L'arme

Chapitre 1 : Laura Queen

Catégorie: K+

Dernière mise à jour 11/07/2013 14:30

 

Avant de commencer, laisser moi vous rappeler que tout ce monde de magie, ses personnages et lieux( sauf ceux sortis de mon extravagante imagination) appartiennent à la Fantastique, Fabuleuse, Incroyable, Mystique, et Légendaire JK ROWLING!! Merci aussi de respecter mon travail et de ne pas copier mon texte.......
Petite note: laisser libre cours a votre imagination

Chapitre 1: Laura Queen

Qui n'a jamais eu cette sensation de déjà vue et de peur au fond de sois. Cette haine, qui se tapisse dans son âme, elle avait voulu la laisser sortir mais au dernier moment, quand celle ci s'échappait et envahissait toutes ses pensées, elle avait renoncé. Elle avait peur .Peur de quoi? On a peur de ce que l'on ne connait pas, et de ce qu'on ne peut pas contrôler. C'est une attitude que tout le monde ressent à un moment ou à un autre de sa vie.

Laura Queen était une fille mystérieuse. On pouvait lire dans ses yeux une lueur de peur dont on ne connaissait pas la cause, ou bien une lueur d'espoir. Elle avait voulu  parler à ses parents de ce sentiment d'impuissance face à cette rage qui de jours en jours l'a tué à petits feux de l'intérieur, mais y avait renoncé.

Elle mentait, mentait à tous. Pour les protéger, c'était ce dont elle s'était convaincue pendant toute ces années. Les protéger de quoi? D'elle même, de cette noirceur qu'elle essayait tant bien que mal de garder au fond d'elle. Elle avait alors enchainé les excuses, mensonges après mensonges.
Cette mascarade avait eu raison d'elle et elle le savait bien, tout comme ses amis qui l'avait abandonné les uns après les autres sans se soucier de la peine qu'elle pouvait ressentir à ces moments là. Mais à quoi bon se soucier du malheur qu'on inflige aux autres quand celui ci fait notre bonheur. Une attitude puérile, stupide, et méchante, ironiquement comparable à celle du seigneur des ténèbres et de ses mangemorts.

Mais à présent elle ne pouvait plus faire demi tour, elle attendait avec peur et inquiétude, presque de l'effroi, la rafale de vents qui causerait sa chute. La déception qu'elle lirait dans les yeux de ses parents, la jouissance qui se dessinera sur les visages de ses anciens amis, sans aucune issue de sortie. Il faudrait affronter la réalité en face, la tête haute, et faire de son mieux pour s'en sortir. Et elle savait aussi que ce ne serait pas facile.

Dans des rares moments, de tristesse ou de colère, elle l'avait voulu de tout son coeur, crier sa rage et sa haine, sans se soucier des conséquences. Alors elle essayait de se rappeler des moments de joie et de bonheur, vidant son esprit des idées malsaines qui y étaient nées, et se laisser envahir par cette sensation chaleureuse .

Pendant ces instants, on n'a plus qu'une seule envie, être seul. Alors elle marchait, le long d'une route ou au bord de la mer, sentant la brise caresser ses cheveux, inhalent l'odeur parfumée des fleurs qui l'entouraient, frémir sous la douceur des vagues caressant ses orteils,et écoutant le chant des oiseaux, le bruit de la nature ne pensant à rien. Un moment simple, d'une telle facilité, un rare moment de bonheur.

Une légère rafale de vent l'a ramena à la réalité. Elle regarda autour d'elle, la fenêtre de sa chambre qu'elle avait laissé ouverte. Se levant de son lit pour aller la fermer, elle entendit des rires qui provenaient de dehors. Elle avança d'un pas nonchalant vers le balcon, qu'avaient installé ses parents un cinq plus tôt pour qu'elle puisse profiter de la vue de l'océan, et aperçut à quelques mètres au dessous d'elle, la regardant sur le trottoir d'en face, une bande d'adolescents, visiblement du même age qu'elle , discutant.

L'un d'eux se leva du banc, sur lequel ils étaient assis, et déclara, un sourire aux lèvres à ses amis:

- Regardez qui on a là! Ce ne serait pas la Garce du bahut?!

Les autres émirent quelques rires se levant à leur tour. Laura, habituée à ces moqueries depuis qu'elle avait rompu avec lui, ne se laissa pas distraire et leur tourna le dos , voulant regagner sa chambre quand une voix féminine l'interpella.

- Et ou tu vas comme çà? Encore aller chialer chez ta sale garce de mère? non non attends, c'est vrai c'est pas ta mère, la tienne ne voulait même pas de toi, elle t' a même abandonné

Laura resta figée sur place quelques instants . Comment avaient ils su? elle l'ignorait. Laissant la colère l'envahir , elle se tourna pour faire face à son ancienne meilleure amie.

- La ferme espèce de garce! Si jamais tu t'avises d'insulter à nouveau ma mère ..

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'elle fut coupée par une autre jeune fille, qui s'était avancée à son tour.

-Sinon quoi Laura? Qu'est ce que tu vas nous faire hein? Tu vas nous tuer? nous dénoncer ? Voyant qu'elle n'obtenait aucune réponse, elle continua dans sa manoeuvre de la faire craquer   C'est bien ce que je pensais! Telle mère, telle fille hein Queen?     Toutes des bonnes à rien comme ton père! Et...

Elle ne termina pas phrase, se sentant terrifiée. Ses amis eux aussi la regardaient l'air scandalisé. Elle était comme soulevée dans l'air, à quelques mètres au dessus du sol, sans aucun cables la retenant, comme si elle volait.

Puis dans un élan, la main invisible qui la retenait la lâcha, la laissant tomber, se fracassant le dos sur le toit d'une voiture. Ses amis se précipitant auprès d'elle, l'un deux la prenant inconsciente dans ses bras, puis levant les yeux vers le balcon en face d'eux. Bientôt, ses amis firent de même regardant Laura avec peur.

Celle ci prit conscience de ce qui venait de se passer. C'était elle. Sans le savoir, elle avait craqué. Elle avait finalement fait raté cinq mois de résistance contre cette rage en quelques secondes. Elle ignorait comment, mais elle savait qu'elle était responsable.

Laura regarda un instant la silhouette inconsciente de l' adolescente. C'était sa faute. Elle était responsable. Il était inutile de se convaincre du contraire pour ensuite vivre le reste de sa vie en éprouvant des remords et de la culpabilité.

Elle regrettait ce qu'elle avait fait, mais n'en restait pas pour le moins contente. Cette garce avait fini par payer tout le tort qu'elle lui avait causé.

Laura observa autour d'elle, fit demi tour, refermant la fenêtre et s'asseyant sur son lit. Prenant une inspiration, elle s'imaginait déjà au tribunal jugé pour coups et blessures. Non ils n'ont aucune preuve contre moi. Elle s'imaginait déjà le rejet supplémentaire des autres à la rentrée quand ils entendront parler de l'accident et la façon dont ils s'en prendraient à elles. Pour le rejet, de toute manière, je n'ai plus grand choses à perdre, je n'ai plus aucun ami; et pour les menaces ils auront trop peur que je m'en prenne à eux .
Sur ce Laura sortit de sa chambre, descendit l'escalier et sortant par la porte de derrière donnant accés à la route de campagne.

Bien décidée à prendre le temps de réfléchir à ce qu'il s'était passé, elle prit le premier bus qui partait vers le centre ville de Londres, à trois quart d'heures de chez elle.
Tout se bousculait dans son esprit, tant et si bien qu'elle ne se rendit pas compte qu'elle était déjà arrivée en ville. Descendant du bus, elle inspira un instant pesant les pour et les contre. " J'ai un peu d'argent sur moi/oui mais tu devrais le garder; mes parents ne seront pas là avant deux heures et demie/ oui mais s'ils arrivent en avance, ils vont s'inquiéter; si je rentre je devrais faire face à cette bande d'enragés/ oui mais tu devras tôt ou tard leur faire face!; je préfère tard".

Sur ce, elle avança bousculant deux trois personnes en chemin vers le premier magasin de vêtements qui se présentait à elle. Alors qu'elle commençait à tourner la poignée elle sentit une main se poser sur la sienne. Elle leva les yeux et vit un jeune homme brun, un peu plus grand qu'elle.
-oh je suis désolé, vas y " lui dit il enlevant  sa main de la poignée un sourire timide aux lèvres
-C'est pas grave" répondit elle, elle aussi un sourire aux lèvres. Elle leva sa main la tendant vers la sienne.                                                                                                                                                    Je m'appelle Laura, Laura Queen

Celui ci lui serrant la main lui rendant son sourire, lui répondit:
- Enchanté, moi c'est Neville, Neville Londubat

Laisser un commentaire ?