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Univers Parallèle / Romance

3 chapitre 3

Catégorie: G , 901 mots
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Bonjour! Voici le troisième chapitre j'espère qu'il vous plaira. Je suis désolé pour les fautes(j'ai corrigé toutes celles que j'ai remarquées)

Bonne Lecture.

 

chapitre3:

 

Petite humanité,

Il y a, au cours de chacune de mes journées, un moment subtil, aérien;où je me dis:«Théo tu es en vie».Respirer est une expérience exaltante.

Aussi évident que cette constatation soit, elle me conduit toujours à un questionnement. Finalement nous sommes bien peu de chose devant l'immensité de cet univers. Mon existence ne représentera peut être jamais rien d'autre qu'une suite de chiffres et de lettres sur des feuilles de parchemins. Je ne sais quand je mourais et il m'est inconcevable de m'imaginer mourir avec plus de regrets que j'en ais déjà. Tous autant que nous sommes nous voulons mourir heureux.

J'éprouve énormément de regrets lorsque je me remémore mes années à poudlard; à l'encontre de mes silences surtout et dans une moindre mesure, de mes mots. N'étant pas de nature loquace, j'ai développé un certain cynisme, à force d'observation du comportement vicieux de mes contemporains. Ils suscitaient en moi des pensées très critiques et assez virulentes à longueur de journée. Je me trouvais parfois pathétique ce qui me rendais honteux quelques instants. Mais puisque je préférais ma place à la leur, ce malaise disparaissait vite. Néanmoins la solitude me narguait. Seulement,en grandissant,j'ai compris, à force de me trouver des compagnons dont le silence me pesait et dont je craignais le jugement, des individus auxquels je m'accrochais plus par besoin que par envie,que le plus important était de savoir se tenir compagnie correctement à soi même. Il est difficile de comprendre certaines choses de l'existence, même parmi les plus évidentes. A présent j'entretiens une relation plus saine avec ma solitude.

Mes deux années au Japon m'ont beaucoup apprises sur mes besoins sociaux. New York m'avait donné l'impression terrifiante que je me devais de changer totalement pour m'intégrer. Cette peur m'a permise de me poser les questions existentielles essentielles. Je me suis rendu compte avec effarement et j'en rougis encore aujourd'hui que j'avais honte d'aborder certains sujets avec moi même. Il m'était simple d'étudier les autres pour essayer de comprendre la nature humaine, justement parce que j'étais spectateur.l'introspection s'est avérée beaucoup plus ardu et affolant comme exercice. J'angoissais, à la limite de l'évanouissement,semblable à un claustrophobe dans un ascenseur, j'ai voulu alors fuir à tout pris cette déréliction. Et puis je me suis rappelé ces mots de Nietzsche:«Dans la solitude,le solitaire se ronge le cœur,dans la multitude c'est la foule qui le lui ronge. Choisis donc!». Il m'a semblé que la première option me serait la plus supportable alors je suis allé cherché du courage en moi. Armé de ce baguage de taille suffisante je me suis lancé dans la conquête de moi même.

Il me fallait pour cela quitter New York, et c'est là que j'ai rencontré Hiroto,un japonais, dans une pizzeria. Une amitié qu'il a provoqué en venant s'installer en face de moi un soir que le restaurant était bondé. Plongé dans mes pensées et en passe de finir mon café je n'en ais pas pris ombrage. En partant et s'en comprendre pourquoi je lui ais adressé un au revoir à demi mot qu'il m'a chaleureusement rendu, cela, même si nous n'avions échanger aucun mot une fois qu'il s'était assit. La suite tu t'en doutes n'a rien d'extravaguant,l'habitude a fait le reste. Piètre cuisinier je mangeais souvent là-bas, et j'ai fini par m'ouvrir. Principalement parce qu'il respectait mon silence et que partager un repas avec quelqu'un dans un silence qui n'avait rien d'oppressant me rendait heureux. Lentement il a éveillé ma curiosité et un soir, le cœur battant j'ai osé poser une question.

  • Tu es Japonais?

Il m'a sourit et a acquiescé. Sans doute a t-il interprété ma question comme une fin du silence, il s'est alors mit a m'en posé aussi. J'y répondais avec honnêteté . Je ne sais plus qui a dit:« la seule amitié qui vaille est celle qui naît sans raison». Elle avait bien raison.

Je me sens en sécurité dans cette amitié, libre d’être celui que je me sens d’être. Nous avons discuté souvent et en différents endroits de la ville après cela. Trois mois plus tard il retournait chez lui et c'est non sans une certaine émotion que je lui dis au revoir ce jour là.

Je me sentais plus serein à son départ qu'à mon arrivé dans la ville. Les six mois qui ont suivis m'ont paru assez satisfaisants. Je me suis beaucoup promené et j'ai énormément lu. Cette dernière activité en l’occurrence m'a fait profusément du bien. Je ne me sentais plus seul, cela m'a permis d’apprécier ma propre compagnie. Je discutais quelque fois avec Hiroto par cheminette et j'ai eu envie de découvrir un peu son pays. J'avais la sensation d'avoir épongé toutes les possibilités de New York. J'étais prêt pour la prochaine étape. Et tu sais petite humanité, j'adore le Japon.

 

Je suis impatient de te revoir,

Théo.

 

A bientôt!

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