La Naissance heureuse et la Naissance du Malheur. par

3 vote(s) de lecteurs, moyenne=3/10 290 point(s) avec 1 review(s) sur 1 chapitre(s), moyenne=5.8/10
Deviation / Aventure / Drame

1 La Naissance heureuse et la Naissance du malheur.

Catégorie: G
3 commentaire(s)
5
Style/Orthographe
6
Scenario
6
Note globale

290 point(s)

Voilà une fic que je n’avais pas relu depuis le concours de septembre 2008… et que je m’étais promis de reviewer.

Outre le titre un peu maladroit, les commentateurs comme les jurés ont noté les problèmes de concordances de temps dans ce texte, on passe du présent à l’imparfait via des transitions un peu brutales, et un plus-que-parfait se glisse soudainement en plein milieu d’un paragraphe rédigé au passé composé, ce qui rend le tout bien étrange : 

« Cette mission s’est avérée plus longue que jamais ! Les Gués de l’Isen avaient été emportés, et nous n’avons rien put faire hélas ! »

Dans ce texte où le narrateur est le héros qui vit et raconte l’action présente, utiliser l’imparfait réservé en général aux récits passés et à la narration omnisciente n’était peut-être pas la meilleure solution. Passer le texte entièrement au présent pourrait donner une autre saveur à ce texte, surtout que l’auteur semble avoir des problèmes pour maîtriser les temps.

Les fautes d’orthographe concernent principalement la conjugaison, un bon prélecteur saurait dénicher ces verbes mal conjugués.

 

L’histoire nous fait suivre un Seigneur en guerre pour le Rohan, Grimbold, qui doit absolument rejoindre et défendre la forteresse de Helm ; L’on suit également l’inquiétude de Grimbold pour sa femme qui s’apprête à donner naissance sur un fond de guerre que l’on ressent bien même si ça ne constitue pas le sujet principal.

L’eau ayant coulé sous les ponts, je ne me souviens plus de mon impression à la première lecture. Les pensées de Grimbold sont quelques peu Waffy pour un Capitaine de guerre qui s’inquiète pour sa femme, ça me rappelle un peu la Fantasy des années 70 écrites par les femmes, teintée de poésie. Néanmoins je ne trouve pas que ça jure vraiment dans le récit, même si Tolkien n’était certainement pas un grand auteur d’épopée romantique^^ et que les puristes n’apprécieront probablement pas.  

Dans ce récit, ces phrases exclamatives, ces tournures poétiques, un peu médiévales (ou alambiqués ont dit certains jurés) s’intègrent de façon plaisante à l’histoire. Peut-être justement parce que l’univers du Seigneur des Anneaux est moyenâgeux, mais j’ai surtout trouvé que Tarabass avait voulu donner un cachet particulier au niveau de la narration, et à donc exagéré volontairement le style de cette narration. L’appréciation de cette mise en mots restera donc vraiment aux goûts de chacun. Pour ma part, j’ai apprécié, parce que je n’en avais jamais lu de ce genre, et parce que c’est un format One-shot, donc on ne frôle pas l’overdose non plus^^

Je ne connais pas sur le bout des doigts la géographie de la Terre du Milieu mais l’auteur donne l’impression de maîtriser l’univers, et c’est agréable de se laisser porter dans ce fandom compliqué. L’histoire est assez linéaire, l’intrigue plutôt simple, tout se joue essentiellement sur la narration et sur le rebondissement final, qui m’avait laissé et me laisse encore une très bonne impression.

Le thème du concours a été parfaitement respecté, littéralement et symboliquement vers la fin.

En définitive, une histoire qui sera plus appréciée par les amateurs de Waffy, dans le style et le scénario, avec un récit améliorable au niveau des fautes, qui se classe dans les fics moyennes du concours.



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