Une Vie Entre Deux Océans par

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Univers Parallèle / Romance / Action

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Catégorie: G , 2008 mots
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ALICIA POV

5 mai 1984


Je me suis toujours demandé comment je trouverais l'amour, je dois avouer que je n'aurais jamais penser le trouver dans une agence de renseignement suédoise. Je m'appelle Alicia Vikander alias Isabel Graysmark, j'ai 28 ans, je suis suédoise et je me suis engagée dans les services secrets pour servir mon pays. Malheureusement, ce ne sera jamais en tant qu'Alicia Vikander car cette dernière est recherchée pour homicide volontaire. Je vous rassure, je n'ai jamais commis ce meurtre, je ne connaissais pas la victime et je me trouvais à l'autre bout du monde. Je crois cependant savoir qui a commis ce crime, ma soeur, elle ne m'a jamais aimé et m'a toujours piégée de manières plus étranges et viscieuses les unes que les autres. Bref... je me suis donc engagée dans les services secrets suédois et aujourd'hui c'est mon premier jour.


Je descendis de ma voiture sans me presser, je regardais autour de moi et découvrais le bâtiment de la Säkerhetspolisen, les services secrets suédois. Le bâtiment n'était pas très imposant et ses murs en béton lui donnaient un air triste mais j'étais trop contente d'être là pour que ce petit détail me fasse un effet quelconque. Je me dirigeai donc vers l'entrée et me présentai, un vigile m'accompagna jusqu'à une porte et me demanda d'attendre. Je m'assis et regardai avec curiosité ce qui m'entourait, un long couloir peint d'une couleur qui rappelait de l'herbe coupée : un mélange de vert et de marron. Je regardai à ma droite et au même moment, un homme ouvrit la porte près de moi et sortit rapidement. Il s'arrêta devant moi et je le regardai plus attentivement : il était plutôt grand, 1m82 ou 1m83 peut-être, il avait les yeux bleus, pas bleu électrique mais plutôt bleu océan, ils étaient magnifiques, des cheveux châtains clairs, ou roux je ne sais pas et je dois avouer que je suis tombée sous le charme dès que je l'ai vu. Il portait un polo gris et une veste de cuir noir par-dessus. Il était vraiment très séduisant. Un autre homme sortit et dit :

- Je vous attend demain pour le débrief, d'accord?

- Oui monsieur. répondit l'autre sur un ton neutre.

Celui qui devait être le chef se tourna vers moi et dit :

- C'est vous Graysmark?

- Oui monsieur. acquiesçai-je

- Je suis Niels Andersson, et voici notre meilleur agent, Tom Sherbourne. expliqua t-il.

Je me tournai vers Tom Sherbourne et dis :

- Enchanté.

- Moi de même. répondit-il en esquissant un sourire.

Il se retourna, serra la main de M. Andersson et partit. Le chef se tourna vers moi et m'invita à entrer. Je m'assis et il dit :

- Je ne l'ai jamais vu sourire.

- Ah oui? C'est dommage, il a un beau sourire... Mais je suppose que je ne suis pas là pour admirer les agents n'est-ce pas? demandai-je.

- Effectivement. Vous allez commencer votre entraînement avec l'agent Sherbourne demain. Vous devrez faire vos 2 mois d'entraînement avec lui, ensuite, vous serez un agent à part entière. En raison de votre passé dans l'armée française, vous n'aurez pas besoin des 6 mois de tests réglementaires. m'expliqua t-il.

- Bien monsieur. répondis-je.

- Je vous donne tous les documents dont vous aurez besoin lors de votre apprentissage et l'agent Sherbourne viendra vous chercher à votre appartement demain à 7h30. me dit-il.

- D'accord. acquiesçai-je.

- Vous devriez trouver l'agent Sherbourne pour les détails.

- Très bien alors à bientôt monsieur. dis-je en me levant.

- A bientôt.

J'ouvrais la porte lorsqu'il me dit :

- Je vous conseille de ne pas trop vous attacher à Sherbourne, c'est un très bon agent mais c'est un solitaire,ne vous faîtes pas trop d'illusions pour des missions futures.

J'acquiesçai et ouvrai la porte.


Je sortis prendre l'air car le bureau baignait dans un mélange d'odeur de cigarette et de nourriture. Je me dirigeais ensuite vers l'accueil et demandais l'agent Sherbourne. On me redirigeait vers les bureaux mais je ne le trouvais nul part. Après avoir passé une demi-heure à le chercher, je m'arrêtais et montais sur le toit par l'échelle. Je trouvais Tom, étendu par terre, regardant le ciel, un objet en métal volant comme par magie au-dessus de lui. Il me vit et se releva précipitamment en cachant l'objet métallique derrière son dos :

- Que faites-vous ici? s'écria t-il surpris.

- Je... vous cherchais mais comme je ne vous trouvais pas, j'ai voulu me retrouver seul et le toit est souvent le seul endroit où il n'y a personne. expliquai-je.

- Pourquoi vouliez-vous me voir?

- Pour demain. Mais avant tout j'ai une question, comment avez-vous fait ça? demandai-je.

- Comment ai-je fais quoi? répliqua t-il.

- Il y avait un objet métallique au-dessus de vous, je suis presque sûre que vous le faisiez voler. dis-je.

- Vous avez dû imaginer ça, je n'ai jamais fais voler quoique ce soit. lâcha t-il en se dirigeant vers l'échelle.

- Attendez! m'exclamai-je.

- Pourquoi? demanda t-il.

- Si vous devez venir me chercher demain, il vaudrait mieux que vous ayez le numéro de la porte ou vous risquez de vous retrouver coincé dehors dans le froid.

- Très bien. Dîtes-le.

- Vous ne le notez pas? demandai-je.

- J'ai une très bonne mémoire.

- D'accord, c'est 02041977.

- Il est plutôt long.

- Vous voulez le noter alors?

- Non je m'en rappellerai. 02041977. A demain.

- A demain.

Il descendit et je restai planter là, j'avais la ferme intention de découvrir comment il faisait voler des objets.


6 mai 1984


Je lisais les documents que M. Andersson m'avait donné la veille quand quelqu'un frappa à la porte. Je courus ouvrir et lorsque je le vis, un grand sourire apparut sur mon visage. Le remarquant il demanda :

- Qu'est ce qui vous rend si joyeuse?

- Je ne sais pas, peut-être mon premier jour ou... Laissez-tomber. lui dis-je.

- Serait-ce moi qui vous fait cet effet là?! s'exclama t-il, presque joyeux de sa découverte.

Voyant mon hésitation il me rassura :

- Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas m'en offusquer.

- Eh bien dans ce cas là, j'avoue, c'est vous qui me faites sourire.

- Très bien. Alors, êtes-vous prête? demanda t-il.

- Oui. lui répondis-je.

Je pris mon manteau, nous sortîmes et il me mena jusqu'à sa voiture. Nous montâmes ensemble et il me demanda :

- Vous ne croyez pas que nous pourrions nous tutoyer?

- Si, je préférerai. Alors je peux t'appeler Tom.

- Et je t'appelles Isabel, c'est d'accord.

Il démarra et nous partîmes jusqu'au bâtiment de la Säkerhetspolisen.


6 juin 1984


Cela faisait maintenant une semaine que j'étais en planque avec Tom. Nous enquêtions sur un magnat du pétrole venu en Suède pour essayer de grappiller quelques dollars par-ci par-là. Nous devions l'en empêcher et pour cela, il nous fallait nous mêler à la foule de milliardaires qui faisait la queue pour rencontrer le magnat du pétrole. Il y avait une réception le soir même et Tom avait fait en sorte que nous y soyons inviter, nous serions M. et Mme. Berg : millionnaires danois venus en Suède pour les affaires. A quelques heures du début de la réception, Tom frappa à la porte de ma chambre, je l'invitai à entrer et il ouvrit la porte :

- Tu vas bien?

- Oui, je suis juste un peu stressée.

- Je connais ça, ça m'arrive tout le temps avant des gros coups.

Il fit alors une chose qui me surprit énormément, il me prit doucement dans ses bras.

- Tu vas mieux?

- Oui.

Nous étions de plus en plus proche chaque jours mais je n'aurais jamais pensé qu'il me prendrait dans ses bras, malgré tout, je n'aurais échangé ma place pour rien au monde. Il recula légèrement et me dit :

- Prépares-toi, on ne va pas tarder à y aller.

Je hochais la tête et me retirais dans la salle de bain, sentant son regard dans mon dos.


Cela faisait une heure que la réception avait commencé, je jouais le jeu de l'épouse obéissante et discrète mais je notais mentalement la position de chaque vigile au cas où il faudrait fuir rapidement. Tom parlait avec un dignitaire australien venu pour l'occasion et je parlais avec sa femme. A la fin de la soirée, Tom m'emmena dans un coin reculé et nous fîmes le point, nous avions tous ce dont nous avions besoin excepté la carte d'accès d'un des vigiles. Je dis à Tom :

- Je m'en charge.

- Tu en es sûre?

- Oui, fais-moi un peu confiance!

Sur ce, je me dirigeai vers deux des vigiles, mon verre à la main, je marchais lentement et alors que j'arrivai à côté du vigile, je trébuchai et mon verre se renversai sur les vigiles. Et dire que cette ruse marchait toujours. Je m'excusais, repartais vers un serveur pour prendre un autre verre et allai ensuite rejoindre Tom, la carte en main. Mission accomplie. Nous sortîmes tous les deux du bâtiment et fîmes le tour pour rejoindre la voiture. Alors que nous étions sensé passer inaperçu, deux vigiles approchèrent et je fis la seule chose que je n'aurais jamais dû faire, je pris le visage de Tom et l'embrassai. Il réagit tout de suite et me plaqua contre la voiture, ses mains sur mes hanches et les miennes dans ses cheveux. Quand les deux vigiles passèrent devant nous, il y eu quelques sifflements et ils s'éloignèrent. Lorsqu'ils furent assez loin, je décollai ma bouche de la sienne et murmurai à son oreille :

- Ils sont loin maintenant.

Il acquiesça et se recula difficilement.

- On devrait rentrer.

- Oui.

Je rentrai dans la voiture et il démarrai doucement.


29 juin 1984


On n'avait pas reparlé de cette soirée jusqu'à aujourd'hui. On rentrait d'une mission de cinq jours en France où j'avais retrouvé quelques uns de mes amis de l'armée et Tom s'était fait un malin plaisir à en apprendre plus sur les détails de sa vie, et pas forcément les plus croustillants. Il venait de me déposer quand je lui demandai s'il voulait prendre un café. Il accepta et nous montâmes. Nous parlâmes de la semaine précédente et le sujet tabou arriva, est-ce que Tom m'aimait vraiment? Et si oui, est-ce qu'on pourrait un jour se mettre ensemble? Tom répondit d'office oui à la première question mais il ne put répondre à la seconde. Il m'aimait vraiment mais il ne pouvait pas me mettre en danger, il se décida alors à tout me dire pour que je vois par moi-même s'il en valait vraiment la peine? Il me raconta tout, son enfance en Pologne, sa famille victime de la Schoa, Aushwitz, Shaw, sa mutation, l'institut Xavier, Cuba, Dallas, la prison, Washington, la Pologne et sa fille, Apocalypse et enfin il me dit son vrai nom. Il me dit qu'il comprendrait si je le jetais à la porte tout de suite, et, il m'avoua qu'il préférerait que ça se passe comme ça. Mais je n'en fis rien, je lui racontai à mon tour mon histoire et lui dit mon vrai nom à mon tour : Alicia Vikander, alors que je finissais, je m'approchai de lui et collai mes lèvres contre celles d'Erik. Ce dernier répondit à mon baiser, il se leva, me prit dans ses bras et m'emmena dans la chambre où nous passâmes la nuit dans les bras de l'autre.

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