Le Corbeau. Saison 1 par

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Side Story / Suspense / Action

73 VI Torture

Catégorie: M
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            CHAPITRE VI : TORTURE

 

            Il ne savait pas combien de temps il avait dormi. Il était même surpris d’avoir réussi à s’assoupir. Il regarda autour de lui. Il se trouvait toujours dans la cave poussiéreuse et humide. A quelques centimètres de lui, une femme regardait dans le vide. Sa main caressait une masse de cheveux blonds. Hans reconnut la petite Frida dormant contre sa mère Elsa. Comme sentant que le jeune homme s’était éveillé, la femme tourna ses yeux vers lui. Elle ne lui sourit pas. La situation était trop dramatique pour sourire.

            Des pas descendants un escalier attirèrent l’attention de Hans et Elsa. Quelqu’un descendait. Hans savait que cette fois-ci, c’était son tour d’être interrogé et torturé. Car il ne dirait rien aux assassins de sa famille. Plutôt mourir.

« Vous comptez résister, souffla Elsa.

-Ils ont tué ma famille, dit Hans. Je ne vais pas leur faciliter la tâche.

-Si vous résistez, ils vont vous torturer.

-Je n’ai pas peur de souffrir.

-Et ils vont peut-être vous tuer.

-Je n’ai pas peur de mourir non plus.

-N’avez-vous personne qui vous attend ? »

Un visage doux et souriant apparut dans l’esprit du jeune homme. Une jeune fille qu’il aimait plus que tout. Laura.

« Si je dis ce que je sais et qu’ils prennent le pouvoir, elle sera en danger, dit Hans. Et ça, je ne peux l’imaginer. Je préfère mourir en la sachant en sécurité que de la mettre en danger. Je suis prêt à mourir pour la protéger. »

La porte s’ouvrit. Deux mangemorts entrèrent et s’avancèrent directement vers Hans. Ce dernier se leva. L’un des mangemorts voulut le saisir par le bras mais il se dégagea. Le mage noir percuta la mâchoire du jeune homme d’un coup de poing. Hans accusa le coup mais se redressa immédiatement pour toiser l’homme d’un regard noir.

« Je peux marcher seul, dit-il sans desserrer les dents. »

Le mangemort eut un sourire goguenard et s’écarta pour lui permettre de passer en désignant la porte du bras d’un geste d’invitation. Avant de sortir de la cave, Hans se tourna vers Elsa et Frida. Il remarqua que la fillette ne dormait plus et le regardait d’un air apeuré. Il lui fit un sourire.

            L’escalier était sombre, étroit et irrégulier, comme taillé à même la roche. L’escalier débouchait dans une cuisine dont le centre était occupé par un fourneau en fonte à l’ancienne. Des ustensiles et gamelles propres finissaient de sécher sur le bord de l’évier. Une légère odeur de nourriture stagnait dans l’atmosphère. Cette fragrance rappela à Hans qu’il n’avait pas mangé depuis le dîner du soir de son enlèvement. Mais il ne devait pas s’arrêter ici. Les mangemorts le guidèrent vers la sortie de la pièce. Une fois sorti de la cuisine, il se retrouva dans un couloir sans âme, visiblement uniquement prévu pour le service.

            La salle à manger dans laquelle déboucha le couloir n’était pas du tout sans âme. C’était le jour et la nuit par rapport à ce qu’il avait vu de l’endroit où il se trouvait. Ce devait être un manoir où un château. Les murs étaient couverts de riches tissus et de tableau d’une qualité extrême. Les personnages ne bougeaient pas dans leurs cadres, signe qu’il devait se trouver dans une propriété moldue. Hans trouva ce détail amusant. Les mangemorts étaient connus pour leur haine des moldus et des sorciers sang-mêlés et nés-moldu. Et pourtant, ils avaient trouvé refuge dans une maison moldue. C’est vrai que ce serait le dernier endroit où viendrait les chercher les Chasseurs.

            Le hall de la propriété était majestueux. Un immense tapis venait du pied de l’escalier principal à la lourde porte d’entrée en bois massif. Des vases précieux et des statuettes posés sur des piédestaux l’ornementaient. Ils le traversèrent sans s’arrêter. Une question émergea dans la tête de Hans. Où étaient les propriétaires de ce manoir ? Hans sentait qu’ils ne devaient plus être vivants. Le jeune homme espérait juste qu’ils n’avaient pas souffert avant.

            Ils entrèrent dans une pièce qui devait être le salon de réception où quelque chose comme ça. Elle avait été transformée en une espèce de salle du trône. Un homme siégeait sur un majestueux siège. Il avait la peau blafarde et des yeux laiteux. Il était si ridée que sa peau donnait l’impression de vouloir tomber en poussière. Ses cheveux gris ressemblaient à des fils de cendres.  Sa respiration était sifflante, elle faisait penser à un vieux soufflet usé. Hans le reconnut, Pierrick Chaldo s’était attaqué à lui. Il se souvenait de son nom : Malgéus.

            Le maître des mangemorts français le toisa d’un regard sans âme. Ces yeux blancs rappelèrent la fille fantôme à Hans. Mais il se rendit compte que c’était différent. Marion était comme absente. Alors qu’il ressentit toute la présence maléfique au fond des globes oculaires laiteux du vieux mage noir.

            A quelques mètres de Malgéus, un autre mangemort attira l’attention de Hans. Il avait également un teint blafard. A croire que c’était la mode chez les mangemorts. Mais ses yeux n’étaient pas blancs. Ses iris étaient colorés en un violet brillant ce qui lui donnait un air encore plus maladif. De plus, il était chauve. Mais malgré cette apparence de dégénérescence, Hans ressentit chez lui une puissance énorme.

            Malgéus continuait à fixer Hans Friedrich. Un sourire déforma sa bouche.

« Hans Friedrich, souffla t-il d’un murmure tout à fait audible. Tu es le dernier descendant de ta lignée druidique. Ton père a dit que tu pourrais m’aider à atteindre mon but.

-Je ne vous aiderais pas, répliqua Hans. Plutôt mourir.

-La Mort viendra forcément un jour. Pour tous. Ne la souhaite pas trop ardemment. Tu pourrais le regretter car si tu ne me dis pas ce que je veux, ton agonie sera extrêmement lente.

-Je m’en moque ! Vous n’êtes qu’une bande d’assassins ! Jamais je ne vous aiderai ! »

Le mangemort aux yeux violets rit ouvertement. Hans lui lança un regard noir.

« Il est courageux ce petit, dit Névris. Ils le sont tous avant de souffrir. Tu parleras. Je peux te l’assurer. Attachez-le. »

            Un mangemort obligea Hans à s’asseoir sur un siège en bois dur et inconfortable. Hans y remarqua des traces de sang séchées. C’était sûrement là qu’avait été torturée Elsa quelques heures plus tôt. Le mangemort agita sa baguette et des liens vinrent entraver les bras et les jambes du jeune homme. Névris se leva et s’approcha de lui. Ses yeux violets emplis de folie vrillaient dans ceux que Hans voulait sans faille. Et pourtant, il dut y déceler de la peur car un sourire sadique naquit sur les lèvres du bras droit de Malgéus.

            Névris sortit sa baguette. Hans s’attendit à recevoir un premier maléfice Doloris mais le mangemort se contenta de faire venir à lui une table portant divers ustensiles de formes et de tailles diverses. Hans prit peur en voyant certaines des lames, vrilles, marteaux et autres outils dont beaucoup étaient encore couverts du sang des précédentes victimes. Hans repensa à Elsa. Comment avait-elle pu survivre ?

« Je ne suis pas un adepte de la torture par le Doloris, dit Névris comme s’il parlait de sa passion de la torture à un journaliste. Je trouve que ça manque d’imagination. Alors que les Moldus ont, par le passé et encore aujourd’hui, toujours su imaginé des moyens efficaces et plaisant pour arracher les secrets. Mais d’abord, il faut que je te pose les questions pour lesquelles tu vas subir cette souffrance. Peut-être que tu vas te montrer raisonnable et tout nous dire avant. Cela t’épargnerait des souffrances inutiles et nous ferait gagner du temps.

-Allez vous faire foutre, insulta Hans.

-Ta mère ne t’a jamais appris à ne pas dire de gros mots. C’est vrai qu’elle ne pourra plus te gronder maintenant. Elle est restée poli jusqu’à la fin. En fait, elle n’a rien dit même au moment où je l’ai achevée.

-Espèce de salaud !

-Ça, ton père me l’a dit par contre. Mais après il m’a supplié d’arrêter. Il faut dire que ta sœur venait de subir un Doloris. Je n’avais pas mes outils sous la main à ce moment là. Et il t’a vendu. Il nous a avoué que tu devais connaître ce que nous cherchions. Tout ce qu’il voulait, c’était survivre, et pour cela il n’a pas hésité à te donner.

-C’est faux ! Mon père voulait juste sauver ma sœur. Il aurait donné sa vie pour elle !

-Il l’a fait. Mais après l’avoir vue mourir. Ensuite ce fut son tour. »

Hans baissa la tête en fermant les yeux. Imaginer sa mère et sa sœur être torturées puis mourir de la main de cet être immonde. Il ne pouvait le supporter. Tout ça pour une ambition. C’était insupportable. Et lui, il souriait.

« Et vous étiez satisfait ? demanda t-il calmement. Vous avez pris du plaisir à faire souffrir une femme et une fillette innocentes sous les yeux d’un homme qui les chérissait plus que sa propre vie ? Vous aimez ça ? hurla t-il en relevant la tête. »

Névris ne répondit pas tout de suite. Au bout d’une poignée de secondes, son sourire sadique s’élargit encore.

« Oui, j’aime ça, répondit-il comme-ci il parlait de la météo. J’aime faire souffrir. Tuer ta famille fut pour moi un réel plaisir. Bon, passons aux questions. Tu as étudié le passé de ta famille, n’est-ce pas ? Tu sais très bien que tu es un descendant des druides germains. Ton père t’a donné le manuscrit qui réunit les anciennes connaissances de tes ancêtres. Nous ne l’avons pas retrouvé chez toi et comme tu as pu le constater, nous n’avons pas eu le temps de le chercher dans ta chambre à Beauxbâtons. Mais je suppose que quelqu’un d’intelligent comme toi doit se souvenir des rituels qu’il décrit. Il ne nous faut qu’un seul rituel : celui permettant d’acquérir la puissance des Forces du Monde de l’Obscur. Tu dois le connaître, n’est-ce pas ?

-Je ne vous dirai rien.

-Oui, ça tu nous l’as déjà dit. Décris-nous ce rituel. Dis-nous ce nous avons besoin pour le réaliser et le mener à bien.

-Mes ancêtres se sont détruits en l’essayant. Je sais que vous ne le réussirez jamais sans arriver au même résultat. Mais je ne vous dirai rien.

-Commence, ordonna Malgéus en un sifflement.

-Dernière chance, sourit Névris. »

Hans resta silencieux, fusillant du regard le mangemort aux yeux violets.

            Névris se tourna vers la table couverte d’outils de torture. Il passa ses doigts blafards sur les ustensiles de souffrance. Il choisit une espèce de fourchette à deux dents. Les dents étaient horriblement fourchues, les deux pointes partant dans des directions opposées. Névris releva le manche de Hans. Il approcha la fourchette de la peau du bras.

« Dernière chance, souffla Névris. »

Hans ne répondit que par un regard de défi. Névris planta alors la fourchette dans le bras. Hans se contracta. Il essayait de toutes ses forces de ne pas pousser le moindre hurlement. Ses dents étaient si serrées qu’il les sentit s’enfoncer dans les os de sa mâchoire. Névris n’arrêta pas la fourchette aux premières chairs. Insensible aux tressaillements de douleur du jeune homme. Il ne s’arrêta que quand les pointes furent entre les os de l’avant-bras.

            Du sang coulait sur le bras du siège. Hans, qui avait évité de regarder son bras jusqu’à maintenant, risqua un coup d’œil. Le manche de la fourchette dépassait de ses chairs meurtries et saignantes. Il ne l’avait pas remarqué avant, mais le manche se finissait avec une poignée perpendiculaire pour permettre à l’utilisateur de forcer convenablement. Existait-il une boutique d’ustensiles de torture proposant des outils avec la meilleure ergonomie ? Ou bien son bourreau les avait-il fabriqués lui-même ? Il vit Névris poser la main sur la poignée. Qu’allait-il faire ? Hans vit avec horreur qu’il tourna l’ustensile dans la plaie. Il serra les dents d’autant plus fort. Les pointes orientées vers l’extérieur de la fourchette raclèrent conte ses os, les repoussant pour se frayer un chemin. Il ne put se retenir, il hurla de douleur. Il sentait ses os se fendre dans son avant-bras.

            Combien de temps dura ce supplice ? Il avait perdu la notion du temps. Il avait même cessé de hurler. Il ne poussa qu’un gémissement de douleur quand le mangemort retira la fourchette sans aucun ménagement. Son avant-bras était en charpies. Hans haletait, les yeux baissés. Névris le saisit aux cheveux et le força à relever la tête. Ses yeux violets plongèrent dans la souffrance qu’exprimaient ceux du jeune homme. Il sourit.

« Vas-tu de décider à parler ? Où vas-tu continuer à jouer les héros ?

-Vas te faire enculer, gémit Hans.

-Ha ! Ha ! Ha ! ricana Névris. Tu sais, les héros ne vivent jamais vieux, ils souffrent en mourant. Tu veux donc devenir un de ces héros inutiles. Car dans la réalité, je suis au regret de t’apprendre que ce sont les « méchants » qui gagnent à chaque fois. Ceux qui n’ont aucun scrupule pour atteindre leur but. Ceux que rien n’arrêtent. Ta souffrance n’est rien d’autre qu’un détail pour nous. Tout ce qui importe, c’est le résultat.

-J’ai une chose à dire, fit Hans après un temps de silence.

-Je t’écoute.

-Trouve un bâton long, noueux et épais.

-Un bâton. Et…

-Fourre le toi dans le cul bien profond. »

La réaction ne se fit pas attendre. Le poing de Névris percuta si violement la mâchoire de Hans qu’il sentit ses os se briser comme du verre. Un autre coup lui broya les côtes. Hans se plia en deux autant que ses entraves le lui permettaient. Il cracha. Un gout cuivré coula sur sa langue. Il rouvrit les yeux et vit que du sang coulait de sa bouche. Il sentait un de ses poumons s’engorger. Il devina que le coup avait brisé une ou plusieurs côtes et avait perforé son poumon.

« Névris, souffla Malgéus. Tu devrais mieux contrôler tes pulsions. Tu vas finir par le tuer.

-Veuillez m’excuser maître, dit Névris. Je vais réparer ça tout de suite. »

Névris agita sa baguette au dessus de Hans. Ce dernier sentit ses côtes ressortir douloureusement de son poumon. Ses chairs se refermèrent en le brûlant. Sa mâchoire se ressouda avec une cal osseuse grossière. La blessure de l’avant-bras se cicatrisa mais une horrible marque subsista. Il l’avait soigné, certes, mais sans prendre la peine de le faire comme il faut. Hans sentait une sensation inhabituelle en ouvrant la bouche et une gêne pour respirer.

            Névris le força à relever la tête sans ménagement. Il plongea ses yeux violets dans ceux du jeune homme. Hans y lut toute la folie et le sadisme dont il pouvait faire preuve. Un tressaillement de peur le parcourut malgré lui. Cet homme voulait le tuer.

« Maintenant que tu es de nouveau tout neuf, on va continuer, sourit Névris. Dis-moi ce qu’est ce rituel. »

Malgré la peur qu’il ressentait, Hans parvint à ne pas craquer. Il ne devait rien dire. Névris tira plus fortement sur ses cheveux, lui arrachant une grimace.

« Tu parleras, je te l’assure. »

D’un geste sec, il lui arracha une poignée de cheveux. Il se tourna de nouveau vers son présentoir d’outils de torture et sélectionna une sorte de scie aux dents irrégulières. Il releva la jambe de son pantalon. Et approcha la scie du tibia. D’un geste puissant et lent, dans le but que Hans ressente la moindre dent râpant contre son os, il commença à scier le tibia. Hans se mordit la lèvre jusqu’au sang mais ne put se retenir longtemps. Il hurla de douleur à s’en arracher les cordes vocales. Chaque va-et-vient de la scie était si lent qu’il fallut bien une heure pour couper totalement l’os. Surtout que Névris s’arrêtait quelques fois pour verser sur la blessure un liquide à l’odeur piquante. Le liquide lui brûlait la peau à l’extérieur et les chairs à l’intérieur. Dans un éclair de clairvoyance, Hans vit l’étiquette du flacon :

« Acide Sulfurique H2SO4. »

Qu’était-ce donc que cette potion ? Il ne l’avait jamais vu en cours. Plus pour se forcer à penser à autre chose, il se promit de poser la question au maître des potions de Beauxbâtons, le professeur Rodès, dés son retour. Mais reviendrait-il seulement un jour ? Non, il ne devait pas penser comme ça. Il savait que les Chasseurs le cherchaient. Ils le trouveraient.

            Au bout de plusieurs heures de tortures, Névris soigna de nouveau Hans avec le même soin. Une boule osseuse était visible sous la peau là où la scie l’avait malmené et d’horribles marques de brûlures et des cicatrices subsistaient à tous les endroits où avait agi Névris. Mais Hans n’avait rien dit. Au moment d’ordonner à ses hommes de le ramener à la cave, il avait sourit sadiquement :

« A tout à l’heure. »

            Les mangemorts le jetèrent sans ménagement sur le sol crasseux de la cave. Aussitôt que la porte se referma, Frida et Elsa se portèrent auprès de lui pour l’aider. Elles le tirèrent jusqu’au tas de sac qu’il avait fait quelques heures plus tôt pour Elsa. Il réussit à ouvrir les yeux et reconnut Frida au dessus de lui, les larmes aux yeux. Il se força à sourire.

« Ça va Frida, souffla t-il. Ce n’était qu’un mauvais moment à passer. Je vais mieux maintenant. Alors sourit s’il te plait. Ce sera le meilleur des remèdes pour moi. »

Frida ne parvint pas à sourire et pour cacher les larmes qui coulaient sur ses joues, elle se blottit contre Hans. Ce dernier grimaça car elle se frotta contre des parties violentées et mal cicatrisées de son corps. Elsa le força à relever un peu la tête et porta une louche à ses lèvres. Il sentit la froideur de l’eau glisser contre sa langue et couler dans sa gorge. Cela lui fit mal mais il se força à avaler plusieurs gorgées. Il ne put s’empêcher de tousser quand elle retira la louche. Sa toux faisait un bruit anormal. Cela devait inquiéter la petite Frida car elle se serra un peu plus contre le jeune homme. Comme pour le protéger.

« Vous avez été très courageux, dit Elsa. Mais vous devriez céder. Ils vont finir par vous tuer.

-S’ils obtiennent ce qu’ils veulent de moi, ils nous tueront tout les trois, fit Hans. Et puis, si je parle, d’autres vies seront en danger. Je ne peux pas l’accepter.

-Votre petite amie.

-Et tous mes amis. Ainsi que tout le monde. Si je dois souffrir pour protéger la moindre vie, alors je souffrirais.

-Je ne peux rien faire d’autre que souffrir moi aussi. Car de toute façon, je ne sais rien de ce qu’ils demandent. »

Elsa toussa horriblement. Hans leva les yeux vers elle malgré la douleur qui habitait chaque parcelle de son corps. Il vit du sang couler de la main que la femme avait mise devant sa bouche. Hans se tourna vers Frida et constata que la fillette s’était assoupie

« Vous allez bien ? demanda t-il.

-Je crois qu’il n’aurait jamais pu devenir médicomage, se força à sourire Elsa. Je suis mourante. Je sais que la prochaine séance avec ce mangemort aux yeux violets me sera fatale.

-Ne dîtes pas ça. Gardez confiance, les Chasseurs nous recherchent sûrement. Ils vont nous trouver et nous sauver. Les médicomages de Gardevie vous arrangeront ça.

-Espérons. Mais si je devais mourir, je voudrais que vous me promettiez de vous occuper de Frida.

-Ne me demandez pas ça. Vous allez survivre.

-S’il vous plait. »

Hans regarda intensément la femme qui était agenouillée devant lui. Elle n’avait pas de larmes dans les yeux et pourtant, il vit qu’elle souffrait horriblement. Elle était sérieuse. Il baissa les yeux.

« Je vous le promet, dit Hans. Elle ne manquera de rien.

-Merci. »

 

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