Une Vie Entre Deux Océans par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Univers Parallèle / Romance / Action

5 Fuite

Catégorie: G , 3082 mots
0 commentaire(s)

ERIK POV


Alicia arriva derrière moi et s'écria :

- Ils sont là!

Je mis ma veste et mon sac sur les épaules, je démarrai la moto, Alicia monta derrière et nous partîmes avant même que la première voiture entre dans l'allée de la maison que nous avions occupé deux semaines durant.


Je m'arrêtai sur le bord de la route et Alicia mit pied à terre :

- Je n'en peux plus.

- Moi non plus.

Je m'asseyais près d'elle et lui tendais la bouteille d'eau. Elle approcha le goulot de sa bouche et but goulûment en poussant un soupir de soulagement. Nous restâmes assis quelques minutes et repartîmes ensuite. Alors que je conduisais je ressentis un frisson au niveau de la nuque puis la voix de Charles résonna dans ma tête :

- Bonjour Erik.

- Bonjour Charles. Alors comment va Peter?

- Il va bien ne t'inquiète pas. Mais dis-moi, vous ne deviez pas être en France?

- Nous venons de partir, ils nous ont retrouvé.

- Alors je vais les lancer sur une mauvaise piste. Peter a eu une bonne idée, il a proposé que vous vous cachiez quelques temps à l'école, Jean et moi pourrions vous cachez.

- Je ne pourrais sans doute pas passer la douane à l'aéroport.

- Hank viendra vous cherchez en avion, aéroport Amsterdam-Schiphol, demain à 15h. j'y serai avec lui.

- D'accord à demain alors.

- A demain.

Il "sortit" de ma tête et je disais à Alicia le programme du lendemain. Nous nous dirigeâmes alors vers les Pays-Bas.


Il était 15h03 et Alicia et moi montions les marches du jet des Xavier, à peine arriver en haut des marches, nous nous écroulâmes dans les fauteuils et nous endormîmes.


ALICIA POV


J'ouvrais lentement les yeux et découvrais Erik, endormi, affalé dans le fauteuil près de moi. Je regardais ensuite Charles qui lisait. Il me vit et dit :

- Ah tu es enfin réveillée.

- Désolé pour tout à l'heure, on a à peine dit bonjour qu'on était déjà endormi.

- Ce n'est pas grave, je comprends, vous n'aviez pas dormi depuis plusieurs jours.

- Et à cause de ça, on a failli avoir plus d'un accident mais on a fait de notre mieux.

- Et vous ne vous en sortez pas si mal.

Je me tournais vers Erik et le regardais dormir en souriant, il avait les cheveux en bataille et sa chemise était déchirée au niveau du bras, il n'avait pas vraiment fière allure mais, il ne semblait pas s'en soucier. Hank nous informa que nous arriverions à Washington dans moins de cinq minutes, je réveillais donc Erik. Il ouvrit les yeux et je lui dis :

- On arrive dans cinq minutes.

Il hocha la tête, se leva et s'étira :

- Ouahh! Je n'avais pas aussi bien dormi depuis longtemps.

- Dans un fauteuil? me moquai-je.

- Oui madame, dans un fauteuil. répliqua-t-il.

Il fit craquer son dos et poussa un gémissement :

- Aïe.

- Effectivement, tu as bien dormi. remarquai-je.

Il me fusilla du regard alors que Charles rigolait et il attrapa le t-shirt que je venais de lui lancer. Nous atterrîmes trois minutes plus tard, accueillis par Raven, deux jeunes gens que je ne connaissais pas et Peter qui sauta sur Erik alors qu'il venait à peine de poser un pied hors de l'avion. Raven m'enlaça et me présenta aux deux jeunes :

- Scott, Jean, voici Alicia. Alicia, voici Jean et Scott, les deux mutant les plus amoureux du monde même s'ils ne semblent pas l'avoir remarqué.

Je rigolais et Scott fusilla Raven du regard, Jean me salua chaleureusement et je l'appréciais tout de suite. Erik vint ensuite me rejoindre et nous rejoignîmes l'école en voiture.

Je découvrais donc "l'école" qui ressemblait plus à un énorme château qu'à autre chose et Charles nous invita à nous reposer dans l'ancienne chambre d'Erik. Alors que nous allions rentrer, je me tournais vers Erik et vis une petite lueur de nostalgie briller dans ses yeux. Je lui pris la main, nous dîmes au revoir à tous ceux qui nous accompagnaient. nous montâmes dans la chambre, nous nous changeâmes et je m'écroulai dans les bras d'Erik. Pour la première fois depuis près d'un mois, nous dormions à nouveau sur nos deux oreilles.


Le lendemain, ou plutôt le surlendemain, nous nous levâmes difficilement, premièrement parce que les bras d'Erik étaient trop bienveillants et douillets pour que je me lève, et, deuxièmement parce qu'il m'embrassait dans le cou depuis plusieurs minutes. Je gémissais de plaisir et il continuait de m'embrasser et de me mordre doucement la peau du cou et les épaules, puis il passait au ventre. Je lui dis d'arrêter car je sentais l’excitement monter en moi. Il obéit docilement et revint se blottir contre moi. Nous restâmes ainsi plus d'une heure et nous daignâmes enfin nous lever. Il était à peine 7h et la cuisine était presque déserte, il n'y avait que Hank et Charles qui étaient en pleine discussion. Erik se dirigea tout droit vers la cafetière et nous servit un café. Il s'adossa au plan de travail, la tasse à la main et dit :

- Alors Charles, comment vas-tu faire pour les empêcher de venir nous chercher ici?

- Je ne sais pas. J'y réfléchis mais je n'ai pas encore trouver. répondit-il.

- J'ai une idée. dit Erik. Et si on partait tout de suite, tes élèves ne seraient pas menacés et tu ne serais pas en danger non plus.

- Je ne vous laisserais pas tomber comme ça Erik, et je crois que toi et surtout Alicia méritez une seconde chance.

- J'en ai déjà eu au moins trois des secondes chances.

- Eh bien tu en auras une quatrième. dit-il sur ton sec pour clore la conversation.

Il sortit de la cuisine et alla voir sa sœur. Hank dit :

- Tu l'as énervé. Encore.

- Ne t'inquiète pas, il s'en remettra. répondit Erik.

- Tu cours toujours? demanda le Fauve.

- Oui, quand je peux.

- Si tu as le temps, on peut y aller tout de suite.

- Ok je vais me changer.

J'étais sur le point de dire que c'était une mauvaise idée car Erik était vraiment très endurant et que je voyais mal Hank courir aussi longtemps que lui mais Erik me stoppa et m'embrassa rapidement avant de sortir rapidement. Il grimpa les escaliers qui menaient à notre chambre et Hank alla lui aussi se changer. Je me retrouvai donc toute seule dans la cuisine. Je finissais mon café et déambulais ensuite dans les couloirs à la recherche de Charles et de Raven. Je ne les trouvais pas dans la maison mais alors que j'allais redescendre, une porte s'ouvrit et Jean apparut. Elle demanda :

- Alicia? Qui cherches-tu?

- Je cherchais Charles et Raven mais je ne les trouve pas. répondis-je.

- Ils doivent être au Cérébro pour chercher Stryker. Viens je t'accompagne. dit-elle.

- Merci.

- Alors, comment te fais-tu à la vie entouré de mutants.

- Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'y faire, je viens de me lever.

- C'est vrai.

- Mais pour l'instant je ne vois pas beaucoup de différences avec des humains... Comment les appelez-vous? Des humains normaux?

- Oui, des fois. Mais je crois que certains mutants préfèrent les appeler "des êtres inférieurs".

Voyant que je détournais le regard, elle se reprit :

- Je ne parle pas d'Erik rassure-toi. Depuis qu'il s'est remis de Washington, je crois qu'il a revu sa vision des choses.

- Je sais. Il a changé. Même avant que l'on se mette ensemble il était diffèrent. Mais je parle d'Erik et rien n'est jamais facile avec lui. Je dois t'embêter n'est-ce pas.

- Non non, ne t'inquiète pas. J’apprécie Erik, vraiment, même si je ne l'ai côtoyé que pendant quelques jours, il a été très ouvert et je pense que certains d'entre nous le prenne pour le père qu'ils n'ont jamais eu et qui leur ressemble.

Je souris en pensant alors au nombre d'enfant qu'il aurait et dis :

- Je ne savais que vous l'aimiez autant ici.

- Certains mutants pensent qu'il est instable. répliqua-t-elle en souriant.

J'éclatai de rire :

- Erik!? Instable!? Certainement pas, il est bien pire.

Jean rigola à son tour et nous arrivâmes au Cérébro pliées en deux. Raven nous accueillit en souriant :

- Que se passe-t-il ici? demanda-t-elle.

- Nous parlions des ressentis des jeunes envers Erik et apparemment, certains pensent qu'il est instable. expliquai-je.

Raven éclata de rire à son tour et reprit ma phrase mot pour mot :

- Erik!? Instable!? Certainement pas, il est bien pire.

Jean repartit alors dans un fou rire incontrôlable et je crois que nous l'avons perdue à ce moment là, elle remonta difficilement vers sa chambre à cause de son ventre qui lui faisait mal à force de rigoler et Raven demanda :

- Qu'est-ce que j'ai dit?

- Oh rien. dis-je en m'efforçant de me calmer.

Raven secoua la tête et entra dans le Cérébro. Je la suivis et découvris alors la machine : une énorme boule de métal et au centre, Charles qui semblait connecté au Cérébro. Raven me fit signe d'avancer sans faire de bruit pour ne pas le déranger et je m'arrêtais près de lui.

Il resta immobile pendant plusieurs minutes et enfin, il reposa le casque. Il se tourna vers nous et dit :

- Ils ne savent pas que vous partis de la France, je les ai envoyés sur une fausse piste, ils en ont pour un bon mois avant de découvrir le subterfuge.

Je le remerciais sincèrement et il m'arrêta d'un geste de la main :

- C'est normal.

Nous remontâmes en haut et nous découvrîmes Hank affalé sur une chaise. Il nous vit et dit :

- Je n'irai plus jamais courir avec lui, il veut ma mort.

Une voix nous parvint du salon et dit :

- C'est toi qui voulait aller courir, je n'y peux rien si je cours trop longtemps.

Erik passa la tête dans l'encadrement de la porte et demanda en souriant :

- Tu ne veux pas y retourner? Je crois qu'il nous reste un ou deux kilomètres à faire avant d'arriver à vingt.

Pour toute réponse, Hank lui balança un torchon qu'il esquiva sans peine :

- Tu ferais mieux d'aller te laver. dis-je à Erik. Tu sens la sueur c'est horrible.

Il m'embrassa et dit :

- Oui madame.

Avant de repartir en courant vers sa chambre. Hank soupira :

- Il m'énerve.

Raven pris la parole et lui dit d'aller se laver car lui aussi sentait la transpiration (peut-être même plus qu'Erik). Il se leva en grognant et monta péniblement les marches. Raven sourit et se tourna vers Charles et moi :

- On dirait deux gamins.

J’acquiesçai et répondis :

- Et encore, là c'était gentil.

Nous sortîmes dans le jardin et nous promenâmes durant une heure. Après avoir fait le tour du parc, Charles me présenta le campus, une suite de terrains de basket, de courts de tennis, d'allées fleuries et de haies coupées à ras. Je lui demandai alors :

- Qui s'occupe de tout ça?

- Jack, un des jeunes mutants, il a le pouvoir de faire pousser ou de couper les végétaux, c'est un jeu d'enfant pour lui.

Je restais sans voix face au travail immense que cela représentais mais Charles me rassura :

- Ne t'inquiète pas, il a de l'argent de poche.

Je le regardais de travers et il rigola. Au même moment, Erik arriva en marchant et dit :

- Charles, je crois qu'un de tes élèves s'est fait la malle.

- Comment ça! répliqua-t-il?

- Le chat de Jean est parti. répondit-il, un grand sourire plaqué sur le visage.

Charles le frappa à l'épaule, et Erik rit doucement et dit :

- Tu prends peut-être ça pour une blague mais apparemment c'est important.

- C'est le chat de sa grand-mère, voilà pourquoi c'est si important pour elle.

Erik haussa les épaules et dit :

- En tous cas elle ne le trouve plus et j'ai le sentiment que c'est encore une des blagues de Peter.

- Alors pourquoi ne va-t-elle pas le trouver.

- Elle voudrait bien mais on ne sait pas où il est.

Charles porta deux à sa tempe et dit :

- Il est dans ta chambre, il regarde tes photos.

Erik regarda tristement sa chambre et dit :

- Il regarde les photos que sa mère m'a donné.

- Tu ferais mieux d'y aller. lui recommandai-je.

Il acquiesça et alors et alors qu'il s'apprêtait à repartir, Charles lui dit :

- Et pour le chat de Jean, il est encore fourré dans ma chambre.

Erik sourit et partit vers sa chambre. Nous marchâmes encore quelques minutes puis nous rentrâmes à notre tour. En entrant, nous trouvâmes Jean et Erik en train de consoler Peter, assis dans les escaliers. Je m'approchai d'eux et demandai :

- Que se passe-t-il?

- Ils les ont emmenées! s'écria Peter.

Voyant notre incompréhension, Charles, après avoir lu leurs pensées, nous expliqua, fou de rage :

- Stryker a emmené la mère et la sœur de Peter pour blesser Erik.

Ce dernier répliqua :

- Et je compte bien lui faire passer l'envie de s'en prendre à elles ou à qui que ce soit d'autre!

- Mais il ne sait pas que vous êtes en Amérique. dit Raven.

- Eh bien il faut croire que si. répliqua-t-il.

- Comment savez-vous qu'il les a enlevées? demandai-je alors.

- Peter viens de recevoir ça. me dit Erik en me tendant une photo.

Elle était un peu abîmée, sans doute à cause du voyage ou des mains qu'elle avait touché mais dès que je la vis, je fus sûre d'une chose, c'était une fausse. Je le voyais grâce aux détails, certes minimes, mais voyants pour un œil entraîné. La photo avait était retouchée à plusieurs endroits différents, la mère de Peter était sur un fond différent que la petite et les couleurs ne correspondaient pas à certains endroits : le jaune du mur devenait de plus en plus gris alors qu'il y avait une fenêtre, il aurait donc dû être plus lumineux. De même, les ombres sur le visage de la petite étaient différentes que sur celle s de la mère alors qu'elles étaient placées de la même façon par rapport à la fenêtre. Je montrais ces détails infimes à Erik, et, après avoir revérifié, il admit que j'avais vu juste. Mais une question vint me tarauder l'esprit : qui avait envoyé cette photo et si c'était vraiment Stryker, pourquoi voulait-il faire croire à Erik qu'il détenait son ex-femme?

Pour répondre à ma question, je la posais à Charles et il disparut dans le Cérébro pour chercher la réponse. Je raccompagnais Peter avec Erik et nous discutâmes ensuite de la question, nous arrivâmes à la même conclusion : Stryker était près à tout pour l'attraper, quitte à kidnapper ou tuer des personnes qui lui étaient chères, même si, heureusement pour la mère de Peter, cela n'avait pas était le cas jusqu'à présent.

Charles revint quelques minutes plus tard et nous appris que Stryker était en route pour l'école et qu'ils devaient se préparer. Erik lui dit alors :

- Je suis désolé Charles, tout c'est de notre faute.

- Je t'ai dit que je ne t'en voulais pas Erik et j'ai fait le choix de te garder ici, c'est aussi partiellement ma faute.

Nous nous dirigeâmes vers le salon où se trouvaient les enfants et leur apprîmes la nouvelle. Ils se levèrent tous en même temps et allèrent se préparer. Ils furent habillés en quelques minutes (secondes pour Peter) et sortirent dehors. Erik me prit à part et me dit :

- Je veux que tu restes à l'intérieur Alicia, avec moi.

Alors que j'allais répliquer, il m'arrêta :

- Alicia s'il-te plaît. On va se cacher jusqu'à ce qu'ils attaquent, après quoi j'irai aider les jeunes mais tu ne pourras pas te défendre contre eux alors tu resteras à l'intérieur d'accord?

J'acquiesçai et l'embrassai doucement. Alors qu'il allait se retourner, je glissais un objet dans sa poche. Il me regarda et pris l'objet, c'était le pendentif de sa fille, avec les photos de ses parents. Il me sourit et me réembrassa amoureusement. Raven nous interrompit à l'aide d'un raclement de gorge à peine exagéré et Erik la fusilla du regard :

- Si on te faisait ça quand tu es avec Hank, qu'est-ce que tu dirais?

- Hank! Mais je ne sors pas avec lui!

- Ah ouais? Et depuis quand? répliqua Erik.

- Oh laisse tomber. Allez-vous cacher, ils arrivent.

- On y va. répondis-je.

Nous montâmes jusqu'à l'une des chambres donnant sur le parc, pour qu'Erik puisse intervenir rapidement en cas d’attaque et nous restâmes ainsi, main dans la main, attendant que les festivités commencent. Nous attendîmes quelques secondes avant que des camions n'entrent dans l'allée. Je vis un homme assis dans le premier et je devinais sans peine que c'était Stryker car Erik resserra sa main autour de la mienne. Je le regardais et voyais qu’il était crispé. Je lui murmurais des paroles rassurantes au creux de l’oreille et il se détendit jusqu'à ce que les camions s'arrêtent et que Stryker dise :

- Erik Lehnsherr! Je sais que tu es là pourriture. Je t'attends, tu as une heure ou je détruirais cette école pour y récupérer ton cadavre!

Après qu'il ait prononcé ces paroles d'une extrême gentillesse, les camions firent demi-tour et ils repartirent.

0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?