Kenshi Nomade.

Chapitre 2 : La routine de l’enfer.

1229 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 14/02/2026 09:32

Chapitre 2 : La routine de l’enfer. 

L’aube à Rebirth ne se levait pas. 

Elle s’abattait. 

Nomade ouvrit les yeux. 

Son corps protestait. Chaque muscle semblait rouillé, chaque articulation prête à céder. Il inspira lentement, comme il avait appris à le faire : profondément, sans précipitation. Respirer était devenu un acte réfléchi. Nécessaire. 

Il se redressa quand on le frappa du pied. 

Garde de la Nation Sacrée : Debout, vermine ! 

Les chaînes s’entrechoquèrent. Les esclaves se levèrent, lentement, avec cette synchronisation maladroite propre aux corps brisés. Nomade se redressa sans un mot. Il connaissait déjà la règle : se lever avant qu’on vous y oblige. 

Dans la cour, il le revit. 

Le rucheur à la peau jaunâtre. Il se mouvait avec une précision étrange, presque mécanique, malgré sa maigreur. Quand leurs regards se croisèrent, l’insectoïde inclina légèrement la tête. 

Nomade passa près de lui. Aucun sourire. Juste un regard rapide, attentif. 

Ils furent affectés au même chantier. 

Porter. Empiler. Revenir. 

Encore et encore. 

Le soleil montait lentement, rendant l’air plus lourd à chaque minute. La pierre brûlait la peau à travers les tissus de la peau. Nomade sentait ses épaules protester, ses doigts engourdis par l’effort. Il serrait les dents. Il comptait ses pas. Cela l’aidait à ne pas penser. 

Après plusieurs allers-retours, le rucheur rompit le silence. 

Rucheur : Surin, « Dit-il simplement. » C’est mon nom. 

Nomade hocha la tête sans le regarder. 

Il resta silencieux. Parler demandait de l’énergie. Une énergie qu’il préférait garder. Les mots avaient un poids ici. Ils pouvaient attirer l’attention. Ou la colère.  Mais, Il observa la cour. Les murs. Les gardes. Les esclaves qui tombaient, ceux qui se relevaient, ceux qu’on traînait à l’écart. 

Ils travaillèrent encore un long moment sans échanger. Le rythme s’installa. Trois pas. Inspiration. Dépôt de la charge. Recul. Recommencer. Les coups pleuvaient autour d’eux, mais aucun ne les atteignit directement. Pas aujourd’hui. 

Puis, alors que les gardes s’étaient éloignés, le rucheur reprit, plus bas. 

Surin : Ils t’ont pris quoi, avant Rebirth ? 

Nomade hésita. Sa gorge se serra. Il sentit la réponse remonter, lourde, inutile. 

Nomade : Tout. 

Surin : « Acquiesça lentement. » Comme nous tous…. Malheureusement… 

Nomade laissa échapper un souffle sec, presque un rire sans joie. 

Nomade : Non pas comme nous tous… Eux, ils m’ont appris quelque chose. 

Le rucheur tourna légèrement la tête, intrigué. 

Surin : Quoi donc ? 

Le jeune homme marqua une pause. Il observa un garde au loin, puis baissa les yeux sur la pierre qu’il portait. 

Nomade : Que Rebirth n’est pas une prison. 

Surin : « S’arrêta net, surpris. » Explique. 

Nomade : C’est une école… Une école de survie. 

Ils reprirent leur marche. 

Nomade : Chaque jour, ils nous apprennent ce qu’il ne faut pas faire. Résister. Parler trop fort. Regarder trop longtemps. Chaque coup est une leçon. Chaque mort un avertissement. 

Surin resta silencieux, attentif. 

Nomade : Je ne veux pas mourir ici. « Continua Nomade. » Alors j’apprends. Quand me taire. Quand tomber avant qu’ils me frappent. Quand respirer pour ne pas m’évanouir. 

Surin : Tu parles comme quelqu’un qui veut fuir. 

Nomade : « Secoua la tête. » Pas encore. Fuir maintenant, c’est mourir plus loin. 

Ils déposèrent leurs charges. 

Surin : Si Rebirth est une école, tu comptes apprendre jusqu’à quand ? 

Nomade leva les yeux vers les murs immenses, vers les gardes qui patrouillaient inlassablement. 

Nomade : Jusqu’à ce que mon corps sache encaisser sans réfléchir. Jusqu’à ce que ma tête sache compter les rondes. Jusqu’à ce que je sorte d’ici vivant. 

Surin : Et après ? 

Il ne répondit pas tout de suite. 

Nomade : Après… « Dit-il enfin. » Ce sera à eux d’apprendre. 

Un garde cria. Les esclaves se remirent en marche. 

Toute la journée suivit le même rythme infernal. Pourtant, quelque chose avait changé. Nomade ne subissait plus seulement. Il observait avec intention. Il mémorisait les horaires. Les angles morts. Les gardes trop zélés. Ceux qui regardaient moins. 

Quand la nuit tomba enfin, il s’allongea contre la paroi de la cage, le corps brisé, mais l’esprit étrangement clair. 

Rebirth n’était plus seulement un enfer. 

C’était un terrain d’entraînement. 

Et Nomade comptait bien en sortir diplômé.

Moment Lore : La Nation Sacrée.

La Nation Sacrée est une théocratie humaine fanatique située au nord-ouest du continent. Gouvernée au nom du dieu Okran, elle repose sur une foi rigide, un ordre moral absolu… et une intolérance féroce. Elle est dirigée par le roi Phoenix depuis ma ville principale Blister Hill. 

La religion encadre tous les aspects de la vie des habitants de la Nation Sacrée, de par la dualité entre les deux entités de leur panthéon : Okran, le Dieu Créateur et Narko, la figure démonisée associée aux ténèbres et à la corruption. 

L’état de la Nation Sacrée applique une politique de rejet des « impurs » particulièrement féroce, tous les non-humains sont traités, dans le meilleur des cas, comme des sous-citoyens, et dans le pire, comme un danger à éradiquer. Les femmes sont également sujettes à une discrimination brutale.  

À l’opposé, les forces de l’Armée Sacrée se montrent plutôt amicales avec les Humains mâles, offrant des soins et/ou des victuailles à ceux qui sont dans le besoin. 

Son armée est composée de : 

Serviteurs d’Okran (soldats réguliers). 

Paladins (Soldat armure lourdes). 

Hauts Inquisiteurs, figures religieuses et militaires redoutables. 

Les patrouilles sont constantes et traquent les « Hérétiques » : squelettes, livres technologiques interdits, les crimes contre leur dieu… ou simplement quelqu’un qui ne semble pas assez pieux. 

En conclusion de joueur :  

Je pense que La Nation Sacrée n’est pas juste « Mauvaise ». Elle reflète parfaitement l’univers de Kenshi : un monde brisé où la survie pousse les sociétés à adopter des extrêmes. Leur fanatisme a permis de bâtir un ordre solide… mais au prix de la liberté et de la diversité. 

C’est probablement l’une des factions les plus mémorables du jeu. Parce qu’elle force selon moi et peut-être d’autres joueurs à se positionner moralement.

Fin du Chapitre 2 : La routine de l’enfer. 

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