Tortues ninja Mutantes! The familly

Chapitre 5 : Sur les toits

1802 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 17/01/2026 16:22

*Deux jours passèrent et les trois frères retournèrent faire leur surveillance après que Donatello a vu aux informations que, depuis plusieurs jours, des attaques contre des bijouteries et autres magasins informatiques avaient lieu. Les trois tortues étaient sur les toits de la ville, se rapprochant le plus possible du prochain point d’attaque selon les statistiques de Donatello.*

-Hé frangin ! T’es sûr de toi ? Ça fait des heures qu’on tourne sans aucun signe, de ces foutus braqueurs !


*Questionnait avec lassitude Michelangelo, qui commençait à traîner des pieds, derrière ses frères.*


-Michelangelo ! Je suis sûr de moi à cent pour cent ! Impossible que je me sois trompé !

-Mais regarde, Donnie ! Tout va bien !


*Dit la tortue au bandeau orange, tout en ouvrant les bras et tournant sur lui-même. Soudain, il se stoppa, alors qu’un vacarme retentit à deux rues de leur position. Donatello le regarda avec un grand sourire satisfait, alors que Léonardo secouait doucement la tête en souriant légèrement. En arrivant sur place, les trois frères se positionnèrent sur le rebord du toit, observant un magasin d’informatique. Donatello tourna lentement la tête vers son petit frère, un large sourire empli de supériorité.*


-Tu disais, Mickey ! Hihihi


*Michelangelo fit la moue, alors que Léonardo posa sa main sur l’épaule de son frère*


-Donnie, pas maintenant ! On doit intervenir avant que les dragons pourpres ne volent tous !


*Les trois frères passèrent en mode « ninja » leurs concentrations à leur paroxysme, Ils descendirent silencieusement de l’immeuble leurs armes en mains, prenant place à l’arrière de leur camionnette ouverte et déjà en partie chargée. Les nunchakus de Michelangelo tournoyant devant lui.*

-Alors les filles ! Ce n'est plus l’heure de faire les emplettes ! Hahaha

-Vue leurs styles vestimentaires, ils devraient plutôt voir à braquer des boutiques de mode…


*Renchérie Donatello après Michelangelo*


-Quoi ! Encore ces foutus crapauds ! Attrapez-les !


*Ordonna celui qui semblait être le chef du petit groupe. Tous laissèrent tomber au sol leurs charges et foncèrent sur les tortues leurs armes sorties. L’affrontement commença, Donatello entouré de trois dragons pourpres, Michelangelo qui sautait dans tous les sens, frappant de ses nunchakus à tout va, riant aux éclats, alors que Léonardo toujours fidèle à lui-même, était concentré sur son combat, ses sabres frappant avec violence contre la barre en fer de l’un des dragons pourpres, essayant d’éviter les attaques des autres assaillants, donnant des coups de pieds arrière.*


-Mickey ! Quand tu auras fini de t'amuser, un petit coup de main serait le bienvenu !

-Ouep ! J'arrive, frangin ! Attention les moches, j’arrive !


*Michelangelo donne un dernier coup de nunchaku à son adversaire avant de courir vers son frère, sautant dans les airs avec une grâce féline, atterrissant carapace contre carapace avec son leader.*


-Alors frangin je t’ai manquer ? Hihihi


*Léonardo secoua doucement la tête entre deux attaques, déjà épuisé par l’énergie de son frère. Il lui donna malgré tout un petit coup de poing sur l’épaule.*


-Toujours Mickey ! Maintenant est arrivée l’heure de leur mettre une déculottée !

-Yeeessssss ! C’est parti !


*Les deux frères s’élancèrent sur leurs assaillants, frappant et repoussant avec fermeté et dextérité. Les dragons commençaient à battre en retraite. Donatello, qui avait réussi à se débarrasser de ses agresseurs, avançait calmement vers ses frères, observant le matériel qui allait être volé. Il posa le bout de son bō au sol, faisant trébucher en arrière le dernier, se retrouvant les quatre fers en l'air alors que les trois frères l'entourent. Michelangelo faisant « non » du doigt.*


-Ce n’est pas bien de voler !


*Après avoir attaché ensemble tous les dragons pourpres qui n’avaient pas pu s’enfuir, ils appelèrent la police avec le portable d’un des voleurs. Puis ils disparurent dans l’obscurité de la nuit. Sur les toits, les frères riaient et sautaient dans tous les sens, tout en avançant vers leur repaire. En marchant sur le bord d’un toit, Léonardo repéra une silhouette familière. Il se dirigea en vitesse vers un autre toit afin de mieux voir.*


-Lou…


*Il murmura alors que Michelangelo et Donatello le regardaient avec étonnement partir à toutes vitesses. Ils le rattrapèrent, et lorsque Michelangelo reconnut l’humaine, il hurla de joie.*


-HEEEE ! C'EST CELLE AUX PIZZAS !


*Léonardo le tire en arrière la main sur sa bouche, alors que Donatello tape son propre front avec le creux de sa main.*

-Mickey ! T’es toi !


*Ordonna le chef*


-Niveau discrétion du ninja, tu peux repasser, Mickey !


*Continue, Donatello, en donnant une petite tape à l’arrière de la tête de son frère, avant de reporter son attention sur l’humaine.*


-C’est bizarre ! Que fait une humaine de 15 ans, seule dans les rues de la ville à cette heure tardive ?

-Aucune idée… Donatello, toi et Mickey, retournez au repaire, j’arrive !

-QUOI ! Tu n’y penses pas, Léo ! Si le maître l’apprend, on est tous morts.

-Justement Don, le maître a dit que nous devions en apprendre plus sur elle, pour savoir si on peut se fier à elle ou non.

-Forcément qu'on peut ! Elle nous a acheté des pizzas la dernière fois, les gars !

-Mickey, tout ne tourne pas autour des pizzas !

-Don ! Faites ce que je vous dis, j’arrive vite.



*Donatello souffle et cède devant l’obstination de son leader, il attrape le bandeau orange qui vole sous la douce brise de la nuit et commence tous deux à s’éloigner. Mais Donatello s’arrête sans regarder son frère pour dire.*


-J’espère vraiment que tu sais ce que tu fais, Léo ! C’est nos existences à tous qui sont en jeu…

-Fais moi confiance !


*Les deux frères s'éloignèrent, Michelangelo non pas sans râler. Léonardo continua d’avancer le long du toit, avant de prendre son courage à deux mains et de descendre. Il avance derrière elle, le pas léger, avant de lui dire.*


-Hey ! Salut toi !


*De peur, la fille donne un coup de pied en arrière au niveau du visage de la tortue, qu’il l’arrêta en attrapant sa cheville, les yeux écarquillés.*


-Ouuuuuhaaaa ! Hé, du calme, ce n’est que moi !


*Il dit sans relâcher sa cheville : elle le regarde intensément.*


-Léonardo ! C’est toi ?

-Oui ! Ravi que tu m'aies reconnu !

-Dit ! Ma cheville, tu peux ?


*Léonardo lui sourit avant de comprendre sa demande et de relâcher rapidement sa cheville avec une gêne évidente.*


-Excuse-moi… Tu as un sacré coup de pied en tout cas.

-Oh ! Merci.


*Elle tourne la tête dans tous les sens.*


-Tiens tu es seul ce soir ?

-Ouais ! Enfin, mes frères sont rentrés au repaire. Là, on vient d’arrêter un cambriolage.


*Dit-il tout en gonflant le torse avec fierté*


-Oh ! Vraiment ? Cela m’a l’air dangereux !

-Le danger, et notre mode de vie. Hihihi, mais et toi ? Que fais-tu dehors à une heure si tardive ?

-Je viens de finir mes cours du soir !

-Tes cours du soir ? Tu vas à l’école et tu fais des cours du soir ! Impressionnant !

-Pas tant que ça ! C’est devenu une habitude. Le plus difficile, c’est de parvenir à convaincre ton frère Raph, de ne pas m'accompagner pour me protéger. Dis-toi, que, l’autre soir, j’ai été obligé de littéralement l’attacher au lit et le bâillonner ! Bon, au grand plaisir de ma grand-mère qui a, semble-t-il, passé un bon moment à le chatouiller avec une plume… Pfff, ces deux-là, m'épuisent…

-Raph ?Oui, c’est vrai ! Comment va-t-il ?

-Hahaha ! Tu l’avais déjà oublié !! Son état va beaucoup mieux, vous allez bientôt pouvoir le récupérer.

-Bonne nouvelle, enfin, hormis pour notre calme ! Haha

-Hahaha et au grand bonheur du miens !Non mine de rien, il va me manquer ce foutu râleur de Raph !

-Raph…


*Répète tout bas Léonardo sans la lâcher du regard alors qu’ils avancent dans les rues silencieuses.*


-Tu l'appelles par son… diminutif !

-De quoi ?

-Non rien. Je parlais à moi-même !


*Ils arrivent enfin devant chez la jeune fille.*


-On est arrivées ! Tu veux rentrer boire quelque-chose ?

-Non, c’est gentil. Si tu veux bien, on viendra récupérer Raphaël dans les prochains jours.

-Oui, bien entendu.


*Il tourne des talons et commence à avancer.*


-Attend, Léonardo !


*Tout son corps se raidit, il se tourna doucement vers elle tout en déglutissant.*


-Ou...oui, Lou ?

-As-tu un numéro ? Comme ça, ce sera plus simple pour quand tu voudras repasser.


*Léonardo devient couleur pivoine et retourne vers elle à grandes enjambées, lui tendant son portable déverrouillé. Elle le prend et y inscrit son numéro avant de le lui rendre.*


-Voilà tu n'auras qu'à me prévenir ainsi lorsque vous voudrez passer. Bonne nuit et merci de m’avoir raccompagnée. Rentre bien, Léonardo.


*Elle commence à rentrer chez sa grand-mère, mais avant qu’elle ne referme la porte, Léonardo tend la main vers elle tout en avançant d’un pas, l’appelant. Elle s’arrête et le regarde avec curiosité.*


-Heuuuuu… Appelle-moi, juste Léo…


*Elle lui sourit avant de refermer la porte, murmurant son diminutif, comme pour l'intégrer. Léonardo retourne au repaire un grand sourire de bonheur aux lèvres. Lorsqu’il arrive, le repaire est plongé dans le noir et le silence. Il avance sur la pointe des pieds vers sa chambre pour ne pas se faire repérer. Mais avant même d’avoir fini de traverser le salon, la lumière s’enclencha.*

-Léonardo !


*Tout le corps de Léonardo se raidit, sous le ton bien que calme mais froid de son père et maître. Il se retourne vers ce dernier, un sourire embarrassé aux lèvres.*


-Maître…

-Viens avec moi, mon fils !

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