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Univers Parallèle / Action / Shipp

2 Un plan infaillible

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Chapitre II : Un plan infaillible

 

           Mon plan était ingénieux et nous nous apprêtions à le mettre en place avec, toutefois, une petite pointe de stresse. J’étais assis sur mon lit et je faisais virevolter Mjöllnir pour atténuer mon angoisse. Et si cela ne se passait pas comme prévu ? Mais je ne devais pas penser à ça car nous n’avions pas d’autres choix. Si on partait maintenant, je loupais ma chance de pouvoir le questionner au dîner. Je devais savoir pourquoi il comptait trahir mon Père qui lui était dans l’optique de signer un traité de paix. Ce comportement était inadmissible. Et comme s’il lisait dans mes pensées, Loki sortit d’une voix toujours malicieuse :

-      Bergelmir est tout de même téméraire d’essayer de nous empoisonner…

-      Je ne comprends pas pourquoi il veut nous assassiner, et pourquoi il veut s’en prendre à Père.

-      Tu te demandes vraiment pourquoi ? Me répliqua Loki d’une voix soudainement plus agressive. Odin a assassiné son grand-père et là on lui demande de faire la paix ? Serais-tu capable de faire la paix avec quelqu’un qui aurait assassiné notre Père toi ? Tu as déjà bien du mal à me pardonner de m’en être pris à tes précieux petits terriens.

-      C’était il y a très longtemps, et à cette époque c’était la guerre… Argumentais-je.

-      Le temps qui passe n’efface rien, me contredit Loki. À la place de Bergelmir, je n’aurais pas attendu aussi longtemps pour me venger.

-      Là je veux bien te croire… D’ailleurs, Loki… J’ai une question à te poser…

-      Je t’écoute mon frère, dit-il l’air méfiant.

-      Sur les plans qu’on a trouvé dans la cabine du chef de l’armée, il y avait des moyens d’entrer à Asgard sans passer par le bifrost. Et à ce que je sache, tu es le seul à tous les connaître.

-      C’est bien moi qui leur ai vendu ces entrées, il y a plusieurs lunes de cela. Avoua-t-il d’une voix neutre.

-      Pardon ?! M’exclamais-je sous le choc.

-      Je sais ce que tu penses frère, mais c’était bien avant l’attaque de New York, et à ce que je sache vous m’avez pardonné.

-      On ne peut pas te pardonner ce que nous ne savons pas ! Contre argumentais-je.

-      Si je dois te dire tout ce que j’ai fait dans votre dos, on risque d’y passer l’éternité, dit-il tout sourire. Et je te l’ai dit, à la place de Bergelmir, avec toutes ces informations en sa possession, je serais passé à l’offensive bien plus vite.

-      Tu savais que cette mission risquait d’être dangereuse et tu ne m’as rien dit ?!

-      A ton avis, frère, pourquoi ai-je eu envie d’aller me promener et fouiller dans les papiers du chef ? Pourquoi t’ai-je dit qu’il y avait quelque chose qui clochait ?

-      Tu aurais dû me le dire clairement !

-      Si je te l’avais dit, tu aurais réagi comme un idiot. Tu m’aurais acculé en me traitant de traitre, et tu aurais été confronter directement Bergelmir pour avoir des informations. Et ils nous auraient probablement assassinés tous les deux. Et pour l’heure, je tiens à ma tête, soulignait-il.

Et avant que j’aie eu le temps de répondre quoique ce soit, on entendit frapper à la porte. Un garde entra et nous signala que le dîner était prêt et que nous étions attendu. Alors que je me levais Loki me murmura sur un ton qui avait du mal à dissimuler son excitation :

-      Que la représentation, commence !

Puis nous descendions les marches en suivant consciencieusement les marches. Pendant ce temps-là, Loki en profita pour jeter une illusion qui nous permettrait de faire croire que nous allions manger durant le repas. Et dans un sens il avait raison, nous nous apprêtions à jouer une pièce de théâtre dans laquelle nous devions faire semblant de manger. Mais nous devions également ne pas éveiller leurs soupçons tout en les questionnant sur leurs véritables intentions. Et Loki a raison sur un point : Je ne suis vraiment pas doué pour ce genre de show. Et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne suis pas très subtile comme personne. Ça, Tony Stark me le répétait sans cesse. Mais ce soir, je devais m’efforcer de lui prouver qu’il a eu tort.

 

Le garde ouvrit une grande porte en bois qui donna sur une pièce en pierre noir au centre de laquelle se trouvait une large table en bois richement décorée. Un grand nombre d’assiettes et de couverts étaient installés sur la table indiquant que nous allions déjeuner avec de nombreux invités. Pourtant, selon les dires de Bergelmir, les ambassadeurs n’étaient censés arriver que demain. Ainsi, c’est légitimement que je lui demandais :

-      Nous attendons des invités ce soir ?

-      Effectivement, comme les ambassadeurs n’arrivent que demain, j’ai pensé qu’il serait convivial d’invité les nobles de la cité, précisait Bergelmir.

-      C’est une excellente idée, Assura Loki en me jeta un petit regard empli de malice.

Pour ma part, je sentais le piège se refermer. Et mon intuition fut confirmée lorsqu’ils arrivèrent tout bien vêtu mais avec leurs armes attachées à leurs ceintures. Bien entendu, nous faisons comme si de rien n’était avec mon frère et nous nous installions au dîner. Lors du repas, pendant lequel nous faisons semblant de manger, je tentais d’en apprendre plus sur les véritables intentions des Géants.

-      En tout cas, c’est un très bon point que vous signiez ces accords de paix demain, lançais-je.

-      Certes, c’est une bonne chose pour nos peuples, approuva Bergelmir.

-      Vous savez, notre Père a toujours été belliqueux, assura Loki de sa voix de serpent, mais ce traité de paix lui tient à cœur car c’était les dernières volontés de notre Mère de faire la paix avec les peuples…

-      Oui, nous savons que le Père de toute chose, Odin, souhaite faire la paix, renchéri Bergelmir, nous avons appris que vous n’aviez pas eu quelques démêlés avec lui lors de votre attaque sur Midgard. Lança-t-il à mon frère.

Alors que j’allais intervenir, Loki me retient d’un geste de la main que bien sûr personne ne pouvait voir grâce à l’illusion qui nous dissimulait. Et ce fut lui qui reprit la parole :

-      Les terriens sont des êtres sans défense, et Thor aime bien s’amuser avec eux. Ils nous admirent comme des Dieux et nous sommes déjà traités comme des Rois là-bas. Il n’y avait donc aucun intérêt à faire une conquête militaire sur Midgard.

-      Vraiment ? Répondit le géant sceptique. Votre image a dû s’en trouver altérer suite à votre attaque.

-      Vous savez, ils pensent que Loki est le Dieu de la Malice. Il n’est plus vraiment le bienvenu là-bas, mais Odin et moi, on est des Dieux respectés et admirés. Vous savez qu’ils ont fait des statuts de nous ? Plaisantais-je.

-      Des Statuts de vous ?

-      Oui ce sont véritablement des êtres inférieurs, dit-il en me lançant un petit regard amusé.

Je savais que les propos que tenais Loki, il les pensait. Alors que moi, j’avais beaucoup d’admiration pour les habitants de Midgard. Je m’étais liés d’amitié avec nombreux d’entre eux, et j’appréciais y passer du temps. De plus, sur terre, ils avaient des guerriers valeureux au courage sans faille tel que Captain America. Mais il y avait également des êtres très résistants et qui luttait efficacement contre nous, les Asgardiens, comme Hulk par exemple. En tout cas, si une chose est sûre, c’est que la terre est pleine de ressources. Et ça Loki le savait très bien puisqu’il a essuyé une violente défaite contre eux malgré son armée alien. Mais, dans un sens, il avait raison de présenter cet acte comme de l’indulgence de la part de notre Père plutôt qu’un signe de faiblesse. Nous devions, en effet, leur rappeler qu’Asgard était loin d’être sans défense et que nous pouvions toujours lutter contre eux sans le moins problème.

-      Mais il est vrai que cela fait longtemps que nous n’avons pas eu de petites guerres, lançais-je comme si j’étais trop alcoolisé, et je dois avouer que cela me manque.

-      C’est vrai que pour des Asgardiens, on s’est montré bien sage ces derniers temps… Approuva Loki.

-      Enfin, avec la signature de ces accords, ce n’est pas pour tout de suite. Continuais-je sur ma lancée.

-      Oh rassurez-vous, vous n’en connaitrez pas de sitôt. Répondit Bergelmir.

Si cette réponse pouvait paraître innocente et signifier que nous n’allons pas entrer en guerre grâce aux accords qui vont tenir sur le long terme. Après ce que nous avions appris hier soir, je savais qu’en réalité, il sous-entendait que nous n’étions pas prêts à entrer en guerre car ils allaient nous assassiner. Furieux de ces propos, je m’apprêtais à réagir avec virulence lorsque Loki posa sa main sur moi et me fusilla du regard. Je me réinstallai confortablement dans mon siège sans rien dire car c’était plus raisonnable. Heureusement que mon frère était là et qu’il me connaissait bien. Si j’avais réagi, j’aurais mis notre plan en péril. Et ainsi, jusqu’à la fin du repas, nous étions restés sur nos gardes et nous avons prétendu être ivre et à faire semblant de nous sentir mal. Et une fois le dessert soi-disant avalé, je déclarai la voix prétendument alcoolisée :

-      Si vous le permettez, je vais me retirer dans ma chambre. Nous devons être en forme demain pour la signature des accords.

-      Vous avez bien raison, approuva Bergelmir.

Ainsi, nous nous retirions jusqu’à nos appartements. Mais comme prévu Loki envoya les illusions jusqu’à nos chambres tandis que nous nous déguisions en garde. Nous restions dans les couloirs non loin de notre chambre, ce qui n’alerta personne, puisque de nombreux gardes patrouillaient autour de notre chambre. Puis soudain, un homme nous ordonna :

-      On se regroupe, le Roi arrive.

On suivit l’homme et on se glissa parmi les gardes. On s’était retrouvé en bas des escaliers qui menaient à notre chambre. Bergelmir ainsi que tous les soi-disant nobles se tenaient à ses côtés arme à la main. Et c’est bien décidé à en terminer avec nous qu’ils défoncèrent la porte. Et à leur plus grande surprise, ainsi qu’à la mienne, on y trouvait Loki installé sur le balcon avec un grand sourire. Je tournais la tête vers mon frère qui fit un hochement de tête comme pour confirmer que c’était bien lui à mes côtés. Perdu, Bergelmir sembla me chercher du regard, c’est alors que l’image représentant mon frère pris la parole :

-      Bergelmir fils de Ymir, si c’est Thor, fils d’Odin, que tu cherches sache qu’il est déjà loin. Tout comme moi, par ailleurs.

-      Quoi ?! Enragea le Géant.

-      Voyons, pensais-tu sincèrement pouvoir berner le Dieu de la Malice ? Pensais-tu que nous allions manger et boire la nourriture empoisonnée que tu nous avais servi ? Voyons, ce n’est pas au vieux singe que l’on apprend à faire la grimace…

-      Comment avez-vous su ?

-      Qu’importe, ce qui compte, c’est que dans quelques minutes, Odin le saura.

Et l’illusion de mon frère disparu dans un rire diabolique. Pour sûr, mon frère s’y connaissait en mise en scène et cela sembla avoir l’effet escompté. Furieux de savoir que nous nous étions échappés, et sans savoir qu’en réalité on se trouvait dans la pièce à ses côtés, Bergelmir ordonna à tous ses gardes de nous traquer et de nous tuer avant qu’on ait la possibilité de rentrer chez nous.

 

C’est en compagnie des gardes que nous partions, nous même, à notre recherche. Si au départ, les recherches se concentraient en ville, rapidement, et grâces à des traces que nous laissions volontairement, on dirigeait les recherches vers les portes de la ville. Ainsi, c’est en trouvant un bout de ma cape déchirée qu’ils étaient persuadés que nous avions réussi à passer outre leur surveillance et quitter l’enceinte de la cité. Bergelmir arriva en chevauchant une immense créature, à l’allure d’un ours blanc, mais à la tête bien plus imposante et aux canines surdimensionnées. Toujours enragé, il hurla :

-      Trouvez-les ! C’est un ordre, ils ne doivent pas s’échapper !

Tout le monde se précipita hors des grilles pour chercher des traces de fuite. A ce moment-là, Loki me murmura :

-      On va devoir séparer les équipes. Sinon, on ne risque pas de pouvoir s’éclipser discrètement.

Et mon frère avait raison. Nous étions entourés par des centaines de gardes et il serait difficile de pouvoir disparaitre sans attirer l’attention. Mais comment pouvions nous faire ? Loki me suggéra de créer une illusion dans laquelle je m’enfuirais d’un côté tandis que lui d’un autre afin de séparer en deux les soldats. Mais à bien y réfléchir cette stratégie était risquée. D’abord, on ne séparerait que tous les gardes en groupe de deux. Et surtout s’ils attrapent les illusions, ils vont comprendre qu’ils ont affaire à une tromperie. Une inquiétude que je partageai à mon jeune frère qui me répondit avec impatience :

-      Que proposes-tu dans ce cas ?

-      Rien.

-      J’en étais sûr, soupira-t-il avec dédain.

-      Non, tu ne comprends pas. Je te propose de ne rien faire.

-      Et tu penses vraiment que c’est une idée de génie ?

-      On ne fait rien. On ne laisse plus aucune trace de nous. Cela va les forcer à se séparer pour en chercher et essayer de remonter notre piste. S’il n’y en a pas…

-      Ils seront forcés de faire une battue… Me coupa Loki comme s’il comprenait ce que je lui disais.

-      C’est risqué.

-      Mais tu as étonnamment raison, répliqua-t-il visiblement surpris.

-      Évidemment, je suis quand même Th…

-      Tais-toi. Me gronda-t-il. Ton intelligence est tout de même limitée.

-      Oh c’est bon, hein… Grognais-je.

Ainsi, nous continuions nos recherches. Et comme prévue devant l’absence de piste Bergelmir s’époumona en ordonnant à ses hommes de nous chercher absolument partout. Ainsi, des petits groupes se divisaient et on commençait à rechercher partout des traces éventuelles des fuyards. Seulement, pour nous c’était une aubaine pour se séparer des autres. On s’avança vers les bois et on tenta tant bien que mal de semer les autres. Finalement, au bout d’une longue demi-heure, nous étions enfin que tous les deux. Au cœur de la foret, j’hurlais :

-      Heimdall !

En temps normal, lorsque nous l’appelions, le portail s’ouvrait immédiatement et nous étions de retour à Asgard en quelques secondes. Mais cette fois-ci, rien ne se fit et le bifrost ne s’ouvrit pas. Alors que je m’apprêtais à appeler notre gardien encore une fois, nous fûmes interrompus par une voix imposante derrière nous.

-      J’en étais sûr.

Lorsque nous nous retournions, le chef des gardes, que nous avions aperçu plutôt dans la journée, se tenait derrière nous. Gigantesque, il devait bien faire une bonne tête de plus que moi et son armure lui donnait un aspect de colosse. De son fourreau, il sortit une immense épée qui devait, sans plaisanter, faire la taille de Loki. Pour lui faire face, le Dieu de la Malice nous redonna notre apparence, laissant apparaître son sceptre et mon fidèle marteau. Je me précipitai au corps à corps contre le chef des gardes et je parai son premier coup avant de répliquer avec un coup de foudre. Mais, à peine déstabilisé par ma puissante attaque, il m’envoya un coup de pied qui me propulsa plusieurs mètres en arrière. Plus rapide que ce que laissait supposer son apparence, il se dirigea vers moins en un clignement d’yeux, et s’apprêtait à me porter un violent coup d’épée. Toutefois, ce fut mon jeune frère qui s’interposa et retient le coup avec son sceptre. De sa voix malicieuse, il lui conseilla :

-      Sache que je n’aime pas vraiment être mis de côté.

-      Tu en auras pour ton grade, rassure-toi, traître.

-      Tu penses m’insulter en m’appelant traître ? Répliqua-t-il avec amusement. C’est un compliment pour le Dieu de la malice.

En guise de réponse, il grogna et repoussa mon frère. Mais j’avais profité de cette petite discutions pour me ressaisir et lui envoyer un violent coup de marteau dans la mâchoire. Le géant se recula de quelques mètres avant de se la remboîter et de revenir à la charge comme si de rien n’était. Ainsi, nous échangions des coups de plus en plus puissants et je pouvais voir que Loki, tout comme moi, éprouvais la plus grande difficulté à lutter face à cet homme. Seulement, il nous repoussait dans nos retranchements et pour être sûr de remporter la victoire, je pointai mon marteau vers le ciel afin d’attirer la foudre et de la rediriger vers le géant. Blessé, il posa son genou à terre avant de nous dire d’une voix grave :

-      Vous ne repartiez jamais d’ici vivant…

-      Ah oui ? Et comment tu comptes nous en empêcher ?

Et comme toujours lorsque je provoquais quelqu’un, cela se retournais contre moi. Car à peine avais-je terminé ma phrase qu’une centaine d’hommes apparu avec Bergelmir à la tête sans doute attiré par tous le raffut que nous avions fait en combattant. Loki me lança un regard noir avant de me dire avec une petite pointe de haine dans la voix :

-      Tu ne pouvais pas te taire, mon frère ?

-      J’aurais dû, approuvais-je.

Le Géant qui chevauchait toujours l’espèce d’Ours s’approcha de nous avant de nous dire :

-      Comment l’avez-vous su ?

-      Ce n’est pas très malin, si je puis me permettre, de garder un tel plan écrit en plein sur le bureau du Chef des Gardes qui n’est aucunement compliqué à atteindre pour deux asgardiens adeptes de la magie, Lui expliqua-t-il avec un petit sourire narquois malgré notre situation compromise.

Bergemlir lança un regard furieux à son bras droit avant de retourner son attention vers nous.

-      Et d’ailleurs, même si, je puis me permettre, vous devriez le licencier. Il nous soupçonne depuis un bon moment mais n’a rien dit.

-      Je voulais vous piéger ! S’emporta le chef des gardes.

-      Peut-être, mais en attendant, on a failli s’échapper. Souligna-t-il avec un petit sourire de vipère.

Et c’est bien le failli qui me posait problème personnellement. Je n’avais aucune idée de comment on pouvait se tirer de cette mauvaise passe. Ils étaient bien plus nombreux que nous et s’ils ont tous le niveau du chef des armées, nous ne ferions pas long feu. En tant qu’Asgardien nous étions bien plus résistant que la plupart des neuf races, mais malgré tout, nous n’étions pas invincibles malheureusement.

 

Bergemlir descendit de sa monture avant de nous déclarer que nos dernières heures étaient comptées. Par provocation, il nous demanda même si nous avions une dernière déclaration à faire. Et avant qu’on ait le temps de répondre, un immense rayon arc-en-ciel apparu derrière nous et laissa apparaître une forme gigantesque. Et une voix que je connaissais bien raisonna dans notre dos :

-      On dit que la patience est une vertu, Bergelmir fils de Ymir, mais à trop attendre, on loupe parfois de bonnes occasions.

Lorsque je me retournais, je vis mon Père, Odin chevauchant Sleipnir son légendaire cheval à huit pattes. Et surtout, derrière lui se trouvait notre armée d’Asgardien vêtue de leurs armures dorées. Lorsque le rayon du Bifrost se stoppa, nous entendions au loin son bruit si familier pour moi raisonner dans la ville.

-      Votre ville est désormais à notre merci. Et vos gardes sont à notre merci. Déclara Odin de sa voix autoritaire. Votre plan pour nuire à mes enfants, et à notre traité de paix, est tombé à l’eau Bergelmir fils de Ymir. Rendez-vous pour que nous n’ayons pas besoin de faire couler le sang inutilement.

-      Mes hommes n’ont pas peur de mourir pour la liberté de Niflheim ! Hurla Bergelmir.

-      Personne n’a peur de la mort, confirma mon père, mais je n’aime pas gâcher des vies en vain.

Fou de colère, Bergelmir ordonna à ses hommes de nous charger. Prêt à en découdre, je fis tournoyer mon marteau tout me préparant à l’assaut que nous allions mener. Seulement, le Père de toute chose frappa le sol de sa lance ce qui déclencha une violente onde de choc, ainsi qu’un flash lumineux, qui aveugla et projeta au sol tous nos adversaires. Et c’est d’une voix sévère qu’il reprit la parole :

-      Ne laissez pas votre orgueil vous aveugler ! Votre Père, Ymir, était un homme aussi têtu que vous qui nous a forcé à prendre des mesures drastiques. Si je dois raser votre ville, tuer les femmes et les enfants, je le ferais pour empêcher quiconque de s’en prendre à Asgard. Et ce n’est pas une menace en l’air, vous le savez.

Le Géant peina à se redresser suite au coup porté par le père de toute chose. Si l’attaque lancée par Odin avait l’air inoffensive la réalité est toute autre. Cette onde de choc ne fait pas que propulser à terre les ennemis d’Odin, mais cela perturbe leurs sens et les vides de leur énergie. Ainsi, désorienté et fatigué, il sera très difficile pour eux de combattre.

-      Vous me devez un duel ! S’emporta Bergelmir. Vous me le devez pour avoir tué mon père !

-      Je ne vous dois rien, Bergelmir. Peut-être aurait-ce était le cas si vous aviez signé le traité, et peut-être que nous aurions pu régler ces vieilles querelles autrement, mais aujourd’hui, je ne vous dois rien. Vous avez tenté de prendre la vie de mes fils et en ça je ne vous le pardonnerais jamais. Vous avez, dès à présent deux options qui s’offrent à vous. Soit, vous combattez et nous exterminons la race des Géants ce soir. Soit, vous vous rendez, et auquel cas, je sauverais votre peuple. Mais le temps est compté, à l’heure qu’il est, mes hommes sont en train de tous les rassembler en ville, que décidez-vous ?

Le Géant toisa mon Père du regard et on pouvait ressentir la haine et le dégoût qu’il lui inspirait. Mais, finalement, devant cet ultimatum, il lâcha son arme et reprit la parole :

-      On se rend. Ne faites pas de mal aux civils.

Et en quelques heures, nous les arrêtions tous et Odin reprit le contrôle militaire de la ville et du pays. Bergelmir fut emprisonné, et connaissant mon Père, il sera très probablement exécuté à cause de sa trahison. Si je peux comprendre ses motivations, et désirs de vengeance, je ne peux qu’admirer le courage dont il a fait preuve en se rendant pour sauver son peuple. Car, pour être tout à fait objectif, la victoire des Asgardiens ne faisait aucun doute. Malgré leur robustesse, les Géants ne faisaient tous simplement pas le poids en face à face d’autant plus que mon père avait rameuté tous les asgardiens disponibles tandis que ce soir nous n’avions que l’armée de la ville principale de Niflheim. Les autres émissaires, et sans doute leurs armées, n’arrivant que le lendemain.

 

Ainsi, nous restions plusieurs jours sur Niflheim avec Loki pour stabiliser la situation et nommer un nouveau dirigeant que nous pourrions contrôler. Bergelmir quant à lui avait été rappelé sur Asgard pour être jugé. Et sa sentence ne faisait aucun doute. Une fois cela fait, nous regagnions Asgard avec un sentiment de soulagement intense. Sur le chemin du retour, je fis part à mon frère de la fierté que j’éprouvais envers lui.

-      Loki, je suis heureux que tu sois venu à mes côtés. Sans toi, j’y serais probablement resté.

-      Merci, dit-il visiblement surpris de cette reconnaissance.

-      Je sais que tu as commis des choses atroces par le passé, mais je suis fière que tu sois mon frère.

-      Juste ton frère, hein ? Suggéra-t-il d’une drôle de voix.

Ne sachant pas trop quoi répondre, je me contentais de lui poser ma main sur son épaule avec un petit sourire. Loki se rapprocha de moi et glissa sa main sur mon visage avant de me dire avec un petit sourire satisfait :

-      Tu es beau, mais tu es niais. C’est navrant.

-      Désolé de te navrer, petit fère.

-      Arrête de dire que je suis ton frère, s’emporta-t-il soudain. Odin n’est pas mon père.

-      On est ta famille. Le contredis-je avec fermeté. Ne l’oublie jamais.

-      Mère était la seule à me traiter comme un membre de cette famille, Thor. Répliqua-t-il sérieux.

-      C’est faux !

-      On devrait se dépêcher, changea-t-il de sujet. Odin nous attend.

On se précipitai jusqu’à la salle du trône dans laquelle le Père de toute chose nous attendait pour une discutions à laquelle je ne m’attendais pas.

 

A suivre

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Bonjour, Bonsoir !


J’espère que ce chapitre vous aura plu ! Si tel est le cas n’hésitez pas à me le dire en commentaire !


Pour ceux qui serait passé à côté, on m’a fait comme on me l'a fait remarquer RedLou par commentaire sur le site fanfiction.net le Niflheim est l'endroit où est emprisonné Hela la sœur de Thor. Toutefois pour les besoins de cette fiction, nous allons partir du principe qu'elle est enfermée à Niflhel qui est l'équivalant de l'enfer dans la mythologie nordique.


Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée et une bonne lecture.

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