien mieux que le noir, affirme-t-elle. Ça fait ressortir la lumière dans tes yeux.

Le jeune homme esquisse un sourire sincère qui illumine son visage. Eliza, dans sa robe ornée du tigre, dégage une aura de puissance et de sérénité qui le laisse sans voix. 

Plus tard, après avoir partagé un repas revigorant préparé avec soin, l'atmosphère devient plus sérieuse. Yoshi et Kira, les deux mentors elfiques, leur font signe. Ils quittent la salle à manger pour s'enfoncer dans les profondeurs du manoir, là où se trouve la bibliothèque privée.

La pièce est vaste, baignée d'une lumière cristalline qui danse sur le parquet ciré. Un calme studieux et protecteur y règne. Alors qu’ils parcourent les étagères des yeux, Drago et Eliza s’arrêtent, stupéfaits. Parmi les grimoires anciens, ils découvrent des sections entières consacrées au monde moldu. Des ouvrages qu’ils n’avaient jamais croisés, ni à Poudlard ni à Ilvermorny.

Yoshi et Kira s’approchent d’eux, leurs voix résonnant doucement dans l’immensité de la salle.

— Ne soyez pas surpris, dit Yoshi d'un ton apaisant. Les mondes moldu et magique se complètent comme le jour et la nuit. Même si les moldus ne manipulent pas de baguette, ils possèdent leur propre forme de magie : celle de l’esprit, de la persévérance et de la compréhension de la nature.

Intrigué, Drago se dirige vers un rayon où s’alignent des livres sur les sports moldus. Ses doigts effleurent des reliures traitant de disciplines physiques intenses. Il finit par saisir un ouvrage sur le karaté. Pour lui, qui vient de perdre sa place au Quidditch, l'idée qu'un humain puisse transformer son propre corps en arme ou en bouclier, sans le moindre sortilège, résonne comme une révélation.

De son côté, Eliza est irrésistiblement attirée dans les sections consacrées au bien-être et de développement personnel. Ses yeux s'animent en parcourant des ouvrages sur le yoga, le massage et le reiki. Elle finit par tendre la main vers un volume intitulé « Les cinq blessures de l’âme ». Elle le dépose sur la table, à sa gauche, avant de croiser le regard Drago.

— C’est incroyable! s’exclame-t-elle. Les Moldus ont mis des mots sur ce que la magie tente parfois d'ignorer.

Drago lève les yeux de son livre sur le karaté, frappé par la justesse de son intuition. Dans cette bibliothèque, entourés par la sagesse des deux mondes, ils comprennent que leur formation atlante ne fera aucune distinction entre la force de l'esprit, la puissance du corps et la profondeur de l'âme.


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