Tortues ninja Mutantes! The familly
*La grand-mère finit par arriver dans l’encadrement de la porte de chambre.*
-Ma chérie ! Tes amis restent pour manger ?
-Quoi ! Heuuuu…
*La jeune fille tourne le regard vers les tortues. Michelangelo se met à sautiller sur place, de joie.*
-Ouais mamie ! YOUPIIIII, on mange ! Des pizzas ? Dites ! Dites ! Des pizzas ?
*Les garçons rougissent de gêne devant le comportement trop familier de leur frère alors que la vieille dame rit aux éclats, une larme coulant de ses yeux vides.*
-Et bien, quel enthousiasme ! Va pour tes des pizzas ! Ma chérie, tu vas chercher ça !
-Quoi moi ?
*Elle questionne, les yeux ronds, son doigt pointé vers son propre visage.*
-A moins que tu aies oublié tes bonnes manières, et que tu préfères que l’un de nos invités n’y aillent à ta place ! Alors ? Sans compter que l’odeur des égouts risque de ne pas passer inaperçue !
-Tsss ! Vieille emmerdeuse… comme si on pouvait pas directement se faire livrer…
*Râle la jeune fille tout en se dirigeant vers la sortie de sa chambre. Léonardo fait un pas vers elle*
-Attend ! Je… je t’accompagne… les rues ne sont pas sûres la nuit.
-Merci… heuuu… Donatello …
*Elle dit plus comme une question. Un sourire maladroit apparaît sur son visage, alors qu’il secoue la tête en guise de réponse, tandis que Donatello lève timidement la main, la voix basse.*
-C’est… moi. Donatello !
-Oups pardon… héhé
*Les deux frères secouent la tête avec compréhension.*
-Moi c’est Léonardo.
*Dit-il la voix basse et légèrement gênée alors que le visage de la fille devient couleur pivoine.*
-Mais on va te voir dehors !
*Léonardo secoue la tête cette fois-ci, un fin sourire empli d’assurance tout en avançant vers elle*
-N’oublie pas, que je suis un ninja ! L’obscurité et la discrétion sont mes lignes de vie.
-Beurk ! Écoutez-moi ce prétentieux !
*Gouine Raphaël, toujours sur le lit, Léonardo lui lançant un regard noir, alors que ses deux autres frères éclatent de rire.*
-Tsss ! Vous êtes nuls ! Allons-y !
*Râle Léo tout en commençant à quitter la pièce, suivi de la jeune fille. Michelangelo leur fait de grands signes de mains, rigolant toujours aussi fort.*
-Soyez prudents les amoureux ! Et n'oubliez la double ration de peppéronis ! Hahaha.
*Les charger de pizzas, sortent de la maison, Léonardo faisant claquer sa langue contre son palais, Lou retenant un rire devant sa réaction, sa main plaquée contre sa bouche. Les minutes passent dans un silence gêné, la tortue jetant des coups d’œil sur l’humaine à ses côtés régulièrement, sa posture droite montrant son malaise. Tout en continuant de regarder devant elle, elle lui demanda:*
-Tout va bien ?
-Quoi !
*Un faible sursaut échappe à la tortue, surprise qu’elle brise le silence. Il se racle la gorge, essayant de reprendre convenance, sa voix manquant malgré tout d'assurance.*
-oui… euh… Lou !
-Oui ?
*Attend-t-elle la suite, son regard se tournant vers le visage quelque peu rougi du mutant.*
-Désolé, pour le comportement de mes frères… Tu sais pour… Enfin… Et merci d’avoir sauvé Raph…
-Hahaha ! Ne t’inquiète pas pour ça !
*Léonardo s’arrête net, pris au dépourvu par son rire sincère, son regard figé sur celui de l’humaine, cherchant à la comprendre. Elle s’arrête à son tour, se tournant vers lui avec un grand sourire.*
-Quoi ?
-Tu… Tu es bizarre…
-Comment ça ?
-Tu n'as pas peur de nous ! Alors que les rares humains que nous avons croisés jusqu'alors ont soit eu peur, soit essayé de nous tuer ou capturer… Mais toi, non. Pourquoi ?
*La jeune fille le regarde avec plus de sérieux, prenant le temps de bien choisir ses mots.*
-Honnêtement ! Lorsque j’ai compris que Raph, ne portait pas de costume, j’ai été horrifiée…
*Elle détourne légèrement le regard, comme honteuse de sa réponse avant de revenir sur Léonardo*
-J’ai passé des jours à me demander que faire. J’ai même été tenté de prévenir la police, et me questionner sur ce qui allait se passer lorsqu’il allait reprendre connaissance, me disant que je venais peut-être de condamner ma grand-mère et moi. Et quand il revint enfin à lui-même, je me suis dit qu’effectivement j’aurais dû l'étouffer avec l’oreiller vu le nombre de conneries qu’il arrive à sortir a la minute ! Hummm ouais, c’est toujours tentant !
*Leonardo laissa échapper un rire amusé devant sa dernière phrase, comprenant parfaitement ce sentiment.*
-Mais cela n’explique pas pourquoi tu n'as pas peur de nous !
-Faut croire que ma grand-mère m'a bien éduqué ! Elle m'a toujours répété de ne jamais juger un individu sur son paraître mais uniquement sur ses actes.
-Ta grand-mère est d’une grande sagesse, elle me fait un peu penser à notre père !
-Votre père !
*Elle lui demande tout en le regardant intensément*
-Oui, c’est le rat qui nous a élevés. Il a toujours beaucoup de grands dictons sur la sagesse.
-Je vois !
-Et toi… Tes parents, ils ne vivent pas avec vous ?
-… Ils sont mort…
*Dit elle, la voix plus froide avant de reprendre sa route vers la pizzeria, Léonardo ouvrit de grands yeux a son triste aveu, répétant tout bas ses mots, à lui-même, comme s’il voulait encaisser la nouvelle, avant de la rattraper. Le reste du chemin se terminant dans un silence gênant. Léonardo attendit, tapi dans l'ombre, que Lou ressorte avec une dizaine de boîtes de pizzas chaudes.*
-Tout ça !
-Tu crois qu'il y en a trop ?
-Je voudrais te dire oui mais connaissant Mickey, ce sera juste assez. Laisse-moi t’aider !
*Léo attrapa les boîtes, frôlant les doigts de la jeune fille, qui ne semblent nullement la perturber.*
-Merci.
*Il déglutit, tournant vite fait des talons pour avancer. Ils reviennent à la maison, les trois frères assis sur le canapé écoutant une histoire que leur compter la vieille dame. Lou soupire en entendant l'histoire.*
-pfff sérieux la vieille ! Et toi tu devrais être couché !
*Gronde t-elle à Raphaël en lui jetant un coussin dessus qu’il attrape au vol avec une certaine aisance malgré sa douleur encore présente.*
-Trop lente ! Hahaha
-Tsss crétin !
-Lou ! Ta grand-mère est trop cool ! Elle nous racontait comment elle a rencontré ton grand-père, tous les deux faisant partie de clans rivaux. C’était incroyable !
*Dit avec enthousiasme Michelangelo, tout en se mettant sur ses genoux pour se tourner sur le canapé afin de leur faire face. Elle secoue la tête, s'approchant avec Léo et les pizzas, les déposant sur la table basse alors que Michelangelo se jette dessus.*
-Crois pas toutes ses bêtises !
*La soirée passe et Léo se relève, s’inclinant devant son hôte âgée avant de regarder ses frères*
-Nous allons rentrer, que le maître va finir par s’inquiéter. Lou ! On peut te convier, Raph encore quelques jours, le temps qu’il puisse réellement tenir sur ses jambes ?
-Bien entendu !
-QUOI !
*S’offusque Raphaël devant l’insinuation d’être faible, il se relève d’un bond, mais pris par la douleur il se laisse retomber sur le canapé. Léo secouant la tête en désaccord à sa réaction, Donatello posant délicatement la main sur l’épaule de son frère, croisant son regard, il secoua la tête pour lui demander de ne plus forcer, alors Michelangelo retient son rire.*
-TSSS ! Très bien !
*Il râle tout en acceptant, croisant ses bras sur ses pectoraux, alors que ses frères quittent la maison. Lou aide le blessé à remonter, son bras sous l’épaule du mutant, une main sur sa taille, l’autre tenant la main du mutant posée sur son épaule a elle. Avançant doucement dans les escaliers, pour arriver dans sa chambre, l’aidant à s’installer sur le lit, elle commence à tourner des talons mais il attrape son poignet.*
-J’aurais pu le faire seul ! Mais merci…
*Il finit tout en bas avant de la relâcher, elle lui sourit et quitte la pièce. De leur côté dans le repaire des égouts, Léonardo a rejoint son maître dans le dojo, assis en tailleur face à son maître, lui racontant leur soirée, Le maître étant rassuré d’apprendre que son fils est en vie et en sécurité.*
-Je vous assure maître, elle n’avait aucune peur ou dégoût dans son regard envers nous. C’étais…
*Le vieux rat regarde son fils avec insistance et bienveillance.*
-Je comprends mon fils, ce que tu ressens, mais tant que nous n’en saurons pas plus sur cette humaine, il faudra être prudent !
-Mais maître !
*Il dit en se penchant en avant, posé sur un genou. Le maître levant une main devant lui pour le faire taire. Le fils comprit le message et détourna la tête de frustration avant d’aller retrouver son lit. Posé sur sa carapace, le regard vers le plafond, il tendit devant lui sa main dont ses doigts avaient frôlé ceux de la fille. Dans un murmure il dit.*
-Lou...