Le premier chant de l'Expiation

Chapitre 1 : Chapitre 01

3428 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 01/10/2025 21:08

Chapitre 01

                                                                                                   


―      Non, pas mon fils !

―      Et voilà, c’est pour ma poire…

Vous vous demandez qui je suis ? Et bien… moi, je suis Gale Hawthorne, dix-huit ans et habitant du District Douze, le pire de Panem. Pourquoi ? Car nous sommes les laisser pour contre suite aux « Jours Obscurs ». Qu’est-ce donc que les « Jours Obscurs » ? Et bien… comment vous dire… les « Jours Obscurs » est un soulèvement provoqué par la citoyennetés encore vivant après la longue période de destruction massive que la nature à réaliser sur l’ensemble du globe. Mais, dans tous les Districts qui ont été réalisé par la suite, un seul ne semblait pas en accord avec la façon de procédé de la nouvelle capital du monde, le Capitol. Le District Treize, le seul à ce moment-là, à être pourvu d’armement, à été le déclencheur de l’insurrection et a mené le soulèvement dans tout Panem. Depuis, nous devons subir les déboires du Capitol qui a décrété, suite à l’insurrection provoquées par les différents insurgés des treize districts, de mettre en place une « punition » à la hauteur de notre honte. Combien de temps a duré cette insubordination provoquée par les districts ? Je vous avoue que je n’en sais rien. Pourtant, nous avons encore des anciens qui se souviennent de la vie avant cette guerre idiote, voir même les défaut de la nature ayant ravagé le monde. Mais aucun d’eux n’en parle, comme si retourner cette plaie sanguinolente était trop dur pour eux.

Mais revenons-en à nos montons, si je puis le dire ainsi. Après cette longue transition, les différents meneurs ayant provoqué la rébellion ou qui ont suivi les meneurs, ont été exposé dans un ancien amphithéâtre jadis utilisé pour les évènement sportif. Lieu d’exécution de chefs rebelles qui avait pourtant tenu malgré la guerre qui faisait rage tout autour, il a ensuite servi pour les dix premiers Hunger Games, s’abreuvant du sang des tributs défunts.

Qu’est-ce qu’un « Hunger Games », me demanderez-vous ? Eh bien, je peux vous dire que ce titre a été donné suite au Traité de Trahison qui fut ériger et signer le jour de la Grande Fin et avec le sang du derniers des insurgés du moment. Le Traité nous a accordé de nouvelles lois pour garantir la paix et, pour rappeler chaque année que les « Jours Obscurs » ne devaient pas se reproduire, il nous à donner les « Hunger Games » qui seraient réalisés tous les ans à la même date.

C’est ce que nous rabâche notre Maire chaque jours de la Moisson mais, en réalité, moi, je vous le dis, ce « Traité » maintient les Districts divisés, empêchant ainsi une nouvelle rébellion, une nouvelle révélation.

Mais oui, comme vous avez pu le comprendre, ils effectuent une battue dans nos districts pour cette réalisation. Chaque année, un enfant, entre douze et dix-huit ans, est sélectionné par tirage au sort et envoyé au Capitol pour combattre jusqu’à la mort. Bien entendu, vous vous en doutez, ce n’est pas que les hommes qui sont dans cette situation, ils sélectionnent aussi une fille dans la même tranche d’âge. Soit, un tribut de vingt-quatre enfants qui est envoyé chaque année au Capitol pour leur bon plaisir.

Pourtant, durant les dix premières années, malgré l’obligation d’assister à la représentation, le Capitol, tout comme les différents Districts, ne les regardaient pas, voir peu, s’en désintéressant totalement. D’un, car l’attrait de la violence ne semblait pas en émouvoir un seul au Capitol, mais aussi à cause de la diffusion qui n’était pas du tout impeccable pour dans les Districts. Mais ce n’est que lors du dixième Hunger Games que les choses ont évolué pour nous, mais pas qu’en bien.

En effet, lors de cette « édition », en plus de sélectionnés les enfants chez nous, ils ont introduit le concept de « Mentors », être sélectionné afin de nous aider à survivre dans « l’Arène » de combat. Et, d’après mes parents, cela ne fut pas une grande réussite car plusieurs d’entre eux sont mort, tout comme une bonne partie des tributs avant que les jeux ne commencent. Et pourtant, en introduisant cette nouvelle donnée, il y eu aussi le concepts de Parieurs et Sponsors qui firent leur entrée. Ils auraient aussi inclus la possibilité « d’interviewé » le tribut avant les jeux. Au final, la dixième édition n’a pas été une grande réussite, au vu du procédé qui avait été mis en place.

Et pourtant, c’est cette année-là que le Districts Douze pu clamer sa « toute-puissance », si on peut le dire ainsi. En effet, le Vainqueur du moment était une fille originaire de chez nous et âgée de seize ans, Lucy Gray Baird ! Quand elle fut rentrée, tous eurent l’air content de la voir revenir mais elle a disparu quelques mois plus tard, sans aucune raison.

Depuis, les « Hunger Games » ont évolué, donnant, depuis la onzième édition, la possibilité au survivant, ainsi qu’à se famille si elle était encore vivante à ce moment-là, la possibilité de vivre dans une maison entièrement installée et construite dans le « Village des Vainqueurs ». En plus de ça, un gain généreux lui est donner tous les mois, afin de pouvoir vivre correctement comme s’il vivait dans le Capitol. Et, pour finir, les habitants du districts du vainqueur reçoivent un colis de nourriture égal à une année, leur permettant de pouvoir mieux vivre.

Vous pensez bien que, depuis cette nouveauté, plusieurs districts font tout pour faire en sorte que l’un de leur tribut soit le grand gagnant. Et encore plus quand la onzième édition est arrivée. La surprise que la nouvelle règle mise en place à ce moment-là, a suscité un tel émoi que plus personne n’osait dire du mal des Hunger Games pendant cette période. De la nourriture ! Tel était la nouvelle tendance introduite dans les jeux.

Depuis, les « Hunger Games » sont en total évolution, devenant de plus en plus surprenante avec le temps.

Jusqu’à ce jour !

―      C’est bon m’man, j’irai.

Je venais de dire ça sur un ton détacher comme jamais je ne l’avais fait avant.

―      Ce n’est pas comme si j’avais le choix non plus.

―      Mais… dit-elle, en larmes.

―      C’est bon maman, j’irai dans cette « Arène », quoique l’on puisse dire. Tel est la loi de l’Expiation.

Qu’est-ce donc que « l’Expiation » me diriez-vous ? Eh bien, cela sonne la vingt cinquième année de la mise en place des « Hunger Games ». Lors de la rédaction du « Traité de Trahison », il parait que les organisateurs du moment ont rédigé des demandes bien particulières pour ces anniversaires bien précis. Et celle de cette année est la plus coriace. Je revois encore Drusilla Sickle, l’hôtesse du District Douze, faire l’annonce de cette première édition spécial, marquant l’anniversaire du premier quart de siècle depuis le début des jeux :

―      « Au vingt-cinquième anniversaire des Jeux, afin que les rebelles n’oublient pas qu’ils avaient choisi de verser le premier sang, chaque District devra tenir une élection et voter eux-mêmes pour les tributs qui les représenteront. »

De quoi, vous comprendrez, devenir aussi livide qu’un fantôme. Et, de quoi aussi, tirer l’exclamation de ma mère. Et, pourtant, aucun de nous n’a envie d’envoyer l’un de nous dans la fosse au lion et de se retrouver avec un futur compagnon en moins. Afin d’être sûr de mettre le plus de chance de côté, la Moisson de cette année s’était fait de façon logique et censée.

En tout cas, dans le District Douze !

Pour permettre que les plus jeunes survivent, il avait été décidé, à l’unanimité, qu’il ne serait proposé que des enfants âgé de dix-huit ans. Ce qui ne laissait pas grand monde à ce moment-là. Avec lui, il y avait Nausicaa Albright, Laurel Brighton et Isobel Grey qui correspondait aux vœux de l’entité du District. Pour les garçons, Daemon Kentucky, Jeremy McDonald et moi-même étions aussi éligible. Pour les filles, ils avaient tous jugé qu’Isobel était la mieux placée pour essayer de survivre au jeu de l’Expiation, au vu de sa souplesse, de sa grande rapidité et de son talent pour la chasse. Et moi, je fus choisi à la grande majorité pour la force que j’avais acquis avec le temps, à force de m’entrainer dans la forêt qui protégeait les pourtours du district.

Mais ma mère ne voulait pas, arguant que ma présence était requise pour l’aider à maintenir la famille à flot. Je ne pouvais, pourtant, pas me soustraire à cette contrainte, de peur que ma famille ne soit touchée par la malchance comme d’autre tributs les années précédentes.

Près de nous, je voyais les caméramans nous filmer pendant que l’hôtesse envoyée s’occuper de nous, ne parcourt les mètres qui la séparait du reste de la population.

―      Vous avez terminé, demanda-t-elle d’une voix stridente et sec. Il est plus que temps de préparer l’émission pour le Capitol. Plutarch ? Vous avez filmé toutes les séquences dont vous avez besoin pour combler les trous ?

―      Sans problème, Drusilla, répondit-il simplement. Nous pouvons nous concentrer à nouveau sur vous.

Toute heureuse d’entendre une telle vérité – qui ne sonne ainsi qu’à ses propres oreilles –, elle lissa le bord de sa robe lavande avant de se redresser, prenant une pose royal pour être dans les meilleurs conditions de sa prestation.

―      Cher amis du Capitol… le choix de nos cher amis du District douze à enfin été posé.

D’un signe tendre des mains, elle invita la populace à se joindre à elle et demanda d’un rapide coup de tête aux deux désignés de se joindre à ses côtés.

―      Comme vous le savez, les… femmes d’abord, cracha-t-elle sournoisement en se tournant vers la jeune femme désignée. Comment t’appelles-tu, jeune fille ?

―      Je m’appelle Isobel… Isobel Grey… Madame…

Voir cette timidité me faisait rire intérieurement. Tout le monde le savait dans le District, Isobel était loin d’être la fille le plus timide de sa génération. Plus petite que la moyenne, elle n’en était pas moins rapide. Ses long cheveux noir de jais étaient regroupés en une longue queue de cheval, dégageant son visage et ses grands yeux vert. Ses atouts ? Sa généreuse poitrine alors qu’elle avait une personnalité plus forte que la moyenne.

―      Et toi, mon petit ?

―      Gale Hawthorne, dis-je simplement, sans préambule.

Petit ? M’a-t-elle bien regardé ? Je n’étais, certes, pas le plus grand de tous, mais j’avais assez de hauteur pour la toiser de mon regard pénétrant. Malgré tout, je continue de regarder devant moi, ne me laissant pas distraire par le look coloré de l’hôtesse qui était censé nous représenter encore cette année.

Un peu plus loin, dans la petite foule qui s’était assemblée devant l’estrade installée devant le bâtiment de ce qui nous servait de mairie, je voie ma mère pleurer dans son giron, soutenue par mon frère d’un an mon ainé. Lui et moi, nous nous ressemblons fortement au niveau du visage. Dites souvent en forme de « cœur », nous avons tous une mâchoire marquée et forte et ayant des traits anguleux. Fier de nos ancêtres, nous arborons tous les deux une chevelure brune, voir légèrement dorée si la lumière du soleil est de bonne augure. Mais ce qui nous caractérise complètement, ce sont nos yeux, d’un bleu perçant, qui est le signe le plus distinctif de notre famille. Aucun enfant de notre lignée n’est né avec une autre couleur des yeux. Ce qui est rare dans une famille, il faut bien le dire.

Je vois mon frère se retenir de lâcher la bride à sa tristesse, restant fort pour leur mère, ainsi que pour lui. Malgré les un an qui les séparait l’un de l’autre, il avait toujours du mal à se prendre pour un grand-frère, préférant que l’on les considère comme des jumeaux.

D’un sourire franc et sincère, je veux qu’il renvoie une sureté que nous seule connaissons. Son faible hochement de tête me fait comprendre qu’il à bien reçu le message et qu’il va prier intérieurement pour que je survive.

Mais, trêves de bavardage interne, je me reconcentre sur la Moisson en entendant le maire lire le traité que l’on entend depuis bientôt vingt-cinq ans maintenant. Vingt-cinq ans et personne ne sait réellement dire depuis combien d’année Panem existe réellement. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de me demander ce que le Capitol a décidé de réaliser cette fois-ci pour l’Arène.

―      Joyeux Hunger Games et que, cette fois encore, le sort puisse leur être favorable ! lâcha Drusilla en levant haut les bras, espérant avoir les honneurs auquel elle aspire tant.

Mais elle n’eut droit qu’au silence et au mépris des autres, leur regard en montrant des tonnes. Malgré tout, je ne peux que m’en amuser car ma vie, elle, ne tien plus qu’à un fil. Attraper par le bras, je me sens tiré par un Pacificateur et emmener de force dans la mairie. Arriver devant une porte, on me pousse à l’intérieur et je me retrouve comme un imbécile, couché sur le sol poussiéreux.

―      Ainsi, c’est ici que l’on enferme les moissonnés pour qu’ils puissent dire adieu à leur famille, dis-je à voix basse en me relevant. Au moins, ils ont droit à un petit avant-gout du luxe qu’ils n’auront jamais, contrairement à certains…

Afin de pointer correctement mes dires, je crache à même sur le tapis de luxe qui se trouve dans la pièce. Satisfait, je relève la tête et regarde un peu plus autour de moi ce qui est entreposé dans la pièce. Fauteuils en cuir – dont un déchiré sur la tranche –, armoires, buffet et vitrine en chêne massif comblaient l’espace avec beauté, malgré que le côté terni et usé du mobilier fût fort présent. Mais j’en avais cure de tout ce luxe ostentatoire.

Tout d’un coup, la porte s’ouvrit et je pus prendre ma mère dans mes bras, alors que mon frère me posait sa main sur mon épaule, la serrant aussi fort qu’il ne l’avait jamais fait.

―      C’est le destin, et on ne peut rien y faire, vous le savez parfaitement, dis-je en frottant le dos de ma mère de ma main calleuse.

Les sanglots, déjà déprimant de ma mère, doublent de volume et je la sens se serrer encore plus contre moi, trempant doublement la chemise en coton que je porte et que j’avais reçu à mon anniversaire par mon frère. Levant la tête, je regarde ce dernier qui essaye de sourire avec force pour ne pas me tracasser mais le mal est fait. Je le vois, avec les larmes au bord des yeux et je ne peux que lui sourire face au désastre provoqué par le destin.

De longues minutes passent, sans que rien ne soit dit. Juste des sanglots et des regards me sont lancés jusqu’à ce que la porte s’ouvre à nouveau dans un grand fracas, réveillant ma mère d’un coup sec.

―      Non ! Non ! n’enlevez pas mon enfant ! Laissez-le-moi ! crie-t-elle avec force en faisant mur entre les Pacificateurs et moi-même.

Mon frère tente de l’attraper pour lui éviter de se faire frapper par le Pacificateur qui se plante devant elle mais, peine perdue, le coup de matraque vol dans les airs et elle s’effondre devant moi, comme une feuille morte.

―      Maman ! cris-je en m’abaissant vers elle.

Je n’eus pas le temps de faire plus que je me fais déjà attraper le bras par un autre Pacificateur qui me force à me diriger vers la porte. Je hurle à mon frère de prendre soin de notre mère et j’ai juste le temps de le voir encore une seconde que le coin du couloir apparait devant moi, le faisant disparaître de ma vision. Devant moi, je vois Isobel être mené, elle aussi, de force vers l’arrière de la mairie. En même pas quelques minutes, on se retrouve projeté dans un 4x4 de Pacificateurs et en route en direction de la gare du District pour prendre l’aérotrain.

D’habitude, lors des vingt-quatre premiers Hunger Games, chaque voyageurs se voyaient embarqué et jeté comme un animal dans un wagon puant et crasseux. Pour cette première Expiation, le Capitol avait décidé de donner plus de largesse et de confort aux Tributs sélectionné.

―     « Pour vingt-trois d’entre eux, ils vont vivre leur dernière vie sur terre. Pour cela, leur donner un avant-gout de ce qu’ils vont gagner n’est rien face à l’horreur qu’ils vont vivre pour expier la faute de leur ancêtre »

Mais, cela n’était rien comparé à ce qui avait suivis. En plus de cette annonce, le Capitol avait aussi annoncé que de grande nouveauté arrivaient et que tout serait délivré en temps et en heure. Pour cela, on devait tous se retrouver devant notre écran ou, pour cette Expiation, se retrouver sur la grand place de chaque district pour la voir en projection sur un gigantesque écran.

Pourtant, la rage qui sommeillait en moi avait été réveillée par le Pacificateur qui avait frappé ma mère. Elle avait réagi comme tout parent l’aurait fait si on touche à un de leur enfant et il n’acceptait pas que le coup de matraque ait été donné, comme si l’altruisme n’était pas de mise.

Même si je n’avais pas le droit de le faire, je me jurai de l’égorger avant le départ du train.


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