Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 12

1947 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 08/06/2026 09:24

Ils avancèrent lentement dans la galerie métallique.

- Mais où sommes nous encore tombés ? Dit Henry.

- Les nazis ont mis à jour ce souterrain secret, ils ont en fait une sorte de bunker.

- Ca pour le mettre à jour, ils l’ont mis à jour. C’est un véritable labyrinthe !

- J’espère bien que non.

Ils arrivèrent à un croisement de quatre galeries.

- Oh non, je déteste ce genre de chose !

- Par où allons nous ?

- Vous croyez que je le sais ?

- C’est toi l’aventurier.

- Allons tout droit, nous verrons bien.

- Quelle idée de faire des endroits pareils !

Henry vit des gravats par terre, ils portaient les restes d’une gravure représentant le Christ.

- Regarde ça, ils ont détruit un site archéologique vieux de plusieurs siècles sans la moindre pitié.

- Ce sont vraiment des enfoirés.

- Junior !

- Arrêtez de m’appeler comme ça !

- Alors arrête de jurer.

Ils entendirent alors des voix tandis qu’ils arrivaient à un angle. Indy pencha discrètement la tête et vit deux nazis en train de discuter en patrouillant.

- Herr Stratner ne veut voir personne traîner dans les galeries.

- Il n’a pas tort, cet endroit me file la chair de poule.

- Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à craindre ici, par contre je plains Hans et Rupert, ils patrouillent deux étages plus haut, à l’étage de la salle maudite.

- Pas de bol pour eux.

- Oui, et en plus Herr Stratner est avec eux.

- Y’a quoi dans cette salle au fait ?

- Personne ne le sait on y est jamais entré, il paraît qu’il y a une arme qui pourrait décimer une armée entière.

- C’est ça ! Mon œil oui.

- En tous cas Herr Stratner va dans cette salle tous les jours, ce truc l’obsède complètement. Enfin, ça c’est son problème.

- Oui. Tiens au fait, tu a vu le nouveau pistolet mitrailleur XT-16 ?

- Je vais l’essayer mardi.

- Il est génial tu verra, Klaus m’a dit qu’il avait dégommé douze pigeons en treize secondes avec, tu te rends compte !

Ils passèrent lentement devant Indy et Henry, soigneusement cachés dans l’ombre étroites des couloirs annexes, et disparurent à l’angle sud.

- C’est une chance si l’on ne se fait pas repérer, dit Henry.

- Si seulement il ne pouvait y avoir que ces deux là.

- En tous cas nous savons où aller, deux étages plus haut.

- Nous n’y arriverons jamais si nous passons par les couloirs.

Indy leva la tête et vit les conduits d‘aération. Il enleva l‘une des grilles.

- On passe par là ?

- Oui père, ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas de rats.

 

Ils longèrent le conduit obscur pendant quelques instants.

- Arrêtez vous !

- Pourquoi ?

- Regardez en bas.

Il y avait un tas de nazis qui allait et venait.

- Il faut monter à l’étage.

Indy repéra une échelle en bout de conduit.

- Par ici père.

Ils montèrent à l’étage suivant et poursuivirent leur chemin dans les conduits. Henry hurla soudain.

- Taisez-vous père !!

Un rat passa dans le conduit.

- Père !

Le rat explosa dans une gerbe de sang, une balle l’avait transpercé, d’autres suivirent à travers le conduit.

- Bravo, ils nous ont repéré, venez !

Ils accélérèrent la cadence, poursuivis par les balles. Indy vit enfin l’échelle menant à l’étage supérieur.

Ils montèrent et retrouvèrent le calme.

L’alarme se déclencha alors.

- Bravo père !

Indy poussa la grille la plus proche après s’être assuré que la voie était libre, ils montèrent ensuite.

- Votre diversion a été plutôt utile finalement.

Un nazi apparut alors.

- Hic ! ‘jour ! Hic !

C’était un petit homme chétif qui puait l’alcool. Il était totalement ivre.

- Faites quoi dans l’coin les gars ? Hic !

- Rien, tu sais où est le patron ?

- Oh bein il est pas loin hein, hic ! Dans l’coin là-bas, hic ! 

- Où ?

- Il est dans sa salle privée, il fait encore mumuse avec son joujou, hic !

- Merci.

- Et attendez les gars, j’peux pas vous laisser filer comme ça, hic !

- Non ça va aller, il nous connaît.

- Ah bon ? Ça va alors.

Ils avancèrent vers l’endroit indiqué, une balle effleura l’oreille droite d’Indy. Le nazi avait sorti son arme.

- Vous voulez pas jouer avec moi ?

Indy s’approcha de l’homme et lui envoya une droite en pleine face, il s’écroula. Indy lui retira alors ses vêtements.

- Mais que fais-tu ?

- Vous vouliez un uniforme non ?


Ils arrivèrent devant la salle, deux soldats la gardait. Ils firent le salut nazi, les soldats répondirent, l’un d’eux dit :

- Tut mir leid, das ist verboten, Herr Stratner ist da.

- Gut, das ist nicht, répondit Indy.

Ils détournèrent les talons pour aller dans un coin et discuter à mi-voix.

- La lance est dans cette salle, et Stratner aussi.

- Alors que faisons nous ?

- On attend.

La porte blindée s’ouvrit, Stratner apparut, les deux soldats se raidirent et firent le salut nazi.

- Pourquoi l’alarme s’est elle déclenchée ? Demanda t’il.

- Nous l’ignorons Obersturmfuhrer.

Un soldat arriva en courant.

- Obersturmfuhrer ! Des intrus ont pénétré dans le site !

- Des intrus ? Par où sont ils entrés ?

- Par les conduits d’aération, nous avons tentés de les éliminer mais ils nous ont échappé.

- Alors pourquoi venez-vous me voir ? Allez vous en occuper et ne revenez me voir qu’avec leurs cadavres c’est clair ?

- Javol Obersturfuhrer.  

Le soldat repartit. Stratner se tourna vers les deux autres.

- Que personne n’entre ici, dit-il avant de s’en aller.


- Allons-y, fit Indy.

- Attends Junior…

Mais Indy était déjà revenu au niveau des gardes.

- Désolé, personne ne doit entrer, par ordre express de Herr Stratner.

- J’ai une autorisation spéciale.

- Ah oui, montrez la moi.

Indy décrocha une droite au visage du garde de gauche, l’autre mit la main à la poche pour prendre son pistolet, mais avant qu’il n’ai pû le sortir, Indy l’avait déjà envoyé au tapis.

- C’était vraiment nécessaire toute cette violence ? Dit Henry.

- Vous auriez fait quoi sinon ?

- …Tu a raison, bien joué.

Indy ouvrit la porte, l’un des deux hommes émergea et tendit la main vers son arme, Henry le vit et l’assomma encore d’un coup de pied au visage. Indy se retourna sans trop comprendre.

- C’est vous qui venez de…

- Qu’est ce que tu crois ? Je ne suis pas encore sénile !

Indy eut un rictus.

- Bon tu compte l’ouvrir quand cette porte ? Demanda Henry.

- Elle est ouverte père.

- Eh bien entre alors !


C’était une petite salle. Il y avait plein de tapisseries écarlates blasonnées sur les murs ainsi que des peintures de paysages et de portraits. Mais pas de lance nulle part.

- Mais où est elle ? Demanda Henry.

- Ailleurs.

- Où ?

Indy regarda les tapisseries, il s’attarda sur le blason.

- Le blason des Habsbourg. Ces tableaux symbolisent surement les grands exploits de la famille au cours des siècles. 

Il regarda ensuite l’unique portrait représentant un roi avec une barbe fleurie.

- Qui est-ce ? Demanda Indy.

- Qui est-ce ? Mais c’est Charlemagne voyons !

- Que fait un portrait de Charlemagne ici ?

- Aucune idée. Il est mort bien avant que les Habsbourg ne créent leur empire. Le seul rapport qu’ait eu Charlemagne avec l’Allemagne est sa chapelle palatine, à Aix, à la frontière ouest du territoire.

- Stratner ne conserverait pas ce portrait ici si il n’était pas important.

- Et il ne viendrait pas non plus tous les jours ici pour l’admirer.

- Exact.

Indy regarda la tapisserie de plus près, le blason au centre ressortissait légèrement. En l’effleurant, Indy remarqua qu’il n’était pas en toile, mais en pierre. Il était dans le mur. Il arracha alors la tapisserie, révélant un mur de briques.

- Étrange n’est-ce pas père ? Un mur de briques alors que tous les autres sont en acier.

Il poussa le blason.

Une porte secrète s’ouvrit dans le mur, révélant une pièce plongée dans l’obscurité. Ils entrèrent, Indy trouva un interrupteur contre le mur, il l’alluma.

La pièce contenait une cage de verre en son centre, renfermant un objet oblong conservé dans une feuille d’or.

- C’est elle père ! 

Ils s’approchèrent de la vitrine. Sur la feuille, il était inscrit : « LANCEA ET CLAVUS DOMINI » Lance et clou du seigneur.

- Exactement comme l’avait décrit Claudius dans ses mémoires, dit Henry. Elle a été recouverte d’une feuille d’or par Charles IV du Luxembourg en 1350. Elle est magnifique.

- Je préférerais l’admirer entre mes mains.

- Magnifique.

- Vous pensez toujours qu’il s’agit d’une copie ?

- Je ne sais pas…je…je ne crois pas.

- Je ne vous ai pas vu aussi fasciné depuis notre aventure dans le canyon du croissant de lune.

- Cet objet a une telle histoire, lui et le Grâal sont les témoignages uniques de la venue du Christ sur Terre.

- Sauf que le Grâal n’est plus de ce monde; dit Indy en refixant son chapeau.

Il se tourna et vit sur le côté de la salle deux boites disposées sur un piédestal. Il s’approcha et les ouvrit. La première renfermait un parchemin ancien écrit en grec ancien. La seconde contenait des ossements.

- Père, venez voir.

Henry vint en ne pouvant détacher son regard de la vitrine de la lance.

- Regardez.

- Oh ! Ce sont les ossements du sorcier !

- Et le parchemin d’incantation.

- Ils ont pû activer la lance alors.

- Apparemment non, sinon elle ne serait pas ici.

- Qu’attendent ils pour le faire alors ?

- Je ne sais pas, Hitler doit vouloir attendre le bon moment pour le faire. En tous cas ça nous laisse l’occasion d’emporter la lance avant qu‘il ne soit trop tard.

Indy regarda les ossements et remarqua qu’ils noircissaient.

- Qu’est-ce que…

Ils se consumèrent en cendres.

- Junior ! Le parchemin !

Le parchemin se consuma également. Il ne restait plus rien.

- Au moins comme ça ils ne pourront plus activer la lance.

- Pas de doutes c’est la vraie, il faut absolument la prendre et partir d’ici.

- C’est exactement ce que je pensais père.

- Mais je doute que vous puissiez y arriver, dit une voix derrière eux.

Ils se retournèrent.

Stratner et quatre soldats les tenait en joue.

- Je vous souhaite le bonjour, messieurs, fit Stratner avec un rictus.

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