Kingdom Hearts : Will of Past - Tome 1 : Vivre dans le Passé

Chapitre 34 : Monde Merveilleux - Partie IV

3290 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 24/01/2020 18:07

Chapitre 15 - Monde Merveilleux

Partie IV


A force de marcher, Ven avait fini par atteindre un drôle d'arbre. En effet, dans le tronc de celui-ci se trouvait une entrée immense qui débouchait sur un nouvel espace, très différent des bois. En jetant un coup d'œil, Ventus nota qu'il s'agissait d'un immense jardin constitué uniquement de rosiers aux pétales d'un blanc absolument pures. Le blondinet remarqua un groupe de plusieurs cartes-soldat au centre de cette roseraie, ce qui l'incita à pénétrer dans ce jardin à son tour.

A peine entra-t-il dans le tronc que le jeune garçon se retrouva propulsé à terre, comme si quelque chose venait de le pousser vers l'avant. Il se retourna pour voir qui lui avait fait ça, mais tout ce qu'il remarqua fut un mur en papier peint.

Fronçant les sourcils face à cette découverte, Ven leva le regard vers le ciel. Il écarquilla les yeux de stupeur : cette endroit était en réalité une sorte de boîte ! Tout les décors autour de lui n'étaient que du dessin, rien ne semblait réel !

« J'espère que je pourrais sortir d'ici au moins… » s'inquiéta-t-il en marmonnant dans sa barbe.

A quelques pas de lui, les cartes vivantes ne semblaient pas l'avoir remarqué. Formant un cercle, elles semblaient en pleine conversation. Elles discutaient à voix basse, pour ne pas se faire entendre.

Intrigué, mais surtout car il espérait qu'ils parlaient de Lea, Ventus s'approcha à pas de loup des cartes. Il espérait se mêler à leur débat. Le jeune garçon parvint ainsi à pêcher quelques mots comme : peinture, rouge, rosiers, la reine va nous couper la tête. En entendant cela, Ven porta ses mains à sa propre gorge. Avoir la tête coupée devait être absolument affreux !

Baissant les yeux, le Porteur de Keyblade remarqua aux pieds des cartes plusieurs seaux contenant de la peinture rouge. Qu'avaient-ils l'intention de faire avec cela ?

« Qu'est-ce qui se passe ? » leur demanda finalement Ven, piqué par la curiosité.

Le meilleur ami de Terra et Aqua venait d'avoir une idée : s'il devenait amical avec ces soldats, peut-être accepteraient-ils de lui dévoiler où ils retenaient Lea prisonnier. Dans l'espoir qu'il ne se soit pas déjà fait décapité bien sûr…

En remarquant enfin sa présence, toutes les cartes eurent un hoquet de surprise. Puis ils soufflèrent ensuite tous de soulagement.

« Excuse-nous, nous avons cru qu'il s'agissait de la reine ! » expliqua l'un d'eux en tremblant légèrement.

Un autre soldat lui désigna alors les rosiers se trouvant aux quatre coins du jardin.

« La reine nous tranchera la tête si elle apprend que nous avons planté les mauvais rosiers ! »

Ventus écarquilla grand les yeux. Cette souveraine était-elle si barbare au point de couper la tête de ses sujets pour une raison aussi futile ? Ven se dit alors qu'il se tiendrait à carreau devant elle si jamais il venait à la rencontrer un jour ! Quelque chose lui disait que cette réunion serait pour bientôt…

« Et donc, reprit le blondinet, c'est ce qui explique vos seaux de peinture. Vous voulez les peindre en rouge pour satisfaire la reine, c'est bien cela ? »

Les cartes hochèrent tous la tête d'un même mouvement, approuvant ses dires.

« Très intelligent, mon grand ! Maintenant, rends-nous un service, tu veux ? »

Ven ne saurait pas dire pourquoi, mais il sentait que ce « service » n'allait pas vraiment lui plaire. Les soldats ne semblaient pas avoir non plus envie de le laisser filer, maintenant qu'il connaissait leur terrible secret.

« Tu vas nous aider à repeindre ces fleurs ! » ordonna une carte de pique huit.

Il tendit un seau et un gros pinceau au garçon, le forçant à le tenir dans ses bras pour ne pas renverser tout le liquide carmin au sol.

« Bon, maintenant, au travail, amis soldats ! Pour la reine ! »

Les cartes trempèrent chacun un pinceau dans le liquide écarlate et brandirent ensuite fièrement leurs instruments en l'air comme s'il s'agissait d'épées. Puis ils se réservèrent tous un rosier et commencèrent à peindre les pétales blancs.

Ventus regardait tour à tour son pinceau, le seau, et les soldats qui peignaient fièrement en sifflotant un petit air amusant. Complètement ahuri, le jeune garçon se tourna lui aussi vers les roses pour entreprendre de les teindre en rouge à son tour. Il trempa délicatement sa brosse dans le liquide vermeil, et prit entre les doigts de sa main libre une fleur immaculée. Le blondinet peignit doucement les pétales, veillant à ne pas faire couler de la peinture au sol, auquel cas la reine s'apercevrait sans aucun doute de l'étrange supercherie.

Ven commença à son tour à siffloter l'air que chantonnaient désormais les cartes. Celles-ci entamaient déjà leur deuxième rosier, tandis que le Porteur de Keyblade n'avait peint que quatre roses seulement. Il préférait prendre son temps, car il aimait les choses bien faites.

Attrapant un escabeau qui traînait par là, Ventus atteignit les fleurs un peu plus hautes. C'est alors qu'il commença à chanter en rythme avec ses nouveaux camarades de fortune :

« Peignons ces roses en rouge, du plus éclatant des rouges ! Il faut les peindre coûte que coûte sans en perdre une goutte ! »

Ven répétait toujours inlassablement le refrain, car c'était la seule chose qu'il était parvenu à retenir de cette chanson.

Ventus finissait de peindre le dernier pétale de son rosier, lorsque le son de trompettes à proximité du jardin retentit. Les cartes abandonnèrent immédiatement leurs seaux et leurs brosses et s'affolèrent dans tous les sens. Dans la foulée, l'un d'eux percuta l'escabeau où Ven était juché, et celui-ci tomba sur les fesses.

La peinture rouge se renversa sur l'herbe, éparpillant son liquide carmin sur le sol. Personne, mis à part le blondinet, ne sembla s'en soucier. Ces soldats étaient-ils donc si inconscients que cela ? Si la reine arrivait et voyait la peinture au sol, sans doute entrerait-elle dans un courroux incontrôlable, et qu'elle leur ferait tous couper la tête !

Les cartes-soldats se stoppèrent soudainement, se mirent en ligne dans l'herbe, et firent une longue et profonde révérence. Le jeune garçon, toujours au sol, les regardait faire, interdit.

Des quatre entrées du jardin, trois furent bouchées par l'arrivée soudaine d'autres soldats. A l'entrée principale se distingua alors une silhouette qui détonnait par rapport aux autres : elle semblait humaine !

Celle-ci fixa ses petits yeux noirs sévères sur les cartes à terre. Un sourire fier et satisfait étira ses lèvres à la vue d'un tel tableau. Tellement de loyauté et d'amour de le part de ses sujets ! Mais cela ne dura pas longtemps. La reine remarqua soudainement le liquide rouge étalé sur l'herbe fraîche. Son visage prit une drôle de teinte cramoisie. La souveraine entra dans une colère noire.

« Qui a osé peindre mes roses en rouges ?! »

Sous le choc, tous les soldats à terre se relevèrent d'un coup, tremblants comme des feuilles. Ils se lancèrent des regards paniqués, cherchant un moyen de se sortir de cette mauvaise passe. Personne n'osait se dénoncer, de peur de s'attirer les foudres de l'affreuse reine et ainsi de perdre leur tête !

« Qu'on leur coupe tous la tête ! s'énerva de plus belle la reine.

Non, non ! Pas ça, par pitié ! » pleurèrent-ils tous en chœur.

Ven porta les mains à son propre cou, ravalant sa salive. Était-il compté parmi les cartes ?

« C'était son idée ! » s'écria soudainement un six de carreaux en désignant le jeune garçon du bout du doigt.

Ventus écarquilla grand les yeux. Comment pouvaient-ils ainsi le trahir et le jeter dans la gueule du loup après ce qu'il avait fait pour eux ?! Il savait qu'on ne pouvait faire confiance à personne dans ce monde ! Sa naïveté le perdra…

La souveraine posa son regard sur le jeune Porteur de Keyblade. Ses iris ténébreux s'agrandirent d'un coup. Elle ouvrit grand le bouche, comme ébahie. Le blondinet fronça les sourcils, ne comprenant pas sa drôle de réaction. Il se releva, confus, et tenta de se défendre face aux accusations :

« Mais Madame, je vous jure que je n'y suis pour rien ! »

Quelque part, ce n'était pas réellement un mensonge. Certes, il avait participé au projet « peindre les roses en rouge », mais ce n'était pas son idée !

La grosse dame s'avança en direction de Ven, comme possédée. Aucune expression ne se reflétait sur son visage bouffi, si ce n'était de la surprise.

Le jeune garçon se pinça la lèvre inférieure. Bizarrement, il sentait qu'il allait passer un sale quart d'heure, et cela n'avait rien à voir avec la perte future de sa tête. Plus la reine s'approchait, plus Ventus reculait. Son dos vint bien vite percuter la haie derrière lui. Il n'avait plus aucun moyen de s'enfuir. Le blondinet était pris au piège, et le loup gagnait toujours plus de terrain.

« Êtes-vous… un jeune homme ? » questionna la souveraine désormais plantée face au jeune Porteur de Keyblade.

Celui-ci ravala sa salive, pas vraiment rassuré. Sur le coup, le jeune garçon ne fut même pas étonné par cette drôle de question. Il avait bien trop peur pour sa vie plutôt que de penser à cela. Il se contenta de hocher affirmativement la tête.

Un large sourire éclatant étira les lèvres ventouses de la reine.

« Je l'ai trouvé ! Je l'ai trouvé ! se réjouit-elle en sautillant sur place.

Elle l'a trouvé ! Elle l'a trouvé ! » répétèrent ses soldats derrière elle, bien qu'ils ne comprenaient pas ce qu'elle entendait par là.

La grosse dame se calma un instant, puis ferma les paupières et approcha son visage de celui de Ventus. Ce dernier écarquilla grand les yeux, comprenant ce qu'il allait lui arriver s'il ne bougeait pas rapidement. Cette vieille truie essayait-elle réellement de l'embrasser ?! Pas question pour lui de souiller ses innocentes lèvres en les plaquant sur ces ventouses !

Réfléchissant à la vitesse de la lumière, les iris océan de Ven remarquèrent un échappatoire possible : il pouvait ramper sur le sol, passant entre les jambes de la reine et le rosier. Il s'agissait de sa seule option, il se devait de la saisir.

Réagissant au quart de tour, le blondinet sa baissa soudainement et se mit à quatre pattes. Il se dégagea furtivement du guet-apens et se releva une fois ayant dépassé les souliers de la reine. Seulement, celle-ci semblait avoir anticipé le coup. Ventus se retrouva pris au piège entre les soldats. Ils l'encerclaient de toutes parts, plus aucuns moyens pour lui de s'enfuir.

« Ici, reprit la reine sévèrement, c'est moi qui décide de qui part, et qui reste. »

La souveraine se créa une brèche parmi les cartes. Elle s'avança vers Ven et prit son visage entre ses doigts potelés.

« Et vous jeune homme, j'ai décidé de faire de vous mon roi. »

Le blondinet n'osa même pas ouvrir la bouche pour répliquer. Cette souveraine lui faisait bien trop peur pour le moment pour essayer de riposter. Il allait la suivre pour l'instant ; il se sortirait de cette mauvaise passe plus tard. Et puis, peut-être pourra-t-il en apprendre plus sur l'endroit où Lea était retenu prisonnier.



Kairi errait inlassablement dans le labyrinthe de la reine de cœur. Elle empruntait des chemins complètement aléatoires. Des fois à gauche, tantôt à droite. La jeune fille ignorait où elle se trouvait. Elle se guidait dans les carrefours grâce aux tourelles rouges qu'elle apercevait au loin, mais le résultat ne concluait en rien. Bien souvent l'auburn faisait demi-tour car elle tombait sur un cul-de-sac.

Elle commençait à paniquer. Accélérant le pas, Kairi s'engouffrait sur des sentiers de plus en plus aléatoirement, ne s'aidant même plus du château. Dans son esprit, elle se persuadait que jamais elle ne parviendrait à sortir d'ici un jour. L'adolescente pensait même que ce labyrinthe ne contenait aucune sortie, et qu'elle était perdue ici pour toujours !

La jeune fille déboucha enfin dans un espace un peu plus grand ; sans doute le centre du labyrinthe. Celui-ci comportait quatre entrées différentes, ce qui signifiait que plusieurs chemins menaient à lui. A moins que les autres voies ne menaient eux-aussi qu'à des cul-de-sac.

Cette place se constituait d'étranges rosiers. En effet, lorsque Kairi s'en approcha, elle constata avec étonnement que les pétales devaient être à l'origine blanches, et qu'elles avaient été peintes en rouge. De la peinture vermeille coulait encore petite goutte par petite goutte au sol. Pourquoi peindre des fleurs ? La jeune Porteuse de Keyblade ne le saisissait pas vraiment. Plus elle apprenait à connaître ce monde, plus elle le trouvait étrange mais surtout atypique.

Désormais au centre de la place, Kairi regarda tour à tour les trois nouvelles entrées qui s'offraient à elle. Laquelle devait-elle prendre, désormais ? Son instinct lui indiquait la voie en face d'elle. Mais, et si elle se trompait et qu'elle se perdait à tout jamais dans ce labyrinthe ?

« Les Ténèbres sont attirées par la noirceur » dit soudain une voix mielleuse et étrangement féline.

Kairi sursauta. Elle balaya le jardin de ses yeux bleus, mais elle ne parvenait pas à identifier le porteur de cette étrange voix.

La jeune fille sentit tout à coup sa tête devenir plus lourde. Fronçant les sourcils, elle posa une main sur ce qui devait être son cuir chevelu, mais ses doigts touchèrent une toute autre matière, un peu plus douce. A ce bref contact, l'étrange chose sur sa tête disparu. La meilleure amie de Sora et Riku redevint plus légère.

« Prenez garde, les émotions négatives aiment la Lumière tout autant » reprit mystérieusement la voix.

Tendant l'oreille, Kairi parvint à identifier le lieu d'où la voix provenait. Faisant volte-face, elle tomba nez-à-nez avec un drôle de chat rayé. Son pelage rose aux rayures violettes semblait aussi doux que la matière qu'elle avait touché sur sa tête un peu plus tôt. La jeune fille écarquilla les yeux en constatant que le félin se tenait à une branche de rosier grâce à sa queue, tête en bas, à la manière de cette très ancienne espèce, les opossums.

En guise de politesse, le matou releva grâce à l'une de ses pattes avant ses sourcils, comme s'ils n'étaient qu'un vulgaire chapeau.

« Ravi de faire votre connaissance, Princesse. Je me doute que ce sentiment soit partagé.

Que voulez-vous dire ? » demanda Kairi en fronçant les sourcils.

Le chat se laissa tomber au sol dans un plongeon majestueux. Son corps se dissipa avant même d'atteindre terre. Le félin réapparut sur une haie derrière elle, son éternel sourire en demie-lune sur le visage.

« Ce que je veux dire ? Parlons de la pluie et du beau temps !

Pardon ? s'indigna la jeune fille en levant un sourcil. Non, je ne suis pas là pour ça ! »

L'étrange animal s'étira de tout son long puis se coucha sur le dos, pattes avant derrière la tête.

« Alors pourquoi êtes-vous ici ? »

L'auburn soupira. Elle allait encore devoir expliquer sa situation pour la deuxième fois de la journée.

« Pour faire vite : j'étais avec des amis, lorsque j'ai croisé un lapin blanc, et puis j'ai décidé de…

Un lapin blanc ? releva le félin.

Oui, un lapin blanc. Une seconde, vous l'avez vu ?

Vu quoi ?

Le lapin.

Quel lapin ? »

La jeune Porteuse de Keyblade cogna la paume de sa main contre son front. Cela ne servait à rien de discuter avec lui. Il ne faisait que l'embrouiller et la faisait passer pour une idiote. Elle soupira une fois de plus, dépitée.

« C'est gentil d'avoir essayé de m'aider, mais je vais me débrouiller seule, finalement. »

Kairi fit un pas vers l'avant dans l'espoir d'emprunter une entrée un peu choisie au hasard. Soudain, une drôle de petite créature violette se matérialisa devant elle. Plusieurs autres créatures apparurent autour de l'adolescente, l'encerclant. Réalisant qu'il s'agissait d'ennemis, la jeune fille fit apparaître Appel du Destin entre ses doigts. En face d'elle, les petites monstres regardaient tout autour d'eux, comme à la recherche de quelque chose.

« « Les émotions négatives aiment la Lumière tout autant » » se rappela l'auburn.

Elle leva la tête à l'endroit où se tenait le chat quelques secondes plus tôt, mais celui-ci avait déjà disparu.

Sans crier gare, l'une des créatures derrière Kairi fondit sur elle. Il planta ses griffes acérées dans le dos de la jeune fille, lui faisant lâcher un petit cri de douleur. Faisant volte-face, elle asséna un coup de Keyblade au petit monstre qui venait de s'en prendre à elle. Celui-ci se désintégra instantanément, redevenant un nuage de Ténèbres.

Tout à coup, presque toutes les créatures sautèrent d'un même mouvement sur l'auburn, griffes affilées, prêtes à les planter dans sa peau immaculée. Réagissant quasi-instantanément, Kairi se rappela le sort de Barrière que lui avait un jour appris Aqua lors d'un cours particulier. La Princesse porta la paume de sa main à son cœur tout en fermant les yeux pour se concentrer. Si elle ratait ce sort, elle n'aurait pas droit à une seconde chance. Ses ennemis lui tomberaient dessus et elle n'en ressortirait sans doute pas sans dommages.

Une barrière bleutée se créa tout autour de son champ d'action. Les créatures vinrent se cogner sauvagement contre les parois, incapable de franchir le mur invisible.

Coupés dans leur élan, les monstres tombèrent tous au sol, comme des mouches. La barrière se dissipa bien rapidement. Kairi prit sa Keyblade à deux mains et la leva vers le ciel. Une onde d'énergie se déversa sur tout le terrain, anéantissant instantanément une bonne partie de ses adversaires. C'était une riposte que la bleue lui avait également apprise.

Les rares créatures qui avaient survécus à cette attaque mortelle s'étaient réfugiées lâchement dans le sol. Exactement de la même manière que les Ombres, bien connus de l'auburn. Elles ne devaient être plus que trois ou quatre, pas de quoi s'alarmer. Kairi avait juste à attendre qu'elles sortent de terre pour les achever d'un unique coup de Keyblade.

Seulement, les petits monstres ne semblaient pas bien décidés à quitter leur refuge. Au lieu de cela, ils se dirigèrent tous d'un commun accord vers la sortie se trouvant à droite de l'entrée qu'avait emprunté la jeune fille en arrivant.

Tout à coup, la Princesse se rappela les étranges paroles du chat :

« « Les Ténèbres sont attirées par la noirceur. » »

Baissant la tête et fronçant les sourcils, Kairi se demanda par quelles genres de Ténèbres ces petites créatures étaient attirées. Serait-ce Vanitas ? Ou bien quelqu'un d'autre ? Cette reine qu'elle avait vu aux côtés de Ventus tout à l'heure ne lui semblait pas commode. Elle avait même perçu une once de noirceur dans son cœur. Peut-être que les monstres étaient attirées par cette souveraine ?

Déterminée, Kairi entreprit de suivre les créatures, dans l'espoir qu'elles les dirigeront vers son ami.

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